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psychologies & sociologies : des sciences ?

  1. Madocla

    Date d'inscription
    novembre 2004
    Messages
    9

    psychologies & sociologies : des sciences ?

    Bonjour tout le monde !!!
    Je me pose la question suivante : psychologie et sociologies sont-elles des sciences au même titre que la biologie et la physique par exemple ? Et quels sont les arguments pour et contre ?
    Par exemple, l'une des caractéristiques de la recherche scientifique est l'expérimentation qui permet, le cas échéant, d'invalider une hypothèses. Ces expérimentations sont-elles possibles en psychologie et en sociologies ?
    (et éventuellement dans les autres sciences humaines, histoire, économie...)
    Merci pour vos réponses !!!!

    -----

     


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  2. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
    Âge
    39
    Messages
    500

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Avant de se demander si la psychologie ou la sociologie sont des sciences, il convient de se demander ce qui définit une science. Je te propose pour cela de poser les bases.

    Admettons les critères de scientificité suivant :

    - Objectivité
    - Reproductibilité
    - Falsifiabilité


    Le premier critère, l'objectivité est à mon sens une belle utopie, dans le domaine des sciences humaines, et je suis assez adepte de la philosophie Kantienne, et je dirais que, l'objectivité étant impossible, nous nous contenterons de l'honnêteté scientifique (un concept longuement débattu sur un autre site, dans plusieurs fils).

    Le second critère permet de définir que si un phénomène est "vrai", alors, il doit être reproductible, et ne pas se cantonner à un seul cas particulier.

    Le troisième critère est le plus important. Si une théorie est scientifique, on doit pouvoir l'invalider, c'est à dire montrer ses limites.

    J'ai trouvé ici ce petit texte qui explique le role de la falsifibilité dans la science :
    Dans le texte ci-dessous, l'épistémologue K.R Popper cherche à répondre au problème suivant : "quand doit-on conférer à une théorie un statut scientifique ?" ou encore "existe-t-il un critère permettant d'établir la nature ou le statut scientifique d'une théorie?"

    Si ce sont des confirmations que l'on recherche, il n'est pas difficile de trouver pour la grande majorité des théories des confirmations ou des vérifications
    Il convient de ne tenir réellement compte de ces confirmations que si elles sont le résultat de prédictions qui assument un certain risque ; autrement dit, si, en l'absence de la théorie en question, nous aurions dû escompter un événement qui n'aurait pas été compatible avec celle-ci - un événement qui l'eût réfutée.
    Toute "bonne" théorie scientifique consiste à proscrire : à interdire à certains faits de se produire. Sa valeur est, proportionnelle à l'envergure de l'interdiction.
    Une théorie qui n'est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique. Pour les théories, l'irréfutabilité n'est pas (comme on le pense souvent) vertu mais défaut
    Toute mise à l'épreuve véritable d'une théorie par des tests constitue une tentative, pour en démontrer la fausseté (to falsify)ou pour la réfuter. Pouvoir être testée c'est pouvoir être réfutée; mais cette propriété comporte des degrés -. certaines théories se prêtent plus aux tests, s'exposent davantage à la réfutation que les autres, elles prennent, en quelque sorte de plus grands risques.
    On ne devrait prendre en considération les preuves qui apportent confirmation que dans les cas où elles procèdent de tests authentiques subis par la théorie en question; on peut donc définir celles-ci comme des tentatives sérieuses, quoique infructueuses, pour invalider (to falsify) telle théorie (j'emploie désormais pour les désigner le terme de " preuves corroborantes ").
    Certaines théories, qui se prêtent véritablement à être testées, continuent, après qu'elles se sont révélées fausses, d'être soutenues par leurs partisans - ceux-ci leur adjoignent une quelconque hypothèse auxiliaire, à caractère ad hoc, ou bien en donnent une nouvelle interprétation ad hoc permettant de soustraire la théorie à la réfutation. Une telle démarche demeure toujours possible, mais cette opération de sauvetage a pour contrepartie de ruiner ou, dans le meilleur des cas, d'oblitérer partiellement la scientificité de la théorie (j'ai appelé par la suite ce type de sauvetage théorique " coup de pouce conventionnaliste " ou " stratagème conventionnaliste").

