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Un comparatif des instruments de début



  1. #1
    hle

    Un comparatif des instruments de début

    Bonjour,

    Le sujet récurrent sur ce forum est "quel instrument acheter pour débuter ?".

    Le dernier Sky & Telescope passe en revue une dizaine d'instruments de début, à moins de 200 $, tests à l'appui.

    Cela devrait répondre à 90% des demandes.

    A+

    PS : mon *premier* conseil est d'ailleurs de vous acheter un livre d'initiation à l'astronomie *avant* toute chose et non un gros télescope *puis* le livre (bon, disons que cette attitude alimente souvent le marché de l'occasion en instruments comme neufs malheureusement). Cela permet déjà de découvrir *tout* ce que l'on peut faire à l'oeil nu, avec un appareil photo de base, puis avec des jumelles, puis avec un petit instrument...

    -----


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  3. #2
    coquilledenoix

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Bonjour hle,
    je partage totalement ce principe de sagesse, au lieu de decouvrir petit à petit le ciel, ils courent apres le diametre et se comportent comme un conducteur novice avec une ferrari.
    (soupire)
    cordialement ciao.

  4. #3
    Lionel

    Re : Un comparatif des instruments de début

    En fait, et hormis le fait que tout astronome amateur aimerait posséder le VLT, ça s'appelle la société de consommation.

    Il est évident qu'il est logique de découvrir et d'apprendre le ciel à l'oeil nu, aux jumelles, au (petit) instrument, etc.

    Puis les amateurs changent souvent; pourquoi ? Un instrument, ça s'apprend, et il faut du temps. J'observe au T300 depuis 1996, et je n'ai pas l'intention d'en changer (seule la monture va céder la place à une autre plus légère et mieux faite, mais toujours en formule azimutale).

    Cette époque va vite, très vite, on ne veut plus apprendre, mais découvrir sans payer le prix de l'effort. Vive les GoTo ! Pourtant, l'astronomie devrait inciter à la patience (et accessoirement, à la modestie...)
    Tant qu'il y aura des étoiles...
    Logiciel ASTRO pour astronomes amateurs.

  5. #4
    hle

    Re : Un comparatif des instruments de début

    C'est vrai pour la société de consommation. La plupart des loisirs dont l'apprentissage est un tant soit peu laborieux sont à la peine.

    J'ai parfois l'impression que l'écart entre un télescope automatisé et le ciel simulé d'un planétarium sur micro s'amenuise. On clique puis on regarde... L'avantage du ciel simulé, c'est que l'on n'y trouve pas de turbulence...

    Cela dit, si cela peut faire naître des vocations d'admirateurs du ciel, c'est déjà çà.

  6. #5
    Lionel

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Citation Envoyé par hle
    Cela dit, si cela peut faire naître des vocations d'admirateurs du ciel, c'est déjà çà.
    Certes...

    L'astronomie souffre quand même d'une réputation injustifiée de science compliquée, réservée aux spécialistes. Alors que ce n'et pas QU'UNE science, mais aussi (surtout ?) une activité contemplative visant à mettre l'observateur en contact DIRECT avec l'Univers. Et qui n'est pas affaire de spécialistes, mais surtout de gens curieux de voir et de comprendre (éventuellement).

    RIEN ne remplace la vision en réel des merveilles du ciel. Ni un écran, ni une photo, ni un film.

    Bons ciels.
    Tant qu'il y aura des étoiles...
    Logiciel ASTRO pour astronomes amateurs.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    RT3669

    Angry Re : Un comparatif des instruments de début

    bon ben vu que personne veut le faire je mi colle !! si les debutants passe directement a un telescope de plus gros diamètre c'est pour mon cas ( je ne suis pa le seul je pense !! ) du a l'argent que sa coute!!! mon dobson je l'ai payé 300 euro et ma lunette 60/700 a 30 euro ( je l'ai racheté a un copain) , pour un debutant , je considere avoir pris de gros risque !!! imaginons que j'avais commencé dans l'ordre que vous dites ... jumelle 90 euro lunette , telescope j'en aurai deja pour 420 euro sans les accesoires ... il faut aussi essayer de comprendre qu'un debutant , quand il regarde dans une petite lunette , la premiere choze qu'il a envie de faire c'est de la jeter a la poubelle !!! c'est très decevant ! il passe de la nebuleuse de la tete de cheval magnifique et pleine de couleur dans un magazine a mars qui fait meme pas 1 mm de diametre dans l'occulaire . quand on s'interesse a l'astronomie , c'est aussi grace a ces images qu'ont vois a la télé etc etc . je pense que ce n'est pas du a la société de consomation , mais tout simplement a l'envie d'ovserver les choses les plus impressionantes dès le debut ... maintenant allez-y , contredisez moi :'(

