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peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...



  1. #1
    Rikoo99

    Smile peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    Bonjour,

    Peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique progressivement si nous n'avons pas connu de rechute depuis plus de cinq ans?

    Ca va faire maintenant 12 ans que je prends du risperdal (à base de rispéridone) et j'ai toujours plus ou moins fait de l'automédication avec plus ou moins de succès. Or cela va faire bientôt plus de cinq ans que je n'ai pas eu de rechute (notamment de bouffées délirantes) si ce n'est lors de prise de cannabis.

    Je sais que ce médicament m'a fait prendre un poids considérable puisque je pèse 120 kilos pour une taille de 1m90 et aussi que ces médicaments jouent un rôle dans la perte de mémoire.

    J'en ai marre de ces désavantages et je souhaiterait arrêter progressivement mon traitement au risque de le reprendre si jamais je me sentirais mal.

    Je prends également un antidépresseur, la paroxétine que j'ai également diminué.

    Dans de nombreux forums je lis les gens dire qu'il faut à tous prix cesser les médicaments de type antidépresseurs et qu'il vaut mieux se soigner par la psychothérapie. Cela dit j'ai peur d'avoir des angoisses et de déprimer, mais cela n'est t'il pas normal? Ne dois-je pas m'endurcir plutôt que de fuir la vie en prenant ces médicaments... Ne m'accoutumerais-je pas à la déprime et aux angoisses sans les médicaments, pensez-vous qu'il est possible d'affronter ces stress sans l'aide d'un médicament quelconque? N'est-ce pas cela la condition humaine après tout? Faire face à ses angoisses et les dépasser avec nos propres ressources et éventuellement la faculté de résilience?

    J'en ai assez de prendre ces traitements car cela fait trop longtemps que ça dure et je me sent plutôt en pleine possession de mes moyens intellectuels, même si je ne suis pas une flèche!

    Mon psychiatre me dit qu'avec 2 mg de risperdal c'est comme si je faisait de l'homéopathie et c'est le traitement que j'ai pris pendant longtemps sans avoir plus de problèmes que ça - est-ce que cela veut dire que je peux m'en passer?

    J'en ai assez de me considérer comme malade mental, d'autant plus que les gens qui me fréquente sont loin de penser que je suis psychotique. Tout au plus je suis mélancolique et dépressif mais il me semble que ma folie a été la conséquence d'une prise de lsd qui a mal tourné, et que les symptômes inhérent à la prise de psychotrope ont mis un peu de temps avant de s'estomper puis s'effacer complètement.

    Parfois je me demande si mon psy ne me donne pas ce traitement en prévention juste pour la forme et pour la sécurité publique (bien que je sois profondément non-violent par conviction et par caractère!)...

    -----

    L'esprit tel un parachute ne fonctionne que lorsqu'il est ouvert

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  3. #2
    myoper

    Re : peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    Bonjour,
    Dans le cas général qui ne se veut pas le reflet de votre cas particulier.

    Citation Envoyé par Rikoo99 Voir le message
    Je prends également un antidépresseur, la paroxétine que j'ai également diminué.
    Le risque, en arrétant un traitement AD, est le rebond du syndrome dépressif avec une difficulté (très) accrue a le recontroler (le risque est diminué avec un arrèt progressif sur 6 mois).
    Par contre, l'arrèt d'un neuroleptique risque de ne pas être perçu comme péjoratif par le patient malgré une rechute (a cause ?) de la psychose.

    Citation Envoyé par Rikoo99 Voir le message
    Dans de nombreux forums je lis les gens dire qu'il faut à tous prix cesser les médicaments de type antidépresseurs et qu'il vaut mieux se soigner par la psychothérapie.
    Chaque thérapeutique a ses indications et chaque patient ses besoins, répondre dans l'absolu n'a donc pas de sens.

    D'ailleurs, faire de la médecine en général et de la psychatrie en particulier sur un forum ne résoudra rien ; déjà que ce n'est pas évident pour un professionnel longuement formé qui étudie spécifiquement le cas et en suit et connait l'évolution ...