    On pourrait résumer ces considérations ainsi : le critère de la scientificité d'une théorie réside dans la possibilité de l'invalider, de la réfuter ou encore de la tester.
    Maintenant, je ne vais parler que de la psychologie, ou devrais-je dire, les psychologies. Il existe 4 champ principaux en psychologie : La psycholgie clinique (qui s'occupe de cas particuliers, de personnes en souffrances), la psychologie cognitive (qui s'interesse au fonctionnement cognitif humain, perception, intelligence, mémoire, etc.), la psychologie développementale (qui s'intéresse au développement cognitif de l'être humain), et la psychologie sociale (qui s'intéresse au fonctionnement humain inscrit dans un contexte social, réel ou symbolique). Chacun de ces champs fournissent un terrain propice à l'expérimentation.

    Par exemple, pour ma discipline, la psychologie sociale, nous menons des expérimentations qui réunissent ces trois critères, et je pense que l'on peux dire que nous sommes une discipline scientifique.
     

  3. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
    Âge
    32
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    10 543

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Les deux premiers critères me semblent de ces utopies, surtout le premier (nous percevons différemment et nous devons percevoir). Est-il possible de reproduire deux fois la même situation, toutes circonstances comprises ? surtout en psychologie et sociologie !

    M'enfin ! du moment qu'on suit une démarche scientifique pour trouver les limites des théories, je suppose qu'on peut admettre la sociologie et la psychologie (et plein d'autres encore sans nom ) comme des sciences. Va falloir expérimenter !

    Je ne savais pas que la psychologie se divisait en ces quatre branches. Je n'avais pas entendu parler de psychologie cognitive ou développementale. C'est peut-être pour ça que je m'embrouille parfois dans mes recherches.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  4. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    500

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Citation Envoyé par Shokin
    Les deux premiers critères me semblent de ces utopies, surtout le premier (nous percevons différemment et nous devons percevoir). Est-il possible de reproduire deux fois la même situation, toutes circonstances comprises ? surtout en psychologie et sociologie !


    Pour ce qui est de l'objectivité, je suis relativement d'accord avec toi. Pourtant, je pense que si l'objectivité reste inatteignable, en tant que connaissance non-subjective des caractéristiques propres à l'objet d'étude, on peut pallier à ceci par l'honnêteté scientifique (toute discipline confondue) et ne pas entâcher nos raisonnements d'idéologies.

    Par contre, le second critère lui, est loin d'être utopique, et les phénomènes observés (manipulés) en psychologie sont reproductible. Nous montons un contexte expérimental comparant deux ou trois situations expérimentales. En reproduisant la situation d'un autre chercheur, on reproduit ses effets. C'est Le B A BA de l'expérimentation. MAis tu n'es pas très au fait de la psychologie sociale, Shokin, tu ignorais jusqu'a il ya peu le principe de l'expérimentation.
     

  5. Cécile

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    région parisienne
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    7 598

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Bonjour,

    Est-ce qu'on n'oublie pas, dans les critères de définition d'une discipline scientifique, la possiblité de faire des prévisions ?
    Et peut-on faire des prévisions en psychologie et sociologie ? (j'imagine que oui, de manière limitée).
     


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  6. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Je pense que cela fait partie du critère de reproductibilité, non ?

    Je décrirai la démarche expérientale comme cela :
    1- Observer un phénomène particulier,
    2- Théoriser ce phénomène (explication a posteriori)
    3- Opérationnaliser cette explication (prédictions),
    4- Expérimenter,
    5- Conclusions sur le phénomène observé en 1 (tests statistiques), observation d'un nouveau phénomène, et on reprends le cycle...

    J'espère que je n'ai rien raté !
     

  7. Sephi

    Date d'inscription
    novembre 2004
    Localisation
    Bruxelles
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    1 360

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Une expérience négative invalide-t-elle une théorie en psychologique ?

    Il me semble que non ... Tout cela se traite par expériences en masse et on regarde alors les statistiques des résultats, on n'invalide la théorie que s'il y a une "majorité" de résultats négatifs ...

    Tandis qu'en science, y a des problèmes déjà si UNE expérience foire. Pour moi, la démarche des sciences sociales est pseudo-scientifique, mais ce ne sont pas des sciences expérimentales au même titre que physique, bio ...
     

