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Éthique de la pudeur



  1. #1
    ksandou

    Question ethique de la pudeur

    bonjour tout le monde!

    je suis en troisième année d'école d'infirmières et je fais mon travail de fin d'étude sur le respect de la pudeur lors de la toilette chez la personne âgée.
    je voudrais développer dans mon cadre conceptuel une partie sur l'éthique de la pudeur.j'ai quelques idées sur cette notion mais je ne suis pas sûre qu'elles soient en rapport avec l'éthique. je voulais parler notamment des différences de conception de pudeur selon les époques, les sociétés, les religions...
    est-il question de cela lorsque l'on parle d'éthique? ou je fais fausse route? si c'est le cas, vers quoi dois-je m'orienter pour mes recherches?

    merci d'avance pour vos réponses

    -----


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  3. #2
    BaïBaï

    Re : ethique de la pudeur

    Oui ça se rapport à l'éthique car ça inclut une réflexion et des principes moraux.

    Seulement, ça me semble compliqué comme sujet... Toutes les époques ont leur personnes avec des tas de comportement différents pour ce qui est de la pudeur... Mais c'est vrai, comme ça brut de pomme, j'aurai pensé à une différence premièrement selon l'âge, la génération des personnes puis selon le sexe et enfin selon la religion, la société...(réflexion vite fait...)

    Mais je ne comprends pas vraiment le travail que tu dois effectué ?! Il s'agit de référencer des comportements face à cela et d'expliquer la diversité des comportements à tenir impliquant un prise en compte de chaque cas comme un cas particulier ? C'est là le but ?

    Sinon concernant le code d'éthique, je ne sais pas si on aborde clairement ce sujet...

    Si tu pouvais essayer de préciser ce que tu souhaites faire, je serai heureux de t'aider dans la mesure de mes moyens

  4. #3
    Narduccio

    Re : ethique de la pudeur

    La conception de la pudeur chande en fonction de tous les paramètres dont tu as parlé (les époques, les sociétés, les religions). Mais pense aussi à l'age, telle personne qui a 20 ans arborait des tenues légères peut très bien devenir pudique avec l'age et vice-versa. La pudeur est liée à l'image que l'on se fait de son corps. Une absence de pudeur peur voiloir dire que l'on trouve que l'on a un corps sublime ou alors que l'on est totallement au dela de toutes ces considérations.
    De plus, on peut être très pudique pour certaines parties de son corps et impudique pour d'autres.
    Or pour certains, la pudeur est aussi une marque de respect, d'eux envers les autres ou des autres envers eux.
    L'éthique recommenderait donc le respect de la pudeur des personnes, surtouts si elles sont dépendantes d'autrui pour certains actes de la vie qui ont toujouirs fait parties de leur sphère intime.

  5. #4
    coco

    Re : ethique de la pudeur

    Je pense que cette question rentre dans un cadre plus large, qui est celui de la relation de confiance que l'infirmière, comme les personnels de santé d'ailleurs, doit instaurer entre elle et les malades...
    Il y a là toute l'approche physique et psychologique (je n'aime pas ce terme, mais je n'en trouve pas d'autres) qu'il faut réussir pour mettre le malade en confiance... A partir de là, et de là seulement, le travail de soin peut commencer... et je pense que les barrières de la pudeur tombent alors d'elles mêmes...

  6. #5
    ksandou

    Re : ethique de la pudeur

    d'abord je tenais à vous remercier tous pour vos réponses.

    effectivement mon travail est effectué dans le but de réaliser une meilleure prise-en-charge de la personne dans sa globalité, selon ses croyances, ses valeurs, son âge...bref pour une prise-en-charge personnalisée de chaque individu (en tenant compte de tous ces versants)

    je parle également dans mon travail de la pudeur selon l'âge, la génération, le sexe de la personne. j'ai d'ailleurs effectué une enquète auprès de personnes âgées pour comprendre ce que la pudeur représente pour elles, comment elles la vivaient étant plus jeunes et comment elles le vivent au quotidien actuellement(toilette faite par l'infirmière)

    je voudrais donc aborder ses différentes facettes, mais le problème est qu'il existe très peu(pour ne pas dir pas!) de docs sur le sujet.
    pour l'instant mes recherches sont axées essentiellement sur la pudeur selon les religions les plus rencontrées telles que la religion Catholique, protestante, juive, musulmane.

