14/01/2005, 10h04
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Message #19 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par criticus C'est un homme politique anglais qui disait que la vie devient un enfer dans la mesure où on veut en faire un paradis !
Seul Dieu qui est la liberté pleinement actuée est véritablement libre, car n'est éternel que ce qui n'est jamais né. Emile Cioran écrivait :
"J'aurais aimé être libre, éperdument libre. Libre comme un mort-né."
Et il faut être sacrément présomptueux pour soutenir que l'homme est à lui-même son propre projet d'existence. Jean-Paul Sartre (qui était agnostique) exprimait cela très bien : | Non il était Athée :-p ! Sinon je ne vois vraiment pas en quoi ce serait présomptueux.... l'homme est né égoiste ce qui lui a permis (et lui permet encore) de survivre, chaque homme construit son propre projet d'existence que tu le veuilles ou non (par son propre chef ou par l'intermédiaire d'une socialisation...) et même si la liberté de dire "je veux" n'est qu'une illusion elle ne peut pas etre ignoré... sinon il n'y a plus de choix...
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14/01/2005, 10h20
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Message #20 de cette discussion
| Date d'inscription: août 2004
Messages: 14
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Je ne pense pas qu'il faille mourir pour être libre.
Mais je pense qu'effectivement la liberté ne s'acquiert pas physiquement mais plutôt spirituellement.
Peut-on être libre et en prison ?
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14/01/2005, 10h30
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Message #21 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004 Localisation: Fribourg (CH) Âge: 25
Messages: 5070
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Pour être libre, rien de tel que tirer parti des contraintes et des limites !
Les limites, c'est comme le frottement, ça freine, mais sans cela, tu ne bouges pas, car sans limite, tu ne peux pas te situer.
Shokin
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14/01/2005, 10h37
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Message #22 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par shokin Pour être libre, rien de tel que tirer parti des contraintes et des limites !
Les limites, c'est comme le frottement, ça freine, mais sans cela, tu ne bouges pas, car sans limite, tu ne peux pas te situer. | c'est pour cela qu'il faut en etre conscient...
en conclusion, pour moi etre libre c'est pouvoir vouloir sans résignation...
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14/01/2005, 13h07
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Message #23 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 416
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
C'est Sartre justement qui enseignait que l'homme est à lui-même son propre projet d'existence. C'est pourquoi j'ai complètement dénaturé sa pensée en extrayant le passage que je citais hors de son contexte. Parce qu'il faut ajouter que son héros Mathieu n'était pas très en forme ce jour-là :
"Mathieu s'était dit : "Je serai libre", ou plutôt il ne s'était rien dit du tout, mais c'était un pari; il avait parié que sa vie entière ressemblerait à ce moment exceptionnel. Il avait vingt et un ans, il lisait Spinoza dans sa chambre, c'était le Mardi Gras, il y avait de grands chars multicolores qui passaient dans la rue, chargés de mannequins en carton; il avait levé les yeux et il avait parié de nouveau, avec cette emphase philosophique qui leur était commune depuis peu, à Brunet et à lui; il s'était dit : "Je ferai mon salut !" Dix fois, cent fois, il avait refait son pari. Les mots changeaient avec l'âge, avec les modes intellectuelles, mais c'était un seul et même pari; et Mathieu n'était pas, à ses propres yeux, un grand type un peu lourd qui enseignait la philosophie dans un lycée de garçons, ni le frère de Jacques Delarue, l'avoué, ni l'amant de Marcelle, ni l'ami de Daniel et de Brunet : IL N'ETAIT RIEN D'AUTRE QUE CE PARI.
Quel pari ? Il passa la main sur ses yeux lassés par la lumière : il ne savait plus bien; il avait à présent (de plus en plus souvent) de longs moments d'exil. Pour comprendre son pari, il fallait qu'il fût au meilleur de lui-même.
"Balle, s'ilvous plaît."