  8. Cécile

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    région parisienne
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    7 598

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Citation Envoyé par [PSO]Fabrice.g
    Je pense que cela fait partie du critère de reproductibilité, non ?
    Non, ça me semble différent. Je peux reproduire dix fois la même expérience sans avoir le moindre début d'explication. C'est d'ailleurs ce que faisaient les alchimistes. Si je ne crée pas une théorie pour essayer d'expliquer, et ainsi de prévoir des résultats pour d'autres expériences, ce n'est pas de la science.
     

  9. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Messages
    500

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Il me semble que non ... Tout cela se traite par expériences en masse et on regarde alors les statistiques des résultats, on n'invalide la théorie que s'il y a une "majorité" de résultats négatifs ...
    Tu t'y connais beaucoup en psychologie ?

    Qu'est-ce qui te permet de dire qu'une théorie complète est invalidée par une expérience ratée ?
    PArce que c'est facile de faire rater une expérience. D'ou le besoin d'honneteté scientifique, si en mettant au point une expérience de façon honnête, et que cette expérience montre une absence de résultat, on s'interroge sur cette absence de résultat, et si c'est justifié, on remet en compte la théorie, en mettant en avant ces limites.
     

  10. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Une expérience négative invalide-t-elle une théorie en psychologique ?

    Il me semble que non ... Tout cela se traite par expériences en masse et on regarde alors les statistiques des résultats, on n'invalide la théorie que s'il y a une "majorité" de résultats négatifs ...

    Tandis qu'en science, y a des problèmes déjà si UNE expérience foire. Pour moi, la démarche des sciences sociales est pseudo-scientifique, mais ce ne sont pas des sciences expérimentales au même titre que physique, bio ...
    Le probleme est : qu'est ce qu'une expérience négative en psychologie ?
    Est-ce une expérience qui ne valide pas les hypothèses théoriques du chercheur, dans le sens d'une absence d'effet ? Ou est-ce une expérience qui invalide les hypothèses, dans le sens d'un effet contraire à celui prédit ?

    L'esprit humain est quelque chose de bien plus subtil, à mon gout qu'un "2", qu'un carré, ou qu'une pierre. Les sciences dites dures ont un objet d'étude qui n'a pas de conscience sociale et morale, la psychologie et la sociologie s'intéressent aux êtres humains dans leur totalité, et avec leur conscience morale. Un carré ou un cube ne refuserons jamais de se soumettre à l'expérimentation, l'humain si. Travaillez sur l'humain et vous serez confronté à un tas de phénomènes parasites qui viendront perturber les résultats, tels que les croyances, les idéologies personnelles ou sociales, le décalage entre intention et comportement, le fait que l'être humain n'ait pas accès à ses contenus cognitifs, etc. Ces parasites nécessitent de prendre énormément de précaution dans la réalisation d'expérience, et de ne jamais tirer de conclusions trop hâtives, quand à la "réussite" ou à l'échec d'une expérience. Avant de remettre en cause la théorie, nous devons identifier les facteurs de l'échec, comme par exemple une mauvaise méthodologie expérimentale (un peu comme le biologiste qui doit travailler en milieu stérile, nous devons identifier les "germes" qui ont pu causer l'échec de l'expérience) et au cas ou ces facteurs ne sont pas compris dans les biais méthodologiques (échantillon, etc.) essayer de comprendre comment cet échec s'articule avec les n réplications expérimentales qui montre l'existence de l'effet étudié, quelles sont les différences entre notre paradigme et les paradigmes précédents, et est-ce que ces différences constituent un facteur intéressant ou ne sont elles qu'un simple artefact expérimental ?
     

  11. LGDA

    Date d'inscription
    avril 2003
    Messages
    53

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Salut !

    Pour moi, la psycho n'est pas une science parce que le critère de reproductibilité est une illusion.
    Si tu soumets une personne à une expérience, tu vas trouver un certain résultat qui ne te permet pas de prévoir comment réagira une autre personne.
    Pire, si le lundi tu soumets une personne à un test, ce n'est pas pour autant que tu peux affirmer que cette même personne fera le même résultat mardi ou jeudi !!
    Par contre, en mécanique, si tu soumets un échantillon d'acier à une traction et qu'il casse à une certaine valeur, tu peux affirmer sans erreur que tout échantillon semblable soumis à la même contrainte se brisera sitot atteint la limite qui a brisé le premier échantillon. C'est la base de toute la métallurgie.

