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Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

  1. paulb

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    janvier 2004
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    17220 St. VIVIEN
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    1 728

    Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Voici un chapitre de mon bouquin que je voudrais soumettre à ce forum, pour discussion. J'ai placé un autre texte sur le fil "Ethique" qui n'a malheureusement pas eu d'écho et pourtant beaucoup de participants ne devraient pas être d'accord. Pouvez-vous y jeter un coup d'oeil?
    Voici:
    Quels que soient les principes fondamentaux qui permettent de définir les droits de l'homme (et la discussion se poursuit à ce sujet), ils devront être l'objet d'une révision radicale et complétés par la définition des devoirs de l'homme, un peu négligés jusqu'ici, et ceci avant que la Terre n'ait fait son "plein" d'hommes. Les nouveaux droits et devoirs devront être étroitement soumis aux intérêts de l'espèce humaine, faute de quoi celle-ci courra à la catastrophe.

    Cette observation rejoint l'impératif énoncé au scénario 4, qu'il faudra privilégier l'espèce humaine au détriment des individus, et non l'individu au détriment de l'espèce, pour la simple raison (lapalissade) que si l'humanité disparaît, les droits de l'homme disparaissent en même temps qu'elle.

    Les sociétés libérales actuelles laissent une liberté maximale aux individus, limitée seulement par les obligations de ne pas nuire à leurs congénères et de ne pas enfreindre les lois édictées par les pouvoirs politiques démocratiquement élus. Une nouvelle restriction, élaborée également par les voies démocratiques, devra être mise en place, pour assurer la défense de l'espèce contre toute action individuelle ou groupée mettant sa pérennité en danger.

    Pour citer un exemple d'une importance particulière, une telle restriction devra s'appliquer au droit de procréation. La nécessité impérative de limiter le nombre des humains à un maximum à ne pas dépasser (ou même le diminuer en cas de dépassement non contrôlé) créera l'obligation d'instituer une "licence de procréation", concédée au compte-gouttes, surtout si l'augmentation de l'espérance de vie crée un "embouteillage" des générations. Encore une fois, ce n'est pas une utopie, dans la Chine actuelle cette restriction existe déjà, avec des sanctions à la clé pour ceux qui dépassent un quota de descendants arbitrairement fixé, ceci au grand scandale des droits-de-l'hommistes aveugles. En Inde, une campagne de stérilisation ne respectant pas toujours les désirs des stérilisés a été également entreprise, soulevant la même indignation. S'agissant de deux pays où la démographie galopante mettait la survie des citoyens en grave danger, il ne faut pas s'étonner que de telles mesures aient été prises, en privilégiant des groupes humains importants au détriment des désirs individuels.

    Une fois la limitation du droit à la procréation reconnue comme "d'utilité publique" il va de soi que la capacité de cette limitation d'assurer le "perfectionnement" de l'espèce permettra aussi l'empêchement de la reproduction des individus qui ont dans leur patrimoine génétique des gènes porteurs de maladies ou d'une insuffisance de protection contre certaines maladies infectieuses. La déconnexion de l'acte sexuel de sa conséquence naturelle, la reproduction, facilitera ces limitations de droits et de libertés, grâce à l'absence de frustrations sexuelles.

    Toutes les considérations sur le bien et le mal, le désirable et l'indésirable, le nécessaire et l'inutile, devront être reconsidérées à la seule mesure de l'intérêt de l'espèce et complémentairement des intérêts des autres êtres vivants qui dépendent de l'homme.

    Puisque l'homme aura pris sa destinée en main, il est évident que plus aucune considération n'aura priorité sur celle de sa survie et de son adaptation à son biotope à jamais inextensible.
    Amicalement paulb.