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  10. #7
    phildoby

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Tout à fait d'accord avec toi RT3669 . D'ailleurs , dans mon cas , il m'arrive d'etre décu par mon 280 nexstar .Alors je me ressource avec de bonnes 7x50 et aussi bien sur la photo

    Phil

  11. #8
    ludo69

    Re : Un comparatif des instruments de début

    bonjour,

    Je pense que maintenant les gens commence avec des gros diametre tout simplement parceque on a plus le choix et que les prix sont bien moins elevé qu'il y a 10 ans !

    Un diametre de 114 il y a 10 ans devait couter plus cher que un 300 aujourd hui ! et puis maintenant avec internet tu peux commander tres tres facilement dans toute l'europe et donc le choix et les modele sont enorme; je suppose que il y a 10 ans et plus ce n'etait pas aussi facile et que la majorité des achats se faisaient soit dans des boutiques specialisé ou alors dans des magasins d'optique avec des prix ....

    maintenant il est vrai que il y a le goto qui peut rebuter certains personne habituer à pointer "a l'ancienne" , mais a mon avis meme si tu commences avec un instrument avec une aide au pointage ( inteliscope ou goto ) si tu es vraiment passionné tu voudras pointer toi meme tes objet sans autre artifice que le cheminement d'etoiles !

    Mais passer 30 min et plus a chercher un objet dans un ciel pollué ( on habite pas tous loin des villes ou pas la possibilité de s'en eloigner a chaque fois que le ciel nous donne la possibilité d'observer ) par la lumiere qui empeche de voir beaucoup d'etoile des constellation ca doit en degouter quelques un et cette aide au pointage permet justement d'observer certains objet dans ces conditions !!

    ludovic

  12. #9
    RT3669

    Re : Un comparatif des instruments de début

    merci de me soutenir et je suis aussi d'accord avec toi ludo

  13. #10
    nexstar8

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Citation Envoyé par phildoby
    D'ailleurs , dans mon cas , il m'arrive d'etre décu par mon 280 nexstar .

    Phil
    Salut Phildoby,
    Pas de problème, je te le reprends pour une poignée de $ !!!