Une balle de tennis roula jusqu'à ses pieds, un petit garçon courait vers lui, un raquette à la main. Mathieu ramassa la balle et la lui lança. Il n'était certes pas au meilleur de lui-même : il croupissait dans cette chaleur morne, il subissait l'antique et monotone sensation du quotidien : il avait beau se répéter les phrases qui l'exaltaient autrefois : "Être libre. Être cause de soi, pouvoir dire : je suis parce que je le veux; être mon propre commencement." C'étaient des mots vides et pompeux, des mots agaçants d'intellectuel."
Voilà l'injustice rétablie.
Plus un être est nécessaire dans ses perfections et dans ses opérations, et plus il échappe au mal et est libre. Ainsi Dieu qui est l'Acte pur d'exister est souverainement libre, et au bas de l'échelle de la complexité on trouve la matière qui est de la puissance pure. Entre la matière qui est de la puissance pure, et Dieu qui est l'Acte pur d'exister, Aristote échelonnait tous les degrés de l'être selon que l'acte l'emporte plus ou moins sur la puissance ... Ainsi l'homme serait plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que l'animal et l'animal plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que la plante qui serait quant à elle plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que la matière inerte etc. Et plus on monte dans l'Echelle de la complexité, et plus ça devient étroit !
Ajouté à cela que l'homme, contrairement aux autres animaux, est essentiellement inachevé (cf ce que je disais au début) : voilà des clés pour répondre à la question posée ... L'homme serait d'autant plus "libre" qu'il consentirait à s'incliner devant l'ordre du monde comme un saint s'incline devant l'ordre de Dieu (stoïcisme et là citons l'Empereur-philosophe Marc Aurèle : "Tout est fruit pour moi de ce qu'apporte tes saisons Ô Nature " ... Et pour la pierre lançée en l'air ce n'est pas plus un mal pour elle de descendre que ça n'a été au fond un bien de monter : c'est le même mouvement de la Nature qui emporte tout sur son passage ... etc.
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"Inventer, c'est penser à côté." (Einstein).
Dernière modification par criticus ; 14/01/2005 à 13h10.
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15/01/2005, 01h32
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Message #24 de cette discussion
| | Invité | Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Etre libre, c'est un idéal, une recherche personnelle.Pourquoi cette recherche si ce n'est que par mon constat de contraintes diverses pour l'être (libre) ?
Je ciblerais donc ma recherche dans ce qui m'apparait comme des contraintes et qui m'empêche d'être un être libre.Donc si être libre est un possible, je ne peux l'atteindre quand connaissant et reconnaissant les contraintes qui m'opposent à cette liberté. Et dans ces contraintes, il y a celle essentielle et contradictoire, celle-là même qui m'empêche de réaliser ma volonté, celle d'être libre.
Ma recherche de liberté, je la conçois comme la contrainte essentielle, car c'est elle qui me pousse obstinément à vouloir être libre, sans avoir les moyens de connaitre le pourquoi de cette volonté. Je n'arrive pas à concevoir d'où vient cette volonté, et donc elle est pour moi LA Contrainte. La recherche de liberté est une forme d'impasse, qui me pousse à l'infini dans la recherche de liberté en essayant de reconnaitre mes contraintes dont l'être libre, lui-même, à l'origine de cette volonté. Autrement dit, vouloir être libre, c'est pour moi la contrainte essentielle dans la recherche de liberté comme un désir fou, peut-être.