    avez-vous peut-être des documents ou des idées à me faire part?
    je vous en serais très reconnaissante. merci

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    kinette

    Re : ethique de la pudeur

    Bonjour,
    Si peu d'études ont été effectuées le mieux est effectivement que tu en fasses une toi-même.
    Il me semble que l'important est que tu diagnostique ce que les personnes concernées attendent de la relation avec la personne soignante: étant donné que la toilette est quelque chose de nécessaire (enfin je pense qu'elles le perçoivent aussi comme ça) quels sont les comportements qu'elles attendent de la part de la personne qui donne les soins? Je suppose que dans les attentes, il y a d'abord d'être avertie de ce que la personne va faire (bref pas être considéré comme un objet). Peut-être aussi y a-t-il quelque chose à fouiller du côté de l'"infantilisation" (il me semble que certains soignants adoptent un comportement infantilisant avec les personnes âgées, qui peut être blessant pour elles, comportement notamment adopté pour des soins tels que la toilette).

    Peut-être peux-tu sinon trouver des choses sur ton sujet grâce à pubmed.com (en tapant le mot-clef "elderly" il sort pas mal de choses).

    Bon courage!

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

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  10. #7
    M. Kiwi Blanc-Jaune

    Re : ethique de la pudeur

    A noter que les personnes âgées, surtout dans les campagnes, ont parfois des réticences face à la toilette quotidienne parce qu'elle n'était simplement pas dans leurs habitudes quand elles étaient plus jeunes ! La culture de l'hygiène a beaucoup progressé ces (hum... disons : ) cinquante dernières années, et la toilette matinale était expédiée de façon beaucoup plus sommaire autrefois qu'ajourd'hui. Et le décalage doit être encore exagéré par le passage de la ferme (autonomie, vieilles habitudes) à la maison de retraite médicalisée ou à l'hôpital (prise en charge, méthodes modernes).

    Je tiens ces observations de ma mère, infirmière en maison de retraite rurale.

    MKBJ.
    Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris.
    -Pierre Dac-

  11. #8
    ksandou

    Re : ethique de la pudeur

    exact, souvent elles se plaignent qu'on les lave trop souvent.....mais bon...je n'en parle pas dans mon sujet sinon j'écrirais 50 pages!(max 20 pages)
    je me tiens juste a la pudeur, au respect de celle-ci, et aussi au temps consacré à la toilette, car quand on va vite il est difficile de la respecter totalement.

  12. #9
    kinette

    Re : ethique de la pudeur

    Bonjour,
    Il me semble qu'une chose importante dans cette histoire est aussi la notion de choix (cf. ce que je disais à propos de l'infantilisation). Il me semble que la relation soigné/soignant peut être améliorée si le soigné n'est pas considéré comme quelqu'un de passif, à qui on impose ce soin. Peut-être une sorte de "contrat" de départ (avec explications du pourquoi on va procéder comme ceci) arrangerait un peu les choses.
    La pudeur est très contexte-dépendante, pas mal d'études l'ont montré: une personne qui va à la plage fait le choix de se dénuder. Comme ceci correspond à un choix, elle n'a pas de problème de pudeur, même si son corps est alors exposé à tout le monde. La même nudité dans une ville, non choisie, dans une autre contexte, choquerait la pudeur de ces personnes.

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  13. #10
    Breched

    Re : ethique de la pudeur

    Bonjour,
    je suis tombée sur cette référence par hasard, ça pourra peut-êtret'aider?
    Apparemment le texte est en accès libre (à partir de pubmed c'est facile)

    BMJ 2003;326:1327 (14 June),
    "Please don't touch me there: the ethics of intimate examinations: how medical students are being taught at University of Antwerp."
    Hendrickx K, De Winter B, Wyndaele JJ, Mast F, Selleslags B, Debaene L, Tjalma W, Buytaert P, Bossaert L.

    bonne continuation!