    Mais alors, si la psycho n'est pas une science, qu'est elle ?

    Lorsque je vois un psy (psychologie clinique) réussir à soigner une personne en lui enjoignant de suivre une injonction paradoxale (soyez spontané !!), je me dis qu'il y a là une connaissance qui tient plus de l'art que de la science.
    Je peux comprendre l'explication a posteriori du pourquoi du comment du succès de la thérapie mais je sais que je suis incapable de répéter la même chose ni même, placé dans une situation équivalente, de trouver l'idée qui me permettra de soulager le patient.
    C'est là quelque chose qui m'échappe totalement : même si je comprend comment travaille le praticien, je ne suis pas capable de l'imiter.
    Par contre, si je sais comment travaille la presse à métaux, je suis capable d'y mettre un échantillon et de le briser et je suis capable d'expliquer pourquoi la pièce s'est brisée.

    Pour moi, la psycho se divise en plusieurs "classes", il y a le praticien/théoricien de haut vol qui est capable d'expliquer comment fonctionne l'esprit humain, qui est capable de le guérir, cet homme est à mes yeux un artiste, un génie dont l'esprit, nourri de multiples observations qui semblent disparates, est capable de synthétiser tous ces éléments et d'en sortir une théorie cohérente.
    Puis il y a en qq sorte l'artisan qui n'est pas capable de créer une nouvelle théorie ex nihilo mais qui sait utiliser à bon escient les découvertes des autres pour soit augmenter le niveau des connaissances soit soigner ceux qui souffrent.
    En dernière ligne vient le tâcheron qui lit la théorie développée par un autre et qui, pour la prouver ou l'infirmer, se "contente" de noircir des pages de chiffres et de formules pour aboutir à une statistique.

    En fait, je me rends compte que j'aurais du commencer par séparer la psychologie clinique des psychologies comportementale et sociale.
    (J'ajoute que tout ce que j'ai écrit auparavant s'adressait principalement à la psychologie clinique)
    A mes yeux il y a une différence fondamentale entre ces deux catégories : la psychologie clinique s'intéresse toujours à une personne (thérapie individuelle), à un cas, à un groupe (thérapie de groupe) à la fois alors que les psychologies comportementale et sociale s'intéressent à des ensembles.
    Je dirais donc que la psychologie clinique est un art et que les psychologies comportementale et sociale sont des sciences au même titre que la biologie puisqu'elles analysent des individus pour extraire une information fiable, vérifiable et reproductible applicable à l'ensemble du groupe.

    Je m'excuse d'avoir été confus en début de texte mais ceux qui m'auront lu jusqu'au bout sauront trier le bon grain de l'ivraie ;o)
    [URL=http://forsv.hmt-forum.com]LGDA[/URL]
     

  12. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
    Âge
    39
    Messages
    500

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Prenons alors un exemple :

    Citation Envoyé par LGDA, en privé
    Je ne suis pas professionnel, mais à mes yeux, un sociologue est (en caricaturant beaucoup) une personne qui va dire "En soumettant une personne donnée à un stimulus donné, il y a statistiquement parlant une probabilité x qu'elle agisse ainsi"
    Dans la pratique, si tu soumets 10 personnes à l'expérience fameuse de Milgram, tu sais avant même de commencer que certaines n'hésiteront pas à pousser le curseur du courant "de punition" au-delà de la marque "Danger mortel" alors que d'autres ne le feront jamais quelles que soient les pressions auxquelles l'expérimentateur les soumet.
    Ces statistiques existent et elles sont mathématiques donc scientifiques.
    Par contre, puisque la science est censée être "prédictive" je te mets au défi de dire précisément jusqu'ou ira telle ou telle personne AVANT que l'expérience ne débute !
    D'un autre coté, si l'expérience consiste à jeter en l'air un objet dont tu ne connais ni la masse, ni la forme, ni l'environnement dans lequel elle évolue (eau ou air), je doute que tu puisses calculer avec précision l'endroit où elle va tomber, pourtant la physique est une science. Ton exemple est un peu limité.