  14. #11
    hle

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Citation Envoyé par RT3669
    bon ben vu que personne veut le faire je mi colle !! si les debutants passe directement a un telescope de plus gros diamètre c'est pour mon cas ( je ne suis pa le seul je pense !! ) du a l'argent que sa coute!!! mon dobson je l'ai payé 300 euro et ma lunette 60/700 a 30 euro ( je l'ai racheté a un copain) , pour un debutant , je considere avoir pris de gros risque !!! imaginons que j'avais commencé dans l'ordre que vous dites ... jumelle 90 euro lunette , telescope j'en aurai deja pour 420 euro sans les accesoires ... il faut aussi essayer de comprendre qu'un debutant , quand il regarde dans une petite lunette , la premiere choze qu'il a envie de faire c'est de la jeter a la poubelle !!! c'est très decevant ! il passe de la nebuleuse de la tete de cheval magnifique et pleine de couleur dans un magazine a mars qui fait meme pas 1 mm de diametre dans l'occulaire . quand on s'interesse a l'astronomie , c'est aussi grace a ces images qu'ont vois a la télé etc etc . je pense que ce n'est pas du a la société de consomation , mais tout simplement a l'envie d'ovserver les choses les plus impressionantes dès le debut ... maintenant allez-y , contredisez moi :'(
    Justement...
    • rien ne remplace une bonne paire de jumelles, tu ne la jetes pas pour t'acheter un télescope, tu la conserves précieusement. Ce n'est jamais un mauvais investissement. J'ai dû plus regarder dans mes 7x50 que dans mes télescopes.
    • un petit instrument peut devenir un chercheur sur un plus gros ou être revendu,
    • un petit instrument voyage. On verra plus de choses à la campagne ou à la montagne avec lui qu'avec le gros dans le jardin ou pire le balcon (sur le ciel "profond" mais vu le niveau de turbulence qu'il peut y avoir dans les quartiers pavillonnaires, çà peut aussi être vrai pour la lune et les planètes).
    • je n'ai pas eu entre les mains les télescopes à gros diamètre et bas prix qui se vendent actuellement. La qualité ayant un prix, je crains qu'ils n'aient des optiques "minimales", genre miroirs à lambda / 6 sur des barillets approximatifs. Si tel est le cas, ce ne sont pas des bonnes affaires : ils ne valent pas plus et un coup d'oeil dans une bonne optique de même diamètre risque de donner un choc violent.
      Bon, je n'ai pas fait le test, mais je serai vraiment très très circonspect avant d'en acheter un.
    • que la lunette ou le télescope aient 70 ou 200 mm de diamètre, jamais tu ne verras rien avec qui ressemble à une photo du télescope spatial. Oublie la tête de cheval.
      En revanche, quel que soit le diamètre, tu vois les choses .. en vrai, toute la différence entre l'expérience réelle et l'expérience rapportée.
    • Mars ne peut pas faire 1 mm de diamètre dans un télescope (unité de longueur) mais 1 minute d'angle (unité d'angle) par ex. Là d'ailleurs n'est pas le problème.
      Plus un télescope est gros, moins il y a de nuits où il est exploitable et plus il est exigeant sur la qualité du site. C'est la raison du succès des petites lunettes apo hors de prix. Elles sont rapides à mettre en oeuvre et tirent au maximum profit des conditions du jour.

    En fait, je pense que débuter avec un gros instrument présente plus de risque de se décourager qu'autre chose.

    J'ai eu mon 1er instrument il y a 25 ans. Ce qui comptait c'était de voir les anneaux de Saturne, peu importe qu'ils ne soient pas spectaculaires dans une lunette de 40 mm, je les voyais en vrai. Un télescope 5 fois plus gros ne m'aurait pas plus émerveillé.

    Cela dit, à chacun de faire son expérience.

  15. #12
    phildoby

    Angry Re : Un comparatif des instruments de début

    Citation Envoyé par hle
    Plus un télescope est gros, moins il y a de nuits où il est exploitable et plus il est exigeant sur la qualité du site.
    .
    C'est bien vrai . Un lampadaire mal placé, une ville toute proche et ou des mauvaises conditions météos réduisent bien trop les capacités d'un gros diamètre.
    Le mien fait à peu prés 50 kg à déplacer, à aligner , régler . et pour quelques vraies nuits exceptionnelles dans l'année , et encore , exceptionnelles à l'endroit ou je suis .

    Faut penser à tout ça avant d'acheter .

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  17. #13
    RT3669

    Re : Un comparatif des instruments de début

    comme tu le dis ,à chacun de faire son experience ...

  18. #14
    ludo69

    Re : Un comparatif des instruments de début

    bonjour

    non plus un telescope est gros moins il est exploitable au maximum de ses possibilités !! mais un gros diametre ne t'en montrera jamais moins que un petit !

    maintenant pour la qualité de ceux ci ( les gros pas cher ), c'est sur que un miroir a lambda chez pas combien de chez astrotelescope ou astam ( pour cité les deux principaux en france ) te montrera des etoile plus pique mais a choisir pour le meme prix entre un 250 de chez astrotelescope et un 500 de chez lukehurst moins choix serai tres vite fait et se porterait sur le 500 !! et oui qu'est ce que vous voulez la folie des grandeur !
    mes etoiles seront peut etre un peu moins piqué mais le diametre me permettrai de m'en mettre plein la vue sur un nombre d'objet phenomenal ! et ses optiques sont loin d'etre des cul de bouteilles !

    lors de ma derniere sortie j'ai pu comparer mon XT12 avec un 250 de chez astrotelescope, y a pas a dire les etoile sont un chouia plus fine et piqué sur le superpoli mais le diametre fait que je recoi plus de lumiere et donc plus de facilité a voir les objets !!
    et puis le mieux c'est de prendre un gros diametre pas cher et quand tu as fait le tour de ses possibilté ( y a le temps !! ) ou que tu as de nouveau rempli le portefeuille un petit tour chez astrotelescope pour qu'il te reprenne les optiques

    ludovic

  19. #15
    Erakis

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Concernant l'affirmation selon laquelle un gros diamètre est inutile dans un ciel pollué, hé bien il s'agit d'un idée reçue à pourfendre au plus vite.

