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24/08/2005 - 01h04 kinette
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Bonjour,
C'est un plaisir de te lire, et je vois que tu fais de bien belles observations! (c'est joli à voir un oiseau qui baille... la première fois que j'en ai vu un avec ce comportement, un verdier sur une mangeoire, je me suis demandé si c'était vraiment un baillement, ou simplement que l'oiseau avait un problème au bec ou quelque chose du genre... mais les oiseaux baillent bien, cf. le site baillement.com ).
En ce qui concerne les vers de farine (qui sont en fait les larves d'un coléoptère, un ténébrion qui mange de la farine, du pain, des graines...) ce n'est je pense pas nécessaire (surtout qu'on a affaire à un oiseau granivore), mais c'est un aliment pratique pour les petits oiseaux, et assez équilibré.
Il ne faut surtout pas par contre donner des vers de pêche (ceux qui sont des asticot de mouche) car c'est trop coriace.
Pour la conservation des larves de ténébrion: le frigo permet de ralentir le développement des larves, mais on peut très bien les garder dans une boîte en dehors du frigo (et les nourrir avec du pain sec). Le développement sera seulement plus rapide, et on se retrouve à la fin avec des scarabés noirs (pas méchants pour un sou, et je pense moins repoussant qu'une mouche).
Bon élevage!
K.nari
Nomina si nescis, perit et cognito rerum. -
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24/08/2005 - 11h08 aquilegia
Re : Sauver un moineau (nouveau)
 Envoyé par titoizo Pour la longueur de la queue, je dirais 3,5cm. Il me semble qu'en une semaine, le gain est de... 5-6 mm ? Est-ce possible ? Bonjour,
bien sur que c'est possible! Les plumes poussent vite, surtout celles de la queue.
Il faut que tu compares l'image de Vahiné à celle d'un moineau adulte : si sa queue est aussi longue, elle a atteint l'age de sortie du nid.
D'après ton récit, ton oiselle (attention, chez les oiseau, il arrive souvent que le premier plumage ressemble à celui d'une femelle, et qu'il change à la première mue... es-tu sur que ce n'est pas le cas pour le moineau?) semble parfaitement apprivoisée, et habituée à ton salon. Il n'est donc pas plus stressant pour elle que son carton (surtout si c'est un carton fermé : les passages arbitraires de la lumière à l'obscurité sont à mon avis bien plus stressants).
Note pour plus tard : mes canaris adoraient picorer des rondelles de concombre, en commençant par le milieu.
Par contre, une fois qu'ils onavaient compris que les feuilles de salade se mangeaient, ils se sont attaqués à toutes les plantes de la maison : les seules qui n'ont pas eu de découpage en triangle sont les feuilles coriaces et épaisses de mon orchidée!
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25/08/2005 - 01h32 Josquin
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Ca doit avoir a peu pres le gout d'une caille, non ? en apéro, je suis sur que ca passe tres bien, sur lit d'oignon sur un toast... à essayer !
Et puis au moins on a pas mauvaise conscience parce qu'on a vidé nos poches et occupé nos esprits sans relache pour un petit ziozio de m... alors que des millions de gens crevent de faim sur terre !
Désolé, c'était plus fort que moi ! Je pars du principe que toute idée est respectable... si elle ne nuit pas aux autres... la tolérance est donc le maitre mot...
Je sens de l'agression derrière ces phrases... donc elle n'ont pas de raison d'être, en tout cas dans cette discussion...
Pour la modération, coco.
Dernière modification par coco ; 25/08/2005 à 13h43.
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25/08/2005 - 13h30 aquilegia
Re : Sauver un moineau (nouveau)
 Envoyé par Josquin Et puis au moins on a pas mauvaise conscience parce qu'on a vidé nos poches et occupé nos esprits sans relache pour un petit ziozio de m... alors que des millions de gens crevent de faim sur terre !
Désolé, c'était plus fort que moi ! Manger un petit oiseau sauvage gros comme une balle de ping pong alors qu'on a des tas d'élevages de volaille, c'est comme forcer son gamin à finir sa soupe : ça ne résout pas le problème le problème de la faim dans le monde.
Discuter sur un forum de science non plus, d'ailleurs... pourquoi le fais-tu, au lieu de t'occuper de choses VRAIMENT importantes?
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25/08/2005 - 17h35 titoizo
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Josquin : Tout d’abord, je me suis dis qu’une réaction aussi forte à « un centre d’intérêt aussi petit qu’un moineau » (parce que c’est tout petit, un moineau. Si, si, vraiment !) est bien légitime et qu’elle n’appelle pas de réponse.
