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Plantes, forêts et CO2

  1. pougnaga

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    février 2009
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    Isère
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    77

    Plantes, forêts et CO2

    Deux études récemment parues montrent que le soja, le blé et le riz bénéficient bel et bien de gains de productivité importants en milieu CO2 enrichi, contrairement à de récentes assertions en sens contraire, et que les forêts soumises aux mêmes conditions d’enrichissement en gaz carbonique ne souffrent pas de carence en azote.

    En 2006, une étude avait fait grand bruit dans les médias : elle annonçait que l’accélération de la croissance végétale due à l’augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 pourrait être plus faible que prévue (Long 2005, 2006). Patatras : les gazettes alarmistes se sont empressées de commenter la recherche à leur manière, en annonçant la fin de la capture du carbone par le puits terrestre et en pronostiquant de terribles famines dans le siècle à venir. Deux travaux parus récemment apportent des nouvelles bien plus réconfortantes… mais il est à peu près inutile de consulter votre journal, radio ou télé préférés pour en entendre parler.

    La plupart des végétaux sont apparus sur Terre à une époque où la concentration en gaz carbonique était 4 à 5 fois plus élevée qu’aujourd’hui. Ils ont su tirer partie de cette ressource, puisque le CO2 est utilisé avec l’eau et la lumière pour assurer la photosynthèse, et donc la croissance de la matière organique. Que le CO2 soit favorable aux cultures est connu depuis deux siècles déjà : en 1804, Nicolas de Saussure consignait cette observation dans ses Recherches chimiques sur la végétation. Dans les années 1960 et 1970, plus de 400 expériences locales de fumigation au gaz carbonique ont été développées. Et, à partir des années 1980 et 1990, l’enrichissement au CO2 est devenu l’objet d’une attention plus systématique dans le cadre des travaux sur le réchauffement climatique. Cinq types de recherche ont été menés : en méthodologie variée dans le cadre SPAR (soil-plant-atmosphere research), en serre, en tunnel à gradient de température, en chambre ouverte au sommet (OTC) et enfin en plein air (FACE : free-air CO2 enrichment).

    Les deux papiers de Long 2005 et 2006 ont tiré la sonnette d’alarme : selon eux, les expériences FACE (plus proches des conditions réelles) donnent une productivité de moitié inférieure aux précédents travaux en espace clos et suggèrent que les récoltes en pâtiront à l’horizon 2050.

    Dans une nouvelle méta-analyse parue dans le New Phytologist, Lewis H. Ziska et James A. Bruce rouvrent le dossier et comparent les données disponibles, à conditions équivalentes, pour le riz (Oryza sativa), le soja (Glycine max) et le blé (Triticum aestivum), trois plantes d’intérêt majeur pour l’humanité. Ils ont normalisé les données et comparé les gains de récolte attendus pour un enrichissement à 700 ppm (contre 370 ppm).

    Résultats :
    - pour le riz, le gain est de 44 % en serre, 24 % en tunnels, 19 % en système SPAR, 26 % en OTC, 20 % selon FACE ;
    - pour le soja, le gain est de 34 % en serre, 36 % en tunnels, 28 % en système SPAR, 37 % en OTC, 40 % selon FACE ;
    - pour le blé, le gain est de 47 % en serre, 26 % en tunnels, 31 % en OTC, 19 à 23 % selon FACE (avec deux méthodologies différentes).

    Décidément, les plantes ne sont pas comme les humains et elles apprécient le gaz carbonique. Aussi les esprits irrités par cet optimisme végétal se tournent-ils volontiers vers une autre menace : la carence en nutriments, et précisément en azote. Cette nouvelle crainte concerne les forêts, supposées souffrir prochainement. Le raisonnement est le suivant : la croissance végétale est certes accélérée par le gaz carbonique, mais les arbres auront besoin d’azote pour soutenir cette croissance et ils n’en trouveront pas assez dans les sols, car la fixation de l’azote atmosphérique et sa transformation en nitrate ne suivront pas le rythme. Conséquence : une croissance qui revient à la normale, et pourquoi pas une décroissance avec tous les drames qui s’ensuivent habituellement (saturation du puits carbone terrestre, hausse du gaz carbonique atmosphérique, température caniculaire, fin du monde). La plupart des modèles actuels du cycle du carbone tablent sur cette limitation progressive de l’azote au cours du siècle.