    Citation Envoyé par Rikoo99 Voir le message
    J'en ai assez de prendre ces traitements car cela fait trop longtemps que ça dure et je me sent plutôt en pleine possession de mes moyens intellectuels
    Il faut se méfier, les rechutes graves sont observées typiquement dans ces conditions.
    Le traitement actuel fait partie des conditions qui vous font sentir bien et si vous le supprimez, cela risque de rompre cet équilibre (en fait, c'est ce qui se passe dans la plupart des cas).

    Citation Envoyé par Rikoo99 Voir le message
    Mon psychiatre me dit qu'avec 2 mg de risperdal c'est comme si je faisait de l'homéopathie et c'est le traitement que j'ai pris pendant longtemps sans avoir plus de problèmes que ça - est-ce que cela veut dire que je peux m'en passer?
    Ben non, cela veut dire tout au plus que la posologie peut être optimisé éventuellement a certaines périodes discernables a postériori.

    Citation Envoyé par Rikoo99 Voir le message
    J'en ai assez de me considérer comme malade mental, d'autant plus que les gens qui me fréquente sont loin de penser que je suis psychotique. Tout au plus je suis mélancolique et dépressif ...
    Le souci est que si vous arrétez vos traitements, cela risquera de se voir et d'être évident pour tout le monde !

    Il n'y a pas d'autre moyen que d'en parler a votre psy (ou équipe soignante) pour voir comment un suivi plus poussé pourrait permettre d'affiner (donc diminuer si possible) les posologies avec un risque réduit.

    Bonnes fêtes quand même.

  4. #3
    Rikoo99

    Re : peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    Merci pour les conseils Myoper, je vais en tenir compte et je vais dès la prochaine séance en parler à mon psy pour lui demander directement ce qu'il en pense et quels sont les risques que j'encours.

    C'est sûr que si en arrêtant le traitement je risque de devenir psychotique je vais y réfléchir à deux fois car les symptômes que j'ai connu je ne souhaite pas les revivre. Et si les risques d'un arrêt d'antidépresseurs risquent de faire vivre le syndrome du rebond dépressif, cela n'augure rien de bon pour moi! Donc avant de prendre des initiatives tout seul je vais attendre d'avoir rdv avec mon psy et je lui en parlerait pour savoir si un jour je peux envisager d'arrêter le traitement médicamenteux.

    Bonnes fêtes de fin d'année également
    L'esprit tel un parachute ne fonctionne que lorsqu'il est ouvert

  5. #4
    Jiav

    Re : peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    +1 pour en parler à ton psy. Les effets varient de personne en personne, et ça peut évoluer avec l'age. Pas de recette toute faite.
    L'été vient.

  6. #5
    xxyz

    Antipsychotiques = Danger

    La vérité

    Les antipsychotiques (neuroleptiques) causent des torts irréversibles au cerveau.

    Les antipsychotiques ne sont pas des médicaments mais bien des drogues. Un médicament soigne, guérit, une drogue soulage TEMPORAIREMENT des symptômes.

    Les maladies mentales ne sont pas des maladies physiques mais des maladies psychiques. Aucune recherche n’a pu démontrer qu’il y avait une quelconque anomalie du cerveau ou un quelconque débalancement chimique.

    Les médicaments n’induisent pas le sommeil mais l’inconscience sans possibilité de rêver. Les rêves sont nécessaires à une bonne santé mentale.

    Les médecins ne savent pas le mode d’action de leurs «médicaments». Ceux-ci sont plus puissants que l’héroïne et la cocaïne.

    Les maladies mentales ne sont pas des maladies mais bien des troubles, soit un ensemble de symptômes. Les médecins ne savent pas quelle est l’origine de ces troubles.

    Les médicaments ne font que masquer la véritable nature du problème.

    «Afin de s’assurer de son pouvoir, il faut maintenir le peuple dans l’ignorance» Catherine de Russie

    Renseignez-vous! Mais, surtout pas auprès de votre médecin…

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    myoper

    Re : Antipsychotiques = Danger

    Citation Envoyé par xxyz Voir le message
    Les antipsychotiques (neuroleptiques) causent des torts irréversibles au cerveau.
    Sources ?
    Preuves ?

    Citation Envoyé par xxyz
    Les antipsychotiques ne sont pas des médicaments mais bien des drogues.
    Les médicaments sont des drogues et les drogues des médicaments ?
    C'est jouer sur les mots dans un but de désinformation.