Et puis, pour éviter tout malentendu, je préfère finalement compléter ton message en disant que l’un n’empêche pas l’autre…
Je m’explique : lorsque je vois, dans la rue, un joueur de musique ou un chanteur quémandant une pièce, un laveur de pare-brise de voitures, à un carrefour, un vendeur de journaux (pour la cause des SDF, par exemple), ou tout simplement une personne tendant la main, je n’hésite pas une seconde à donner une pièce. Lorsqu’une connaissance est dans le besoin, je lui apporte mon aide sans retenue. Lorsque des drames frappent diverses régions dans le monde, j’adresse, par-ci par-là, des dons. Ainsi, comme toi, si j’ai bien compris (tu sembles vivement t’intéresser à tes semblables et te soucier de la faim dans le monde), j’apporte ma modeste contribution autour de moi, ou plus loin.
Maintenant, je veux aussi dire que j’ai la chance d’avoir recueilli un petit oiseau sauvage et de pouvoir l’observer. C’est vrai que j’aurais pu laisser le chat, dans la rue, commencer son festin... Il est possible aussi qu’un moineau ait le goût d’une caille (que j’accompagnerais, personnellement, avec du raisin plutôt que de le présenter sur un lit d’oignon, mais chacun ses goûts) : j’en profite pour avouer que nous partageons tous deux le plaisir de cuisiner.
Je te rassure quant au coût du « sauvetage » : un carton (0 €), un peu de pâtée pour chat prélevée (honteusement) sur les rations journalières de mon vieux chat de 21 ans (0 €), quelques grains de raisin prélevés (avec modération) sur mes grappes personnelles (0 €), un quartier de pomme ou un petit bout d’épi de maïs retenus (à son insu !) sur les rations de la famille (0 €), quelques gouttes d’eau (ça boit souvent, un moineau, mais alors si peu…) (0 €), un petit paquet de graines acheté (tiens, voilà une dépense) dans le commerce (0,50 €), une visite chez un vétérinaire sympa (0 €)… conclusion, je ne me suis pas ruiné.
Pour ce qui concerne l’occupation des esprits, il me paraît sain de s’intéresser à la vie des animaux. Je vais, c’est vrai, consacrer 1-2 heures par jour pendant un mois. Cependant, mon esprit garde de la place pour beaucoup d’autres choses. Peut-être connais-tu parfaitement la façon dont se développe un petit oiseau, plus précisément un moineau. Moi, pas. Je découvre avec des yeux d’enfants, et, je t’assure, que c’est captivant (pour Vahiné aussi, pour l’instant !).
Tu poses toi-même des tas de questions passionnantes sur divers sujets (mais faut-il perdre du temps à comprendre comment la sève monte aux arbres ? ne suffit-il pas de les regarder, d’y grimper, de les couper et d’en faire des meubles ou du bois de chauffage ? Est-ce que la poussée alpine et la formation des massifs méritent grand intérêt ? Les montagnes sont particulièrement attirantes en hiver… pour y faire du ski de temps en temps, non ? Et-ce que la frustration des enzymes fait avancer les problèmes liés à la misère humaine ? Et je ne parle même pas de la méthanisation du lisier de porc… Et bien, je vais t’avouer que les sujets que tu as développés m’ont intéressé (même, si pour certains des thèmes, je n’ai pas compris grand-chose… car trop pointus pour moi). J’ai pu y déceler une avidité à découvrir et comprendre les choses : je dis bravo.
Tu veux être prof de SVT ? Voilà un métier respectable et un choix noble, où tu pourras enseigner tes connaissances, être à l’écoute d’élèves qui auront des intérêts aussi futiles qu’importants mais qui attendront de ta part des réponses, une grande compréhension et un partage de leurs interrogations : la passion qui se dégage de tes messages me fait sincèrement penser que ces élèves-là auront un bon prof.
Tout ça pour dire que nous avons la chance de tous nous intéresser à un grand nombre de sujets, très variés, prenant pour cela plus ou moins de temps sur notre vie, nos loisirs.
Aussi, il faut savoir relativiser les choses. Sauver un moineau est un acte qui me paraît digne d’intérêt. Voir se développer un animal, l’observer vivre, analyser son comportement sont des instants rares et riches d’enseignements. Beaucoup d’enfants sont, un jour, amenés à découvrir un petit animal blessé (oiseau, souris, écureuil, biche, sanglier). Décrire une « aventure » d’un mois avec passion, précision, humour et intérêt permet un moment d’évasion. Libre à chacun de lire ou de ne pas lire. Tu as fais le choix de lire, je te remercie de ton attention, mais vois ce post comme un tout petit moment de plaisir, partagés par d’autres internautes, un moyen de transmettre un « mode d’emploi » qui pourra (peut-être) être utile à un enfant (ou un grand enfant, comme moi), le jour ou il recueillera à son tour un petit volatile mal en point.