Quand je recherche en moi, dans mes pensées, dans mes souvenirs, des contraintes afin de m'en libérer, je ne trouve que dissimulé derrière, cette recherche obstinée d'être libre. Une éducation, un passé, une famille, des règles, une école, que de contraintes en souvenirs, ancrées dans mon corps, que je triture, exprime, rejète et dans cela résurgit à l'évidence le sens même de ces contraintes produites : une recherche d'être libre. Pourquoi ai-je telles habitudes ? J'y regarde de plus près et j'y vois des explications, une compréhension, mais rien, vraiment rien ne m'explique ou de me permet de comprendre pourquoi cette volonté d'être libre. D'où vient-elle ? Est-ce vraiment ma volonté pour qu'elle m'impose autant de misères, d'oppresion, d'obsession ? Elle ne peut pas être mienne ; ce n'est pas moi qui en est l'auteur. Je la subis, je la suis, comme un petit chien bien dressé qui en oublit sa laisse.
Soyons franc ! Dans ma recherche de liberté, j'ai tellement accumulé de faits qui me contraignent que j'en ai perdu cet être libre. Plus je cherche, plus je suis contraint : quel étrange résultat ! Mais comment faire autrement quand cette recherche de liberté commande vos actes dans les plus infimes recoins de votre existence ? Faut-il simplement se laisser à, se laisser porter par, son existence contrainte, accepter ses désirs, s'oublier dans une vie, comme dans un orgasme ? Impossible car nous sommes toujours rattraper par un semblant de réalité. Et en admettant, que ce soit possibile, faudrait encore que l'on puisse le vouloir.
Au fond, je crois qu'il faut être radicale avec cet " être libre " car nous n'avons pas d'autres espoirs. Sachons être anarchique avec soi, créer le bouleversement, la confusion, l'ambiguïté, chercher la feinte, le bluff, tous les moyens possibles, disponibles à nous-même, pour trouver un semblant de liberté, un semblant qui n'en a pas l'air mais qui produit cette liberté dans notre être le plus profond, comme le ferait un moment d'égarement.
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15/01/2005, 09h01
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Message #25 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par criticus Plus un être est nécessaire dans ses perfections et dans ses opérations, et plus il échappe au mal et est libre. Ainsi Dieu qui est l'Acte pur d'exister est souverainement libre, et au bas de l'échelle de la complexité on trouve la matière qui est de la puissance pure. Entre la matière qui est de la puissance pure, et Dieu qui est l'Acte pur d'exister, Aristote échelonnait tous les degrés de l'être selon que l'acte l'emporte plus ou moins sur la puissance ... Ainsi l'homme serait plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que l'animal et l'animal plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que la plante qui serait quant à elle plus "nécessaire" (i.e plus "libre") que la matière inerte etc. Et plus on monte dans l'Echelle de la complexité, et plus ça devient étroit !
Ajouté à cela que l'homme, contrairement aux autres animaux, est essentiellement inachevé (cf ce que je disais au début) : voilà des clés pour répondre à la question posée ... L'homme serait d'autant plus "libre" qu'il consentirait à s'incliner devant l'ordre du monde comme un saint s'incline devant l'ordre de Dieu (stoïcisme et là citons l'Empereur-philosophe Marc Aurèle : "Tout est fruit pour moi de ce qu'apporte tes saisons Ô Nature " ... Et pour la pierre lançée en l'air ce n'est pas plus un mal pour elle de descendre que ça n'a été au fond un bien de monter : c'est le même mouvement de la Nature qui emporte tout sur son passage ... etc. | Franchement je ne suis pas dutout d'accord avec toi !
"Plus un être est nécessaire dans ses perfections et dans ses opérations, et plus il échappe au mal et est libre."
La conception du mal n'est il pas un argument religieux? et franchement la notion d'utilité est largement dépassée...
"Ajouté à cela que l'homme, contrairement aux autres animaux, est essentiellement inachevé (cf ce que je disais au début) : voilà des clés pour répondre à la question posée ... L'homme serait d'autant plus "libre" qu'il consentirait à s'incliner devant l'ordre du monde comme un saint s'incline devant l'ordre de Dieu "
L'homme n'est pas inachevé il n'est tout simplement pas parfait et peut être largement dépassé (par lui-même) !