  14. #11
    saratatouilles

    Re : ethique de la pudeur

    bonjour je suis en deuxiéme année d'infirmiére et moi aussi je parle de ce sujet dans ma recherche. ce que je trouve bizarre c'est que j'ai le sentiment que vous parlez que de la toilette hors ma situation ce passé lors d'un sondage. mais vos réponses m'ont tout de même éclairé.ce que je me demandé c'était si je pouvais élargir mon sujet sur l'hôpital c'est à dire ne pas parler que des personnes dépendantes?

  15. #12
    Florette

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par saratatouilles
    bonjour je suis en deuxiéme année d'infirmiére et moi aussi je parle de ce sujet dans ma recherche. ce que je trouve bizarre c'est que j'ai le sentiment que vous parlez que de la toilette hors ma situation ce passé lors d'un sondage. mais vos réponses m'ont tout de même éclairé.ce que je me demandé c'était si je pouvais élargir mon sujet sur l'hôpital c'est à dire ne pas parler que des personnes dépendantes?
    Bonjour,
    je ne suis pas du domaine medical mais je pense que tu peux aisement elargir ce sujet a l'hopital. Certaines personnes y sont dependantes de facon temporaire (certaines femmes enceintes, accidentés...), peut etre ont ils une vision de la chose differente que les dependants "a vie".
    Je pense aussi a des actes medicaux qui peuvent etre genants:gynecologie, accouchement par le siege (il parait que tout le service de l'hopital debarque dans la chambre), sondages urinaires (je pense a une cousine infirmiere qui doit regulierement poser des sondes urinaires a des hommes, qui, pour certains, sont en erection car ma cousine est une jolie jeune femme! Certains en rient, mais certainement pas tous), lavements "par le bas", coloscopie... Il y a beaucoup de facon de se sentir agressé dans sa pudeur dans un hopital!
    Bon courage a toutes les deux

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  17. #13
    Brumaire

    Re : ethique de la pudeur

    Tu as tout à fait raison. J'ai du être hospitalisée pour un calcul et l'infirmière devait effectuer sur moi un prélèvement urinaire à l'aide d'une sonde. Eh bien, ma réaction instinctive a été de lui donner des coups de pieds. Pour enlever le double-J qu'on m'a posé suite à ce problème, un médecin très gentil a autorisé, que l'opération soit réalisé sous anesthésie générale. Je lui avais expliqué, que je ne supportais l'idée de voir une personne "enlever des tuyaux de mon bas-ventre à l'aide d'instruments" et en plus d'en avoir des souvenirs. Je crois, que le médecin a assez bien compris mon problème, car il a laissé passé le cas.
    Je suis pudique au naturel.
    Je trouve qu'en milieu hospitalier, beaucoup d'actes sont forcés. Comme cela touche au corps, on a tendance à vouloir se protéger, d'autant plus que le médecin ou l'infirmière est un étranger. Le personnel ne prend (ou n'a) pas le temps de parler avec les patients pour comprendre certains sentiments. Le plus souvent, ils n'ont pas le temps d'attendre que le patient soit à l'aise.

  18. #14
    Florette

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Brumaire
    Tu as tout à fait raison. J'ai du être hospitalisée pour un calcul et l'infirmière devait effectuer sur moi un prélèvement urinaire à l'aide d'une sonde. Eh bien, ma réaction instinctive a été de lui donner des coups de pieds. Pour enlever le double-J qu'on m'a posé suite à ce problème, un médecin très gentil a autorisé, que l'opération soit réalisé sous anesthésie générale. Je lui avais expliqué, que je ne supportais l'idée de voir une personne "enlever des tuyaux de mon bas-ventre à l'aide d'instruments" et en plus d'en avoir des souvenirs. Je crois, que le médecin a assez bien compris mon problème, car il a laissé passé le cas.
    Je suis pudique au naturel.
    Je trouve qu'en milieu hospitalier, beaucoup d'actes sont forcés. Comme cela touche au corps, on a tendance à vouloir se protéger, d'autant plus que le médecin ou l'infirmière est un étranger. Le personnel ne prend (ou n'a) pas le temps de parler avec les patients pour comprendre certains sentiments. Le plus souvent, ils n'ont pas le temps d'attendre que le patient soit à l'aise.
    Coucou,
    Je n'ai jamais été hospitalisée (sauf quand j'avais 4 ans et pas de pudeur), mais une fois j'ai été un peu choquée. Comme je l'ai dit plus haut une de mes cousines est infirmiere. un soir elle m'a demandé de venir la chercher a sa clinique. Et elle a fait son dernier tour avec moi. Je crois que ca partait d'un bon sentiment car elle voulait juste me montrer de quoi etait fait son quotidien. Arrivées dans la chambre d'une petite vieille, cette derniere demande a ma cousine de l'aide pour aller au toilettes. Et ba j'ai assisté a toute la scene. Ma cousine m'a dit que c'etait pas la peine de sortir de la chambre. Je sais pas comment la grand mere l'a vecu, mais moi j'etais genee. Comme quoi les atteintes a la pudeur arrivent tres tres vite en milieu medical.