En conclusion, il est vrai qu’il y a beaucoup de choses bien plus importantes qu’un petit oiseau (et c’est tout petit, un moineau, mais, ça, je crois que je l’ai déjà dit). Mettons donc ce post à sa juste place. Sur une échelle de 0 à 10, 10 étant le problème de la faim dans le monde, plaçons Vahiné sur l’échelon 0.0000000000001… si nous sommes d’accord. Et continuons quand même d’en parler jusqu’à son envol.
Cool Raoul, Relax max, tranquille Emile… et sans grief, Joseph.
Bonne soirée.
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25/08/2005 - 21h55 titoizo
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Bonsoir,
Revenons-en à nos moutons, heu, moineaux, voulais-je dire. Pour rappel, Vahiné est entrée chez moi, toute chétive, avec des plumes en moins : deux dés dans une main auraient tenus tout autant de place. Sa blessure, à l'aile gauche, après discussion avec mon vétérinaire, équivalait à une incision profonde entre le cubitus et le radius (avant-bras humain), si profonde que l'on voyait les os. Puis, elle a mangé, mangé, mangé et pris quelques contours. A la fin de la première semaine, elle avait l’air d’un jeune oiseau, vous savez, ceux qui sont plus gros que leurs parents. A propos, Vahiné a bien plus d’appétit, libre dans le salon, à picorer ici une graine, là de la pâtée. Elle a goûté le plat «Salade et concombre mixés». Elle aime bien. Elle sélectionne un petit bout de feuille de salade, le secoue très fort, et l’envoie à plus de 40 cm aux alentours (murs et rideaux blancs s’abstenir…). Là, elle rattrape la feuille, puis, petit à petit, la découpe, la cisaille et l’engloutit.
Lorsqu’elle a découvert ce nouveau plat, elle s’est dressée sur ses pattes, le plus haut possible, levé la tête, le plus haut possible, et a regardé le met de l’œil gauche, puis de l’œil droit, d’un air hautain, avant de daigner y plonger son bec. Cette posture est adoptée à chaque «nouveauté», comestible ou non, que Vahiné découvre.
Classement des préférences culinaires : pâtée-raisin ex-æquo, graines, salade-concombre. Vahiné laisse petit à petit tomber les miettes de pain de mie. Pomme ou tomate-cerise = score nul.
Petit détail : je remplis de nourriture ou d’eau des bouchons en plastic (soit de bouteilles d’eau, ou de lait, plus grands). Cela fait parfaitement fonction d’assiette pour un oiseau. Il faut bien sûr veiller à les nettoyer préalablement, selon le contenu des bouteilles.
Pour en revenir aux rondeurs de Vahiné, après plus d’une semaine et demie, son corps s’est affiné, le duvet disparaît petit à petit, la tête devient plus fine : elle devient adulte. J’ai observé que, quand je la prends dans mes mains pour un vol d’essai, par exemple, elle «double de volume». En fait, elle gonfle ses plumes et son duvet. Soit elle a un peu peur, soit elle veut impressionner un «prédateur supposé». Peut-être les deux en même temps…
Si je compare sa taille avec celles de ses compagnons en liberté, je dirais qu’elle est en état de vol. La queue, peut-être encore 2-3 mm plus courte que la leur, et encore, s’étoffe (je crois que ceci est désormais beaucoup plus important que la longueur) : pas en nombre de plumes, mais en volume (les plumes gagnent en largeur).
Au début, la nervure centrale (rachis) se voyait bien et les barbes et crochets se faisaient discrets. Aujourd’hui, chaque plume paraît plus «finie». Un «V» se forme désormais au bout de la queue (avant, c’était un peu n’importe quoi). Si on rajoute à ça que Vahiné, hier, a dû se rouler dans la pâtée (les plumes de la queue ne faisaient plus qu’un bloc), vous comprendrez qu’elle n’était pas belle à voir.
J’ai procédé au nettoyage, tout doucement, avec un coton-tige mouillé, en prenant soin de laisser les plumes en appui sur un doigt avant de les frotter délicatement, sans tirer dessus, toujours dans le sens «corps-fin de la queue». Je conseillerais de nettoyer les plumes qu’en cas d’absolue nécessité uniquement, à l’eau, tout, tout, tout doucement, car il me semble que les oiseaux sont particulièrement sensibles quand on touche à leur capital-vol et que leurs plumes sont vraiment fragiles.