    Prenons par exemple le week-end dernier ; la Lune était quasiment pleine et dans mon coin la nuit était assez humide avec une atmosphère qui diffusait beaucoup la lumière sélène. Magnitude limite à l'oeil nu : peut-être 4,5 voire même 4 (equivalent d'une bonne nuit parisienne). J'ai quand même sorti le dobson de 300 et même s'il y avait pas mal de turbulence les vues de la Lune et de Mars étaient déjà bien belles. Un 150 aurait fait aussi bien, d'accord, mais j'y reviendrai, au planétaire.
    Le week-end dernier donc, où les conditions n'étaient vraiment pas idéales pour le ciel profond, hé bien la Nébuleuse d'Orion (M42) était effectivement assez faiblarde, mais avec le filtre OIII elle dépassait déjà allègrement la vision de M42 dans un télescope de 150 mm par une nuit sans Lune ! Et encore, c'est surtout en grossissant la partie centrale que la vision est devenue magnifique : des volutes de gaz dans tous les sens, des détails indessinables que ce soit avec ou sans filtre... Je n'aurai pas eu le quart de cela avec un 150 mm dans les mêmes conditions. Je le sais bien, j'ai eu un 150 (une bonne optique qui plus est) juste avant d'avoir le 300. L'avantage d'avoir du diamètre c'est que non seulement on gagne en lumière, mais aussi on gagne en résolution, du coup on peut grossir pas mal sans perte de qualité d'image visible (même s'il y a un peu de turbulence, ce n'est pas toujours rédhibitoire en ciel profond) et on augmente du même coup le contraste tout en diminuant la luminosité du fond de ciel. Bref, si on a un ciel pollué on peut grossir. Ca marche très bien pour les nébuleuses planétaires et les amas globulaires, moins bien, il est vrai, pour les nébuleuses diffuses et les galaxies. De toute façon EN AUCUN CAS un télescope de plus petit diamètre peut donner de meilleures images, à qualité optique équivalente et luminosité du fond de ciel identique (ajuster le grossissement en fonction du télescope). A grossissement identique le fond de ciel sera plus sombre dans le plus petit instrument... mais le reste aussi, c'est mathématique.

    Concernant le planétaire (ou toute opération où il faut distinguer de subtils détails à fort grossissement), les seuls critères discriminants sont, du plus important au moins important : une atmosphère stable, une résolution maximale, un contraste maximal et une luminosité maximale. Un site pollué ou peu transparent peut être extrêmement stable. La résolution dépend linéairement du diamètre (c'est proportionnel) et des aberrations introduites par la chaîne optique (les miroirs doivent avoir peu de défauts de forme), et il faut vraiment une mauvaise optique de 300 pour voir plus de choses dans un excellent 150. Bien sûr un élément essentiel de la résolution est la collimation. On ne fait rien de bon sans une bonne collimation, c'est simple à faire une fois le coup de main pris mais ça rebute beaucoup de débutants, malheureusement... Le constraste dépend de la présence ou de l'absence de buée sur les optiques (mais ça se maîtrise plutôt bien) mais aussi de l'état de surface des miroirs (et aussi de la qualité des oculaires utilisés). Des miroirs rugueux vont créer une diffusion lumineuse autour des objets brillants et risquent de faire disparaître de subtils détails. Enfin, si la diffusion est bien contenue, un grand diamètre va aider à faire ressortir les détails : plus l'oeil est proche du fonctionnement diurne, plus il est à même de distinguer des détails fins et des nuances subtiles. Une bonne réserve de luminosité permet de grossir beaucoup et donc de faire apparaître les détails plus larges sans pour autant avoir une image baveuse et pâlotte, difficile à interpréter.
    Pour en revenir à mon expérience, j'ai pu bénéficier d'une nuit exceptionnellement stable et voir des détails ahurissants à la surface de Mars à 400x (malheureusement je n'avais pas les oculaires pour monter plus haut). C'est vrai que j'ai de bonnes optiques, mais certains de mes contemporains on fait des croquis équivalents à ce que j'ai eu à l'oculaire avec du matériel chinois (Synta) ou taïwanais (GSO), ce qui prouve qu'ils savent faire de bons télescopes pas chers (miroirs en Pyrex, barillet 9 points, porte-oculaire Crayford... même mécaniquement ils peuvent être bons). Cette nuit-là, donc, malgré une magnitude limite de 1 ou 2 (brume assez épaisse), j'ai pu obtenir des images à la hauteur de mon instrument. Un ami qui était là se mordait les doigt d'avoir apporté, par flemme, sa lunette ED de 80 mm plutôt que son Newton chinois de 200 mm... Du coup il a squatté mon dobson. C'était juste pour illustrer. Je précise que cette nuit-là on voyait beaucoup moins bien le ciel qu'en plein Paris, les beaux jours.

