Les produits de la réaction D,T muonique (proton de 3 MeV, neutron de 2,5 MeV) interviennent alors, et s'il y a plusieurs réactions muoniques dans l'eau lourde, prés de la surface de la cathode, c'est encore plus efficace.
Bonjour Arapède
il me semble que les produits d'une fusion DT, muonique ou pas d'ailleurs, fournissent 17.59 MeV (à un schouilla près), l'énergie est répartie en 4/5 pour le neutron et 1/5 pour l'hélium.
Si on récupère l'énergie du neutron en tapissant l'enveloppe du 'réacteur' avec du Li6 et 7 (ça tombe bien, c'est comme ça que le Lithium est formé) on peut espérer reformer le Tritium brulé.
Mais bon, je présume que depuis le temps que c'est connu, les problèmes liés à l'extraction de He, polluant s'il en faut(le soleil s'éteindra par sa faute), recyclage du tritium, toxique à l'extrême, et d'autres, font que la filière ITER est probablement nettement mieux adaptée que cette curiosité de laboratoire.
Pourquoi faire compliqué si c'était aussi simple...
tous comptes faits, on connait bien d'autres réactions de fusion bien plus intéressantes.
Deux hydrures de lithium, et celui de bore, sous formes solides si je ne m'abuse.
H + Li6 = He3 + He4 + 4.02 MeV
H + Li7 = 2 * He4 + 17.35 MeV
H + B11 = 3 * He4 + 8.68 MeV
aucune pollution neutronique, si ce n'est des rayons gammas (entre 250 et 1500 keV) facilement maitrisables.
Et pourquoi pas
Li6 + Li6 = C12 + 28.17 MeV.
Il y a toujours moyen de rêver, ce qu'ils sont bêtes ces physiciens.
L'electronique, c'est fantastique.
15/01/2011 - 16h30
Arapède
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Bonjour curieuxdenature,
Envoyé par curieuxdenature
il me semble que les produits d'une fusion DT, muonique ou pas d'ailleurs, fournissent 17.59 MeV (à un schouilla près), l'énergie est répartie en 4/5 pour le neutron et 1/5 pour l'hélium.
Si on récupère l'énergie du neutron en tapissant l'enveloppe du 'réacteur' avec du Li6 et 7 (ça tombe bien, c'est comme ça que le Lithium est formé) on peut espérer reformer le Tritium brulé.
..
Bien vu, il s'agit d'une erreur de ma part , il s'agissait de réactions D,D muoniques et non D,T. Erreur de frappe révélatrice ? inconsciemment, j'étais peut-être avec ITER, le concurrent dominateur de la fusion froide . Le problème pour récupérer l'énergie du neutron (14.6 MeV, c'est du costaud !), c'est qu'il faut obtenir des réactions nucléaires donnant des particules chargées, telles que celles que tu cites. Malheureusement, les sections efficaces de ces réactions ne deviennent intéressantes qu'à basse énergie, il faut donc ralentir les neutrons avec de fortes épaisseurs de modérateur : eau, eau lourde, graphite... avec tous les problèmes que cela comporte.
Il est possible de produire directement des particules chargées, la meilleure réaction nucléaire envisageable est : D+He3--->alpha+proton, (il y en a d'autres que tu cites dans un autre post). La section efficace de la réaction D,T est maximale au voisinage de 110 keV, pour la réaction D+He3, il faut dépasser 700 keV. Quand on voit l'installation nécessaire pour les réactions D,T, on est loin du compte s'il faut une température 7 fois supérieure.
19/01/2011 - 01h00
Pfhoryan
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Envoyé par Arapède
Bonne référence.
Si l'on veut "fabriquer un réacteur à fusion froide", il suffit de consulter les brevets déposés à l'INPI. C'est du tout-venant, il reste alors à faire un choix pour éviter les projets farfelus.
Tiens, justement, il y a apparemment des italiens qui viennent de faire une démonstration d'un réacteur à base de Ni-H. Dans leur démo, ils produisent 12 kW pour 0.4 kW consommés. Ils ont un brevet sur l'appareil, un partenaire industriel et disent être sur le point de commencer la production en série: http://www.lenr-canr.org/News.htm
Ce serait amusant d'avoir sur le marché un réacteur dont personne ne saurait dire sur quel principe il fonctionne
If 50 million believe in a fallacy, it is still a fallacy. Sam W Carey
19/01/2011 - 08h47
Deedee81
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Salut,
Attendons un peu avant de juger. Mais :
Envoyé par Pfhoryan
Ce serait amusant d'avoir sur le marché un réacteur dont personne ne saurait dire sur quel principe il fonctionne
Ca c'est sur
Note qu'on a longtemps fait ça avec les médicaments (et même parfois encore maintenant).
