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Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition




  1. #1
    MAIS_DIT

    Post Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition

    Bonjour à tous !
    J'ai un dm en SVT et je voudrais savoir si quelqu'un aurait bien envie d'y jeter un coup d'oeil pour me dire s'il manquait quelque chose ? Ca serait super sympa !

    Consigne : montrer que le terme ESPECE reste assez ambigu à notre époque, et montrer quelques un des mécanismes permettant l'apparition ou la disparition d'une espèce vivante.

    Nous allons voir dans les lignes qui vont suivre pourquoi le terme « espèce » reste encore assez ambigu, puis nous nous intéresserons aux mécanismes expliquant l’apparition ou la disparition d’une espèce.


    I- Une ambiguïté du terme espèce toujours d’actualité

    Au cours des siècles, les scientifiques ont tenté d’apporter une définition précise du terme espèce. Ces définitions tournent autour de deux critères ; la ressemblance et l’interfécondité
    Le critère de ressemblance soutient qu’il suffit que des individus se ressemblent fortement pour pouvoir les classer dans la même espèce. Ce critère n’est pas très fiable (L’âne ressemble au mulet mais ne peut donner un individu fertile avec celui-ci, alors que deux races de chiens physiquement différentes le peuvent).
    Le critère d’interfécondité, plus pertinent, est basé sur le fait que deux individus sont de la même espèce s’ils sont capables d’engendrer une descendance fertile.
    Malgré cela, dans certains cas, la ressemblance physique ou l’interfécondité ne permettent pas de vérifier l’appartenance de deux individus à la même espèce. C’est le cas pour les espèces jumelles : des scientifiques ont étudié deux populations de drosophiles identiques. Lorsque les deux populations se sont accouplées, elles ont donné lieu à des drosophiles stériles. Elles ne font donc pas partie de la même espèce.
    Il y’a également le cas inverse, où deux individus de la même espèce ont été classés comme faisant partie de deux espèces différentes, à cause du dimorphisme sexuel (par exemple, les faisans males sont très colorés alors que les femelles sont blanches).
    Mais encore, certaines espèces sont difficiles à classer car leur interfécondité ne peut pas être vérifiée du fait de leur reproduction asexuée, c’est le cas pour certains végétaux.
    Enfin, il est compliqué de classer certains être vivants uniquement présents sous forme de fossile, car leur interfécondité ne peut être vérifiée et leur ressemblance physique est un élément trop peu fiable.
    C’est pour toutes ces raisons que le terme espèce reste assez vague, même à notre époque, et qu’il pourrait au final s’apparenter à un terme attribué par pure commodité, comme le dit Charles Darwin.

    Nous allons maintenant voir quelques mécanismes expliquant l’apparition où la disparition d’une espèce vivante sur Terre.



    II- Quels mécanismes engendrent la disparition ou la création d’une espèce vivante ?

    L’apparition ou la disparition d’une espèce est un phénomène généralement rare et long. En effet, l’apparition d’une espèce peut résulter des mutations du génome d’un ou plusieurs individus. Sur le long terme, l’accumulation de ces mutations induit de nombreux changements qui conduisent à l’impossibilité pour ces individus de se reproduire avec l’espèce de départ (l’accouplement n’aboutira pas à une naissance ou donnera un individu stérile), c’est ainsi qu’apparait une nouvelle espèce. C’est notamment le cas avec l’Homme, qui, petit à petit, est passé de Homo habilis à Homo erectus pour enfin arriver à l’Homo sapiens (sans compter les nombreuses autres évolutions intermédiaires).
    L’isolement géographique de plusieurs populations d’une même espèce peut également les amener à développer chacune des allèles exclusifs, qui à terme peuvent aboutir à l’apparition de nouvelles espèce.


    La disparition des espèces, elle, peut découler de la sélection naturelle, ce qui rejoint la théorie de l’évolution évoquée par Charles Darwin au 19ème siècle. Reprenons l’exemple de l’Homme : Homo erectus pouvait se maintenir debout, il était mieux avantagé pour la chasse ou la cueillette que son ancêtre Homo habilis. A long terme, cela a causé la perte d’Homo erectus qui ne pouvait plus se nourrir car son descendant mangeait ses ressources grâce à cet avantage. Il y’a aussi l’exemple des girafes à petit cou qui ont disparu à cause d’une nouvelle espèce de girafe à long cou qui pouvait mieux se nourrir.
    Mais encore, la météo peut être la cause de la perte d’une espèce, c’est notamment à cause de cela que les dinosaures ont disparu aujourd’hui.
    La disparition d’une espèce peut alors affecter un maillon de la chaine alimentaire et en faire disparaitre une autre, créant un cercle vicieux.
    Néanmoins, la disparition des espèces peut résulter directement de la main de l’Homme. Ainsi, l’exploitation excessive de certaines espèces peut causer leur disparition, comme c’est le cas avec le Dauphin de Chine, ou le Dodo, qui ont disparu sur des périodes très courtes après leur découverte par l’Homme.