Vahiné en prend d’ailleurs grand soin toute seule. Elle lève l’aile, comme on lèverait le bras, et lisse avec son bec chaque plume, en partant du corps jusqu’à l’extrémité de l’aile. Elle remet en place (ou range) les plumes et le duvet du dos, et fait de même avec son «plastron» composé de duvet. Quant à la queue, elle la rabat à près de 180° vers l’avant, en passant par le côté, et lisse également chacune des plumes qui la composent, toujours dans le «sens du poil». C’est très acrobatique ! Pour le détail, elle est également très propre : comprenez par là qu’elle consacre également du temps à se nettoyer le croupion… Si ses parents ne lui ont pas appris à voler, ils l’ont en tout cas bien éduquée !
Enfin, elle se nettoie le bec toutes les 2-3 secondes (c’est un peu exagéré, mais c’est un mouvement très fréquent) en le frottant sur le sol (gauche-droite, un peu comme on aiguise un couteau), contre un barreau de chaise, ou sur le tapis.
Compte tenu de sa forme olympique, et du fait qu’elle se hisse toute seule sur la table basse du salon (en volant comme une grande), ou qu’elle se déplace régulièrement par bonds volants pour quelques centimètres et que, si elle est lâchée à des hauteurs folles (un bon mètre soixante-dix, quand même !) elle est capable de voler sur 4-5 mètres et de se poser avec souplesse, précision et délicatesse (précision, car elle choisit la zone «ravitaillement»), je me demande si je n’ai pas à faire à une simulatrice.
C’est vrai que les vols, pour l’instant, à l’exception de la destination «table basse», ne sont que très, très rarement ascendants (et uniquement sur de faibles hauteurs). En cas de vols lancés (l’oiseau, au creux de la main, est lancé délicatement de bas en haut, de façon à ce qu’il «perde pied» et, par réflexe, vole) il arrive à Vahiné d’aller se percher sur un abat-jour, ou sur un croisillon de porte (toujours en légère descente). Elle n’a encore jamais essayé de monter sur une armoire.
Attention : le vol lancé n’a pas pour objectif de coller l’oiseau au plafond, mais juste, comme je l’ai dit plus haut, de lui faire «perdre pied» et déclencher le réflexe du vol. Le seuil insuffisant du lancé déclenche des battements d’ailes avec l’oiseau qui reste rivé à un doigt. Un tout petit peu plus fort, et l’oiseau s’envole.
La technique du vol lancé m’a été expliquée par mon vétérinaire : c’est comme cela qu’il vérifie l’état des oiseaux qui sont confiés à sa clinique.
Si je devais établir un critère pour déterminer les capacités de Vahiné à voler, je prendrais justement le repère des armoires. Je crois que je vais attendre encore quelques jours pour la voir franchir ce cap.
J’ai bon espoir pour dire que dans une semaine, «l’affaire Vahiné» sera close et qu’elle aura quitté la maison.
Bonne soirée à toutes et à tous.
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27/08/2005 - 19h14 titoizo
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Bonjour,
Quelques nouvelles (bientôt les dernières, si ce ne sont elles), de Vahiné.
Alimentation :
Vahiné apprécie la salade. J’ai déposé une grande feuille, plus grande qu’elle, sur le sol. Elle y a couru, et, à quelques centimètres, a brusquement freiné, par peur de l’inconnu (c’est sa première feuille de salade, bien sûr). Comme pour tout ce qui est nouveau, elle s’est hissée sur la pointe de ses pattes pour regarder de très, très haut cette «nouvelle chose». Puis, à la Laura Flessel, elle a fait quelques passes d’arme. Trois pas en avant, quatre en arrière. Feinte, attaque, pique à la feuille, recul stratégique. 0 partout : la feuille n’a pas bougé d’un mm.
Nouvelle attaque et… touche à la feuille. Pas de dégâts.
Vahiné change de style et adopte celui de Cassius Clay : jeu de jambes, à gauche, à droite, en tournant autour de la feuille, petits pas en avant, de côté, en arrière. Crochet du bec en pleine feuille. 1 mm2 est détaché, victoire ! Elle le déguste avidement à distance respectueuse de la salade.
Elle y retourne, plante son bec, recule… avec toute la feuille, sur 5 cm.
Panique, lâché de la feuille, et disparition sous une chaise. « Qu’est-ce que c’est que ce truc vert qui me suit », semble-t-elle dire.
Vahiné ne s’en laisse pas compter, et elle y retourne, vaillamment. Cette fois, la feuille bien ferrée dans son bec, elle recule jusqu’à ce qu’un bon centimètre carré de salade cède. Ça y est, Vahiné a compris comment mater «l’inconnue».
