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Envoyé par roronator bonjour, j'ai crée ce post, car pour mon cursus universitaire ma matiere la plus importante est intitulé "science administrative" ce titre paraît original voir incongru, c'est le cas de le dire puisque depuis un mois, le cours s'articule sur le fait de savoir comment une matiere peut recevoir le titre de sience, réponse du professeur il faut qu'il ait "la maîtrise de son objet " notion ô combient discutable
en gros on reprend les 4 critères de Gaston Bachellard grand épystémologue francais: une matiere peut être une science si il y a:
-abandon du pragmatisme
-refus de la tentation normative
-une décentation idéologique
-un dépassement de l'empirisme
ces notions sont un peu floue pour moi, j'aimerais savoir ce que vous pensez sur la qualification de science et peut être essayer de m'expliquer les explications de BAchellard merci
ps: escusez moi pour l'expression ecrite |
Je suis assez d'accord !
Je connais pas précisément les 4 critères de Gaston Bachellard, mais voici ce que ça me parait vouloir dire :
-abandon du pragmatisme
Le pragmatisme, c'est l'idée de faire un choix imparfait en l'absence d'information simplement parce que le temps presse...
L'abandon du pragmatisme, cela signifie que les choix qui détermine le contenue de la matière en question ne se feront pas sur des impératifs quelquonque, c'est à dire pour des raisons externe à la matiére elle-même est à l'expérience sur lequelle elle se base.
On ne choisira pas entre la relativité et la gravitation de Newton, parce que l'un est plus pratique, mais parce que l'un est vrai, l'autre non. L'abandon du pragmatisme, c'est chercher coût que coût cette vérité.
-refus de la tentation normative
Le refus de la tentation normative, c'est le refus de s'enfermer dans des choses qui sont normés, c'est à dire qui résulte d'une séparation entre le normal et l'anormal, c'est à dire, plus finement entre ce qui est bien et pas bien de l'avis général, et au final, ce qui est pratique ou pas. Simplement parce que derrière la norme ce cache l'idée de définition, d'un modéle accepté par accord tacite par tous, la norme, parce qu'il est partique de s'y soumettre tel quel.
Aussi parce qu'on a pas envie de perdre la face en constatant que ce qui est la norme est faux. L'idée serait plutot ici de toujours garder à l'esprit que l'idée doit être totalement asservie au résultat de l'expérience et donc échapper totalement à ce qu'on a envie qu'ils soient.
-une décentation idéologique
C'est juste à mon avis l'idée d'être prudent, c'est à dire, de comparer les postulats de manières précise et compléte, et donc de bien envisager toute leurs implications et de bien vérifier qu'elles soient en parfait accord avec la réalité..
-un dépassement de l'empirisme
Le dépassement de l'empirisme, c'est la nécessité de généraliser... une matière ne progresse pas si elle se contente de faire un inventaire des phénomèmes et si elle s'en contente.. ce qui est intéressant dans une matière, c'est le fait qu'une proposition qui décrit une plus grande part de la réalité, qui inclue une plus grande quantité de phénomène et correspondant à plus de chose et plus puissante que la somme de expérience qui la compose..
Un exemple : On peut dire que toutes les pommes qui se détachent tombent des arbres, ont peut dire que toutes les poires tombent des arbres.... si on ne formule pas l'hypothèse que toutes les choses tombent quand on les lâches, on ne pourra pas formellement prédire le comportement des cérises, des oranges, ... etc.. La généralisation est un pari raisonnable basé sur l'idée que ce qui est vrai ici est généralement vrai ailleurs, c'est à dire, plus finement, sur l'idée que les mêmes lois sont valables partout dans l'univers avant qu'on les connaissent..