    Je suis ouvert à toute suggestion

    Bonne soirée !

    -----


  2. Publicité
  3. #2
    noir_ecaille

    Re : Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition

    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    I- Une ambiguïté du terme espèce toujours d’actualité

    Au cours des siècles, les scientifiques ont tenté d’apporter une définition précise du terme espèce. Ces définitions tournent autour de deux critères ; la ressemblance et l’interfécondité
    Le critère de ressemblance soutient qu’il suffit que des individus se ressemblent fortement pour pouvoir les classer dans la même espèce. Ce critère n’est pas très fiable (L’âne ressemble au mulet mais ne peut donner un individu fertile avec celui-ci, alors que deux races de chiens physiquement différentes le peuvent).
    Le critère d’interfécondité, plus pertinent, est basé sur le fait que deux individus sont de la même espèce s’ils sont capables d’engendrer une descendance fertile.
    Malgré cela, dans certains cas, la ressemblance physique ou l’interfécondité ne permettent pas de vérifier l’appartenance de deux individus à la même espèce. C’est le cas pour les espèces jumelles : des scientifiques ont étudié deux populations de drosophiles identiques. Lorsque les deux populations se sont accouplées, elles ont donné lieu à des drosophiles stériles. Elles ne font donc pas partie de la même espèce.
    Il y’a également le cas inverse, où deux individus de la même espèce ont été classés comme faisant partie de deux espèces différentes, à cause du dimorphisme sexuel (par exemple, les faisans males sont très colorés alors que les femelles sont blanches).
    Mais encore, certaines espèces sont difficiles à classer car leur interfécondité ne peut pas être vérifiée du fait de leur reproduction asexuée, c’est le cas pour certains végétaux.
    Enfin, il est compliqué de classer certains être vivants uniquement présents sous forme de fossile, car leur interfécondité ne peut être vérifiée et leur ressemblance physique est un élément trop peu fiable.
    C’est pour toutes ces raisons que le terme espèce reste assez vague, même à notre époque, et qu’il pourrait au final s’apparenter à un terme attribué par pure commodité, comme le dit Charles Darwin.
    C'est pas mal.
    Chez les plantes, des lignées d'espèces différentes peuvent se croiser et donner descendance. C'est d'ailleurs un mécanisme récurrent d'apparition de nouvelles espèces au sein des métabiontes.
    Chez les animaux, on en réfère généralement à l'interfécondité, encore qu'il soit dans la pratique plus compliqué de croiser un chihuahua avec un dogue allemand que de croiser une jument avec un âne...
    Chez les microbes, c'est encore pire entre la scissiparité et certains mode de reproduction sexuée ou asexuée. On s'est longtemps attaché aux caractères phénotypiques pour aujourd'hui leur préférer d'autres classements -- génétique quand on dispose d'un séquençage, antigénique, etc. Il existe même des quasi-espèces virales, des virus ayant un tel taux de mutations par génération qu'on peine à classer les virions ensembles quand d'autres sont d'une stabilité remarquable.

    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    II- Quels mécanismes engendrent la disparition ou la création d’une espèce vivante ?

    L’apparition ou la disparition d’une espèce est un phénomène généralement rare et long. En effet, l’apparition d’une espèce peut résulter des mutations du génome d’un ou plusieurs individus. Sur le long terme, l’accumulation de ces mutations induit de nombreux changements qui conduisent à l’impossibilité pour ces individus de se reproduire avec l’espèce de départ (l’accouplement n’aboutira pas à une naissance ou donnera un individu stérile), c’est ainsi qu’apparait une nouvelle espèce. C’est notamment le cas avec l’Homme, qui, petit à petit, est passé de Homo habilis à Homo erectus pour enfin arriver à l’Homo sapiens (sans compter les nombreuses autres évolutions intermédiaires).
    L’isolement géographique de plusieurs populations d’une même espèce peut également les amener à développer chacune des allèles exclusifs, qui à terme peuvent aboutir à l’apparition de nouvelles espèce.
    Clairement le premier paragraphe ne traite que de l'apparition des espèces. Vous devriez supprimer le "ou la disparition" qui sera dans un autre paragraphe.