    Citation Envoyé par xxyz
    Un médicament soigne, guérit, une drogue soulage TEMPORAIREMENT des symptômes.
    Oui, le temps d'action du produit : c'est étudié et prévu pour ça.
    C'est pour ça qu'il faut le prendre régulièrement. CQFD.


    Citation Envoyé par xxyz
    Les maladies mentales ne sont pas des maladies physiques mais des maladies psychiques.
    Lapalisse l'a découvert aussi.

    Citation Envoyé par xxyz
    Aucune recherche n’a pu démontrer qu’il y avait une quelconque anomalie du cerveau ou un quelconque débalancement chimique.
    Sources ?
    Preuves ?

    Et alors ?
    Et qu'est ce qu'un débalencement ?
    C'est nouveau ?

    Citation Envoyé par xxyz
    Les médicaments n’induisent pas le sommeil mais l’inconscience sans possibilité de rêver.
    Sources ?
    Preuves ?
    Citation Envoyé par xxyz
    Les rêves sont nécessaires à une bonne santé mentale.
    Sources ?
    Preuves ?

    Citation Envoyé par xxyz
    Les médecins ne savent pas le mode d’action de leurs «médicaments». Ceux-ci sont plus puissants que l’héroïne et la cocaïne.
    Et vous vous le savez bien sur car vous avez étudié toutes les connaissances en neurologie, biologie, anatomie, biochimie, biophysique, physio et physiopathologie, etc ... ?

    Citation Envoyé par xxyz
    Les maladies mentales ne sont pas des maladies mais bien des troubles, soit un ensemble de symptômes.
    Superbe sophisme qui permet de dire tout et son contraire dans la même phrase.

    Et les troubles ne peuvent pas être ou exprimer une maladie ?
    C'est encore jouer sur les mots pour désinformer et manipuler la vérité.

    Citation Envoyé par xxyz
    Les médecins ne savent pas quelle est l’origine de ces troubles.
    Et ça empêche de les soigner ou les soulager ?
    Pourquoi ?

    Et vous les connaissez ?

    Citation Envoyé par xxyz
    Les médicaments ne font que masquer la véritable nature du problème.
    Ça permet surtout de soulager les patients.
    Toues les thérapies visent a soulager donc supprimer la souffrance.

    Citation Envoyé par xxyz
    «Afin de s’assurer de son pouvoir, il faut maintenir le peuple dans l’ignorance» Catherine de Russie
    Vous nous en fournissez un parfait exemple.

    Citation Envoyé par xxyz
    Renseignez-vous! Mais, surtout pas auprès de votre médecin…
    Oui, il faut demander aux gens les moins bien formés et les plus incultes, ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent, c'est évident.

  9. Publicité
  10. #7
    mh34

    Re : peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    Vous ne connaissez visiblement pas la définition du mot "maladie" ni d'ailleurs celle du mot "médicament".

    Définition du médicament Code de la Santé publique - article L.511

    « On entend par medicament, toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. »
    maladie : Altération de l'état de santé se manifestant par un ensemble de signes et de symptômes perceptibles directement ou non, correspondant à des troubles généraux ou localisés, fonctionnels ou lésionnels, dus à des causes internes ou externes et comportant une évolution.
    http://www.cnrtl.fr/lexicographie/maladie

    Et en plus vous affirmez n'importe quoi ;
    Les antipsychotiques (neuroleptiques) causent des torts irréversibles au cerveau.
    Sources? Preuves?

    Les médicaments ne font que masquer la véritable nature du problème.
    Je croyais que d'après vous les neuroleptiques n'en étaient pas? ( des médicaments)
    Parce que vous évidemment, vous la connaissez? ( la nature du problème)
    Les médecins ne savent pas le mode d’action de leurs «médicaments».
    Euh...s'ils ne sont pas tous pharmacologues, ils ont quand même une petite idée sur leur mode de fonctionnement...ça fait partie de leurs études, figurez-vous...


    Renseignez-vous! Mais, surtout pas auprès de votre médecin…
    Ouaip...le boulanger du coin fera parfaitement l'affaire...et quand je veux acheter un pain, ben je demande au garagiste! Il parait qu'ils les font très bien...