    Quant au débutants, si vous ne voulez pas faire de l'imagerie tout de suite je n'ai qu'un conseil : prenez le plus gros diamètre que vous pouvez (dans les limites du transportable, bien sûr), tant qu'optiquement ce n'est pas une grosse bouse (certains instruments Eden Astro, Seben, Tasco, etc. sont à éviter comme la peste, mais ces marques ne font pas de grand diamètre) ! Avec ou sans aide au pointage, peu importe, de toute façon avec un télescope de 300 mm il y a des milliers d'objets à contempler, donc vous avez le temps de voir venir avant de vous lasser... Si vous avez souvent l'occasion d'observer, essayez quand même de ne pas utiliser les aides au pointage : bien connaître son ciel, c'est indispensable pour tout astronome amateur qui se respecte ! C'est une des rares choses pour lesquelles j'adhère à la vieille école.
    Dernière modification par Erakis ; 16/11/2005 à 03h23.

  20. #16
    Lionel

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Citation Envoyé par Erakis
    Si vous avez souvent l'occasion d'observer, essayez quand même de ne pas utiliser les aides au pointage : bien connaître son ciel, c'est indispensable pour tout astronome amateur qui se respecte ! C'est une des rares choses pour lesquelles j'adhère à la vieille école.
    Je me permets de rappeler mon système maison - ça ne veut dire ni que j'en suis l'inventeur, ni que je suis seul à m'en servir.

    Le pointage par cheminement, ça va pour des objets (plutôt) brillants. Et quand y'en a un peu marre de balader d'étoile en étoile pour trouver la galaxie de mag.12,5 qu'on cherche, on peut adopter une méthode "semi-automatique", qui ne fait pas du client un type passif qui attend que les moteurs s'arrêtent, mais qui lui permet (au type) de passer plus de temps à observer qu'à chercher...

    Sur une monture azimutale, donc typique d'un Dob, donc bien connue des amateurs de c.p., on peut adapter facilement des cercles de coordonnées (azimut et hauteur). Ce que je fis. Ensuite, mon vieux (ô combien vieux !) portable, muni du logiciel adéquat, m'indique les coordonnées de la cible. Je pointe donc dans la direction requise et là... je cherche. Parce que, d'une part, le pointage aux cercles est précis à 1/2 ou 1/4 de degré, ce qui dégrossit certes bien les choses, mais ne garantit pas un centrage pile poil, d'autre part, je ne consulte JAMAIS d'atlas et/ou de logiciel cartographique avant d'observer, histoire de garder le plaisir de la découverte. Et quand vous finissez par tomber sur l'objet voulu, c'est au prix d'un effort et d'un délai pouvant aller du quasi instantané à une bonne heure. Mais dans tous les cas, vous avez activement participé.

    Plus tard, un logiciel de cartographie (comme Guide) servira à confirmer (ou infirmer parfois, hélas !) l'observation, ce qui implique bien entendu d'avoir relevé un petit dessin de champ avec échelle et direction - le minimum, quoi.
    Dernière modification par Lionel ; 16/11/2005 à 06h54.
    Tant qu'il y aura des étoiles...
    Logiciel ASTRO pour astronomes amateurs.