    -----

     


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  2. riovas

    Date d'inscription
    novembre 2004
    Localisation
    Paris
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    394

    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Bonjour,
    Quels que soient les principes fondamentaux qui permettent de définir les droits de l'homme (et la discussion se poursuit à ce sujet), ils devront être l'objet d'une révision radicale et complétés par la définition des devoirs de l'homme, un peu négligés jusqu'ici...
    Devoir de l'homme: respecter le droit des autres
    , et ceci avant que la Terre n'ait fait son "plein" d'hommes.
    Le plein d'homme? Ce n'est pas un chiffre absolu il directement lié au avancé technologique. Il y a 200 ans le chiffre de 6 milliards d'être humain n'aurait jamais été concevable.
    Cette observation rejoint l'impératif énoncé au scénario 4, qu'il faudra privilégier l'espèce humaine au détriment des individus, et non l'individu au détriment de l'espèce, pour la simple raison (lapalissade) que si l'humanité disparaît, les droits de l'homme disparaissent en même temps qu'elle.
    L'espèce humaine est constituée d'individus. Ce qui est le plus favorable à l'espèce humaine est donc ce qui est le plus favorable aux individus qui la composent. L'intérêt général doit toujours être vu du point de vue individuel (pas une "somme" mais un ensemble d'intérêts individuels) sinon c'est prendre le risque de faire n'importe quoi (malgré ce qu'on en dit les hommes n'étant pas des fourmis leur individualité fait que leur problème sont toujours individuel; éventuellement partagé mais malgré tout individuel)
    Les sociétés libérales actuelles laissent une liberté maximale aux individus, limitée seulement par les obligations de ne pas nuire à leurs congénères et de ne pas enfreindre les lois édictées par les pouvoirs politiques démocratiquement élus.
    Liberté maximale aux individus mon oeil dans ce cas la consommation de drogue serait légaliser (on ne nuit pas à autrui lorsque on le fait mais seulement a soi même) A ce que je sache on ne vit pas dans une société libertarienne?
    Une nouvelle restriction, élaborée également par les voies démocratiques, devra être mise en place, pour assurer la défense de l'espèce contre toute action individuelle ou groupée mettant sa pérennité en danger.
    A ce que je sache une action mettant en danger la pérennité de l’espèce est une manière de "nuire à ses congénères"
    Pour citer un exemple d'une importance particulière, une telle restriction devra s'appliquer au droit de procréation. La nécessité impérative de limiter le nombre des humains à un maximum à ne pas dépasser (ou même le diminuer en cas de dépassement non contrôlé) créera l'obligation d'instituer une "licence de procréation", concédée au compte-gouttes, surtout si l'augmentation de l'espérance de vie crée un "embouteillage" des générations. Encore une fois, ce n'est pas une utopie, dans la Chine actuelle cette restriction existe déjà, avec des sanctions à la clé pour ceux qui dépassent un quota de descendants arbitrairement fixé, ceci au grand scandale des droits-de-l'hommistes aveugles. En Inde, une campagne de stérilisation ne respectant pas toujours les désirs des stérilisés a été également entreprise, soulevant la même indignation. S'agissant de deux pays où la démographie galopante mettait la survie des citoyens en grave danger, il ne faut pas s'étonner que de telles mesures aient été prises, en privilégiant des groupes humains importants au détriment des désirs individuels.
    Ce qui est (était c’est une politique qui se meurt) vraiment choquant en Chine c'est la manière. C'était violent et ça a contraint les gens à abandonner leur enfant, sans conter le déséquilibre Garçons/Filles. Si protester contre des abandons et contre la violence c'être "droit de l'hommiste" alors tant pis. Sur le principe en lui même rappelons que la Chine de Mao a mit en place une politique nataliste!!!!D’où une partie du déséquilibre. Alors bon l'idée d'une grande organisation qui saurait mieux que les individus ce qui est bon pour la société est très douteuse! Le développement économique permet de limiter largement la natalité (et en cas de baisse trop importante de celle ci je ne vois vraiment pas comment obliger les gens à avoir des enfants). Une politique qui incite dans un sens ou un autre pourquoi pas (allocation familiale ou baisse d’impôt) mais la contrainte est une mauvaise idée.
    Une fois la limitation du droit à la procréation reconnue comme "d'utilité publique" il va de soi que la capacité de cette limitation d'assurer le "perfectionnement" de l'espèce permettra aussi l'empêchement de la reproduction des individus qui ont dans leur patrimoine génétique des gènes porteurs de maladies ou d'une insuffisance de protection contre certaines maladies infectieuses. La déconnexion de l'acte sexuel de sa conséquence naturelle, la reproduction, facilitera ces limitations de droits et de libertés, grâce à l'absence de frustrations sexuelles.
    Le perfectionnement de l'espèce? Même en admettant la validité du concept on a pas besoin de l'état pour mettre en place ce système. Les gens voudront d'eux même le "meilleur" pour leur enfant et auront recours à l'eugénisme. Le rôle de l'Etat serait plutôt de limiter de telles dérives (aux nom du droit individuel de l'enfant à la différence)
    Toutes les considérations sur le bien et le mal, le désirable et l'indésirable, le nécessaire et l'inutile, devront être reconsidérées à la seule mesure de l'intérêt de l'espèce et complémentairement des intérêts des autres êtres vivants qui dépendent de l'homme.
    L'intérêt de "l'espèce" c'est l'intérêt de ses individus et comme ce qui caractérise l'homme c'est sa conscience et donc sa volonté. L’intérêt de l'homme ce n’est pas de vagues considérations évolutionniste mal placé mais c'est l'assouvissement de sa volonté personnel (par analogie l'intérêt général n'est rien d'autre que l'assouvissement de la volonté général).