    Oups...grillée par Myoper...
    Ω ξειν', αγγέλλει Λακεδαιμονίοις ότι τήδε κείμεθα τοις κείνων ρήμασι πειθόμενοι

  11. #8
    xxyz

    Pour une vision plus juste

    Devant la complexité de la problématique, je vous invite à vous forger une opinion objective en vous référant aux diverses références qui suiveront pour que vous puissiez formuler vos propres conclusions...

    Abnormal psychology. An introduction. V. Mark Durand, David H. Barlow (2001)
    Molecules of the mind – The brave new science of molecular psychology. Jon Franklin (1987)
    La maladie mentale en mutation : Psychiatrie et Société. Alain Ehrenberg, Anne M.Lovell (2000)
    Psychopathologie et neurosciences. Salvatore Campanella, Emmanuel Streel (2008)
    Cognitive Neuroscience. The biology of the mind. Michael S. Gazzaniga (1998)
    Neurosciences. Dale Purves and al. (2004)
    Fou, moi? La psychiatrie d’hier à aujourd’hui. Pierre Deniker, Jean-Pierre Olié (1998)
    Les bienfaits de la dépression : Éloge de la psychothérapie. Pierre Félida (2001)
    Manuel de psychologie et psychopathologie clinique générale. René Roussillion et al. (2007)

    Commission des citoyens pour les droits de l’Homme
    Organisation mondiale de la santé
    Association américaine de Psychiatrie
    Alliance Nationale pour les Malades Mentaux
    Revue Européenne des sciences sociales, vol.60. Ruth Fivaz-Silbermann

    CPS – Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques
    DSM-IV – Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders

    Institut universitaire en santé mentale Douglas – Centre de recherche Fernand-Seguin
    Institut universitaire en santé mentale de Québec – Centre de recherche Université Laval Robert Giffard

    Recherches de Jack Barchas M.D. University of Stanford
    Recherches de Jerrold S.Maxmen M.D. University of Colombia
    Recherches de Michael J. Murphy M.D. M.P.H. Harvard University

  12. #9
    myoper

    Re : Pour une vision plus juste

    Ces quelques lignes de références sont une introduction sur le sujet, faut il encore les comprendre.

    Citation Envoyé par xxyz Voir le message
    Devant la complexité de la problématique, je vous invite à vous forger une opinion objective en vous référant aux diverses références qui suiveront pour que vous puissiez formuler vos propres conclusions...
    Devant cet argument d'autorité, je ne peux que réitérer mes objections.

    Quelques bases préalables permettent de comprendre les mots qui sont écrits, les phrases formées et permet d'éviter de sortir ce genre de d'absurdités:

    Les antipsychotiques ne sont pas des médicaments mais bien des drogues.
    Un médicament soigne, guérit, une drogue soulage TEMPORAIREMENT des symptômes.
    Les maladies mentales ne sont pas des maladies mais bien des troubles, soit un ensemble de symptômes.



    Pas la peine de sortir 10 références pour écrire ça :

    Les maladies mentales ne sont pas des maladies physiques mais des maladies psychiques.
    Ce qui montre que les références citées n'ont absolument pas été comprises (peut être même pas lues ?).




    Ou ce genre d'affirmation sans aucun fondement :

    Les antipsychotiques (neuroleptiques) causent des torts irréversibles au cerveau.
    Les médicaments n’induisent pas le sommeil mais l’inconscience sans possibilité de rêver.
    Ceux-ci sont plus puissants que l’héroïne et la cocaïne.
    Ce genre de préjugés alors qu'ils ont des bases théoriques autrement plus étoffées que vos quelques références :

    Les médecins ne savent pas le mode d’action de leurs «médicaments».
    J'invite donc les gens intéressées a lire les références proposées pour s'apercevoir que xxyz raconte n'importe quoi.

  13. #10
    JPL

    Re : peut-t'on arrêter un traitement antipsychotique si...

    Sujet fermé suite à une demande justifiée qui a été faite par signalement.
    Je pense en effet que tout ce qui peut raisonnablement être dit sur un forum en réponse au message initial l'a été. Et on s'aventure depuis hier vers des propos franchement nocifs.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac

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