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Enseigner la philosophie des sciences et plus... ?




  1. #1
    Fulcanelli
    Bonjour,

    Voici quelques questions que j'aimerais poser à ceux et celles qui ont suivi un cursus scientifique. Mon intuition me dit qu'ils sont en nombre par ici.

    d'après vous, un enseignement transdisciplinaire orienté autour de la philosophie des science vous paraît-il nécessaire, si oui, dans quelle matière plus spécifiquement, et dans quel cycle d'étude ? Pour ma part, je pense qu'il faut attendre la licence pour faire quelque chose de sérieux et d'un niveau convenable.

    Pour ceux qui ont suivi ce type d'enseignements, en êtes-vous satisfait où alors avez-vous trouvé cela trop absons, trop éloigné de la science, voire dans le cas inverse, trop banal, genre cours d'histoire niveau bande dessinées pour collégiens.

    Qu'aimeriez-vous apprendre ? La différence de statut épistémologique entre sciences et philo, l'histoire de la science et sa naissance, ou bien le fonctionnement de la science, enfin, une ouverture vers des théories alternatives, une introduction aux doctrines genre matérialisme, idéalisme, spiritualisme, rationalisme, monisme, dualisme, théisme, enfin quelques notions sur la thérie des systèmes et pour finir, une bonne dose de philosophie de la technique ?


    Merci pour vos commentaires, réactions et suggestion.

    -----


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  3. #2
    Coincoin
    Personnellement, je suis en 1ère année d'école d'ingé, et j'ai dû faire en tout et pour tout dans mon cursus, disons, 10h d'épistémologie... Ce que je souhaiterais, ce n'est donc pas un enseignement centré sur l'épistémologie mais plutôt de l'épistémologie (et de l'histoire des sciences en général, tant qu'à faire) en plus de mon enseignement scientifique. Parce que les petites remarques des profs de sciences ne constituent pas un vrai cours d'épistémologie

  4. #3
    Sirius
    J'ai eu une option de Bioéthique / Histoire des sciences en 1ere année de DEUG SV, malheureusement c'était tout pourri.
    Franchement autant lire un bon bouquin.
    @+ Sirius


  5. #4
    Fulcanelli
    Merci aux deux personnes qui ont bien voulu répondre. Je crois bien que ce sujet passionne les foules. Mon avis, mais il est à mettre en doute, serait que les scientifiques ont en majorité rien à cirer d'un enseignement qui pourrait les éclairer sur leur pratique et surtout les faire sortir d'une vision unidimensionnelle que propose la science.

  6. #5
    Cécile
    Salut Fulcanelli,

    Un tel enseignement m'aurait bien intéressé, mais je n'ai rien eu de tel. Le problème est que ça peut vite tourner au bla-bla inintéressant. L'idéal serait de partir de l'histoire des sciences et de la pensée scientifique (positivisme ...), ça nous donnerait un peu de recul et de modestie.

    Qu'aimeriez-vous apprendre ?
    La différence de statut épistémologique entre sciences et philo
    bof
    l'histoire de la science et sa naissance
    Oui
    ou bien le fonctionnement de la science
    Oui ,c'est surtout ça qui me paraît intéressant, afin de se rendre compte que l'objectivité absolue n'existe pas, et qu'on est pleins de préjugés
    enfin, une ouverture vers des théories alternatives, une introduction aux doctrines genre matérialisme, idéalisme, spiritualisme, rationalisme, monisme, dualisme, théisme, enfin quelques notions sur la thérie des systèmes
    Non
    et pour finir, une bonne dose de philosophie de la technique ?
    Oui

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Rincevent
    salut,

    Mon avis, mais il est à mettre en doute, serait que les scientifiques ont en majorité rien à cirer d'un enseignement qui pourrait les éclairer sur leur pratique et surtout les faire sortir d'une vision unidimensionnelle que propose la science.
    ayant cotoyé un assez grand nombre de scientifiques (et pour cause, je suis de cette espèce), je ne suis pas tout à fait d'accord, voire pas d'accord du tout: l'histoire des sciences et/ou l'épistémologie ne sont parmi les sujets de discussion délaissés...

    Mais la question de l'enseignement est bien plus subtile que ça. Je crois que pour pouvoir "vraiment" faire de l'épistémologie, il faut suffisamment comprendre et maitriser les théories et leurs implications. Ce qui en effet ne se fait pas avant la 3ème ou 4ème année (voire plus). J'aurais donc tendance à dire que cela devrait être inscrit au programme des 3ème cycles scientifiques de manière assez détaillée, mais aussi que cela devrait être inclus (à un niveau plus simple type culture générale) de manière "plus historique" dans les programmes des enseignements scientifiques dès le début, au collège (ou plutôt au lycée pour avoir des éléves un peu plus attentifs).

