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[Dinos] Découverte de deux dinosaures en Antarctique



  1. #1
    Padwyll

    [Dinos] Découverte de deux dinosaures en Antarctique

    Salut,
    j'ai lu sur les actualités de Yahoo! que deux dinosaures avaient été découverts en Antarctique.
    Si quelqu'un a plus d'info, peut-il les faire passer?
    Merci et bonne chasse!

    -----


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  3. #2
    charlie
    bonjour,

    décidemment, il ya une sacrée actualité dinosauresque ces temps ci!!
    ça doit être la saison

    je trouve toujours très courageux d'aller jusqu'en antarctique pour trouver des dinos...surtout avec la calotte pôlaire, il y a peu d'affleurements, non?

    C
    Soon, oh soon the light, ours to shape for all time, ours the right; the sun will lead us.

  4. #3
    Samurai Jack
    Bojour Padwyll san, il y a ça qui est tombé dans ma messagerie, ça vient de la Dinosaur Mailing List. Paut-être l'as-tu déjà mais bon, on ne sait jamais.

    Feb 27, 12:01 AM EST

    New Dinosaur Fossils Found in Antarctica

    By RANDOLPH E. SCHMID
    Associated Press Writer

    WASHINGTON (AP) -- Researchers probing mountains and ancient seas in Antarctica
    have discovered two previously unknown types of dinosaurs, the National Science
    Foundation reported Thursday.

    The fossilized remains, thousands of miles from each other, were found less than
    a week apart on the frozen continent that once had a far warmer climate.

    One is an early carnivore, a relative of the fierce Tyrannosaur, that would have
    lived many millions of years after the other dinosaur, a plant-eating beast, was
    alive.

    The carnivore was found on James Ross Island, off the coast of the Antarctic
    Peninsula, by Judd Case, James Martin and their research team.

    According to their report, the bones represent a new species of carnivorous
    dinosaur related to the enormous meat-eating tyrannosaurs and the voracious, but
    smaller and swifter, Velociraptors featured in the movie "Jurassic Park."




    The researchers said features of the animal's bones and teeth suggest the
    creature may represent a population of carnivores that survived in Antarctica
    long after they had been succeeded by other predators elsewhere on the globe.

    "One of the surprising things is that animals with these more primitive
    characteristics generally haven't survived as long elsewhere as they have in
    Antarctica," said Case, dean of science and a professor of biology at Saint
    Mary's College of California. "But, for whatever reason, they were still hanging
    out on the Antarctic continent."

    Martin, curator of vertebrate paleontology at the South Dakota School of Mines
    and Technology, said the size and shape of the ends of the lower leg and foot
    bones indicate that the animal was a running dinosaur roughly 6 feet to 8 feet
    tall.

    Relatively few dinosaur fossils from the end of the Cretaceous Period, which
    lasted from 144 million to 65 million years ago, have been found in Antarctica.

    This was one of only six dinosaur fossils that have been discovered in the James
    Ross region of the Antarctic Peninsula, the landmass that juts north from the
    southernmost continent toward South America.

    Thousands of miles away in the continent's interior, a team led by William
    Hammer of Augustana College in Rock Island, Ill., found embedded in solid rock
    what they believe to be the pelvis of a primitive sauropod - a four-legged,
    plant-eating dinosaur similar to better-known creatures such as Brachiosaurus
    and Diplodocus.

    The area known as Mount Kirkpatrick, the area was once a soft riverbed before
    millions of years of tectonic activity elevated it skyward.

    Hammer, who discovered another dinosaur in that area in 1991, had returned to
    the site of that find to continue his work.

    Based on field analysis of the bones, Hammer and his fellow researchers believe
    the pelvis, roughly 3 feet across, is from a primitive sauropod that represents
    one of the earliest forms of the emerging dinosaur lineage that eventually
    produced animals greater than 100 feet long.

    Basing his estimates on the bones excavated at the site, Hammer suggests the
    new, and as-yet-unnamed creature was between 6 feet and 7 feet tall and up to 30
    feet long.