Un moineau, c’est très concentré sur ses objectifs. Prenez le cm2 de salade détaché avec courage : Vahiné ne peut pas le manger d’un coup, c’est bien trop gros. Alors, elle le saisit, le cisaille, le mâchouille, le fait virevolter dans toute la pièce (en tout cas sur 2 bon mètres carrés de surface) et finit par l’avaler. Il lui arrivait de le laisser de côté, juste le temps de regarder si la feuille était bien vaincue, ne bougeait plus, et y revenait, déterminée. Cinq bonnes minutes ont été nécessaires pour terminer le plat.
Toilette : au lieu de picorer simplement les petites miettes de pain de mie, Vahiné se roule dedans, ventre posé parterre, et y fait des brasses, un peut comme dans une piscine. Soit elle se prend pour une abeille et pense qu’il y a lieu de stocker les miettes sous son ventre, soit elle procède à sa toilette, comme le font ses « camarades libres », dans la poussière du sol, pour éliminer les parasites. En voyant cela, il me vient à l’esprit que Vahiné est bien prête pour la sortie… (c’est juste un sentiment, une intuition).
Crottes : il est bon de retenir qu’un moineau produit, en moyenne, une cinquantaine de déjections par jour (de 8h00 à 18h00 / je n’ai pas estimé celles produites de nuit, moins nombreuses), de toutes les formes, de toutes les couleurs, de toutes les consistances et de toutes les tailles. J’ai renoncé à chercher, en voyant les fientes, des signes quant à l’état de santé de Vahiné. Je pensais que des déjections trop fluides pouvaient être une manifestation de maladie : que nenni. En tout cas pas pour Vahiné, simplement blessée. Peut-être que pour un oiseau malade, il y a lieu de s’inquiéter.
Pour la survie des canapés, rideaux et tapis, l’ingestion de graines facilite les travaux de nettoyage. La pâtée et le raisin (ce dernier remportant la palme) produisent des fientes plutôt liquides.
Cela donne 4 règles :
1)
Il faut nettoyer le carton très régulièrement, au minimum une fois par jour. Je recommande de séparer la partie où seront déposés les aliments de celle où l’oiseau dormira. La « salle à manger » que j’ai installée comprend une double couche de papier absorbant, directement posée sur le fond du carton, une feuille de plastic puis, à nouveau, une couche de papier absorbant (4 épaisseurs). Cela facilite le nettoyage, tant des fientes que des aliments ou de l’eau renversée.
2)
Il est préférable d’aménager une zone d’environ 4 m2 avec du papier journal, par exemple, ou du papier blanc de table en rouleau « premier prix ». Le papier blanc est très utile pour repérer les petites «mines» que l’oiseau dissémine un peu partout et, accessoirement, facilite le repérage des aliments à l’oiseau (la prise de photos est également avantagée). Ainsi, 90 % des fientes seront «circonscrites» dans ce périmètre et, en fin de journée, il sera aisé et agréable de «rouler l’aire de jeu» puis de le jeter à la poubelle, sans s’en mettre partout.
3)
Protéger les tissus et cuirs des canapés, le bois des meubles et les abat-jour avec du papier de table permet d’éviter de passer trop de temps pour la 4ème règle (il est vrai qu’un salon décoré de la sorte est du plus bel effet ! Mais, il faut choisir : sauver un petit moineau et lui rendre sa liberté exige quelques sacrifices…)
4)
Être à l’affût, voila une sage stratégie. Dès qu’une fiente est «déposée», prendre une feuille de papier absorbant et la retirer tout de suite : ne pas frotter, mais «prélever» la crotte délicatement (bon, d’accord, si elle est liquide, ce conseil ne s’applique pas, bien entendu) et, ensuite, frotter doucement avec du papier humecté.
Attention : un moineau, au réveil (et je rappelle que les siestes, c’est son passe-temps favori), s’agite tout de suite et, régulièrement, en premier mouvement, met un point d’honneur à déposer une petite crotte…
Attention (bis) : une fiente sur du bois, non enlevée tout de suite, peut laisser une trace. Une fiente séchée, quel que soit le support, est assez difficile à enlever (les fabricants de colle devraient s’y intéresser).
Odeur :
Un petit oiseau, dans une pièce, dégage, accompagné de ses fientes et de la nourriture (des graines, notamment), une odeur, pas très forte, qui peut indisposer certaines personnes. Dilemme : aérer la pièce et voilà un risque que l’oiseau s’envole alors qu’il n’est pas prêt à le faire. Laisser la fenêtre fermée et là, les mamans risquent de faire une crise… (si elles ne l’ont pas déjà faite au moment de la décoration de la pièce avec du papier blanc partout, partout !) Il faut trouver un compromis et négocier des arrangements (placer l’oiseau dans son carton le temps de nettoyer et d’aérer, mais pas toutes les 5 minutes, car la saisie de l’oiseau est stressante, pour ce dernier).
Saisie de l’oiseau : un oiseau malade, ou blessé, se laisse attraper, malgré lui. (Attention : un oiseau sauvage n’est pas un jouet qu’on attrape et que l’on montre à tout le monde. L’observer à distance se nourrir ou se déplacer dans sa zone, est une bonne méthode. Faire des photos des divers moments est passionnant : les photos pourront, par exemple, être exposées en classe, si le maître ou la maîtresse le veut bien).
Je prends toujours soin d’ouvrir la main par-dessus l’oiseau, et, comme le godet d’une pelle-mécanique, (ou des serres d’oiseaux) referme mes doigts, délicatement et doucement (sans précipitation), sous les pattes de l’oiseau : généralement, il «grimpe» sur les doigts (parfois, il s’échappe aussi à vive allure !). Je veille à ne pas serrer le corps de l’oiseau, mais laisse en contacte ma main avec celui-ci, la tête dépassant légèrement du côté pouce. Pour schématiser, imaginez que votre main droite est agrippée au guidon de votre vélo, ou de votre moto : la position de la main est identique, sans serrer, avec la tête de l’oiseau qui dépasse du pouce et l’indexe. Pour lui éviter tout mouvement pouvant le blesser, et l’empêcher de sauter et se débattre, je place ma main gauche, ouverte, paume en avant, devant ses yeux.
Il faut au maximum éviter de se saisir de son protégé : il n’aime pas trop ça. Je l’ai fait, au début, pour lui donner à manger avec une seringue, puis, par la suite, pour l’inciter à voler, ou pour le placer dans son carton, pour la nuit, ou pour un nettoyage. Ces derniers jours, j’évite de le prendre dans mes mains. Pour le faire voler, je marche doucement vers lui, et il se sauve, en sautillant ou en voletant.
Voilà, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui et vous donnerai (demain peut-être) des nouvelles de son départ que je sens imminent…
Bonne soirée.
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27/08/2005 - 22h27 l'oiseau
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Aprés avoir suivit avec engoument l'épopé de ce petit moineaux (bien chanceux d'avoir trouvé quelqu'un pour le soignier) je me pose quand même une question (plutot plusieurs )??
Que serait il arrivé si il n'avait pas été sauvé??
Que pensé des miliers d'oiseaux qui se font manger par des chats à chaque envols de niché?? faut-il les sauvés??
pourquoi cet oiseaux la c'est fait "manger" ??
Je ne pense pas avoir la réponse a ces questions, mais durant mon BTS (gestion et protection de la nature) on m'a apris une régle. Les plus faibles ne survivent pas (dans la nature bien sur, avec l'homme et sa folie d'immortalité ce n'est pas pareil) on appelle sa la séléction naturelle. un grand pour dire que des fois, aprés mutation génétique, aprés etre mal nourrit, aprés un changement climatique ou une maladie...certains individu (voire des population entiére) meure car ils ne sont pas (ou plus) adapté au milieu dans lequel ils sont né.
Je trouve trés intérréssant cet "aprivoisement" d'un moineau, mais n'aurait-il pas été tout aussi intérressant de savoir quel animal l'aurait mangé et par quel autres animaux les relief de repas du carnivore aurait été consomé par les décomposeurs.
On aurait put s'apercevoir de la diversité en insectes et eutre invertebrés qui constitut notre faune si bien fait et serait peut etre a rrivé a une célébre conclusion que mes prof m'ont souvent répéte "rien ne se pert , rien ne se créé. tout se transforme" Lavoisier
Merci encore pour cette fabuleuse épopée et ayont l'espoir que ce moineau ne finissent pas dans la geule d'un autre chat?
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27/08/2005 - 23h03 Guillmot
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Salut
Pas la peine de partir sur les grandes théories ! J'espère que le contenu des enseignements de BTS GPN ne s'y limite pas 
Les chats sont une des causes de destruction des Passereaux en milieu urbain, péri-urbain comme rural. La pression qu'ils exercent est loin d'être négligeable ... Et pose un problème de protection de certaines populations aviaires.
GuiL
"Un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant." Molière -
28/08/2005 - 18h29 titoizo
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Scandale : je suis victime d’oisellerie, heu, je veux dire de grivèlerie. En voilà, un drôle d’oiseau, qui s’en va sans payer sa note, ne serait-ce que par un petit merci, ou un petit tout d’honneur !
Vous l’avez toutes et tous compris : Vahiné est partie. Mission accomplie et réussie.
Ce matin, comme à l’accoutumée, Vahiné prenait ses aises dans le salon. Les essais de vol devenaient concluants : marcher derrière Vahiné la faisait s’envoler directement sur la table, ou sur une chaise. Elle s’est même posée sur une fleur d’un bouquet.
Une chose avait changé : Vahiné était bavarde, très bavarde (peut-être avait-elle vu des pies passer devant la fenêtre). J’ai tenté de lui parler en sifflotant et en l’imitant : il me semble qu’elle redoublait, alors, de sifflotements. Autant le chant d’un oiseau sauvage est merveilleux, autant il raisonne tristement, entre les murs d’une prison, même dorée… Je la sentais impatiente de sortir.
La voir sur le bouquet m’a inspiré une crainte. Si elle pouvait monter jusqu’au bouquet, elle pouvait sans autre voler jusque sur le dessus de l’armoire et elle risquait alors de tomber derrière. Et pour bouger une armoire d’angle, solidairement rattachée à deux autres armoires, avec un petit moineau, tout fragile, entre celles-ci et le mur, je vous laisse imaginer l’angoisse. Je l’ai attrapée après une longue course poursuite, tout en douceur (la course poursuite, pour ne pas la stresser) : je crois que je n’ai jamais autant arpenté mon salon (vahiné non plus). A ce moment, les mots de mon vétérinaire me sont revenus à l’esprit. Il m’avait dit que, pour me donner un indice quant à la libération d’un moineau, lorsqu’il n’était plus possible d’attraper l’oiseau, il était temps d’ouvrir la fenêtre.
J’ai procédé à une dernière inspection de l’appareil : ailes en ordre de marche, blessures refermées, croûtes parties, plumes et duvet bien ordonnés, bec bien propre, œil vif, réflexes d’auto-défense intacts (elle m’a pincé le doigt avec son bec).
Nous avons tenu un conseil de famille : devions-nous ouvrir la fenêtre ou non ?
Installés à un 3ème étage, nous avions craint qu’elle ne tombe (c’est a priori stupide, de penser ça, pour un oiseau, mais compte tenu de ses vols «descendants», nous avions des doutes).
Ne fallait-il pas descendre, et la faire démarrer du sol, par un lâché ? Et si elle se posait parterre, et qu’elle ne volait pas ? Et si, à cause de notre impatience à la voir retrouver la liberté, nous la remettions «à disposition» des chats du quartier ? Et si… ? Et si… ?
La décision fut prise : nous allions ouvrir la porte-fenêtre donnant sur le balcon et la laisserions partir quand elle le voulait.
Postée sur la table à manger, elle me regardait, avec curiosité et beaucoup d’intérêt, tirer le rideau et ouvrir la porte-fenêtre. Son comportement changeait, petit à petit. Elle redevenait sauvage et répondait à «l’appel de la forêt». Sur la pointe des pattes, elle regardait dehors, tendait l’oreille, observait cette ouverture béante. A la vue d’un merle, qui passait au loin, elle s’est mise en bout de piste, prête pour le décollage. Au son de ses camarades, elle répondait par des chants stridents, que nous n’avions jamais eu l’honneur d’entendre, en 2 semaines.
Elle s’est soudainement rapprochée de la fenêtre en se postant sur le dossier d’une chaise.
Nous restions immobiles, à l’observer. Elle nous regardait de temps en temps. Puis, elle s’est envolée et posée sur le rebord de la porte-fenêtre, le temps d’une dernière petite crotte. En une «enpattée», elle s’est postée sur un petit tapis, posé sur le balcon. Elle prit quelques secondes pour y picorer quelques miettes. Nous retenions notre souffle. Alors qu’elle était libre, allait-elle choisir de revenir à la maison ?
Quelques pas à gauches, quelques-uns à droites, et elle se posta sous la rambarde du balcon, tout au bord, à 10 mètres de hauteur (même pas peur). Là, sans un regard, sans un merci, elle a pris son envol et est allée se poser sur un petit arbre, à une trentaine de mètres. Toute seule. Trop seule. Elle repartit rejoindre tous les autres moineaux qui avaient élu domicile dans un grand bouleau, bien à l’abri des prédateurs.
Depuis, nous nous posons tout un tas de questions auxquelles nous n’aurons jamais les réponses et, finalement, le plus joli merci de Vahiné, c’est son envol et son retour parmi les siens.
Je crois qu’elle va avoir un certain succès : il y a beaucoup plus de «petits gars» moineaux que de «demoiselles», par ici. Toute propre, bien nourrie, sans parasite, elle saura se faire une jolie cour.
Voilà, l’histoire de Vahiné, pour ce qui me concerne, se termine ici. Sachant qu’un moineau vit, en moyenne, 13 ans, il lui reste un grand nombre d’aventures à traverser. J’espère qu’elle ne me confiera pas sa descendance, en souvenir de deux semaines passées dans un 5 étoiles, car, quand même, c’est du travail.