    Le problème, c'est que la tendance actuelle est plutôt de rendre l'enseignement utile et pratique. Et quand on ne pense qu'à courts termes...

    pour finir une remarque sur
    et surtout les faire sortir d'une vision unidimensionnelle que propose la science.
    il ne faut pas confondre la science telle qu'elle est ressentie et pratiquée par les chercheurs et telle qu'elle est transmise par les médias...

  9. #7
    Fulcanelli
    Je suis d'accord. Pour faire de la philosophie des sciences qui ne se résume pas à un cours de terminale supérieure (le bla bla comme dit Cécile) mais examine les soubassements des choses, il faut attaquer en maîtrise, voire plus haut, thèse et même plus car les chercheurs auraient besoin d'une formation transversale en ces domaines.

    La question de l"objectivité est des plus profondes. Pourquoi l'objectivité est-elle devenu une sorte de mythe rationnels, surtout en France car elle Allemagne, la tradition métaphysique offrait un autre cheminement. Que la science ait affaire aux faits objectifs est une chose, mais croire que l'objectivité est une hypostase me parait trompeur et pourtant c'est ce qu'elle suppose, sans même en avoir conscience

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  11. #8
    John78
    Citation Envoyé par Rincevent
    ayant cotoyé un assez grand nombre de scientifiques (et pour cause, je suis de cette espèce), je ne suis pas tout à fait d'accord, voire pas d'accord du tout: l'histoire des sciences et/ou l'épistémologie ne sont parmi les sujets de discussion délaissés...

    Faites juste un petit test. Demander aux scientifiques autour de vous qui était par ex. Francois Jacob et ce qu'il a découvert. Vous serez surpris des réponses.... Si il y a bien un truc où je suis tombé de haut c'est bien sur le niveau très faible (pour des scientifiques) en culture epistémiologique. Le coté historique des sciences est complètement délaissé dans les enseignements universitaires de tout niveau.... Bon, y a plus grave comme carence, on est d'accords...

    A+
    John

  12. #9
    Fulcanelli
    Eh bien c'est la première fois que nous sommes d'accord sur un point, mon cher John, mais je reconnais que j'ai toujours mis le paquet pour être d'accord avec personne et affirmer mon ego de manière démesurée, ce qui n'aide pas sur les forums.

    Oui, le niveau épistémologique est très bas en France et la recherche en épistémologie également. Les causes... je préfère ne rien dire.

  13. #10
    Eilura'
    Invité
    Je suis en deuxième année de DEUG et bien d'accord avec vous : l'enseignement "l'histoire des sciences" existe dans mon université mais n'est accessible que si on fait l'option IUFM!
    Pour le moment en tout cas...

  14. #11
    Guillmot
    Hello

    Une option va s'ouvrir l'année prochaine à Rennes 1 sur le thème de l'histoire des sciences et l'épistémologie, dans le cadre des UE libres du système LMD. Une bonne occasion d'ouvrir ses connaissances !

  15. #12
    Startijen
    Je pense comme Fulcanelli que la majorité des scientifiques n'a aucun penchant pour l'epistémologie. C'est à mon avis une conséquence logique de ce que l'on demande aux chercheurs (aux thésards en particulier) : faire un travail de technicien à haut rendement (en clair : pleins de manip', plein de résultats) et s'insérer dans le courant des publications.
    Pour cela, l'epistémologie est plus qu'inutile : elle est nuisible.

    En revanche, les études scientifiques forment sur des bases plutôt saines : les cours se réfèrent généralement à des expériences précises, expliquent souvent la montée d'une théorie en présentant les objections auxquelles elle a eu à faire face etc.) et d'une manière générale, s'appuient sur des expériences.

    Si ensuite un étudiant s'intéresse à l'histoire des sciences, il lui sera a priori relativement aisé de jeter un oeil critique sur l'enseignement reçu jusque là (je ne prétend pas que celui-ci est impartial).

    Pour revenir au débat, je pense que oui, une réelle formation à la philosophie des sciences est souhaitable et qu'effectivement elle doit être relativement tardive. Un tel enseignement devrait selon moi aborder l'histoire des sciences (mais selon qui se penche sur cette histoire, les lecture peuvent être très différentes...), les théories du savoir scientifique et même de la zététique.

    Je dirais que l'on peut aborder l'histoire des sciences dès le second cycle et l'études des théories épistémologiques en thèse (les étudiants ayant déjà eu un contact significatif - et "naïf" - avec la recherche scientifique).

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