    Hammer said that the rocks in which the find was made helped to establish that
    the creature lived roughly 200 million years ago, millions of years before the
    creature that Case and Martin discovered on the Antarctic Peninsula.

  5. #4
    DonPanic
    Slu
    Vous trouverez sur cette page une petite mappemonde en anim vrml,
    assez utile pour visualiser la dérive des continents dans le passé
    et voir où se trouvait l'Antartique à l'époque, et son climat
    (faut quelque temps pour que ça télécharge)
    http://www.scotese.com/paleocli.htm

  6. #5
    Padwyll
    Merci pour l'article.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Yoyo
    Bonjour,

    Quelques articles parus aujourd'hui sur google.

    Artcile 1

    ici aussi
    Article 2


    Yoyo

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  10. #7
    ksb666
    Diplodocus
    Fiche descriptive:
    Son nom signifie " double poutre"
    Classifi-
    cation Diplodocidés/ Saurischiens
    Epoque Jurassique sup. (146-135 Ma.)
    Taille 30 m long - 4 m haut
    Poids 6 à 20 tonnes
    Répartition Etats-Unis
    Régime alimentaire Herbivore
    Date de sa découverte 1877 (Samuel Wendell)

    Qui ne connaît pas le Diplodocus ? Depuis sa découverte au 19e siècle, Diplodocus a su se tailler une solide réputation, au point de pouvoir représenter dans l'esprit du grand public le reptile du Secondaire par excellence, cette bonne grosse bête à laquelle tout de suite on pense: avec une petite tête au bout d'un très long cou (plus de 7 mètres!). Avec un cerveau minimum (1/100 000e du poids de la bête) pour un corps maximum (une dizaine de tonnes), sa réputation d'animal pas très fûté lui colle à la peau. On a même dit qu'il aurait pu se faire grignoter la queue sans s'en apercevoir, tellement l'influx nerveux aurait mis de temps pour remonter jusqu'au cerveau...



    Le Diplodocus appartient au groupe des Sauropodes, groupe qui ne s'est spécialisé ni dans la mastication des végétaux, ni dans la locomotion, où ils étaient plutôt lents à cause de leur poids. Malgré cela, leur succès ne se dément pas et ce n'est pas un hasard si le Diplodocus fut l'un des premiers dinosaures découverts et le premier à être reconstitué: la taille des Sauropodes impressionne et impose le respect, tout comme leur répartition sur presque toute la surface de la Terre et pendant plus de 100 millions d'années.

    Mais que connaît-on vraiment sur le Diplodocus ? Comment a vécu ce représentant de l'âge d'or des Dinosaures?





    Découverte du Diplodocus

    La découverte des premiers os du Diplodocus remonte à l'année 1877, c'est-à-dire quelques années seulement après l'invention du mot "dinosaure" ('Reptiles terribles') par Richard Owen, pour désigner des animaux complètement différents de tout ce qui était connu jusque là. La fin du 19e siècle est en effet une période faste pour les dinosaures, qui commencent déjà à fasciner les chercheurs et le public; on assiste alors à une véritable "ruée vers l'os", avec la concurrence entre les équipes de deux célèbres paléontologues américains: Edward Drinker Cope et Othniel Charles Marsh, qui décrivit en 1878 un nouveau dinosaure qu'il baptisa Diplodocus longus.

    Le nom Diplodocus ("à la double poutre") fait référence à l'aspect inhabituel des os chevrons situés en-dessous des vertèbres de la queue: ils avaient la forme de deux petites poutrelles - ou deux patins - ce que l'on croyait être un caractère unique à Diplodocus, mais qui est aussi présent chez des dinosaures plus récemment découverts: Apatosaurus et Cetiosauriscus. Ces os assurent une protection des vaissaux sanguins et des tissus du dessous de la queue.

    Une présentation erronée du squelette du Diplodocus, comme on peut encore le trouver dans les anciens musées...

    Les flèches blanches désignent deux chevrons, ces petites baguettes osseuses protégeant la face inférieure du cou et de la queue du Diplodocus.

    Les premiers squelettes en connexion de Diplodocus furent découverts en 1899 au Wyoming (Etats-Unis) et depuis, la quasi-totalité des os a été découverte, ce qui a permis de faire des études très précises sur ce dinosaure.

    En voyant ce représentant des Sauropodes, on pourrait penser qu'il était lourdement bâti, lui donnant un air pataud. Au contraire, le squelette du Diplodocus est allégé à l'extrême. Ainsi, on peut dire que, comparé aux autres Sauropodes, Diplodocus a une taille de guêpe... Pour près de 30 mètres de long, il ne pèse que 10 tonnes, ce qui représente seulement 1/8e du poids du Brachiosaurus et 1/3 de celui de l'Apatosaurus, alors que ces deux dinosaures sont moins longs!

    Les Vertèbres sont un élément-clé de l'allègement du squelette, puisqu'elles sont pratiquement creuses. Les tiges osseuses restantes sont suffisamment solides pour supporter la grande charpente de l'animal.



    Un squelette superstar

    Un squelette bien conservé attribué au Diplodocus a été retrouvé dans le Wyoming au début du XXe siècle, grâce à une expédition financée par le milliardaire américain Andrew Carnegie. Plusieurs moulages de ce squelette sont ainsi répartis dans 8 musées du monde, dont celui de Paris. Partout, ces moulages firent sensation face au public, participant à la popularité de ce dinosaure et provoquant le début d'une véritable dinomania, qui se poursuit toujours...


    Le spécimen de Diplodocus carnegii au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
    Là encore, il est monté selon les conception du 19esiècle...
    (cliquer pour agrandir).

    Malheureusement, ce spécimen original était incomplet. Pour terminer les moules, les scientifiques de l'époque se sont donc débrouillés avec les moyens du bord. Ils ont tout simplement complété les os manquants par ceux d'autres dinosaures. Ainsi, tous les moules originaux de ce spécimen possèdent en fait les pieds du dinosaure Camarasaurus, un contemporain du Diplodocus... On sait aujourd'hui que, contrairement à ce que montrent ces moulages, le Diplodocus possédait en fait un seul orteil (le doigt intérieur) muni d'une seule griffe et non 3. Les autres orteils devaient présenter des coussinets arrondis, probablement cornés, comme les éléphants actuels.



    Une queue de 14 mètres de long!

    Peut-être le Diplodocus avait-il l'habitude de se redresser sur ses pattes arrières, sa queue posée au sol pour se stabiliser. Cette posture acrobatique devait être assez coûteuse en énergie; il est donc plutôt probable qu'elle ne lui servait qu'en cas de nécessité, pour se défendre face à un prédateur par exemple. Sa queue pouvait alors l'aider en lui servant de fouet. En effet, les derniers mètres de la queue sont formés de dizaines de toutes petites vertèbres d'environ 30 mm de diamètre.

    Ainsi, lorsque le Diplodocus agitait la queue, l'extrémité se déplaçait à des vitesses supersoniques et claquait comme un fouet. Trop fragile cependant pour infliger des blessures aux adversaires, la queue devait juste sifler dans l'air, perturbant par exemple un Allosaurus affamé...

    On peut également penser qu'en temps normal, les claquements de la queue pouvaient servir de lien social entre les membres d'un groupe: claquements réguliers et rassurants d'une Diplodocus mère pour ses petits; claquements plus violents en cas de stress; claquements pour signaler sa présence dans le troupeau et sa position sociale... La queue des Sauropodes = moyen de communication ?





    Evolution de la reconstitution du Diplodocus


    Depuis sa découverte, le Diplodocus a connu quelques changements importants dans ses reconstitutions par les paléontologues.

    Au début de leur découverte, les Sauropodes furent victimes de leur taille sans commune mesure avec les animaux actuels et de leur rapprochement avec le groupe cousain des lézards. Ainsi, les premiers Sauropodes furent représentés rampants, la queue traînant sur le sol. Il n'en est rien. Les pistes fossiles laissées par ces animaux montrent qu'il n'y avait que leurs pattes qui touchaient le sol.

    Deuxième erreur de reconstitution: le Diplodocus possédait des épines dorsales cutanées. C'est une découverte récente qui l'a mise en évidence, en 1992, par le paléontologue américain S. Czerkas. Il a découvert des empreintes fossilisées de la peau d'un Diplodocidé du Wyoming, montrant l'existence d'une rangée d'épines dermiques de forme conique (jusqu'à 18 cm de haut) le long de la queue. Il est probable que cette rangée se prolongeait sur le tronc et le cou, donnant un curieux aspect épineux à l'animal, un peu comme un iguane moderne. Comme elles ne se fossilisent pas, ces épines sont restées insoupçonnées pendant longtemps et montrent combien la reconstitution des dinosaures est difficile lorsque seuls les ossements sont connus.

    Enfin, une étude approfondie du squelette et sa reconstitution par ordinateur ont montré que le corps du Diplodocus était à l'horizontale, comme un pont suspendu. Le cou et la queue étaient maintenus horizontaux par d'énormes ligaments attachés aux vertèbres. Ainsi, la queue ne pouvait pas trainer par terre même si certains musées continuent de le représenter de cette manière. Le cou horizontal était peu mobile, mais le Diplodocus pouvait quand même tourner la tête en décrivant de longs arcs de cercle, lui permettant de brouter sur un large rayon autour de lui, dans une limite de 90°.


    Reconstitution moderne du Diplodocus.
    (à l'arrière-plan: un Iguanodon, reconstitué dans une position erronée...)

    Cette disposition du corps du Diplodocus a obligé les musées à revoir également l'orientation de la tête: vers le bas pour lui permettre de brouter. Le corps à l'horizontale lui empêchait donc de redresser son cou pour brouter cônes et aiguilles des plus hauts conifères jurassiques. Le Diplodocus ressemblait ainsi plus aux vaches qu'aux girafes, contrairement aux Brachiosaures...



    Régime alimentaire des Diplodocus


    De quoi pouvait donc bien se nourrir le Diplodocus ? De végétaux, me direz-vous... Logique pour un Sauropode... Oui, mais pas n'importe quels végétaux du Jurassique. Comme on vient de le voir, les mouvements de son cou l'empêchaient de brouter les cônes et les aiguilles des plus hauts conifères. On peut d'ailleurs se demander si le fait que les cônes mûrissent en général dans les branches les plus hautes n'est pas un stratagème évolutif des conifères destiné à mettre les fruits hors de portée de la plupart des herbivores.

    En fait, les aliments consommés par le Diplodocus dépendent beaucoup de sa dentition. Si l'on regarde leur crâne d'un peu plus près, on peut remarquer que les Diplodocus sont dotés de dents pointues et situées uniquement sur le devant de la mâchoire. La bouche de ces dinosaures pouvait donc fonctionner comme un peigne ou un rateau ratissant les fougères et la végétation basse. Ce mode d'alimentation provoque une usure accélérée des dents, mais heureusement pour nos amis les Diplos, les dents usées étaient remplacées par de nouvelles.

    Pour compenser la faible puissance des mâchoires, le Diplodocus avalait également des pierres qui aidaient au broyage des aliments dans l'estomac. Une fois usées et arrondies, ces pierres appelées "gastrolites", étaient rejetées. Leur aspect est caractéristique et a été retrouvé associé à de nombreux autres Sauropodes comme l'Ampelosaure français qui vécu en France 70 millions d'années plus tard.

    Du fait de leur plus petite taille, les jeunes Diplodocus devaient avoir un régime légèrement différent, composé plutôt de jeunes pousses, de mousses, champignons et petites fougères.

    Le Diplodocus était donc spécialisé dans le broutage de végétaux, mais cette nourriture est très pauvre d'un point de vue énergétique (c'est pour cela que vous ne verrez jamais un végétarien obèse, sauf s'il vient de commencer son régime...). Comme tous les Sauropodes, le Diplodocus était donc obligé d'engloutir des quantités énormes de nourriture pour subvenir à ses besoins. Autrement dit, il devait probablement passer son temps à manger. On imagine donc aisément l'impact dévastateur d'un troupeau de Diplodocus sur les forêts jurassiques. La luxuriance de cette époque, due à un climat plus humide, a donc permis aux Sauropodes de connaître une expansion considérable sur tous les continents, alors séparés en deux ensembles (la Laurasie et le Gondwana).



    Ce n'est donc pas un hasard si c'est aux Etats-Unis d'Amérique que les plus grands gisements de Diplodocus ont été retrouvés, dans ce que l'on appelle la formation Morrisson. Elle correspondait au Jurassique en une vaste plaine luxuriante, recouverte de forêts tropicales plus ou moins denses et rongées par des troupeaux de Sauropodes. Selon certains paléontologues, le passage d'un troupeau de Diplodocus aurait pu raser des forêts entières, progressivement remplacées par des steppes puis redevenant des forêts au bout de nombreuses années. Les troupeaux de Diplodocus auraient donc été contraints de vivre en perpétuelle migration.

    L'appétit du Diplodocus dépendait en grande partie de son métabolisme ("sang chaud" ou "sang froid"). Les animaux homéothermes (= à "sang chaud", comme les Mammifères ou les Oiseaux) dépensent de grandes quantités d'énergie à maintenir leur température autour d'une certaine valeur; ils ont donc besoin de plus de nourriture. Si le Diplodocus était un animal homéotherme, des calculs montrent qu'il lui faudrait ingérer plusieurs dizaines de tonnes de végétaux chaque jour! Cet argument a longtemps été utilisé pour dénigrer l'hypothèse des dinosaures à sang chaud. Or la taille imposante des Diplodocus adultes devait suffire à permettre une certaine inertie thermique: ils devaient mettre longtemps à se réchauffer ou à se refroidir. Ainsi, même s'ils n'avaient pas les mécanismes pour contrôler précisément leur température, les Diplodocus (comme probablement la plupart des Sauropodes) devaient quand même avoir une température interne relativement constante.



    Diplo vs Predators

    La meilleure défense des Diplodocus était vraisemblablement la taille imposante des adultes. Les seuls carnivores de l'époques à pouvoir rivaliser avec eux sont les Allosaures. Et pourtant, à côté d'un Diplodocus de 30 mètres de long, n'importe quel Allosaure devait passer pour un nain...


    Cependant, des traces prouvent que ce Théropode pouvait fort bien s'attaquer à de tels animaux: traces des dents d'Allosaure sur les os d'Apatosaures; piste fossile montrant l'attaque d'un Apatosaure par un Allosaure et superbement mise en scène par les équipes de Sur La Terre des Dinosaures, dans leur épisode consacré à "Big Al".

    En plus d'une force de dissuasion (taille imposante, queue claquant comme un fouet), le Diplodocus pouvait sans doute se protéger en se redressant sur ses pattes arrières lors d'une attaque, menaçant son adversaire de sa griffe sur sa patte avant. Il est probable que le Diplodocus possédait alors des cotes ventrales ("gastralia") protégeant son ventre d'un éventuel coup de griffe d'un Allosaure.


    Au contraire, les jeunes Diplodocus étaient beaucoup plus vulnérables et à la merci de petits prédateurs comme l'Ornitholestes. Combien de temps pouvait durer cette période de vulnérabilité chez les Diplodocus? Les Diplodocus pondaient des œufs de la taille d'un ballon de rugby; ainsi, les nouveaux-nés mesuraient un mètre seulement au sortir de l'œuf, à comparer avec les 2,5 mètres de certains Ornitholestes... Des études des ossements fossiles de jeunes Sauropodes ont montré qu'ils ont au début de leur vie un taux de croissance exceptionnel (de l'ordre de 2 kg/jour les premières années), ce qui leur fait atteindre une taille raisonnable en quelques années seulement, les mettant à l'abri de la plupart des prédateurs.




    Pendant ce temps, le nombre fait la force: sur la quantité de jeunes Diplodocus sortis des œufs pondus par un troupeau, la plupart feront le festin des carnivores, laissant certains parvenir à la vie adulte. Le sacrifice du nouveau-né fait partie de la stratégie de survie de son espèce et permet ainsi la sélection des plus aptes à échapper à leurs prédateurs. C'est la principe de la sélection naturelle...

    Contre les grands prédateurs, la taille des jeunes Diplodocus devait sûrement leur permettre de se réfugier dans les profondeurs de la forêt. On peut imaginer que la couleur de leur peau leur servait de tenue de camouflage, mais à moins de ressuciter ces dinosaures, la couleur de la peau des dinosaures restera du domaine de la pure spéculation...





    Mode de vie

    Les Diplodocus vivaient probablement en troupeaux de 20 à 30 individus. Les prédateurs ne devaient jamais être très loin, à l'affût des plus vulnérables: jeunes insouciants; malades; Diplodocus en fin de vie... Malheureusement, aucun indice ne permet de savoir quelle était l'organisation de ces troupeaux: y avait-il un animal dominant? Si oui était-il un mâle ou une femelle? etc.

    La croissance des Diplodocus se poursuivait sans doute tout au long de leur vie, mais à un taux plus faible que pendant l'enfance. Ainsi, de rares ossements découverts et attribués au genre Diplodocus appartenaient à des individus de plus de 40 mètres de long! Il devait donc s'agir de vieux Diplodocus, qui ont vécu suffisamment longtemps pour atteindre une telle taille. Certains paléontologues évoquent la possibilité d'un âge de plusieurs centaines d'années avant d'atteindre cette taille respectable.



    Comme dans un épisode du documentaire Sur La Terre des Dinosaures, il est possible d'imaginer tout un écosystème vivant sur la peau des Diplodocus. Ce n'est pas la place qui devait manquer! De petits Ptérosaure auraient pu venir s'y accrocher, se nourrissant des insectes et des parasites vivant à la surface de la peau des Diplodocus, la fiente de ces Ptérosaures finissant par "colorer" la peau de leurs hôtes?



    Conclusion

    Ainsi, rien d'étonnant à ce que le Diplodocus, ce dinosaure si fascinant et si surprenant, soit souvent vu comme le témoin de l'apogée des Sauropodes. Les Sauropodes continueront d'évoluer jusqu'à la disparition des dinosaures, mais l'allègement du squelette ne se poursuivra plus puisqu'il a quasiment atteint ici son maximum. Le Diplodocus est longtemps resté le plus long dinosaure connu, mais il a été détrôné dès les années 1970 par Supersaurus et Ultrasaurus. Plus récemment, Paralititan, découvert en l'an 2000, mesure plus de 25 mètres de long et l'Argentinosaurus plus de 40 mètres!



    Le genre Diplodocus comprend 4 espèces: Diplodocus longus (décrit en 1878 par Marsh), Diplodocus carnegii (décrit en 1901 par Hatcher), Diplodocus hayi (décrit en 1924 par Holland) et Diplodocus lacustris (décrit en 1884 par Marsh).

  11. #8
    Arnaud Salomé

  12. #9
    Sylvebarbe
    Citation Envoyé par Arnaud Salomé
    http://dinonews.net/index/diplodocus.php
    ...qui est le site de Arnaud Salomé.
    KSB666 : Indique tes sources lorsque tu fais un copier-coller d'un texte.
    Merci!

  13. #10
    ksb666
    Bonjour, exusez moi pour ça. J' était fatigué quand j' ai mis ce message et je me suis trompé de copier-coller. désolé et il faut que je retrouve le vrai texte. à ce soir

  14. #11
    DonPanic
    Slu
    Est-il envisagé que les dinosaures herbivores aient pu posséder des estomacs où l'activité bactérienne ait pu dégager une chaleur importante, à l'instar des élans, maintenant un relative homéothermie ?

  15. #12
    ksb666
    Mais oui, Don Panic me donne idée d' hypotèse :

    L' Antarctique devait etre une foret de coniferes froide, comme au canada, et non pas un espace tropical. Peut etre meme comme en Alaska. Et ça veut peut etre dire que la plus part desthéropodes, voir la totalité, devait etre piscivores. Mais maintenant comme le dis Don Panic, Il devait avoir dévelloppé une façon de se réchauffer.

    Moi je penserai pas à de la graisse mais à des écailles et plaques osseuses Epaisses, Et vous que proposez vous ?

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  17. #13
    kinette
    J'aime bien l'idée des bactéries qui chauffent... mais ça implique que notre bestiole ait toujours l'estomac bien plein sinon plus de carburant (?). ou alors il faudrait un estomac capable de sécréter des sucres pour nos bactéries (ça serait joli... mais comment tester cette hypothèse?).

    Sinon chez les insectes, des espèces comme le bourdon arrivent à maintenir une température pas trop basse grâce à la contraction de muscles du vol (même posés). Mais bon, je ne vois pas trop comment apliquer ça au dinos. Pourquoi pas des dinos qui frissonnent constamment?

    K.alicotherium
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  18. #14
    charlie
    Bonjour,
    pour en revenir à l'antarctique, dans quelle mesure connait-on la géol et la paléonto de l'antarctique? Je suppose qu'il y a encore énormement de choses à faire.

    C
    Soon, oh soon the light, ours to shape for all time, ours the right; the sun will lead us.

  19. #15
    ksb666
    Oui, il faudrait trouver une carte géologique de l' Antarctique

  20. #16
    Padwyll
    Au cours du Jurassique, l'Antarctique était encore reliée au Gondwana à des latitudes avoisinant les 40° Sud.
    Le climat terrestre était tropical sur l'ensemble de la planète pas de glace aux pôles donc, tout simplement pour la bonne raison qu'il n'y avait pas de terres aux pôles!!! A la rigueur, une banquise à l'instar du Pôle Nord.
    Les forêts de l'antarctique étaient donc tropicales.
    Quant à l'homéothermie, elle était en vigueur pour les théropodes mais moins évidente pour les sauropodes qui devaient utliser le système de digestion lente avec fermentation pour se réchauffer, ce qui a fait dire à une équioe de scientifuqes japonais que les pets des sauropodes avaient modifié la teneur en méthane et de ce fait infkuencé l'effet de serre...

  21. #17
    DonPanic
    Slu
    ce qui a fait dire à une équipe de scientifiques japonais que les pets des sauropodes avaient modifié la teneur en méthane et de ce fait infkuencé l'effet de serre...
    Ça, et les pets de termites

  22. #18
    babulle
    Citation Envoyé par ksb666
    Mais maintenant comme le dis Don Panic, Il devait avoir dévelloppé une façon de se réchauffer.

    Moi je penserai pas à de la graisse mais à des écailles et plaques osseuses Epaisses, Et vous que proposez vous ?
    je pense que les plaques osseuses ne constituent pas la meilleure protection contre le froid. n'étant pas vascularisées, elles resteraient froides et étant au contact de l'animal, elles contribueraient plutot à le refroidir. non ?
    en fait, lorsqu'il fait froid dehors, nous n'utilisons pas une armure pour nous protéger mais une doudoune. c'est l'air emprisonné entre les différentes couches du vetement qui nous isole du froid.
    donc, si nos dinosaures antartiques avaient un moyen de se protéger du froid, il devait être du même ordre. à poils ou à plumes ???


    petite remarque pour finir. le texte proposé en lien (en anglais ou en français) parle d'un animal "apparenté aux vélociraptors du film jurassic park". or pour autant que je me souvienne, les animaux du film ne sont en fait pas des vélociraptors. alors ???

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  24. #19
    ksb666
    Oui exusez moi, j' ai pas refléchit. Attendez...

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