Que vais-je garder comme souvenir de cette période ? Le plaisir d’avoir découvert un oiseau sauvage, de l’avoir vu vivre (même en captivité). De m’être renseigné à son sujet. D’avoir lu toute une documentation sur les oiseaux.
Je suis également satisfait de l’avoir soigné et de l’avoir relâché (je crois que c’est Vahiné, surtout, qui a eu beaucoup de chance).
J’ai, de plus, découvert avec un plaisir non dissimulé le présent forum, intéressant, varié, bien «entretenu» et accueillant. Le forum a gagné un lecteur assidu. Un grand merci à ses animateurs. Merci aussi à toutes celles et à tous ceux qui ont pris la peine de m’apporter des réponses : cela a été bénéfique, pour Vahiné.
Ah, un dernier conseil, au cas où vous recueilleriez vous-même un petit oiseau et que vous le laisseriez gambader dans une pièce. Laissez-lui toujours un abri sous lequel il peut se cacher, se réfugier (une table basse, un carton retourné et ajouré (avec de grandes arcades découpées dans chacune des faces du carton). En cas de «menace», il s’y sentira en sécurité.
Merci à toutes et à tous de votre attention et bonne soirée.
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28/08/2005 - 18h58 Guillmot
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Bravo, soigner des oisillons comporte un pourcentage d'échec important; ton opération s'est bien déroulée, parfait pour ce juvénile désormais apte au combat de la vie et peu imprégné apparemment. Chouette !
"Un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant." Molière -
29/08/2005 - 14h55 aquilegia
Re : Sauver un moineau (nouveau)
Bravo Titoizo pour la réussite de ton sauvetage, et merci pour toutes les observations que tu as partagée avec nous.  Envoyé par titoizo J’ai observé que, quand je la prends dans mes mains pour un vol d’essai, par exemple, elle «double de volume». En fait, elle gonfle ses plumes et son duvet. Soit elle a un peu peur, soit elle veut impressionner un «prédateur supposé». Peut-être les deux en même temps… Personellement, je pencherais au contraire pour de la détente. En effet, j'ai observé que mes oiseaux plaquaient leurs plumes sur leur corps en cas de stress. Au contraire, détendu, ils hérissent leurs plumes, et notamment celles de la tete.
Quand je fais venir ma perruche sur ma main, elle reste inquiète quelques secondes, plumage collé au corps, puis elle se secoue et s'ébouriffe d'un coup. Ensuite, son plumage reste généralement un peu hérissé.
Il est vrai que je ne les ai que très rarement pris "dans les mains", mais sur leur perchoir ou sur la main, il me semble que la peur entraine plutot le plaquage des plumes, (souvent suivi de l'envol, d'ailleurs).
L'agressivité peut entrainer le hérissemet des plumes, il me semble, mais l'attitude de l'oiseau est alors sans équivoque (coups de bec, d'aile...)  Envoyé par titoizo Pour le détail, elle est également très propre : comprenez par là qu’elle consacre également du temps à se nettoyer le croupion… Si ses parents ne lui ont pas appris à voler, ils l’ont en tout cas bien éduquée ! Chez les oiseaux, une petite glande se trouve sur le croupion : la glande uropygienne. Elle sécrète une sorte d'huile qu'ils peuvent utiliser pour enduire leur plumage et l'imperméabiliser.
C'est la raison pour laquelle les oiseaux se lissent souvent les plumes du croupion, ou s'y frottent la nuque : ils récupèrent avec leur bec un peu du précieux liquide, et ensuite le répartissent sur le reste du plumage.
à bientot
Aquilegia
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03/09/2005 - 14h01 gwadanimals
Re : Sauver un moineau (nouveau)
bonjour
ma voisine vient de trouver un merle apparement indépendant mais qui une bonne partie des plumes de la queue arrachées (faut dire que c'est à cause du chat s'il est blessé)
c'est moi qui le nourrit (avec de la patée pour chat(j'ai lu ca sur un site)) et j'aimerais savoir si les plumes des oiseaux repoussent; en tout cas si celles de la queue peuvent repousser.
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03/09/2005 - 14h15 coco
Re : Sauver un moineau (nouveau)
La lecture de l'histoire de Vahiné m'a vraiment beaucoup plue... Merci d'avoir partagé cette expérience avec nous...
C'est drôle, impossible de savoir qui l'a racontée, de savoir qui est Titoizo... comme quoi avoir votre regard sur les êtres, c'est juste... celui d'un humain...
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03/09/2005 - 14h31 gwadanimals
Re : Sauver un moineau (nouveau)
en fait je ne crois pas que ce soit un merle
je mettrai des photos tout à l'heure
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