  21. #17
    hle

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Bonjour,

    Juste un petit recadrage : on parle de quels instruments pour débuter ... et ne pas se dégoûter.

    Encombrement & poids du télescope
    En général, on lit ou entend des dialogues du genre, comme il est en train d'en apparaître sur ce fil :

    - mon gros dobson de xxxx mm en montre 100 fois plus que ta petite lunette !
    - Ah, au fait, tu as vu la conjonction hier soir ?
    - euh, non, j'ai eu la flemme de le sortir, le temps qu'il se mette en température il aurait été trop tard, mais dit donc, tu verras jamais NGC 1234 avec ton gagdet comme je l'ai vue l'été dernier.
    - d'accord, mais bon, la conjonction d'hier était superbe, j'ai pu y jeter un coup d'oeil avant de dîner, c'était à voir.
    - etc


    Je ne sais pas comment vous procédez, mais, çà démotive vite de sortir quelques dizaines de kilos de matériel, attendre qu'il soit utilisable ... puis faire l'opération inverse. Surtout quand on s'aperçoit que l'on a fait tout çà pour tomber sur une nuit avec une atmosphère médiocre.

    Quand en plus on n'a pas un ciel super chez soi, tout mettre dans la voiture thermos compris, faire la route, le monter, attendre qu'il soit à température, çà calme vite, surtout après une semaine de travail.
    Quand j'étais en appart', il me fallait presqu'une heure d'allers/retours dans l'escalier rien que pour tout descendre dans la voiture. Ok, çà échauffe...

    Ok, les accros vont le faire, mais ceux qui débutent combien de fois vont-ils le faire avant de passer à autre chose ... ?

    Quant à partir en vacances avec un gros télescope dans les bagages ... hum, vous êtes célibataires et possédez des breaks ? En général, un T350 n'est pas le 1er équipement sur la liste des bagages...

    D'expérience, je dirai que plus le matériel est petit, plus on l'utilise. C'est le but non ? Surtout quand on débute.
    Ciel de ville et ciel noir
    En péri-urbain ou urbain (grande cité, le "28" çà doit rester encore raisonnable en matière de pollution lumineuse, non ?), le fond du ciel est le plus souvent d'un joli blanc dans le télescope, en tout cas, c'est ce qui m'arrive le plus souvent. Alors, le gros télescope peu transportable... Autant aller à l'observatoire du club du coin.

    De plus, un gros télescope avec des filtres interférentiels permet certes de retrouver quelques objets du ciel profond. Pas tous.

    Les filtres...
    Un filtre OIII, c'est 100 à 150 €, idem pour un UHC etc. 3 ou 4 filtres : 400 € au moins.

    Et un filtre OIII, c'est plutôt spécialisé, par vraiment top sur une galaxie ou une comète, même plutôt contreproductif ... et d'ailleurs d'autant plus efficace que le ciel est noir.

    Au passage, http://pages.sbcglobal.net/raycash/filters.htm propose un comparatif sur les nébuleuses des différents filtres.

    Je ne suis pas sûr que les débutant acquéreurs de télescopes à 300 ou 400 € vont investir en pmlus dans une gamme de filtres coûtant le prix de leur instrument...
    A+