S'incliner devant l'ordre du monde? Ah? Quel ordre? La nature? Mais qu'elle est ta définition de la liberté? Pouvoir?
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15/01/2005, 14h34
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Message #26 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 416
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par GottferDamnt 1) La conception du mal n'est il pas un argument religieux? et franchement la notion d'utilité est largement dépassée...
2) L'homme n'est pas inachevé il n'est tout simplement pas parfait et peut être largement dépassé (par lui-même) !
S'incliner devant l'ordre du monde? Ah? Quel ordre? La nature? Mais qu'elle est ta définition de la liberté? Pouvoir? | Pour éviter justement le sempiternel "péché originel", et pour se démarquer par-là du discours religieux, on "explique" en philo le mal moral ou physique par la contingence de toute chose ici bas. Mais rien à voir ici avec la notion d'utilité : c'est au niveau métaphysique i.e par rapport à ce qui a trait à l' être des choses, au fait même qu'elles existent. Ainsi nous ne jouissons d'aucune espèce de nécessité, ni les uns ni les autres ni aucune chose ici-bas qui n'est pas par elle-même existante ! La preuve c'est qu'il y a quelques années nous n'existions pas encore et que dans quelques années nous n'existerons plus (ça c'est vrai pour tout : rien n'est tout devient ici-bas). Mais Dieu qui est l'Être dont toute la nature ou l'essence n'est que d'exister, n'ex-iste pas à proprement parler, il EST. (ex-ister du latin ex sistere = se tenir hors de (i.e hors du "néant" si on veut dire !)).
Donc selon cette conception, Dieu est absolument nécessaire alors que nous nous n'ex-istons que sous une forme dégradée par rapport à lui, que sous un mode d'être faillible et brisable.
2) Par rapport aux autres animaux qui "sont ce qu'ils sont" i.e qui n'ont pas besoin de se tricoter une petite laine quand ils ont froid (la "sélection naturelle" y a "pensé"), et qui ne se posent pas de questions métaphysiques, l'homme est essentiellement inachevé.
Dans le Stoïcisme l'ordre du monde c'est Dame Nature en effet !
Ici la liberté consiste dans le respect infini de la nature des choses, i.e de ce qui est en étant ceci ou cela.
La philosophie nietschéenne c'est pas tout à fait pareil !
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Dernière modification par criticus ; 15/01/2005 à 14h37.
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15/01/2005, 16h14
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Message #27 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par criticus Pour éviter justement le sempiternel "péché originel", et pour se démarquer par-là du discours religieux, on "explique" en philo le mal moral ou physique par la contingence de toute chose ici bas. Mais rien à voir ici avec la notion d'utilité : c'est au niveau métaphysique i.e par rapport à ce qui a trait à l' être des choses, au fait même qu'elles existent. Ainsi nous ne jouissons d'aucune espèce de nécessité, ni les uns ni les autres ni aucune chose ici-bas qui n'est pas par elle-même existante ! La preuve c'est qu'il y a quelques années nous n'existions pas encore et que dans quelques années nous n'existerons plus (ça c'est vrai pour tout : rien n'est tout devient ici-bas). Mais Dieu qui est l'Être dont toute la nature ou l'essence n'est que d'exister, n'ex-iste pas à proprement parler, il EST. (ex-ister du latin ex sistere = se tenir hors de (i.e hors du "néant" si on veut dire !)).
Donc selon cette conception, Dieu est absolument nécessaire alors que nous nous n'ex-istons que sous une forme dégradée par rapport à lui, que sous un mode d'être faillible et brisable.  | Moi j'ai une théorie du réel (on est plus dans le sujet entre autre...): Si tout ce qui ne s'annule pas et qui est mathématiquement fesable existe (ce qui est mon point de vue: voir Théorie des Mondes multiples), alors Dieu/ l'Etre n'existe pas car l'existence se justifie par elle-même (le rien / le néant ne peut pas exister: toi, tu le prend en compte à ce que j'ai compris; l'existence est omniprésente...): elle a toujours été et sera toujours (Eternel retour) !