    Je pense que toute considération « holiste » de la société bute et butera toujours sur l’implacable individualisation de l’homme qui s’appelle : La conscience.

    Cordialement.
     

  3. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
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    Suisse
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    10 665

    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Je suis d'accord sur le fait de mettre priorité sur le groupe plutôt que sur l'individu. Ce que tu appelles espèce, je l'appelle humanité, et comprend non seulement toutes les personnes qui vivent maintenant, mais aussi celles qui ont vécu et surtout celles qui vivront.

    Je mettrai aussi comme priorité le bien-être de la nature, de l'environnement. L'humain n'est qu'une "partie" de la nature, et dépend de celle-ci.

    Parfois je me dis que l'humain refuse de se plier à la sélection naturelle.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  4. yat

    Date d'inscription
    juillet 2004
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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Rien à redire, sauf peut-être :
    Citation Envoyé par paulb
    Une nouvelle restriction, élaborée également par les voies démocratiques, devra être mise en place, pour assurer la défense de l'espèce contre toute action individuelle ou groupée mettant sa pérennité en danger.
    J'ai peur d'être un peu moins optimiste que toi là-dessus. Si j'ai bien compris tes propos, tu estimes comme moi que l'intérêt général et l'intérêt particulier présentent quelques incompatibilités, et c'est pourquoi la notion de liberté individuelle va devoir être sérieusement revue.
    Le problème c'est que par la voie démocratique, ce n'est pas l'intérêt général qui s'exprime, mais la somme des intérêts individuels. J'ai du mal à imaginer que les gens vont décider majoritairement de se priver d'un droit individuel considéré comme fondamental, comme par exemple celui de procréer autant qu'ils le désirent. On ne voit pas encore trop le problème ici (à ce que tu dis, ça passe pas bien en Chine et en Inde...), mais l'exemple du pétrole est à mon avis beaucoup plus proche de nous : les réserves diminuent, le prix du baril monte, alors on baisse les taxes pour que l'intérêt individuel des consommateurs-électeurs soit préservé, quitte à aggraver le problème qui s'annonce pour les prochaines années.
    Moi je pense que ces changements, nécessaires pour le bien de l'espèce, ne peuvent pas être adoptés par voie démocratique, et devront être au départ amorcés par des mesures impopulaires, prises par des gouvernements qui se soucieront plus du réel intérêt du peuple que de céder à leurs caprices par démagogie électorale.
    Citation Envoyé par shokin
    Parfois je me dis que l'humain refuse de se plier à la sélection naturelle
    Je pense que c'est exactement le cas. Compassion, médecine, démocratie... sont là pour tenter de donner à chaque individu le droit et les moyens de survivre, et de se reproduire. On en est encore loin, mais il me semble bien que l'objectif est littéralement d'éliminer la sélection naturelle. Je ne pense pas pour autant que l'on puisse considérer ça comme mauvais.
     

  5. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
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    Suisse
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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Citation Envoyé par riovas
    Il y a 200 ans le chiffre de 6 milliards d'être humain n'aurait jamais été concevable.
    Ya-t-il une autre espèce qui a ainsi évolué en population ?

    Citation Envoyé par riovas
    L'espèce humaine est constituée d'individus. Ce qui est le plus favorable à l'espèce humaine est donc ce qui est le plus favorable aux individus qui la composent. L'intérêt général doit toujours être vu du point de vue individuel (pas une "somme" mais un ensemble d'intérêts individuels) sinon c'est prendre le risque de faire n'importe quoi
    Je placerai en priorité le bien-être des groupes (pas de toute la société ni de tout un pays, c'est irréaliste, ni de l'individu), mais aussi des prochaines générations.

    Citation Envoyé par riovas
    Liberté maximale aux individus mon oeil dans ce cas la consommation de drogue serait légaliser (on ne nuit pas à autrui lorsque on le fait mais seulement a soi même) A ce que je sache on ne vit pas dans une société libertarienne ?
    On aime nous donner entre autres l'illusion de liberté. On ne nous fait plus penser au bien-être du groupe. Malheureusement. Par exemple, on nous offre le "tout-prêt", mais on risque d'en devenir indépendant, ou encore le "tout-en-un", etc.

    Citation Envoyé par riovas
    (et en cas de baisse trop importante de celle ci je ne vois vraiment pas comment obliger les gens à avoir des enfants)
    Là ! je ne vois pas non plus comment les motiver ! et c'est pourtant l'un des problèmes que je considère comme fondamental et auquel je n'envisage aucune solution de substitut (qui remplacerait la natalité).

    Citation Envoyé par riovas
    Une politique qui incite dans un sens ou un autre pourquoi pas (allocation familiale ou baisse d’impôt) mais la contrainte est une mauvaise idée.
    Je trouve la contrainte plutôt comme une bonne chose dans le sens où elle est un point de repère. Point de contrainte, point de repères sur ce qui est bien, sur ce qui est mal. Il est bien de poser une contrainte, non pas pour toujours la respecter ou toujours l'enfreindre, mais pour parfois la respecter et parfois l'enfreindre. A chaque fois, l'on franchit cette limite pour en garder conscience. [Mais la conscience... ]

    C'est par contre une mauvaise chose (la contrainte) si elle est appliquée à la lettre. (elle risque d'être contre-productive)

    Citation Envoyé par riovas
    Les gens voudront d'eux même le "meilleur" pour leur enfant et auront recours à l'eugénisme. Le rôle de l'Etat serait plutôt de limiter de telles dérives (aux nom du droit individuel de l'enfant à la différence)
    Je trouve que "vouloir le meilleur pour notre enfant" est un peu individualiste... Je le préparerais plutôt à faire du bien-être du groupe une priorité.

    Je ne pense pas que chaque intérêt individuel soit à maximiser, mais que le bien-être du groupe est à entretenir à long terme.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     


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  6. riovas

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Citation Envoyé par yat
    Le problème c'est que par la voie démocratique, ce n'est pas l'intérêt général qui s'exprime, mais la somme des intérêts individuels. J'ai du mal à imaginer que les gens vont décider majoritairement de se priver d'un droit individuel considéré comme fondamental, comme par exemple celui de procréer autant qu'ils le désirent.
    Je suis bien d'accord avec toi c'est ce qui fait la force de la démocratie!!
    Mais que propose tu en remplacement? Un conseil des sages (lol)?
    quitte à aggraver le problème qui s'annonce pour les prochaines années.
    Donc c'est pas dans leur intérêt (même individuel).Encore une fois sous prétexte de défendre le peuple on le prend de haut: il est trop bête pour voir son intérêt!!
    Pour moi la distinction entre l'intérêt général et la volonté générale nécessite qu'on définisse clairement ce qu'est l'intérêt général, malheureusement c'est très relatif (ou individuel ). Autrement dit ça na pas de sens. Mais il ne faut pas oublier de construire la volonté générale sur l’individuelle pour ne pas conduire à la dictature de la majorité sur la (les) minorité(s).
     

  7. riovas

    Date d'inscription
    novembre 2004
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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Y a-t-il une autre espèce qui a ainsi évolué en population ?
    Pas que je sache Les chiens? En tout cas je suis d'accord que la surpopulation est un problème mais a priori elle ne vas continuer aussi rapidement (d'après les prospective a partir de 8 milliard elle va ralentir rapidement puis ne devrait pas dépasser les 10 milliard (dans un futur pas trop lointain) mais je dit ça de mémoire c'est à vérifier -ce que je dit et ce que ces études disent aussi )donc c’est pas forcement moins gérable qu’aujourd’hui (qu’on ne dise pas que les problèmes du monde vienne de la surpopulation : c’est plutôt la repartissions) a part peut-être du point de vue écologique
    Je placerai en priorité le bien-être des groupes (pas de toute la société ni de tout un pays, c'est irréaliste, ni de l'individu), mais aussi des prochaines générations
    Pour les groupes d'une certaine manière l'individu est un cas limite ( un groupe d'une personne) plus le groupe est petit plus l'intérêt général et individuel se confondent( si on part du principe qu'il s'agit d'une somme -ce que je réfute- on obtient* I=i +i +i... d'ou I=n*i plus n est petit plus i et I se rapprochent; plus n est grand plus I devient différent de i et une vision libérale (au sens large) devient nécessaire)
    En ce qui concerne les génération future c'est un vrai problème. Comment prendre en compte l'intérêt de personne qui n’existe pas? En théorie? En pratique Est-ce seulement possible? Est-ce souhaitable? La oui je sèche :? Je vais y réfléchir (lol)

    I intérêt général; i intérêt individuel; et n nombre d’individus. Le calcul n’est pas a prendre au premier degré ni dans un sens quantitatif (un calcul non quantitatif ça na pas de sens je sais)
     

  8. shokin

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    mars 2004
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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Hou ! là ! s'il faut se lancer des calculs ! heu... quels calculs ?

    Citation Envoyé par riovas
    donc c’est pas forcement moins gérable qu’aujourd’hui (qu’on ne dise pas que les problèmes du monde vienne de la surpopulation : c’est plutôt la repartissions) a part peut-être du point de vue écologique
    Il y a effectivement le problème de répartition.

    Mais je prends aussi en compte le point de vue (les critères) écologique, à mon avis très prioritaire !

    Prendre en compte le bien-être d'une personne qui n'existe pas ? maintenant elle ne vit pas, mais peut-être existe-t-elle déjà (la distinction entre vie et existence n'est pas le sujet, merci de ne pas dévier). Et elle vivra dans l'avenir. Il s'agit d'adopter une vision à long terme (au moins 3-4 générations, je dirais, à voir) et pas seulement restreinte à la nôtre. Par exemple, en évitant de maximiser le bien-être de la génération actuelle, et en prenant soin de répartir sur plusieurs générations.

    (j'ai parfois tendance à inciter à la baisse de la consommation pour baisser indirectement la production, baisser l'usage des ressources naturelles, partir du principe que celles-ci sont limitée, principe oublié il me semble, négligé plutôt)

    Il n'y a pas qu'un I, il y en a plusieurs, plusieurs groupes (InfInI ).

    Shokin
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  9. Cécile

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Bonjour Paul,

    Plusieurs fois, je me suis dit que si j'étais auteur livres de sciences fiction, j'en écrirais un sur une dictature environnementale. Ton message est un parfait exemple de ce qu'une telle dictature pourrait être.

    Citation Envoyé par paulb
    avant que la Terre n'ait fait son "plein" d'hommes.
    Comment calculer quel serait le niveau de ce "plein" ? Ca me paraît très difficile. Et si on impose une natalité maximum, comment éviter un vieillissement brutal de la population avec tous les inconvénients (proportion d'actifs/retraités, etc.). Ce genre de problème commence à se poser au Japon, paraît-il.

    Les nouveaux droits et devoirs devront être étroitement soumis aux intérêts de l'espèce humaine, faute de quoi celle-ci courra à la catastrophe.
    Qui décidera ce qui est bon pour l'espèce humaine ? Ca me semble énormément subjectif.

    Cette observation rejoint l'impératif énoncé au scénario 4, qu'il faudra privilégier l'espèce humaine au détriment des individus
    Remplace "espèce humaine" par "Etat", tu as les dictatures classiques. Remplace "espèce humaine" par "l'ensemble des travailleurs", tu as les dictatures prolétariennes.