  19. #15
    paulb

    Re : ethique de la pudeur

    Bonjour,
    Je débarque et sans avoir tout lu, permettez-moi de donner mon opinion.
    Dans le rapport avec le personnel soignant, les manifestations de pudeur sont intimement dépendantes de la confiance, de la familiarité et des sentiments amicaux que le malade ressent envers le soignant. Ce sont ces aspects que le soignant (et le soigné) doivent cultiver pour transformer des actes souvent pénibles en manifestations de connivence.
    J'ai un médecin traitant féminin depuis une quinzaine d'années et j'en suis fort content. La première fois que la nécessité d'un toucher anal s'est fait sentir, j'avoue que je n'étais pas fier. Et puis, grâce à son comportement, la chose s'est passée le mieux du monde, tout en bavardant de chose et d'autre. Et je peux dire que depuis nos bons rapports se sont affermis.
    Amicalement paulb.

  20. #16
    paulb

    Re : ethique de la pudeur

    Toutes mes excuses, naturellement je voulais dire "toucher rectal"! Mais enfin, c'est le même endroit.
    Amicalement paulb.

  21. #17
    Narduccio

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Brumaire
    Tu as tout à fait raison. J'ai du être hospitalisée pour un calcul et l'infirmière devait effectuer sur moi un prélèvement urinaire à l'aide d'une sonde. Eh bien, ma réaction instinctive a été de lui donner des coups de pieds.
    tu ne devais pas avoir assez mal. J'ai été hospithalisé dernièrement pour un problème à la vésicule biliaire. L'après-midi, malgré de fortes doses d'anti-douleurs (morphine et autres), j'avais mal à 10 sur l'échelle de la douleur (j'aurais jamais cru que l'on puisse avoir tellement mal. Lorsque l'on m'a anoncé que j'allais être opéré et qu'il fallait raser mon ventre, j'ai remonté ma chemise d'hopital pour que les infirmières ne perdent pas de temps (j'étais bien entendu tout nu en dessous). Pourtant, d'habitude, je suis plutôt pudique, mais là chaque seconde comptait, je désirais au-dessus de tout, ne plus avoir mal. Le surlendemain, quand on est venu pour ma toilette, je vite compris que j'avais le choix entre me laisser laver (et donc esposer ma nudité) ou rester sale dans ma sueur. Bon, le fait que j'ai eu sans cesse à faire à des personnes gentilles et qui se sont comportées envers moi avec un grand respect y est peut-être pour quelque chose. mais, j'ai vite compris, qu'elles (et ils d'ailleurs puisqu'il y avait des infirmiers) étaient obligé de faire certaines choses pour mon bien. cela ne devait peut-être pas plus les enchanter que moi. Mais cela devait être fait. Ma seule révolte fut contre la sonde gastrique enfilée par le nez avant l'opération. mais quand l'infirmière m'a confirmé qu'il valait mieux la mettre en place alors que j'étais encore lucide, j'ai éssayé du mieux que j'ai pu de l'aider à sa mise en place (déglutir quand on souffre n'est pas toujours évident).
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  22. #18
    Thibault123