Et l'homme a utilisé le feu avant de comprendre les raisons physiques et chimiques de la combustion.
Mais ici, il faut bien dire que si c'était vrai, ce serait singulièrement énervant
Tout est relatif, et cela seul est absolu. (Auguste Comte)
19/01/2011 - 10h26
Pfhoryan
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Envoyé par Deedee81
Mais ici, il faut bien dire que si c'était vrai, ce serait singulièrement énervant
J'aurais dit excitant! Quand on sait tout expliquer avec les théories connues, on se fait un peu ch.... Combien de physiciens vendraient leur âme au diable pour trouver une faille dans le système standard?
If 50 million believe in a fallacy, it is still a fallacy. Sam W Carey
19/01/2011 - 10h34
Deedee81
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Envoyé par Pfhoryan
J'aurais dit excitant!
Ca peut aller de pair
Envoyé par Pfhoryan
Combien de physiciens vendraient leur âme au diable pour trouver une faille dans le système standard?
Tous
Mais je ne parlais même pas de ça. Juste d'un système qu'on arrive jusqu'à pouvoir utiliser, industrialiser, commercialiser et dont on ne sait pas comment il marche.
Un exemple : les supraconducteurs haute température.
(note que ça viole bien une théorie standard : la théorie BCG)
Par contre, pour le graphène on a vite compris pourquoi la théorie ne s'appliquait pas (la théorie prédit qu'une structure périodique à deux dimensions est instable).
Note que si ça viole quelque chose de fondamental, c'est encore mieux. Plus c'est révolutionnaire, mieux c'est.
Tout est relatif, et cela seul est absolu. (Auguste Comte)
Combien de physiciens vendraient leur âme au diable pour trouver une faille dans le système standard?
Bonjour
Dans ce cas précis, il vaudrait peut-être mieux s'adresser au bon dieu qu'à ses anges déchus.
Après avoir amené la preuve qu'ils existent, ça va de soi.
L'electronique, c'est fantastique.
19/01/2011 - 22h22
Arapède
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Bonsoir,
Envoyé par Pfhoryan
Tiens, justement, il y a apparemment des italiens qui viennent de faire une démonstration d'un réacteur à base de Ni-H. Dans leur démo, ils produisent 12 kW pour 0.4 kW consommés. Ils ont un brevet sur l'appareil, un partenaire industriel et disent être sur le point de commencer la production en série: http://www.lenr-canr.org/News.htm
Ce serait amusant d'avoir sur le marché un réacteur dont personne ne saurait dire sur quel principe il fonctionne
C'est tout récent et je ne connaissais pas ce projet, même si l'utilisation du nickel avec de l'hydrogène a déjà été expérimentée.
Si ça fonctionne, pourquoi ne pas l'utiliser, il n'est pas indispensable de tout comprendre.
L'hypothèse de réactions nucléaires, tel que c'est décrit dans le brevet me paraît plutôt difficile à envisager. Le bilan énergétique est positif, certes, mais à cause du numéro atomique du nickel, la barrière de répulsion Coulombienne est plutôt élevée, autour de 7 MeV si mon calcul est exact. On voit mal comment le proton peut surmonter cet obstacle.
L'émission d'un positon aboutit à transformer en neutron le proton en excès et cette transformation peut aussi être réalisée par capture électronique, avec dans les deux cas l'émission d'un neutrino. Si on a l'émission d'un e+, il ya inévitablement apparition de deux gammas de 0,51 MeV. Il n'est dit nulle part qu'il y ait eu observation de gammas ou de rayons X.
Les expérimentateurs ont pourtant constaté une élévation de température. Le traitement préalable du nickel peut entraîner des modifications de structure du métal hydruré, induisant ainsi des contraintes. La libération de ces contraintes, sous certaines conditions, pourrait éventuellement expliquer l'élévation de température.
20/01/2011 - 01h23
skar
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Bon deja c'est quoi froid??? moi je connais pas ce mot.
la fusion "froide" si le prend comme je le veux n'existe pas dans l'univers.
Ensuite faut arreter de rever.