    Le critère de reproductibilité en psychologie fait que, en utilisant le même matériel que Milgram, tu obtiendras les mêmes résultats. Je ne sais pas si tu le sais, mais il y a 18 variantes à l'expérience de Milgram. S. Milgram a reproduit 18 fois son expérience, avec un certain nombre de manipulations expérimentales suplémentaires. Lorsque sa manipulation expérimentale supplémentaire n'a pas d'effet(comme le sexe des participants, etc.), il reproduit quasiment à l'identique le taux d'obéissance et le voltage moyen obtenus dans la variante la plus connue. C'est en ça que le critère de reproductibilité vaut aussi en psychologie.

    Je peux donc prédire que sur 100 personnes engagées dans un paradigme expérimental identique à celui de Milgram, 63 iront jusqu'au bout de l'expérience, soit jusqu'à asséner des chocs électriques à hauteur de 450V à une personne, et que le choc moyen sera de l'ordre de 360V.

    Pour ce qui est de ta question de prédire jusqu'ou ira une personne en particulier, il faudrait que je puisse mesurer avant l'orientation à la soumission de chaque personne, et je pourrais prédire, à partir de ce score jusqu'ou pourra aller une personne en terme de voltage. Par exemple.

    Citation Envoyé par LGDA
    Si tu soumets une personne à une expérience, tu vas trouver un certain résultat qui ne te permet pas de prévoir comment réagira une autre personne.
    C'est pour cela que nous travaillons en psychologie expérimentale sur des échantillons et non sur des cas isolés. Pourtant, dans une condition expérimentale précise, il est fort probable de pouvoir prédire le comportement d'une personne avec une certaine marge d'erreur. Parce que nous utilisons en psychologie expérimentale, les statistiques inférentielles. L'un des principes de l'utilisation de la statistique inférentielle, est au préalable d'avoir des hypothèses.

    Je ne vois pas en quoi ce critère te pose problème.

    Si tu me le permet, LGDA, j'aimerai faire mon mea culpa en public, ici, et te présenter mes excuses pour ce message que tu as trouvé très aggressif à ton égard. Je n'ai pas apprécié le fait que tu te permettes de dire que la psychologie n'est pas scientifique, alors que tu ne me semblais pas connaitre le domaine. Encore une fois, désolé.
     

  13. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
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    32
    Messages
    10 543

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    C'est marrant, sur un autre forum, on discute justement de la différence entre les deux sciences que sont la psychologie sociale et la sociologie.

    http://psychologiesociale.org/forum/...ght=sociologie

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  14. anna

    Date d'inscription
    novembre 2004
    Messages
    38

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    sans doute que la sociologie est une science car elle participe à la construction de savoir sur un objet donné (la société) à base de méthodes qui lui sont propres (qualitatives et quantitatives) à l'intérieur de quelques institutions (université). Les méthodes utilisées ne peuvent être les mêmes que les méthodes utilisés dans les sciences dites dures, étant donné que l'objet est différent.
     

  15. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
    Âge
    39
    Messages
    500

    Re : psychologies & sociologies : des sciences ?

    Citation Envoyé par anna
    sans doute que la sociologie est une science car elle participe à la construction de savoir sur un objet donné (la société) à base de méthodes qui lui sont propres (qualitatives et quantitatives) à l'intérieur de quelques institutions (université). Les méthodes utilisées ne peuvent être les mêmes que les méthodes utilisés dans les sciences dites dures, étant donné que l'objet est différent.
    Si on garde tes critères de scientificité, la psychanalyse est une science aussi, puisqu'elle participe à la construction des savoirs sur un objet donné (l'esprit humain) à base de méthodes qui lui sont propres (méthodes projectives, interprétation des reves) à l'intérieur de quelques institutions (Universités). La philosophie aussi devient une science, la graphologie, l'astrologie, etc.

    Pourtant, aucune des disciplines que j'ai cité là-haut n'est une science selon les épistémologues. Cela n'enlève pas leur crédit aux enseignements de certaines de ces disciplines (philosophie).
     


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