  22. #18
    Erakis

    Re : Un comparatif des instruments de début

    Attention, je n'ai pas dit qu'on ne peut pas se faire plaisir avec un petit instrument ! Je me souviens très bien avoir attrappé le virus en regardant les Pléïades avec de vieilles jumelles 8x40 en pyjama depuis mon balcon parisien. Et le fait d'avoir un dobson de taille moyenne ne m'empêche pas d'apprécier une jolie conjonction aux jumelles ou une pluie d'étoiles filantes à l'oeil nu ! Il faut être autiste dans les limites du raisonnable quand même. Sinon je ne sais pas sur qui tu es tombé, HLE, pour tomber sur des gens qui se vantent d'avoir un gros tube. Ce sont ces même types de personnes qui, en général, veulent garder l'exclusivité du diamètre, donc celles-ci n'auraient aucun intérêt à conseiller aux débutants de commencer avec le plus gros diamètre possible.
    C'est vrai que ce n'était pas toujours décent de parler des effets comparés d'un « gros » diamètre (300 mm) et d'un « petit » diamètre (60 mm), sujet un peu tabou, comme le salaire, et c'était effectivement plutôt sain vu le prix d'un « gros » diamètre à l'époque. Mais maintenant, on peut s'offrir un 300 mm pour le prix d'une lunette apo de 80 mm, donc la comparaison est légitime (je ne sous-entends pas que tous les arguments seraient en faveur du dobson, ne serait-ce que parce que pour faire de l'imagerie ce n'est pas le pied).
    En ce qui concerne la mise en température, ce n'est pas vraiment rédhibitoire dans la mesure où on peut faire du ciel profond à faible grossissement en attendant. Mais c'est vrai que si le site d'obs est pollué...
    Sinon, il est vrai aussi que l'encombrement est un facteur limitant. J'ai pallié ce problème en faisant un tube serrurier démontable (ce qui fait qu'on peut partir pour 2 semaines de vacances avec trois personnes, un chat, un télescope et les affaires qui vont bien dans une modeste 306), mais on peut comprendre que le débutant n'osera peut-être pas miser d'emblée sur lé réalisation d'un télescope. J'ai lu et entendu le témoignage d'astronomes habitant en appartement qui ont été comblés par un dobson de 200 mm, nettement plus transportable qu'un 300.
    Maintenant c'est évident que si on veut monter à pied au sommet d'une montagne pour observer, ce type d'instrument n'est pas du tout adéquat (une lunette courte de 80 mm sur trépied photo serait bien plus adaptée), mais dans l'écrasante majorité des cas, on y gagne (visibilité des horizons mise à part) à observer d'un peu plus bas avec un instrument qu'on peut sortir d'un coffre mais pas transbahuter dans un sac à dos sur plusieurs kilomètres.
    C'est vrai, seuls les accros pourront passer 1h à déménager leur matériel pour pouvoir observer, mais on n'a rien sans rien. A la limite, pour tester son niveau d'addiction, le débutant pourra, avant d'investir dans un quelconque matériel, visiter un club et regarder dans les instruments des autres pour savoir à quoi ressemble un nébuleuse planétaire ou un amas de galaxies. Si ça ne lui procure aucune émotion, il peut arrêter de suite... ou se mettre à l'astrophysique.

    HLE, certes, le ciel du 28 est correct, mais j'ai bien insisté dans mon précédent message que j'ai déjà pu faire des observations très intéressantes avec une magnitude visuelle limite à l'oeil nu entre 2 et 4,5. Quand les conditions sont idéales (pas de lune, air sec, bonne transparence), je regrette un peu le ciel du Sud du Massif central, mais j'arrive déjà à voir de très beaux objets en grand nombre. En outre j'ai pu observer sans problème l'amas de galaxies de Persée (Abell 426) à moins de 10 km de Besançon (en grossissant presque 200x, en-dessous le fond de ciel était trop clair). Donc si la ville n'est pas trop grande on n'a pas beaucoup de chemin à faire avant d'avoir un ciel correct (même si, je te l'accorde, Besançon n'est pas Paris).

    A propos des filtres intérférentiels, c'est vrai que ceux qui sont très sélectifs ne sont pas adaptés à un ciel de ville, mais d'une manière générale, on évite d'observer des objets étendus et peu contrastés (comme les nébuleuses diffuses et les galaxies) en ville. Il reste quand même la Lune, les planètes et les petits objets du ciel profond. Ces petits objets du ciel profond seront toujours plus beaux sous un ciel noir, c'est évident, mais néanmoins observables dans des ciels pollués.
    Si on peut se déplacer souvent pour obsever en dehors de la ville, un seul filtre permet déjà de faire beaucoup de choses. UHC ou OIII, au choix.
    Plus généralement, peut-être qu'un débutant va trouver aberrant d'investir autant voire plus dans les accessoires que dans le télescope, mais il ne devrait pas ! J'ai lu des commentaires enthousiastes d'une personne possédant un dobson chinois de 200 mm qui l'utilisait avec des oculaires grand champ et des filtres dont la valeur totalisait au moins trois fois celle du télescope ! L'avantage c'est qu'on peut y aller petit à petit, pour étaler les dépenses. Un bon oculaire et un bon filtre peuvent transcender un instrument, petite lunette, gros dobson ou Schmidt-Cassegrain moyen !

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