    Re : ethique de la pudeur

    Salut!!
    J'aimerai sig,aler un exxxxxxxxxxxxxxeeeeeeeeeelllll llllllllleeeeeeeeennnnnnnnnnnn ntttttttttttttttt bouquin sur la pudeur médicale, je l'ai étudier cette année pour mes cours de sciences humaines et sociales (pcem1). Ce livre recèle des annedoctes très amusantes mais surtt l'évolution a travers le temps de la relation de pudeur.
    Ah oui il faut que je vous dise quel bouquin c'est : "Histoire de la pudeur" de Jean claude Bologne
    Bonne soirée

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  24. #19
    stomoxe

    Re : ethique de la pudeur

    Bonjour,
    Pour ta recherche, je te conseille vivement de te pencher sur des études de proxémie, et/ou des travaux basés sur la notion de "sphère intime" (par analogie avec l'éthologie animale, sont établies les correspondances "sphère personnelle "/ "distance de fuite" et "sphère intime"/"distance critique" celle où l'animal acculé va attaquer).
    Cette notion de "sphère intime " est notamment à la base d'une approche différente de la toilette chez la personne âgée dépendante, tout du moins dans la pratique : toucher quelqu'un n'est pas du tout un acte anondin, et c'est d'ailleurs le plus souvent ressenti comme une agression (pensez à l'impression que vous font ces gens qui ne peuvent s'empêcher de vous saisir le bras ou l'épaule lorsqu'ils vous parlent....)
    Bref, au delà de la pudeur, il y a vraiment la question du toucher (en plus d'être simplement visible lorqu'on est dénudé)
    Bonne journée

  25. #20
    Brumaire

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Narduccio
    tu ne devais pas avoir assez mal.
    Pardon!!! Je ne pouvais plus dormir la nuit, tellement j'avais mal. Je devais prendre un taxi pour me rendre à l'hôpital, car je ne pouvais pas rester debout dans le bus et je pouvais à peine marcher. Je prennais des douches chaudes toutes les deux heures, car la douleur s'atténuait ainsi. Pour arranger le tout, les médecins à l'hôpital avaient diagnostiqué une gastro. Chaque fois que je revenais, on me répondait que c'était normal d'avoir mal quand on avait une gastro, sans même m'examiner. En plus, je retombais toujours sur le même médecin. Le petit jeu a duré une semaine et j'en veux encore beaucoup au médecin de ne pas m'avoir écoutée.

  26. #21
    Narduccio

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Brumaire
    Pardon!!! Je ne pouvais plus dormir la nuit, tellement j'avais mal. Je devais prendre un taxi pour me rendre à l'hôpital, car je ne pouvais pas rester debout dans le bus et je pouvais à peine marcher. Je prennais des douches chaudes toutes les deux heures, car la douleur s'atténuait ainsi. Pour arranger le tout, les médecins à l'hôpital avaient diagnostiqué une gastro. Chaque fois que je revenais, on me répondait que c'était normal d'avoir mal quand on avait une gastro, sans même m'examiner. En plus, je retombais toujours sur le même médecin. Le petit jeu a duré une semaine et j'en veux encore beaucoup au médecin de ne pas m'avoir écoutée.
    Je comprend dans ces conditions que tu en veuille au médecin. Moi, je ne peux que lui reprocher d'avoir mis 4 heures à ce décider à m'opérer. Je lui fait grâce d'un délai de décision de 2 heures. Mais les 2 dernières dans des douleurs atroces alors que j'étais bourré de médicaments devant empêcher toute douleur, ces 2 là restent encore au travers de ma gorge. Alors, toute une semaine, je crois que je serais devenu fou.
    En fait, je pense que c'est cela le premier service à rendre au patient, prendre en compte sa perception de la douleur et ce qu'il dit. Il m'est arrivé d'avoir l'impression d'être un "tas de viande", mais je me rend compte que les choses sont en train d'évoluer en France.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  27. #22
    Kimby