    Pour pousser un peu les choses, il n'existe pas que l'isolement géographique. Cherchez un peu sur le thème de la sélection sexuelle Vous devriez parler de dérive génétique, laquelle peut éventuellement expliquer pourquoi des populations géographiquement (ou socialement, ex : le chien et le loup) isolées peuvent donner à terme de nouvelles sous-espèces voire des espèces distinctes. Il y a aussi les changements environnementaux drastiques survenant pour une à plusieurs sous-populations, auquel cas il s'agira de sélection darwinienne.


    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    La disparition des espèces, elle, peut découler de la sélection naturelle, ce qui rejoint la théorie de l’évolution évoquée par Charles Darwin au 19ème siècle.
    FAUX ! On parle de sélection darwinienne pour des individus au sein d'une même population/espèce. Charles Darwin a ainsi remarqué chez les pinsons des Galapagos que les becs de ces derniers évoluaient d'une génération à l'autre en fonction des disponibilités alimentaires, les plus aptes ayant plus de chances d'avoir des descendants -- d'où transmission de caractères et diffusion dans une population. Il peut d'ailleurs s'agir de sélection positive (augmentation des occurrences) ou négative (régression des occurrences).

    Le cas particulier de la disparition d'une espèce n'est en fait que l'aboutissement d'une sélection négative extrême

    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    Reprenons l’exemple de l’Homme : Homo erectus pouvait se maintenir debout, il était mieux avantagé pour la chasse ou la cueillette que son ancêtre Homo habilis. A long terme, cela a causé la perte d’Homo erectus qui ne pouvait plus se nourrir car son descendant mangeait ses ressources grâce à cet avantage. Il y’a aussi l’exemple des girafes à petit cou qui ont disparu à cause d’une nouvelle espèce de girafe à long cou qui pouvait mieux se nourrir.
    Deux fautes :
    - les "girafes à petits cous" existent toujours : Okapi
    - il faudrait expliquer succinctement en quoi H. erectus serait une sélection à partir de H. abilis plutôt qu'une dérive génétique

    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    Mais encore, la météo peut être la cause de la perte d’une espèce, c’est notamment à cause de cela que les dinosaures ont disparu aujourd’hui.
    La disparition d’une espèce peut alors affecter un maillon de la chaine alimentaire et en faire disparaitre une autre, créant un cercle vicieux.
    La il faut peut-être placer quelques notions d'adaptation et d'environnement, voire de dépendance

    Citation Envoyé par MAIS_DIT Voir le message
    Néanmoins, la disparition des espèces peut résulter directement de la main de l’Homme. Ainsi, l’exploitation excessive de certaines espèces peut causer leur disparition, comme c’est le cas avec le Dauphin de Chine, ou le Dodo, qui ont disparu sur des périodes très courtes après leur découverte par l’Homme.
    Pas nécessaire au devoir mais on peut le laisser dans le cadre d'un élargissement éthique.
    Dernière modification par noir_ecaille ; 06/11/2013 à 20h51.
    "Deviens ce que tu es", Friedrich W. Nietzsche

  4. #3
    Amanuensis

    Re : Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition

    Prendre les espèces humaines comme exemple est souvent casse-gueule. Trop d'idées fausses circulant, trop d'hypothèses et de termes changeant constamment et ayant changé de manière importante dans les dernières décennies.

    Juste un exemple

    Homo erectus pouvait se maintenir debout, il était mieux avantagé pour la chasse ou la cueillette que son ancêtre Homo habilis
    On sait maintenant que la station debout précède le genre homo. Homo habilis avait déjà la marche bipède.

    Autre point, le terme homo erectus a changé de signification depuis quelque temps, il est limité à l'Asie, et n'est pas l'ancêtre de h. sapiens.

    Etc.

    (Cf. par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_erectus, comme base minimale même si cela reste de la vulgarisation.)
    Dernière modification par Amanuensis ; 06/11/2013 à 21h06.
    Pour toute question, il y a une réponse simple, évidente, et fausse.


  5. #4
    MAIS_DIT

    Re : Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition

    Coucou !
    Merci d'avoir pris le temps de lire mon Dm et d'y ajouter quelques précisions et corrections !
    Je prend note et je vais de ce pas modifier les parties concernées !


  6. #5
    MAIS_DIT

    Re : Ambiguité du terme espèce et mécanisme responsable de son apparition/disparition

    Oui je trouvais l'exemple de l'homme assez dangereux aussi, alors je l'ai tout bonnement retiré (il y'a suffisamment d'exemple de toutes facons !)

    Merci encore !

  7. A voir en vidéo sur Futura

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