Sinon pour le "mal" pour moi il n'existe pas, je fais ce que je veux (ce vouloir délimité par la raison et mes goûts) dans la mesure du possible quitte à me dépasser !
Pour revenir à la liberté, je pense qu'on devrait la définir de cette manière: - la liberté est tout ce qui peut nous conduire à l'accomplissement de nos désirs (et on ne peut ignoré notre environnement car il fait parti de nous même: déterminisme) ! Ce qui nous différence des autres c'est notre conscience et la volonté qui en découle différente pour chacun. Donc pour être libre la seule issu est cette différence qui fait de nous un être unique. Nous sommes en quelques sortes la preuve de l'existence, ses observateurs, les seuls à pouvoir l'interpréter. Cette interprétation nous conduit à créer et à moduler notre environnement de manière à atteindre nos désirs. Je finis avec cette citation (de Nietzsche pour changer  xD):
"Vouloir libère; car vouloir, c'est créer, voilà ce que j'enseigne; et c'est seulement pour créer que vous devez apprendre!
Et j'apprentissage même, de moi seul vous le devez apprendre -le bon apprentissage!- Qui a des oreilles entende!"
Ainsi Parlait Zarathoustra-Nietzsche
Allez à vous ! ^^
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16/01/2005, 17h42
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Message #28 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 416
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par GottferDamnt toi, tu le prend en compte à ce que j'ai compris; l'existence est omniprésente...): elle a toujours été et sera toujours (Eternel retour) !
Sinon pour le "mal" pour moi il n'existe pas, je fais ce que je veux (ce vouloir délimité par la raison et mes goûts) dans la mesure du possible quitte à me dépasser ! | C'est pas l'ex-istence qui est omniprésente, c'est l'Être par lui-même existant qu'on appelle Dieu (et là c'est pas le " causa sui" de Descartes comme de Sartre d'ailleurs, c'est le " Ipsum esse subsistens" de Thomas d'Aquin m'enfin passons là-dessus ...). Nous notre ex-istence nous est "prêtée" pour un temps car nous n'ex-istons qu'entre deux "néants" si on peut dire. Lui EST l'ex-istence elle-même !
Pour les les Stoïciens aussi le mal n'était qu'un épiphénomène dont il faut bien bonnant-malant s'accomoder ...
Alors si vous faites ce que vous voulez, vous pensez qu'on peut cloner des êtres humains et modifier quiètement le patrimoine génétique de l'Humanité si on le peut ! Pourquoi ? Pour faire advenir le surhomme nietszchéen ?  (excuses mais je ne sais jamais comment on écrit le nom de ce philosophe du tout début du XXième siècle).
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"Inventer, c'est penser à côté." (Einstein).
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16/01/2005, 22h47
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Message #29 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004 Localisation: Fribourg (CH) Âge: 25
Messages: 5070
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Vouloir emprisonne, ça contraint à combler notre volonté. [Juste pour énoncer un avis contraire.]
La volonté et la liberté, sont-elles réelles ou ne sont-elles qu'illusions, perception ?
Nietzsche ! je ne sais pas, s'il y en a un, comment s'écrit l'adjectif nitzschois.
Shokin
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17/01/2005, 10h04
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Message #30 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par criticus C'est pas l'ex-istence qui est omniprésente, c'est l'Être par lui-même existant qu'on appelle Dieu (et là c'est pas le " causa sui" de Descartes comme de Sartre d'ailleurs, c'est le " Ipsum esse subsistens" de Thomas d'Aquin m'enfin passons là-dessus ...). Nous notre ex-istence nous est "prêtée" pour un temps car nous n'ex-istons qu'entre deux "néants" si on peut dire. Lui EST l'ex-istence elle-même !