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Narduccio
    Mais les 2 dernières dans des douleurs atroces alors que j'étais bourré de médicaments devant empêcher toute douleur, ces 2 là restent encore au travers de ma gorge. Alors, toute une semaine, je crois que je serais devenu fou.
    En fait, je pense que c'est cela le premier service à rendre au patient, prendre en compte sa perception de la douleur et ce qu'il dit. Il m'est arrivé d'avoir l'impression d'être un "tas de viande", mais je me rend compte que les choses sont en train d'évoluer en France.
    Tropicales salutations,

    Avis d'un hospitalier (pas médical);
    Comment faire quand quelqu'un est comme toi résistant aux médicaments et sensible à la douleur (pas douillet) qui rend fou.
    A l'heure actuelle, personne ne devrait souffrir, face à l'étendue des antalgiques et drogues disponibles, mais, il faut faire le diagnostic précis avant de traiter les symptômes (qui se masquent parfois). c'est peut-être ce manque de confiance ou la peur de l'erreur tout aussi insupportable et illégale qui retiennent les médecins.
    Pour le "tas de viande" c'est une impression, et pardon d'avance car si l'environnement nous a un peu blindé, il faut souvent dépasser l'affectif pour lequal on ne reçoit aucune formation, pour se focaliser sur le geste technique, et l'analyse froide des données de l"expérience et des résultats d'eamens...

    Pour la pudeur, c'est un peu la même chose, on a l"obligation de traiter un "organe" sur lequel on se focalise, sachant qu'il appartient à une Personne dans toute sa complexité. Par expérience, quelques gestes simples en anticipation pour l'impudeur à venir, permettent de restituer la confiance, de montrer l'attention et le respect que l'on porte, même dans le cas où on ne peut pas faire autrement.

    @+

  28. #23
    Narduccio

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Kimby
    Tropicales salutations,

    Avis d'un hospitalier (pas médical);
    Comment faire quand quelqu'un est comme toi résistant aux médicaments et sensible à la douleur (pas douillet) qui rend fou.
    A l'heure actuelle, personne ne devrait souffrir, face à l'étendue des antalgiques et drogues disponibles,
    D'après ce que j'ai compris, mais je n'ai pas pu en discuter face à face avec le medecin qui m'a traité, j'ai vraiment recu des doses assez importantes. le matin, je réagissais très bien aux médicaments, et après l'opération aussi. pendant la phase ou ma vésicule c'est perforée la douleur est devenue plus forte que tous les traitements. A ce moment, la douleur devait être le signal que quelque chose n'allait pas. D'ailleurs, quand le médecin s'est rendu compte que je continuais d'avoir très mal, malgré ce qu'il m'avait donné qu'il a pris la décision de m'opérer (et 15 mn après, j'étais au bloc). Je sais qu'il y a des douleurs très fortes (bien que je n'arrive pas à imaginer de douleurs plus forte que celles que j'ai eu pendant ces 4 heures). Je ne sais pas si je serait capable de résister, si j'avais des douleurs telles que celles-là pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. En fait, pendant ces moments là, on n'est plus capable de penser à autre chose, tout devient secondaire (dans mon cas même la pudeur), je ne sais pas si pour les autres c'est la même chose. Mais j'étais prêt à tout pour ne plus souffrir.
    Il est vrai, que les petits gestes aident beaucoup, on se sent pris en compte. Quand, je voyais le personnel soignant se préoccuper de mon confort ou de mon bien-être, cela m'aidait. je pense que psychologiquement, c'est important, savoir que je suis autre chose qu'un "tas de viande".
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper

  29. #24
    Kimby

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Narduccio
    pendant la phase ou ma vésicule c'est perforée la douleur est devenue plus forte que tous les traitements. A ce moment, la douleur devait être le signal que quelque chose n'allait pas. D'ailleurs, quand le médecin s'est rendu compte que je continuais d'avoir très mal, malgré ce qu'il m'avait donné qu'il a pris la décision de m'opérer (et 15 mn après, j'étais au bloc). Je sais qu'il y a des douleurs très fortes (bien que je n'arrive pas à imaginer de douleurs plus forte que celles que j'ai eu pendant ces 4 heures).
    Le problème est bien de faire la part des choses, surtout en post-opératoire, entre la suite opératoire ou une complication comme cause de la douleur, un retour au bloc étant toujours un risque.
    Pour l'intensité de la douleur, je ne sais pas si on a réellement les moyens de quantifier, et si ce que l'on dit du cas G.Depardieu est vrai, c'est inimaginable comme choix, pour lui comme pour le chirurgien. Est-ce à ce point là qu'on peut souffrir?

    Peut-être une autre discussion ?

    @+

  30. Publicité
  31. #25
    Brumaire

    Re : ethique de la pudeur

    Je sais qu'il faudrait peut-être créer un autre poste pour aborder le problème du traitement de la douleur.
    Personnellement, je ne suis pas d'accord avec les personnes, qui affirment que plus personne ne devrait souffrir. Il existe certes une grande panoplie de médicaments anti-douleur, mais ils ne sont pas sans effets secondaires. Je me souviens de ma tante, qui débloquait complètement à cause des traitements contre la douleur (avant une amputation) et cela ne remonte pas à cinquante mais cinq ans. Dans le Monde ou Libération, un sujet était consacré à une jeune femme, dont un nerf du pied s'était nécrosé suite à la pose d'un dispositif anti-douleur. Elle affirmait qu'elle aurait préféré plus souffrir après l'opération que d'avoir ces sequelles-là. Supprimer la douleur est aussi dangereux pour l'établissement du diagnostic ou peut induire en erreur. D'autre part, j'ai la désagréable impression, que le "traitement de la douleur" permet de se débarrasser du patient au motif du "Tu ne devrais pas souffrir, tais-toi. Si tu ne te tais pas, on augmente la dose". D'après certaines personnes, cela se passerait ainsi en gériatrie (je ne peux pas confirmer).
    Dans mon cas précis, la situation est autre. Je peux supporter assez longtemps la douleur et l'endosser, même si j'ai vraiment très mal et si j'ai l'impression de descendre en enfer. Dans ce cas, je me plains de la douleur, mais je sais me contenir pour garder bonne apparence. Ce n'est pas parce que j'ai mal au point de vouloir me rouler par terre, que je le fais au contraire.
    Résultat : lorsque je me suis plaint d'avoir des douleurs atroces au niveau de l'apendice, le médecin a cru, que j'étais douillette. L'apendice n'avait rien, normal j'avais un problème au niveau du rein. Il a juste eu l'idée d'une gastro, car lors de la dernière palpation du ventre, il y a eu un peu d'air. Après, quand j'ai affirmé au médecin, que ce n'était pas une douleur de gastro, il répliquait que j'étais douillette et qu'une gastro pouvait aussi faire mal (un scoop!). Il me prescrivait un suppo et me disait que ca irait mieux comme ca. Je revenais à l'hôpital deux fois par jour, tellement j'avais mal.
    Je disais au médecin, que j'étais réveillée au milieu de la nuit par des douleurs. Quand on arrive à des douleurs à ce niveau-là, le médecin doit s'alarmer.
    Ma mère s'est tout de suite alarmée, car je me plaignais d'avoir mal (ce n'est arrivé que deux fois dans ma vie et sur les deux fois, il y a d'abord eu une erreur de diagnostic). Il est vrai, qu'il est très difficile pour une personne extérieure de prendre en considération la douleur d'un autre, mais avec une meilleure écoute et un peu moins d'arrogance de la part du médecin, j'aurais trainé moins longtemps et j'aurais eu moins de complications. J'avais avancé des arguments sensés médicalement (selon mon médecin de famille), mais ils n'ont pas été entendus.

  32. #26
    Kimby

    Re : ethique de la pudeur

    Citation Envoyé par Brumaire
    Je sais qu'il faudrait peut-être créer un autre poste pour aborder le problème du traitement de la douleur.
    Tropicales salutations
    Je te propose de continuer la discussion sous un nouveau "post" c'est ça ?
    Et toujours dans l"éthique.

    Correction des balises par Kinette
    Dernière modification par kinette ; 21/08/2005 à 17h57.

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    Dernier message: 14/10/2005, 11h15
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    Par RSSBot dans le forum Commentez les actus, dossiers et définitions
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    Dernier message: 10/09/2005, 13h19