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question du jour



  1. #1
    Mecton

    question du jour

    Bonjour,

    Ne voulant pas noyer le forum je poste 2 types de questions dans une fenêtre.
    -L'horloge moléculaire se base sur le taux des mutations conservées sur certains gènes ( globine, fibronectine ... ). Mais la conservation de ces mutations doit passer le filtre de la sélection naturelle, sinon elles disparaissent.Donc les variations de la séquence d'un gène dépent du taux de mutation et de la sélection ,cette dernière agissant, je pense de façon irrégulière dans le temps. Donc la sélection naturelle est un facteur d'erreur pour l'horloge moléculaire.

    Pourquoi la technique de datation dite "de l'horloge moléculaire" n'utilise pas, plutôt, des séquences non codantes sur qui la sélection n'a pas prise ( enfin je crois )? Le nombre de mutations serait alors uniquement dépendant d'un facteur stockastique ( c'est comme ça qu'on dit? ) : le taux de d'erreur lors de la réplication de l'ADN.

    Imaginons qu'une séquence non codante ait une affinité pour des facteurs de transcriptions. Imaginons ensuite une petite mutation ponctuelle qui mette en place un codon départ juste à coté de la séquence affine pour ces facteurs de transcription. On aurait là la naissance d'un nouveau gène .C'est facile à imaginer mais ça n'existe pas me semble t'il... pourquoi ?


    Peut on qualifier les tapis bactériens, de biofilms ?
    Si oui alors les cyanobactéries qui forment les stromatolithes sont organisées en biofilms ? Et donc les premières traces de vie sur Terre ( -3.8 milliards d'années ) sont le fait d'une forme de vie multicellulaire !!!? Ca m'étonne par ce qu'on nous rabache que la pluricellularité est apparue tardivement ( vers -600 millions d'années avec la faune d'Ediacara ).
    OK pluricellularité ne veut pas dire multicellularité mais quand même c'est étonnant...

    -----


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  3. #2
    Simon31

    Re : question du jour

    Pour ta 1ère question, ce n'est pas parce qu'on ne sait pas à quoi servent les séquences non codantes qu'elles ne servent à rien ! A partir de la, comme on ne sait pas à quoi elles servent, on ne peut pas savoir si elles sont soumises à la sélection naturelle.

  4. #3
    super nono

    Re : question du jour

    Citation Envoyé par Simon31 Voir le message
    Pour ta 1ère question, ce n'est pas parce qu'on ne sait pas à quoi servent les séquences non codantes qu'elles ne servent à rien ! A partir de la, comme on ne sait pas à quoi elles servent, on ne peut pas savoir si elles sont soumises à la sélection naturelle.
    Pourquoi devraient-elles "servir à quelque chose" ? Cette formulation semble partir du postulat que le matériel génétique est un code pour permettre la reproduction des organismes, d'après ce que j'ai cru comprendre à Richard Dawkins, le point de vue inverse : les organismes servent à perpétuer les gènes, est plus cohérent, non ?

  5. #4
    Do_The_Funk

    Re : question du jour

    Pour répondre à la fin de ton message, mecton, à mon sens, il n'y aucun rapport entre les associations symbiotiques de cyanobactéries et autres protozoaires, et l'apparition des premiers métazoaires, puisque il n'y a alors ni génotype commun ni différenciation cellulaire.

  6. #5
    aquilegia

    Re : question du jour

    Citation Envoyé par super nono Voir le message
    Pourquoi devraient-elles "servir à quelque chose" ? Cette formulation semble partir du postulat que le matériel génétique est un code pour permettre la reproduction des organismes, d'après ce que j'ai cru comprendre à Richard Dawkins, le point de vue inverse : les organismes servent à perpétuer les gènes, est plus cohérent, non ?
    Oui, mais c'est un peu le serpent qui se mord la queue...
    Disons que pour avoir un point de vue général sur l'évolution, on va plutôt dire que ce sont les organismes qui servent à reproduire les gènes, mais si on prend le point de vue de l'individu, chaque gène lui "sert à quelque chose" (positif ou négatif) ou est neutre.

    Donc, on peut très bien avoir de l'ADN entièrement parasite, c'est à dire qui ne contribue pas du tout à construire l'individu qui va le reproduire (comme un passager), mais encore faut-il être sûr que cet ADN ne contribue vraiment à rien.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac)

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    super nono

    Re : question du jour

    Citation Envoyé par aquilegia Voir le message
    Oui, mais c'est un peu le serpent qui se mord la queue...
    Disons que pour avoir un point de vue général sur l'évolution, on va plutôt dire que ce sont les organismes qui servent à reproduire les gènes, mais si on prend le point de vue de l'individu, chaque gène lui "sert à quelque chose" (positif ou négatif) ou est neutre.

    Donc, on peut très bien avoir de l'ADN entièrement parasite, c'est à dire qui ne contribue pas du tout à construire l'individu qui va le reproduire (comme un passager), mais encore faut-il être sûr que cet ADN ne contribue vraiment à rien.
    D'accord. Je suppose qu'il est extrêmement difficile de prouver que quelque chose n'a aucun effet ?

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  10. #7
    aquilegia

    Re : question du jour

    Citation Envoyé par super nono Voir le message
    D'accord. Je suppose qu'il est extrêmement difficile de prouver que quelque chose n'a aucun effet ?
    En effet... surtout en ce domaine

    Généralement, on dit qu'on ne peut pas mettre d'effet en évidence.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac)

  11. #8
    Mecton

    Re : question du jour

    En ce qui concerne l'ADN non informatif, il me semble qu'il permet d'établir une distance physique entre 2 régions promotrices et donc cette distance diminue la probabilité, pour un facteur de transcription, de se lier au 2 promoteurs . Si ces 2 promoteurs sont proches alors ils entrent en compétition pour le facteur de transcription ce qui est moins le cas lorsque les promoteurs sont éloignés. Donc ces séquences non informatives participeraient à la régulation transcriptionnelle.


    Pour répondre à la fin de ton message, mecton, à mon sens, il n'y aucun rapport entre les associations symbiotiques de cyanobactéries et autres protozoaires, et l'apparition des premiers métazoaires, puisque il n'y a alors ni génotype commun ni différenciation cellulaire
    Je me suis mal exprimé : je ne voulais pas parler de symbioses ni de protozoaires ni de métazoaires. Je voulais juste savoir si les premières traces de vie sont des traces laissées par des organismes multicellulaires, c'est à dire par des bactéries ayant adopté un mode de vie en colonie, en "biofilm".

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