20/01/2011 - 08h44
Deedee81
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Hej,
Envoyé par skar
Bon deja c'est quoi froid??? moi je connais pas ce mot.
T'habites un pays tropical ?
Sans rire, c'est par opposition à la fusion par confinement qui nécessite ou atteint des températures de l'ordre du million de degrés.
Envoyé par skar
la fusion "froide" si le prend comme je le veux n'existe pas dans l'univers.
La fusion muonique est une fusion froide. Et elle existe et elle marche. Même si elle n'est pas rentable.
Envoyé par skar
Ensuite faut arreter de rever.
Tu rigoles ou quoi ? Le rêve c'est ce qui fait avancer. Sans le rêve on n'aurait pas la télé, on n'aurait pas les antibiotiques, ni les smarties, on en serait encore à l'age des cavernes.
Ca ne justifie pas de faire n'importe quoi, mais essayer d'accomplir ses rèves c'est capital. Et pas seulement en science.
Tout est relatif, et cela seul est absolu. (Auguste Comte)
20/01/2011 - 13h31
curieuxdenature
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Envoyé par skar
Bon deja c'est quoi froid??? moi je connais pas ce mot.
la fusion "froide" si le prend comme je le veux n'existe pas dans l'univers.
Ensuite faut arreter de rever.
Bonjour
aucun scientifique ne niera la fusion froide, pas plus que les rêves justifiés qui vont avec, mais le problème ne se situe pas là, c'est plutôt l'appropriation de la chose par des hurluberlus qui avalent tout et n'importe quoi qui ne fait pas avancer la chose.
Et la mise au point est difficile, elle nécessite une connaissance de la physique qui n'est pas forcément à la portée de tous ceux qui en font leur dada. Ceux là, oui, ils rêvent, mais pas à leur avantage.
L'electronique, c'est fantastique.
21/01/2011 - 08h13
Pfhoryan
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Envoyé par curieuxdenature
...mais le problème ne se situe pas là, c'est plutôt l'appropriation de la chose par des hurluberlus qui avalent tout et n'importe quoi qui ne fait pas avancer la chose.
Et la mise au point est difficile, elle nécessite une connaissance de la physique qui n'est pas forcément à la portée de tous ceux qui en font leur dada. Ceux là, oui, ils rêvent, mais pas à leur avantage.
Cela me rappelle quelque chose...
De toute façon, pour la fusion à basse énergie, c'est comme pour le reste en science, il suffit d'être patient. Si le truc est réel il finira par s'imposer tout naturellement.
If 50 million believe in a fallacy, it is still a fallacy. Sam W Carey
La structure poreuse du catalyseur est obtenue par dissolution sélective de l'aluminium de l'alliage en utilisant une solution aqueuse de soude. La réaction de lixiviation correspond de manière simplifiée à l'équation suivante :
2Al + 2NaOH + 6H2O → 2Na[Al(OH)4] + 3H2
La surface spécifique est généralement déterminée par des mesures d'adsorption d'un gaz, qui s'adsorbe de manière préférentielle sur les surfaces métalliques comme l'hydrogène. Il a été montré en utilisant ce type de mesures que pratiquement toute la surface des particules du catalyseur est constituée d'atomes de nickel[4]. Le nickel étant le métal actif du catalyseur, une surface constituée préférentiellement de nickel implique une surface importante de disponible permettant à de nombreuses réactions de se produire de manière simultanée (ce qui correspond donc à un pouvoir catalytique élevé). Le nickel de Raney disponible commercialement possède une surface spécifique de nickel moyenne de l'ordre de 100 m² par gramme de catalyseur[4].
Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :)
02/02/2011 - 15h45
DomiM
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Re : Fabriquer un réacteur à fusion froide
Focardi de Bologne avait déja découvert la fusion froide nickel hydrogène en 1994 quel long parcours (17 ans) pour arriver à un prototype plus gros et avec toujours autant d'inconnu sur la réaction !
Un rapport de Février 1994, provenant de 3 scientifiques italiens F. Piantelli de Sienne, S. Focardi de Bologne, et R. Habel de Cagliari, décrit l’utilisation d’une barre électrode de nickel, de 1 cm2de section et 9 cm de longueur, placée dans une atmosphère d’hydrogène et chauffée à environ 350°C. Après une stimulation électromagnétique spéciale (brevetée), le système dont les résultats sont tout à fait reproductibles, génère environ 40 watts de chaleur excédentaire.
Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :)