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Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

  1. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
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    10 526

    Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Salut tout le monde,

    Faith a parlé d'ouvrir un thread sur un débat intéressant :

    Comment devraient se répartir les rôles et la responsabilités entre personnes enseignantes et parents vis-à-vis de l'élève/l'enfant ?

    Ya-t-il des "tâches" (rôles) propres aux parents, propres aux personnes enseignantes ?

    Ya-t-il des "tâches" (rôles) à partager entre les parents et les personnes enseignantes ?

    Ya-t-il des "tâches" (rôles) qui incombent à peu importe la personne ?

    Et l'enfant, il a quand même quelque chose à faire ! à lui d'agir !

    Et la responsabilité vis-à-vis de l'enfant, êtes-vous d'accord qu'elle se partage entre les personnes enseignantes et les parents (si l'enfant/l'élève a des parents et des profs) ?

    Shokin

    -----

    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     


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  2. Cécile

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    région parisienne
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    7 598

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Salut,

    Citation Envoyé par shokin
    Et la responsabilité vis-à-vis de l'enfant, êtes-vous d'accord qu'elle se partage entre les personnes enseignantes et les parents (si l'enfant/l'élève a des parents et des profs) ?
    Oui. Et aussi avec les autres adultes, qui sont des exemples (bons ou mauvais) pour l'enfant sans s'en rendre compte.

    Le rôle des profs est d'enseigner, mais ils sont aussi parmi les adultes que l'enfant voit le plus, donc ils ont aussi, involontairement, un rôle d'éducation. Ainsi, le prof respectueux des élèves favorisera le respect entre les enfants eux-mêmes.
    Le rôle des parents est d'éduquer, mais cela joue sur l'enseignement : apprentissage de l'importance du travail, suivi des devoirs sans mettre trop de pression, ne pas dénigrer les profs, etc.
     

  3. pi-r2

    Date d'inscription
    juillet 2004
    Âge
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    Messages
    2 114

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Le rôle des parents est celui défini par la loi. Ils sont responsables des actes de leur enfant.
    Ils doivent dons se débrouiller pour que leur progéniture soit tolérée par la société. Ils ont un rôle essentiellement comportemental.
    Par contre ils devraient pouvoir demander de l'aide à la société (et renoncer partiellement à leur autorité parentale) quand ils sont dépassés.
    Les enseignants sont là pour instruire, c'est à dire donner des connaissances. Et pas pour faire la displine.
    Pour la discipline, il faut bien voir que c'est le problème principal des profs actuellement. Je ne vois pas d'autre solution que de faire le tri et de sortir les voyous , parce qu'un seul méchant dans une classe suffti à perturber. Je pense à un système ou le prof aurait le droit indiscutable d'expulser l'élève de sa classe en disant simplement: je ne veux pas enseigner à cette personne. L'élève aurait droit à 3 classes par collège, puis 3 collèges par ville avant d'atteindre la case: décidément irrécupérable , et maison de redressement (ou armée..., enfin un truc qui fait bien peur même aux gros durs).
    Si le système était appliqué je pense que une en France suffirait.
    Donc exit l'indispline grave, le reste les profs savent gérer, un peu de chahut, quelques discussions, c'est faisable.
    Enfin, je pense que l'enseignement doit être individualisé quand c'est nécessaire. C'est le seul moyen de comprendre les petits points de blocage qui sont souvent très durs à détecter car très loin du problème principal.

    Une petite dose d'orientation efficace et tansparente: quels métiers, combien on gagne, quel est l'investissement initial (en temps d'étude), quel est le niveau requis par matière, quelles filières, quel temps de travail, quel effort, quel localisation géographique....
    Ca c'est le boulot de la société (ah la transparence des revenus ....)
    Les bonnes idées triomphent toujours... C'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes !
     

  4. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
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    32
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    10 526

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Tu veux dire quoi par "individualiser l'enseignement" ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  5. pi-r2

    Date d'inscription
    juillet 2004
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    49
    Messages
    2 114

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    trop mélanger les niveaux des élèves est une aberration (comme c'est fait en France et c'est un dogme intouchable au nom de l'égalité). Cela ne pose pas de problèmes aux bons élèves, sauf qu'ils s'ennuient et perdent leur temps (et que c'est un gachis pour la société), mais cela coule les plus faibles. Les difficultés que rencontre un élève sont individuelles et il faut les identifier pour lui permettre de progresser.
    C'est pourquoi, tout en mélangeant les origines sociales, il faut faire des classes de niveau avec pas trop d'écard entre le premier et le dernier.
    Les bonnes idées triomphent toujours... C'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes !
     


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  6. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
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    10 526

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Ni trop homogénéiser le niveau, que l'écart soit assez grand quand même.

    Et si des élèves s'ennuient, ils peuvent, eux aussi, aider les élèves qui ont des difficultés !

    Personnellement, je suis plus pour la diversité, laquelle confronte la personne enseignante à cet écart de niveau, laquelle aussi encourage (devrait encourage) la solidarité entre élèves "performants" et élèves "avec difficulté" (sans vouloir catégoriser tel un séparatiste).

    Si tous les élèves ont le même niveau (ou niveau trop proche), chacun va se dire "je n'ai besoin d'autrui dans la classe pour m'aider ou à qui donner de l'aide". Et si la personne enseignante monte le niveau, là peuvent apparaître des écarts auxquels personne (ni le prof ni les élèves) ne s'attendaient ni n'étaient habitués.

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  7. [MGF]Finn

    Date d'inscription
    février 2004
    Localisation
    sur p-s.o
    Messages
    80

    Arrow Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Citation Envoyé par pi-r2
    trop mélanger les niveaux des élèves est une aberration (comme c'est fait en France et c'est un dogme intouchable au nom de l'égalité). Cela ne pose pas de problèmes aux bons élèves, sauf qu'ils s'ennuient et perdent leur temps
    Gare aux lieux communs.

    Ecoles
    Mixité bien tempérée



    La mixité scolaire est bonne chose. Mais à petite dose, selon une décapante étude du CNRS.


    Irène Inchauspé

    Le CNRS jete un pavé dans la mare de la mixité scolaire. Dans un article, « Bon ou mauvais élève : le poids de l'environnement » (1), des chercheurs décortiquent les effets du brassage des publics au sein des écoles. Si les auteurs admettent qu'il convient de « préserver une certaine hétérogénéité dans les classes », ils soulignent aussi les effets psychologiques néfastes que celle-ci peut avoir sur certains élèves.




    « Dans une ZEP où la proportion d'enfants nés dans l'Hexagone de parents français est supérieure à celle de ceux qui sont nés en France de parents non français, l'estime de soi de la minorité issue de l'immigration est menacée », explique Delphine Martinot, chercheuse au laboratoire de psychologie sociale et cognitive de Clermont-Ferrand. Or, si l'élève a le sentiment d'être « mauvais », il risque d'aller d'échec en échec. La mixité scolaire est donc une bonne chose... mais point trop n'en faut. Faudrait-il alors instaurer des quotas pour atteindre la composition idéale d'une classe ? « Je ne crois pas à l'efficacité de mesures aussi radicales, explique Delphine Martinot. Il faudrait plutôt intervenir en amont, pour que les enfants issus de l'immigration ne se sentent pas, de ce simple fait, dévalorisés. » Quant à faire en sorte qu'ils se sentent par la suite bien dans leur classe, c'est une autre affaire.
    1. Dans « Comment apprend-on ? », Le Journal du CNRS, n° 174-175, juillet-août 2004.


    © le point 15/07/04 - N°1661 - Page 63 - 256 mots


    Et une deuxième :

    Le désir d'apprendre

    LE MONDE | 30.11.04 | 14h58



    Les recherches récentes le montrent : la dynamique collective d'une classe influence profondément l'estime de soi des élèves.


    C'est une école ordinaire. Ni défavorisée ni privilégiée, elle accueille des élèves ordinaires. Pas des surdoués ni des déficients. Ils arrivent en classe de CP, où ils doivent apprendre à lire, à écrire, à compter... Et brusquement, cette année-là ou un peu plus tard, certains se bloquent. Sans cause apparente, sans explication claire, ils ne jouent plus le jeu. N'en ont plus envie, ou en ont envie mais n'y parviennent pas. Pourquoi ? Et comment y remédier ? A cette question ancienne comme l'école, à laquelle des centaines d'heures de réflexion pédagogique ont été consacrées, les psycho-sociologues apportent depuis peu des réponses neuves. Et proposent des pistes qui, bien qu'encore faiblement prises en compte par les enseignants, n'en semblent pas moins sérieuses.


    Apprendre, pourtant, quoi de plus naturel ? L'enfant le fait dès la naissance. Jusqu'à 18 mois, il s'applique à contrôler sa motricité, apprend les limites de son corps, teste ses sens. Puis vient le temps des premiers systèmes de symbolisation : le langage parlé, le jeu, le dessin. Autant d'apprentissages acquis avec fierté et plaisir, dans la douce illusion propre à la prime enfance de créer le monde.


    Mais entre 5 et 8 ans, tout change. Lecture, écriture, logique concrète : naguère spontanés, les apprentissages imposés par le cadre scolaire deviennent intellectuels et collectifs. Un passage fondateur que Marie-Luce Verdier-Gibello, psychologue-psychothérapeute, compare à une "période de métamorphose de la pensée psychique et de l'expérience identitaire", et qui ne se fait pas sans un intense travail psychique. Ni sans que certains trébuchent sur le chemin de leur nouveau métier d'élève.


    "Donner à l'enfant le désir d'apprendre et toute méthode sera bonne", affirmait Rousseau dans L'Emile. Certes, mais comment faire, lorsque l'absence de désir résiste à toutes les injonctions ? Et pourquoi certains, pourtant arrivés avec leur cartable neuf bourré de motivation, la perdent-ils en cours de route ?


    Pour expliquer ce phénomène, on peut, bien sûr, évoquer les inégalités sociales, et l'importance accordée dans le milieu familial à la réussite scolaire. Une influence dont les effets sur l'élève ne sont d'ailleurs pas aussi simples qu'on pourrait le croire. "Réussir à l'école, pour certains enfants, c'est s'éloigner de leurs parents, n'avoir plus rien à leur dire, voire succomber à la tentation d'en avoir honte", souligne Philippe Perrenoud, professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève. Si les encouragements reçus à la maison sont essentiels, ils ne permettent pas toujours d'éviter de tels conflits de loyauté.


    Autre composante : la relation de l'élève avec son enseignant. Y compris dans sa dimension affective. Combien d'enfants, terrifiés par la nouveauté que constitue le milieu scolaire, demandent avant tout à être rassurés ? "Or, que conseille-t-on aux jeunes enseignants pendant leur formation ? D'éviter les relations affectives avec leurs élèves. Alors même que la neurologie nous dit qu'un enfant qui n'est pas "affecté" ne peut rien apprendre !", s'insurge le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, pour qui les maîtres "ont bien plus de pouvoir que ce qu'ils croient", mais "pas le pouvoir qu'ils croient".


    Reste une autre réalité, omniprésente pour les élèves et pourtant rarement prise en compte par les spécialistes des sciences de l'éducation : l'épreuve de la collectivité. Dans une classe où les enfants font l'objet d'évaluations constantes de la part des maîtres, le processus de comparaison sociale fonctionne en permanence. Et les chercheurs qui commencent à s'y intéresser sont formels : il influe profondément sur les élèves, dans leurs performances comme dans leurs motivations.


    "Encore incertains de leurs compétences intellectuelles, les enfants accordent énormément d'attention aux résultats de leurs camarades de classe, surtout ceux de même sexe qu'eux", précise Pascal Huguet, du laboratoire de psychologie cognitive d'Aix-Marseille. Convaincu qu'"on ne prend pas assez en compte les dynamiques sociales de la classe pour expliquer les difficultés scolaires", ce chercheur au CNRS a récemment rendu publics d'étonnants résultats expérimentaux, qui montrent combien le poids des stéréotypes culturels pèse sur l'image que les élèves ont d'eux-mêmes et de leurs capacités.


    Démonstration : on demande à des élèves de 6e et de 5e d'observer pendant cinquante secondes une figure complexe, sans signification apparente, puis de la reproduire de mémoire sur une feuille de papier. Les enfants sont répartis en deux groupes. Au premier, on annonce que l'épreuve est destinée à tester les capacités en géométrie ; au second, on ne parle plus de géométrie, mais de dessin. "Le but de l'expérience était de montrer que les performances des élèves sont étroitement liées à la représentation qu'ils ont d'eux-mêmes dans telle ou telle discipline", explique Pascal Huguet. La seule évocation de la géométrie, lorsqu'elle active des souvenirs d'échec ou de faiblesse, est-elle susceptible d'inhiber l'aptitude à stocker et à récupérer une information en mémoire ?


    La réponse est clairement positive : dans le contexte "géométrie", la performance des élèves en difficulté scolaire se révèle très inférieure à celle des élèves en réussite, alors que cette différence d'aptitude disparaît totalement dans le contexte "dessin". Et il en est de même lorsqu'on refait l'expérience en comparant non plus les bons et les mauvais élèves, mais les garçons et les filles. Celles-ci ayant intégré la croyance - largement diffusée dans nos sociétés, mais qui reste à vérifier - selon laquelle les femmes seraient intellectuellement inférieures aux hommes en mathématiques, elles produisent en condition "géométrie" une performance inférieure à celle des garçons... et une performance non pas égale, mais supérieure à la leur en condition "dessin"!


    Que peut donc faire l'enseignant pour améliorer, lorsqu'il est négatif, ce "concept de soi scolaire" ? Favoriser la comparaison "par le haut", mais avec des élèves dont les notes sont très légèrement supérieures, pas avec les premiers de la classe. Ne pas envoyer systématiquement les plus faibles au tableau mais leur donner au contraire l'assurance qu'ils ne vont pas être mis en situation de visibilité. Se rappeler que certains élèves ont une notion "fixiste" de l'intelligence ("Je suis nul en maths, donc je vais le rester"), et que ce sont ceux-là, précisément, qui accordent le plus d'importance à la comparaison sociale...


    "La confiance que l'enfant place dans ses performances, la façon dont il se projette dans son avenir professionnel sont des facteurs déterminants pour sa motivation", insiste Delphine Martino, enseignante-chercheuse au laboratoire de psychologie sociale et cognitive de Clermont-Ferrand. "Selon la composition d'une classe, ou des groupes de travail au sein de cette classe (proportion d'enfants dont les parents sont immigrés ou nés en France, proportion de filles et de garçons), les plus fragiles se sentiront plus ou moins en situation de réussite, et donc plus ou moins motivés à faire des efforts." Autant de détails qui, en adoucissant le vécu quotidien de l'enfant qui vacille, lui serviront de moteur pour retrouver une meilleure estime de lui. Et, peut-être, le désir d'apprendre.


    Catherine Vincent
     

  8. shokin

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    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Ouais, Finn !

    donnons aux enfants le désir d'apprendre,

    faisons-les prendre conscience sans forcer la main (pour ne pas se faire totalitariste )...

    tout un programme concrètement difficile !

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  9. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
    Localisation
    Suisse
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    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Au fond, est-ce parce qu'ils ne désirent plus apprendre ou parce que plein d'autres choses, activités les tentent ? (je pencherais pour la deuxième)

    ou une réticence au changement (apprendre, c'est se transformer) !

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  10. [PSO]Rachel

    Date d'inscription
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    19

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Citation Envoyé par pi-r2
    C'est pourquoi, tout en mélangeant les origines sociales, il faut faire des classes de niveau avec pas trop d'écard entre le premier et le dernier.
    Je ne suis pas vraiment d'accord avec ça.

    Effectivement identifier les élève en difficulté et les regrouper pour permettre un enseignement plus spécifique peut sembler de prime abord une solution intéressante mais c'est sans compter sur les phénomènes de stigmatisation.

    J'ajouterai à ce qu'a dit Finn que le fait de placer les élèves en difficulté dans des classes dites « spécialisées » génère une sorte de marquage au fer rouge.
    Ainsi, (consciemment ou inconsciemment) les attentes de leurs enseignants ainsi bien sur que leur propre attentes les concernant seront moindres et ce via des phénomènes comme l'effet Pygmalion, la menace du stéréotype, la déterminabilité ou la baisse de l'estime de soi.

    Il est plus que difficile pour un élève catalogué comme faible de se défaire de ce marquage.
    Rendre encore plus visible cette distinction entre « bons » et « mauvais » en créant des classes de niveau c’est en quelques sorte les condamner à l’échec.
     

  11. invite765732342432
    Invité

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Citation Envoyé par [PSO]Rachel
    Ainsi, (consciemment ou inconsciemment) les attentes de leurs enseignants ainsi bien sur que leur propre attentes les concernant seront moindres
    C'est précisément le but: chacun travaille selon ses capacités. Ainsi on a une chance d'obtenir le meilleur de chaque enfant qu'il soit bon ou non...

    et ce via des phénomènes comme l'effet Pygmalion, la menace du stéréotype, la déterminabilité ou la baisse de l'estime de soi.
    Parce que dans les classes mixtes, il n'y a pas de stéréotype ou de baisse d'estime de soi ?
    Quand on passe des années à être le dernier de toutes les classes, de se faire traiter de "cancre" par tous les profs et de n'avoir jamais eu une note au dessus de 10, l'estime de soi en prend un sacré coup ! Beaucoup baissent les bras et cessent tout travail étant donné le peu de résultat.
    Alors que le même élève, dans une classe de bas niveau pourrait se donner à fond et être considéré comme valable parce que son travail serait sérieux.

    Et pour favoriser l'équité des chances face au monde du travail, on n'appelle pas ces classes sous une autre appellation: Ce sont des classes comme les autres mais elle regroupe les moins bons...

    Il est plus que difficile pour un élève catalogué comme faible de se défaire de ce marquage.
    Rendre encore plus visible cette distinction entre « bons » et « mauvais » en créant des classes de niveau c’est en quelques sorte les condamner à l’échec.
    Je trouve que c'est une belle marque d'hypocrisie: dans une classe hétéroclyte, il sera d'autant plus catalogué comme faible.
    Sur son dossier, il y aura écrit 28ème sur 30. Ca n'est pas du plus bel effet...
    Mais je le répète, ces classes de niveau doivent être appelées de la même façon pour éviter les discriminations futures. A charge de l'établissement d'organiser les classes d'enseignement général comme bon leur semble pour obtenir des classes de niveau homogène.
     

  12. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
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    Messages
    500

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Je trouve que c'est une belle marque d'hypocrisie: dans une classe hétéroclyte, il sera d'autant plus catalogué comme faible.
    Sur son dossier, il y aura écrit 28ème sur 30. Ca n'est pas du plus bel effet...
    Dans un sens, c'est vrai, mais dans des classes de niveau homogène, c'est la classe entière qui sera cataloguée par le prof. Du coup, on peut s'attendre à un moindre investissement du prof quand il doit enseigner à la "classe des nuls". 28/30 élèves de niveau (en moyenne) assez bon vaut toujours mieux que 28/30 dans la "classe des nuls", non ?

    Pour moi, des classes de niveau hétéroclites commes elles sont établies aujourd'hui ne sont pas génantes. Je pense qu'il faudrait par contre favoriser des coopérations entre les élèves, mettre en place des binômes de niveau modérément différent (Un élève plus faible avec un élève moyen, un éleve moyen avec un élève meilleur, etc.), et profiter ainsi du conflit socio-cognitif qui devrait permettre à chaque élève d'évoluer positivement. De trop grande différences de niveau dans les binômes risqueraient d'induire des effets de contraste dangereux pour l'élève en difficulté (si il est mis en binôme avec un élève trop supérieur à lui, il risque de désinvestir complétement la tâche).


    Quand on passe des années à être le dernier de toutes les classes, de se faire traiter de "cancre" par tous les profs et de n'avoir jamais eu une note au dessus de 10, l'estime de soi en prend un sacré coup ! Beaucoup baissent les bras et cessent tout travail étant donné le peu de résultat.
    Juste une petite précision théorique, l'Estime de Soi est un "phénomène" qui tendrait à être homéostatique, c'est à dire que le niveau d'Estime de Soi d'un élève tendrait à être régulé pour rester à un niveau honorable. Un évènement portant atteinte à l'Estime de Soi sera interprété de manière biaisée afin de sauvegarder un niveau correct d'ES, dans le domaine scolaire, il est très possible que l'élève en difficulté désinvestisse totalement le domaine scolaire (ce qui risquerait d'arriver aussi,si on mettait l'élève en binôme avec un élève trop supérieur).

    Bien sur, ce que je propose là n'est qu'une hypothèse et demande à être tester en champ réel afin de voir si cette idée est bonne ou non.
     