Pour les les Stoïciens aussi le mal n'était qu'un épiphénomène dont il faut bien bonnant-malant s'accomoder ...
Alors si vous faites ce que vous voulez, vous pensez qu'on peut cloner des êtres humains et modifier quiètement le patrimoine génétique de l'Humanité si on le peut ! Pourquoi ? Pour faire advenir le surhomme nietszchéen ?  (excuses mais je ne sais jamais comment on écrit le nom de ce philosophe du tout début du XXième siècle). | Pour le premier point je n'ai pas vraiment compris ^^ ! (pour moi il n'y a pas d'ex-istence car il n'y a tout simplement pas de néant...)
Sinon pour le dernier point... le surhomme nietzscheen n'a rien a voir avec le body-buildé blond yeux bleu nazi... C'est un homme capable de connaitre ses véritables volontés (ce vouloir délimité par la raison et mes goûts sans impulsivité) et d'arrêter de se cacher dérrière des barrières morales "hypocrites"... Pour le clonage, je ne vois pas en quoi ca pourrait "élever" l'homme (ca n'a absolument rien a voir avec les aptitudes physiques... on peut imaginer Zarathoustra comme Socrate ^^)
"Vouloir emprisonne, ça contraint à combler notre volonté. [Juste pour énoncer un avis contraire.]"
Pourquoi ne pas la combler?
"La volonté et la liberté, sont-elles réelles ou ne sont-elles qu'illusions, perception ?"
Oui pour moi ce sont des illusions, on ne peut pas s'en défaire alors acceptons les....
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17/01/2005, 10h15
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Message #31 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
AH ok !
Criticus on n' a pas la même conception du monde ^^ ! Pour moi tout existe, c'est à dire que je pense que tout ce qui ne s'annule pas EST ici ou ailleur... donc les êtres contingents ne présupposent pas un être nécessaire, existant par soi... l'Etre dont tu dois parler...
@++
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17/01/2005, 17h50
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Message #32 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2005 Localisation: Nantes Âge: 22
Messages: 1686
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Le libre-arbitre est un cadeau qui n’est pas donné à tout le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les choix que nous avons été amenés à faire ne faisaient pas souvent honneur au nom qu’ils portaient. Car nous sommes rarement entièrement libres dans nos décisions. Lorsque nous pesons le pour et le contre, rares sont les fois où les deux côtés de la balance avaient le même poids. Mais une fois qu’il existe un déséquilibre, pouvons-nous encore parler de libre-arbitre ? Si constamment nous sommes poussés par des influences extérieures à nous tourner vers l’une des propositions, pouvons-nous encore nous estimer être en train de choisir ? De là, je ne peux conclure qu’une chose. Nous ne sommes pas toujours ce que nous avons décidé d’être, mais nous sommes trop souvent ce que les autres nous donnent à être. Nous vivons par les autres. A travers eux, nous existons. Sous leur influence, nous choisissons. Peut-on appeler cela le libre-arbitre ?
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17/01/2005, 20h18
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Message #33 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 1313
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par kron Le libre-arbitre est un cadeau qui n’est pas donné à tout le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les choix que nous avons été amenés à faire ne faisaient pas souvent honneur au nom qu’ils portaient. Car nous sommes rarement entièrement libres dans nos décisions. Lorsque nous pesons le pour et le contre, rares sont les fois où les deux côtés de la balance avaient le même poids. Mais une fois qu’il existe un déséquilibre, pouvons-nous encore parler de libre-arbitre ? Si constamment nous sommes poussés par des influences extérieures à nous tourner vers l’une des propositions, pouvons-nous encore nous estimer être en train de choisir ? De là, je ne peux conclure qu’une chose. Nous ne sommes pas toujours ce que nous avons décidé d’être, mais nous sommes trop souvent ce que les autres nous donnent à être. Nous vivons par les autres. A travers eux, nous existons. Sous leur influence, nous choisissons. Peut-on appeler cela le libre-arbitre ? | on n'a pas dit que le libre arbitre existait... d'ailleur je n'y croit pas...