    Adrien C. Finzi et 17 co-auteurs ont récemment livré à ce sujet une synthèse des expériences FACE en milieu forestier : laboratoires Rhinelander, Duke et Oak Ridge aux Etats-Unis, étude POP-EUROFACE en Europe (Finzi 2007). Un précédent travail en 2005 avait montré un gain de productivité de 23 % pour une hausse artificielle de CO2 de 174 ppm.

    Les forêts européennes étudiées, implantées sur d’anciens sites agricoles où la disponibilité en azote du sol était un facteur non limitant, n’ont pas soutenu leur croissance par une fixation supplémentaire de l’azote, mais par une meilleure efficacité d’absorption (NUE nitrogen use efficiency) ; les forêts américaines, dont le sol est plus pauvre en matière azotée, ont en revanche connu une meilleure fixation terrestre, sans changement dans l’efficacité d’absorption. Chaque écosystème a donc répondu à sa manière, mais dans le même sens. Conclusion des auteurs : « La réponse en fixation de l’azote par le sol et en efficacité d’absorption (NUE) de ces jeunes forêts tempérées exposées aux conditions FACE est le contraire de celle prédite par la génération actuelle des modèles biogéochimiques ». Que les modèles du cycle du carbone au développement fort récent se trompent ainsi, ce n’est pas une grande surprise : dans le cadre des affaires climatiques, on commence à avoir l’habitude de ces paramétrisations pessimistes qui s’améliorent avec le temps…

    Voilà donc deux bonnes nouvelles pour la végétation et pour le cycle du carbone. Qui seront évidemment ignorées comme deux fausses notes dans le concert de la lamentation permanente. Tout comme l'optimum climatique Médiéval

    -----

     


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  2. Cécile

    Date d'inscription
    janvier 2003
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    région parisienne
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    7 598

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Le CO2 est bon pour la croissance, mais de trop fortes températures sont au contraire nuisibles. Or, qui dit augmentation de CO2 dit réchauffement. J'étais dans la Drôme cet été, je peux te dire qu'il faisait très chaud et que, malgré l'arrosage, les potagers morflaient. Je n'ose les imaginer en cas de fort réchauffement.
    Toute étude qui ne prendra en compte que le CO2 sans s'intéresser aux températures et aux sécheresses me semble biaisée.
     

  3. matht

    Date d'inscription
    août 2009
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    31

    Re : Plantes, forêts et CO2

    bonjour,
    Personnellement, je ne vois pas bien ce que peut changer une augmentation du CO2 pour les plantes : il ne leur est pas néfaste directement et d'un autre côté la teneur en CO2 dans l'atmosphère est loin d'être le seul facteur de croissance des végétaux.
    Même dans une atmosphère très riche en CO2 les plantes ne peuvent augmenter leur taux de croissance considérablement si toutes les conditions de vie (milieu nutritif, climat, concurrence...) ne sont optimales, or il semble que ces conditions interviennent comme facteur limitant bien avant que la plante est pus profiter totalement du CO2.
    A-t-on déjà constaté quelquonques dépérissement végétaux, grosses carences... imputées directement au taut de CO2?
    Enfin même si une augmentation de Co2 pourrait être bénéfique pour les cultures, il y a, avant de conter là dessus pour augmenter les rendements agricoles, bien d'autres facteurs à améliorer.
    Ces facteurs sont l'ensemble des méthodes culturales qui dans beaucoup de cas peuvent être optimisées (assolement, rotation des cultures, travail du sol...), tout en allant toujours plus vers une agriculture durable.

    Et de la même manière les potentielles conséquences ( hausses des températures, déficit hydriques) de cette augmentation du CO2 ne seraient elles pas néfastes plus que le "fort" taux de CO2 lui même?
     

  4. chatelot16

    Date d'inscription
    juin 2007
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    11 009

    Re : Plantes, forêts et CO2

    les plantes actuelle se sont adapté aux condition actuelle par des siecles et des milenaires d'evolution

    mais la biodiversité et grande et l'evolution continue

    on peut espere qu'au fur et a mesure de l'evolution du climat des nouvelle plante prendront leur place

    pour les culture ont peut meme accelerer l'evolution naturelle par selection ou transport de plante d'une region a une autre
     

  5. wizz

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    mars 2005
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    Re : Plantes, forêts et CO2

    de toute façon, comme Cecile l'a souligné, ces études sont trompeuses
    Dans les années 1960 et 1970, plus de 400 expériences locales de fumigation au gaz carbonique ont été développées. Et, à partir des années 1980 et 1990, l’enrichissement au CO2 est devenu l’objet d’une attention plus systématique dans le cadre des travaux sur le réchauffement climatique. Cinq types de recherche ont été menés : en méthodologie variée dans le cadre SPAR (soil-plant-atmosphere research), en serre, en tunnel à gradient de température, en chambre ouverte au sommet (OTC) et enfin en plein air (FACE : free-air CO2 enrichment).

    Les deux papiers de Long 2005 et 2006 ont tiré la sonnette d’alarme : selon eux, les expériences FACE (plus proches des conditions réelles) donnent une productivité de moitié inférieure aux précédents travaux en espace clos et suggèrent que les récoltes en pâtiront à l’horizon 2050

    Dans une nouvelle méta-analyse parue dans le New Phytologist, Lewis H. Ziska et James A. Bruce rouvrent le dossier et comparent les données disponibles, à conditions équivalentes, pour le riz (Oryza sativa), le soja (Glycine max) et le blé (Triticum aestivum), trois plantes d’intérêt majeur pour l’humanité. Ils ont normalisé les données et comparé les gains de récolte attendus pour un enrichissement à 700 ppm (contre 370 ppm).

    Résultats :
    - pour le riz, le gain est de 44 % en serre, 24 % en tunnels, 19 % en système SPAR, 26 % en OTC, 20 % selon FACE ;
    - pour le soja, le gain est de 34 % en serre, 36 % en tunnels, 28 % en système SPAR, 37 % en OTC, 40 % selon FACE ;
    - pour le blé, le gain est de 47 % en serre, 26 % en tunnels, 31 % en OTC, 19 à 23 % selon FACE (avec deux méthodologies différentes).
    du pipeau....

    -je prends un champs de blé, que j'enrichis l'atmosphère environant de CO2 en continu. Oui en effet, la plante est baignée dans un atmosphère proche d'un taux de CO2 bien supérieur à celle normale.
    MAIS ce champs de blé continue à bénéficier des conditions de climat inchangé de la région, de la même pluviosité, etc...
    Dans ce cas, oui en effet, un enrichissement en CO2 est bénéficiaire....à condition de ne modifier aucun autre paramètre

    -mais si l'atmosphère terrestre voit son taux de CO2 doublé, alors quelque chose me dit que le climat ne sera plus du tout le même. On lui donne davantage de CO2, mais si on lui retire 75% d'apport en eau, alors rien ne me dit que le blé pourra continuer à produire 20% supplémentaire
     


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  6. matht

    Date d'inscription
    août 2009
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    Re : Plantes, forêts et CO2

    Tout à fait d'accord avec toi wizz, le taux de CO2 n'est pas le seul ni peut être même le principal facteur de croissance végétal. Et si son taux venait à augmenter de façon importantes, les conséquences (climat...) de cette augmentation auraient sans doute plus de conséquences que l'augmentation en elle-même.

    Portant sur le réchauffement climatique (d'origine anthropique ou non peu importe), on le prend déjà en compte (pour parler seulement de ce que je connais), en forêt.
    En effet que ce soit plantation de reboisement ou en sélection de semis de régénération naturelle, on favorise sur beaucoup de station déjà plus sèches les essences les moins éxigentes en eau (ex chêne sessile préféré au pédonculé...).
    On commence aussi à replanter plus en feuillu en moyenne montagne...
    Ca change pas grand chose mais ça montre quand même que l'on prend conscience de ce réchauffement avec des actions concrètes, par contre en agriculture je sais pas si on parle de préférer certaines variétées à d'autres..., ou si on s'en fou on arrose plus le mais et c'est tout ? (désolé jcrois que je me suis un peu éloigné du sujet de départ)
     

  7. yves25

    Date d'inscription
    décembre 2005
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    le Haut Doubs
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    10 596

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Pas tellement éloigné, en fait.
    Dis moi: dans ma région actuelle, après la tempête de 99 , on a laissé la forêt se régénérer seule , au moins dans mon voisinage.

    Aurait il fallu planter davantage de hêtres?
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...
     

  8. matht

    Date d'inscription
    août 2009
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    31

    Re : Plantes, forêts et CO2

    A vrai dire, pour le choix des essences en prévision du changement climatique (déjà amorcé), je fais surtout constaté ce qui est fais parceque je sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise idée. Est-ce que d'ici à moins de 150 ans (grand âge d'exploitation pour nos chênes) le climat aura tant changer au point de leur nuire? Et pour la génération d'après?

    En tout cas si on a le choix entre plusieurs essences bien adaptées à la station(sol, climat actuel...) on ne perd pas grand chose à favoriser celle qui résiste le mieux aux conditions prévues (ou redoutées).
    Pour ton cas, on ne replante pas systématiquement (et qui plus est du hêtre : surtout choix économique et de débouchés pour le bois), c'est souvent plus sâge : si il y a une bonne reprise, "laisser faire la nature" est toujours plus économique mais c'est ausi un choix technique : meilleur enracinement dés le départ, plans génétiquement bien adaptés ... Dans ces cas de régénération naturelle, "il pousse ce qui pousse là ou ça doit pousser", et c'est seulement sur ces plans naturellement installés que l'on va agir en sélectionnant les essences qui nous intéresse.
    Dans tous les cas on gagne souvent à favoriser des peuplements mélangés (diversification des débouchés, meilleur résistance aux aléats climatiques nombreux au cours de la vie d'un arbre...).

    Un constat : en forêt on essaie d'adapter les essences au milieu, et non le contraire (agriculture), celà du fait du temps de culture du végétal ligneux (150ans, 2 générations), qui a vite fais prendre conscience de la nécessité d'une "gestion en bon père de famille", d'une gestion durable. Et c'est grâce notamment à toute cette diversité génétique conservée, à ce mode de "culture"non artificialisée mais orientée (et cultivé dans et en accord avec tout l'écosystème forestier), que je pense nos forêts n'ont pas tant à craindre du réchauffement (par rapport notamment à beaucoup de monocultures agricoles forcées qui déteriorrent énormément l'environnement.

    Quelles essences a-t-on sélectionnées dans ton cas (sapin, épicéa...)?
    En tout cas je suis fan des futaies jardinnées de part chez toi, il y en a de magnifiques où règne une ambiance... c'est un bonheur de s'y promener, et quel modèle de gestion ou cohabitent écologie, rentabilitée économique...Ahh les pessières des hauts de maîche, Nans s- ste Anne, Levier, les sapins présidents...heumm un bon mont d'or après une journée en forêt...
     

  9. yves25

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    le Haut Doubs
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    10 596

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Merci et ..à l'occasion pour le Mont d'Or
    fais moi signe


    En fait, ici, ils ont laissé faire me semble t il. Ca donne quand même pas mal de hêtre dirait on mais c'est peut être pas encore le moment d'éclaircir et, oui, il y a une quantité de petits épicéas.

    Je suis ça de loin à vrai dire: au gré des balades en forêt et du ski de fond ()
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...
     

  10. chatelot16

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    juin 2007
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    11 009

    Re : Plantes, forêts et CO2

    de quel mont d'or parlez vous ? dans le doubs ou dans le massif central

    mais peu importe , inutile de choisir nous meme ce que l'on veut planter : laissont pousser ce qui pousse le mieux et la nature trouvera la meilleure solution
     

  11. matht

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    Re : Plantes, forêts et CO2

    Ah j'en sens déjà l'odeur...et que dire des comté, morbier et, et la cancoillotte...quelques patates, saucisse de mortaux, un ti vin d'arbois... (J'arrête là). Ben pour le fromage du macif central, pas encore testé, mais la comparaison pourrait être interessante!

    Eh oui, dame nature fais bien les choses, et l'expérience nous montre qu'il est toujours bénéfique tant écologiquement qu'économiquement de travailler avec elle et non contre elle. Et en celà les forêts de part chez nous sont souvent un bel exemple, l'homme oriente la croissance naturelle en s'appuyant sur les bénéfices de tout l'écosystème, et ça marche, et pourvu que ça dure(au passage bientôt la première aoc sur des produits non alimentaires; les bois résineux Haut doubs, Jura, des qualité mécanique et de durabilité du au mode se culture)!
    ça me ferais mal de voir ici des monocultures en alignement comme on en voit : pins des lande, peupliers...)
    Et vive le cancoillote power! and forever...
     

  12. chatelot16

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    11 009

    Re : Plantes, forêts et CO2

    il n'y a pas a critiquer la foret completement artificielle des landes : sans l'homme ce n'etais pas une foret mais des landes : comme son nom l'indique : le choix des arbres planté n'a pas été mauvais puisque ca marche
     

  13. matht

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    août 2009
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    Re : Plantes, forêts et CO2

    C'est vrai que l'on pouvait peut-être guère faire autrement que d'implanter une culture tout à fait artificiallisée, si on voulait vraiment à tout prix "rentabiliser" cet espace.
    Mais je trouve que le choix de rentabiliser à tout prix un espace est tout à fait discutable d'un point de vue écologique: les landes ne sont pas juste des déserts stériles et inutile, mais des écosystèmes qui on leur importance...
    Maintenant c'est vrai que point de vue économique c'est très réussi... et ça n'a pas l'air d'avoir eu tant d'impact négatifs niveau éologique?
    Ca pourrait faire l'objet d'un sujet intéressant.
    En tout cas si j'ai dis une phrases qui a pu passer pour une critique, ça m'a échappé, j'ai juste pris un exemple de "sylviculture artificialisée" au hasard.
     

  14. invite765432345678
    Invité

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    Pas tellement éloigné, en fait.
    Dis moi: dans ma région actuelle, après la tempête de 99 , on a laissé la forêt se régénérer seule , au moins dans mon voisinage.

    Aurait il fallu planter davantage de hêtres?
    Bonjour,

    Je ne sais pas s'il aurait fallu replanter d'autres espèces, mais laisser pourrir les arbres dans le sous-bois n'était pas une bonne idée. On aurait dû attribuer des parcelles à déblayer à des particuliers dans l'année qui a suivi la tempête, puis ensuite on détruit les souches et on replante dans les zones trop éclaircies.

    Les arbres auraient aujourd'hui déjà une bonne taille.

    Cordialement,
     

  15. chatelot16

    Date d'inscription
    juin 2007
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    11 009

    Re : Plantes, forêts et CO2

    bien sur que laisser pourrir les arbre tombé est stupide

    apres la tempete j'ai essayer d'accelerer mon projet de fabrication de charbon de bois et de combustible liquide par pyrolyse du bois : je n'ai eu que des ennuis : les gendarme m'ont accusé de travail au noir quand je debarassait les gens des arbres tombé dans leur jardin ( avec un gmc et une grue pas en regle depuis longtemps ...)

    plus serieusement , si on exploitait corectement tout le bois qui se perd on economiserait des quantité enorme de petrole !

    il ne faut pas sortir 100% du bois produit par une foret sous peine d'epuiser le sol : il n'y a pas de risque , on peut en sortir beaucoup plus qu'actuellement
     

  16. wizz

    Date d'inscription
    mars 2005
    Messages
    12 839

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Citation Envoyé par RedDwarf Voir le message
    Bonjour,

    Je ne sais pas s'il aurait fallu replanter d'autres espèces, mais laisser pourrir les arbres dans le sous-bois n'était pas une bonne idée. On aurait dû attribuer des parcelles à déblayer à des particuliers dans l'année qui a suivi la tempête, puis ensuite on détruit les souches et on replante dans les zones trop éclaircies.
    Citation Envoyé par chatelot16 Voir le message
    il ne faut pas sortir 100% du bois produit par une foret sous peine d'epuiser le sol : il n'y a pas de risque , on peut en sortir beaucoup plus qu'actuellement
    encore et toujours le même problème: le cout de la main d'oeuvre / le cout rapporté par la vente du bois / le cout du pétrole
     

  17. matht

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    août 2009
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    31

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Bonjour,
    Dslé je répond tard. C'est vrai que des suites de la tempête, beaucoup de bois, chablis... auraient mérités d'être exploités par les particuliers (attention quand même,ça peut être dangereux!). Celà aurait éviter beaucoup de désagréments, notamment les quelques pullulations de bostryches et autres scolytes, qui, en s'attaquant aux arbres seins ont occasionnés des dégâts "à retardement" de la tempête.

    Il est nécessaire pour la forêt d'avoir des arbres morts, des bois nons exploités... ils constituent le milieu de vie de bien des espèces nécessaires au bon fonctionnement de l'écosystème forestier (pour les agri "auxiliaires de culture"), indirectement liés à la résistance du peuplement aux alléats climatiques, aux attaques de ravageurs, au recyclage de la biomasse, à la croissance de arbres... Vous avez peut-être déjà remarqué de vieux arbres dépérissants avec des petites plaquettes ONF "arbre conservé pour la biodiversité", ce n'est pas juste pour faire beau...

    Après ça dépend des régions, à certains endroits les gens se battent pour avoir la moindre petite parcelle d'affouage, tandis qu'à d'autres endroits il n'y a personne pour exploiter le bois qui s'accumule sur le parterre forestier, gâchis énorme, gêne pour les forestiers...
    Dans ces derniers cas on pourait trouver de nombreux moyens de "valoriser" toute cette matière.
    Cependant niveau tant bilan écologique qu'économique, je m'interroge sur la rentabilité?: une tronçonneuse, un tracteur, ça en consomme du pétrole, et en rejette du CO2, Double rejet de CO2; exploitation-transport/combustion dans la cheminée. est-ce que mettre tout ça en oeuvre juste pour quelques sterres ça vaut la peine?
     

  18. wizz

    Date d'inscription
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    12 839

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Cependant niveau tant bilan écologique qu'économique, je m'interroge sur la rentabilité?: une tronçonneuse, un tracteur, ça en consomme du pétrole, et en rejette du CO2, Double rejet de CO2; exploitation-transport/combustion dans la cheminée. est-ce que mettre tout ça en oeuvre juste pour quelques sterres ça vaut la peine?
    ne pas oublier non plus le salaire du personnel.
    le tout a fait qu'on a laissé le bois pourrir plutot que de l'exploiter à titre de bois-énergie
     

  19. matht

    Date d'inscription
    août 2009
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    31

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Exact, (je pensais plutôt à une exploitaion par les particuliers, affouagistes...) et c'est souvent bien domage, en milieu rural on a souvent une ressource à proximitée qui n'est pas utilisée!
    Autrefois une part bien plus grande de bois était utilisée en chauffage, les particulier des campagnes, allaient souvent même jusqu'à faire des fagots de petits branchages, récupérer les chutes derrières le bûcherons, on eploitait des taillis...ça devient rare aujourd'hui.
    Et à côté de ça (du bois qui se perd) on a de plus en plus de projets de production poussée de biomasse ligneuse, genre Taillis à Courtes Rotations (TCR) où on introduit des espèces à fort rendement (genre herbe à éléphant), et on conduit ces productions d'une manière agriculture intensive, avec les risque d'appauvrissement du sols...que l'on connaît!

    Encore juste une petite précision pour l'appauvrissement du sol : en forêt une très grande partie de la matière organique retourne au sol annuellement grâce aux feuilles, la part de matière utilisée pour former la matière ligneuse est minoritaire. (de plus une part de matière ligneuses: les branchages est très rarement utilisée et retourne au sol)
     

  20. wizz

    Date d'inscription
    mars 2005
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    12 839

    Re : Plantes, forêts et CO2

    ...parce qu'avant, à la campagne, il y a des VRAIS campagnards, il n'y a que des vrais campagnards

    à la campagne, c'est:
    -verdure
    -champs, foret
    -blablabla
    -mais surtout peu d'activité bien payé (tout en étant pas épuisant)

    et parce qu'avant, à la ville, c'ets:
    -pas de verdure
    -pas de champs
    -pas de foret
    -mais il y a du boulot bien payé (sans effort physique)

    Mais de nos jours, grace à la voiture et au carburant pas cher, l'ex-citadin peut bosser à la ville et habiter à la campagne où on y voit surtout des constructions "relativement récentes". Et lorsqu'une famille gagne 3 ou 4000€ par mois, cela lui permet d'acheter 5000-8000 litres de fuel pour alimenter une chaudière entièrement automatisée pas trop chère. Ils ne vont pas se lever dimanche matin, y passer 4 heures pour ramasser quelques fagot de bois dont le pouvoir calorifique correspond à tout casser à 10 litres de fuel, soit 5€...
     

  21. invite765432345678
    Invité

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Citation Envoyé par wizz Voir le message
    ...parce qu'avant, à la campagne, il y a des VRAIS campagnards, il n'y a que des vrais campagnards

    à la campagne, c'est:
    -verdure
    -champs, foret
    -blablabla
    -mais surtout peu d'activité bien payé (tout en étant pas épuisant)

    et parce qu'avant, à la ville, c'ets:
    -pas de verdure
    -pas de champs
    -pas de foret
    -mais il y a du boulot bien payé (sans effort physique)

    Mais de nos jours, grace à la voiture et au carburant pas cher, l'ex-citadin peut bosser à la ville et habiter à la campagne où on y voit surtout des constructions "relativement récentes". Et lorsqu'une famille gagne 3 ou 4000€ par mois, cela lui permet d'acheter 5000-8000 litres de fuel pour alimenter une chaudière entièrement automatisée pas trop chère. Ils ne vont pas se lever dimanche matin, y passer 4 heures pour ramasser quelques fagot de bois dont le pouvoir calorifique correspond à tout casser à 10 litres de fuel, soit 5€...
    C'est vrai mais çà pourrait changer. Dans les Vosges, mon beau-frère a rammasé plus de 80 stères de chêne de la tempête de 99. Cà diminue d'autant la quantité de fuel à acheter.

    Pour revenir à la croissance des arbres avec une atmosphère enrichie en CO2, l'eau va être un facteur important dans les années à venir. S'ils croissent plus vite et qu'ils n'ont pas suffisamment d'eau, ils vont dépérir. Sur la région parisienne, on constate très clairement que les arbres à feuilles très larges souffrent plus de la chaleur que les autres.

    SI les arbres croissent plus vite, le bois sera moins dur.

    Cordialement,
    Dernière modification par invite765432345678 ; 17/10/2009 à 15h34.
     

  22. wizz

    Date d'inscription
    mars 2005
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    12 839

    Re : Plantes, forêts et CO2

    ah c'est sûr que si la tempête de 99 s'était passé en 2007-2008 (avec le pétrole à 150$), je n'en douterai pas un seul moment qu'il ne restera pas une seule brandille au sol. Tout sera ramassé...
     

  23. matht

    Date d'inscription
    août 2009
    Messages
    31

    Re : Plantes, forêts et CO2

    , "je touche du bois", mais c'est certainnement pas la dernière tempête, et je doute que le prix du pétrole retombe, alors on aura un jour ou l'autre l'occasion de vérifier ça...
    Mais à mon avis si on a pas pu exploiter assez vite c'est aussi parce ça à fait trop de bois d'un coup, et pas assez de débouchés, ni de bûcherons...

    Interessant ces dépèrrissements à Paris, mais est-on sûr que ces arbres dépérissent du fait du manque d'eau et non d'autres facteurs? (ou même juste des suites d'années de canicule ponctuelle comme 2003)?

    En plaine on constate que beaucoup de résineux (surtout épicéas sapins plantés suite à politique d'enrésinnement des années 80), souffrent du manque d'eau(ils ne sont pas dans leur niche écologique optimale). Mais ils ne meurent pas ou peu de ce déficit hydrique, mais d'attaques de scolytes, dues à leur faible santée (beaucoup mettent encore en causes les pluies acides dés qu'ils voient un conifère sec, c'est enfait rarement le cas), comme quoi les causes ne sont pas toujours celles qu'on croit.
     

  24. wizz

    Date d'inscription
    mars 2005
    Messages
    12 839

    Re : Plantes, forêts et CO2

    Mais à mon avis si on a pas pu exploiter assez vite c'est aussi parce ça à fait trop de bois d'un coup, et pas assez de débouchés, ni de bûcherons...
    et c'est surtout que le pétrole ne coutait rien à cette époque
    http://www.developpement-durable.gou...s/se_brent.htm

    parce que si le pétrole était à 200-300$ avec le litre de fuel domestique à 2-3€, ne t'inquiète pas pour la main d'oeuvre, il y en aura pour ramasser le bois
     


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