    Les sociétés libérales actuelles laissent une liberté maximale aux individus, limitée seulement par les obligations de ne pas nuire à leurs congénères et de ne pas enfreindre les lois édictées par les pouvoirs politiques démocratiquement élus. Une nouvelle restriction, élaborée également par les voies démocratiques, devra être mise en place, pour assurer la défense de l'espèce contre toute action individuelle ou groupée mettant sa pérennité en danger.
    Je me suis trompée, puisque tu précises "par les pouvoirs politiques démocratiquement élus". Mais alors, quelle différence avec ce qui se passe actuellement ? Et si les élus ne font pas ce que tu suggères, quelle solution ?

    Encore une fois, ce n'est pas une utopie
    En effet, ça s'est fait. Il faut voir dans quelles conditions. Je ne pense pas que ce soit un exemple à suivre.

    Une fois la limitation du droit à la procréation reconnue comme "d'utilité publique" il va de soi que la capacité de cette limitation d'assurer le "perfectionnement" de l'espèce permettra aussi l'empêchement de la reproduction des individus qui ont dans leur patrimoine génétique des gènes porteurs de maladies ou d'une insuffisance de protection contre certaines maladies infectieuses.
    Par la contrainte ? Car il ne s'agit pas uniquement de supprimer les frustrations sexuelles. L'instinct de procréation est fort, et le contrarier provoque aussi de grandes frustrations.
     

  10. riovas

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    En plus j'aurait du dire i1 i2 i3 etc… (ben oui si tout les intérêt individuel sont les mêmes alors plus de problème).
    Pour le reste d'accord, (sauf pour existence et vie. Là honnêtement Je disait "n'existe pas" (donc présent) mais c'est pas le sujet)
    Mais je prends aussi en compte le point de vue (les critères) écologique,
    à mon avis très prioritaire !
    Ok. J'ai bien dit que c'était le vrai problème de l'augmentation. Mais signalons qu'il s'agit surtout des pays pauvres (donc qui pollue moins).

    Quand tu dit trois ou quatre génération tu entends combien de temps (parce que ça peut aller du simple au quintuple) ?
     

  11. shokin

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Citation Envoyé par riovas
    Mais signalons qu'il s'agit surtout des pays pauvres (donc qui pollue moins).
    J'espère que tu n'incites pas à la pauvreté. (quoique)

    Citation Envoyé par riovas
    Quand tu dit trois ou quatre génération tu entends combien de temps (parce que ça peut aller du simple au quintuple) ?
    Je pensais à 25 ans une génération.

    Mais je ne m'y connais pas trop en démographie. Pour moi, ça s'arrête à l'interprêtation des pyramides.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  12. riovas

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Citation Envoyé par shokin
    J'espère que tu n'incites pas à la pauvreté. Shokin
    NON. lol
    C'est juste une constatation
     

  13. riovas

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Citation Envoyé par shokin
    Je pensais à 25 ans une génération.
    4 générations ça nous fait du 100 ans. Ca me semble quand même exagérer. Il y a 100 on utilisait (1904) on utilisait majoritairement le charbon, il n'y avait très peu de voiture l'ordinateur et l'Internet, n'existait pas l'aviation était très limité, l'homosexualité illégale et le sexe hors mariage très mal vu etc... Si on aurait demandé a ces gens de ne pas nuire à notre génération ils auraient eu bien du mal a savoir quoi faire!!! Comment connaître à l'avance les évolutions de notre société? Ou du moins les connaître assez pour ne pas nuire? Même avec le principe de précaution ils n'auraient pas pu. Et les progrès technologique sont de plus en plus rapide. Tout ça pour dire que 100 ans c'est énorme. En fonction des problèmes la durée de prédiction peut varier (l'effet de serre évoque tout le 21éme siècle) mais 100ans ça me semble quand même énorme.
     

  14. shokin

    Date d'inscription
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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    Je t'ai dit que c'était une estimation sans fondement réel.

    C'est vrai que 30-35 ans semble plus raisonnable pour une génération.

    M'enfin, ne nous éloignons du droit sujet.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  15. riovas

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    Re : Droits de l'homme et impératifs de l'espèce.

    En tant que suisse tu vis dans un système très libéral, très respectueux des libertés individuel (je crois), c'est peut être pour ça que tu te rend pas compte du caractère très important de les défendre. L'herbe est toujours plus verte ailleurs. Ca vaut pour moi aussi lol.
    Analyse qui n’engage que moi.
     


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