  13. invite765732342432
    Invité

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Citation Envoyé par [PSO]Fabrice.g
    Pour moi, des classes de niveau hétéroclites commes elles sont établies aujourd'hui ne sont pas génantes. Je pense qu'il faudrait par contre favoriser des coopérations entre les élèves, mettre en place des binômes de niveau modérément différent (Un élève plus faible avec un élève moyen, un éleve moyen avec un élève meilleur, etc.), et profiter ainsi du conflit socio-cognitif qui devrait permettre à chaque élève d'évoluer positivement. De trop grande différences de niveau dans les binômes risqueraient d'induire des effets de contraste dangereux pour l'élève en difficulté (si il est mis en binôme avec un élève trop supérieur à lui, il risque de désinvestir complétement la tâche).
    Le principe a effectivement l'air très positif... J'imagine assez mal sa mise en place, mais si c'est possible, cette solution serait sans doute une des meilleures.

    Seulement j'y vois quelques inconvénients tirés notemment de mon expérience personnelle à tous les niveaux de classe (du collège à l'école d'ingénieur):
    L'émulation dans un binôme de personnes de même niveau est extrèmement profitable aux deux. En école d'ingé, un copain et moi faisions un genre de course de vitesse et d'astuce pour résoudre les problèmes, si l'un avait des problèmes et pas l'autre, nous nous expliquions et si nous nous plantions tous les deux, une scéance de "brainstorming" nous donnais la solution.

    Mais j'ai déjà fait l'expérience d'un binôme avec une personne moins bonne: les résultats ne sont pas à la hauteur de ton espérance. Le moins bon considère comme "normal" de ne pas trouver et écoute d'une oreille distraite les conseils du meilleur. De plus, le meilleur n'est jamais poussé au bout de ses capacité et stagne à son niveau alors qu'il aurait pu aller plus loin.

    De ma propre expérience, je n'ai vu qu'intérêt limité aux binomes mixtes car il faut de la bonne volonté des deux cotés (et c'est vraiment difficile à obtenir de nos jours...). En revanche, les binômes homogènes m'ont apporté énormément (autant en connaissance qu'en amitié)
     

  14. invite765732342432
    Invité

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Citation Envoyé par [PSO]Fabrice.g
    Du coup, on peut s'attendre à un moindre investissement du prof quand il doit enseigner à la "classe des nuls".
    Ca dépend des profs, mais je sais que mes parents préfèreraient des classes homogènes car ils se sentent plus utiles: Ils n'ont pas à laisser de coté des élèves (bons ou mauvais) pour en satisfaire d'autres (mauvais ou bons).

    Il me semble que c'est extrèmement frustrant pour eux de ne pas pouvoir apporter autant à tous leurs élèves. Et dans une classe mixte, ils sont naturellement portés vers les meilleurs... ce qui serait évité (je pense) dans une classe homogène.
     

  15. [PSO]Fabrice.g

    Date d'inscription
    septembre 2004
    Âge
    39
    Messages
    500

    Re : Responsabilité et rôle des parents et des enseignants face à l'enfant :

    Mais j'ai déjà fait l'expérience d'un binôme avec une personne moins bonne: les résultats ne sont pas à la hauteur de ton espérance. Le moins bon considère comme "normal" de ne pas trouver et écoute d'une oreille distraite les conseils du meilleur. De plus, le meilleur n'est jamais poussé au bout de ses capacité et stagne à son niveau alors qu'il aurait pu aller plus loin.
    J'ai dit que les niveaux des deux ne devaient pas être trop différents. Ce que tu décrit c'est ce à quoi je m'attendrais si le niveau des deux individus du binome sont trop différent.

    De mon point de vue, les élèves doivent réellement travailler en binômes. Je ne préconise pas un apprenant et un enseignant, mais plutot que chacun puisse être à la fois enseignant et apprenant. Je sais que "j'utopise" mais par exemple en distribuant des informations complémentaires à chaque membre du binôme, chacun serait capable "d'enseigner" à l'autre une partie des éléments de la solution.

    Il est bien évidemment bénéfique d'être dans la position d'apprenant, mais il est aussi bénéfique d'être dans la position d'enseignant, de devoir décortiquer le problème afin d'en expliquer les détails et les pistes de solution.
     


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