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18/01/2005, 10h59
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Message #34 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 416
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par GottferDamnt je pense que tout ce qui ne s'annule pas EST ici ou ailleur... donc les êtres contingents ne présupposent pas un être nécessaire, existant par soi... | Alors vous pensez comme les matérialistes primaires, qui pataugent dans la confiture en s'imaginant niaisement que l'univers des phénomènes physiques et sensibles se suffit absolument pour exister ? C'est du panthéisme non ?
Quant au libre arbitre il est gros comme les tours de Manathan. On aurait mis n'importe quel animal, aussi "évolué" qu'on veut, aux commandes des appareils, qu'on n'aurait jamais connu les catastrophes qu'on a connues !
Sans libre-arbitre point de responsabilité et alors Hitler comme les pilotes kamiquazes n'auraient de comptes à rendre qu'au déterminisme physico-chimique de leur code génétique ?
No comment. Mais là encore, il n'est pas faux de dire : y'a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
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Dernière modification par criticus ; 18/01/2005 à 11h01.
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18/01/2005, 11h25
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Message #35 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004 Localisation: Dijon Âge: 25
Messages: 36
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ?
Bonjour à tous.
Je me permet d'émettre mon opinion sur la question de départ.
J'aurai ici une vision détachée de toute religion, toute croyance.
D'un point de vue scientifique (et non philosophique), les études de la psychanalyse freudienne ont montré les différentes parts d'influences qui constituent la personnalité. Ainsi Le Surmoi étant une manifestationde l'inconscient, le ça étant la résultante de l'internalisation des extériorités , il reste le MOI défini comme la partie de libre arbitre, de décision personnelle de l'individu.
Cependant j'apporterai cette fois une conception subjective de cela, dans ce sens que le MOI est influencé par les gens qui ont contribué à l'éducation de l'individu, à sa formation en tant que sujet. J'en arrive donc à une conception directement relative à mon domaine d'étude, l'éducation.
La notion de liberté est très vague et subjective. Chacunes de nos actions de nos pensées a été conditionnées par les personnes que nous cotoyons tous les jours et qui nous ont éduqués (parents, instituteurs, amis...).
Pour ma part, je pense être libre dans la mesure où je suis fidèle à mes opinions, à mes idées, où chacun de mes choix ont été faits sans regrets aucun. Choisir et assumer, tels sont pour moi les critères de la liberté. On a toujours le choix et même si celui que l'on fait ne nous fait pas faire ce que l'on veut, on est libre car on a choisi en fonction de nos déterminations propres.
C compliqué, même moi je m'embrouille donc j'arrete!!!
ciao
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Mourir sera l'ultime défi de ma vie; j'espère que j'y arriverai!!!
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18/01/2005, 11h58
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Message #36 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 416
| Re : Etre libre est-ce faire ce que l'on veut ? Citation: |
Envoyé par He@ven
on est libre car on a choisi en fonction de nos déterminations propres. | Il a été dit : "La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui." (c'est dans la Constitution française si je ne m'abuse ?). Bon, c'est vrai que l'individu ne peut subsister que dans un corps social organisé qui lui donne le pouvoir s'il a le droit et non l'inverse (Etat de droit)...
Mais il reste que les notions de bien et de mal sont des notions universelles, qui résident dans la "conscience universelle" comme dirait Chirac, quoiqu'en pensent Nietzsche et ses condisciples. C'est grâce à son intelligence réflexive que l'homme peut choisir. Et pour choisir (entre divers biens) il faut comparer et pour comparer il faut juger, et le jugement est un acte de l'intelligence humaine dont l'animal n'est pas doté ... Hum.
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"Inventer, c'est penser à côté." (Einstein).
Dernière modification par criticus ; 18/01/2005 à 12h01.
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