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04/07/2008 - 22h45 Abricote Pilosité et évolution
Bonsoir,
Suite à une question qu'on m'a posée et à laquelle de n'ai pas su répondre, j'aurais aimé savoir pourquoi nous avons des poils au pubis et aux aisselles. Quel pourrait être l'avantage en terme de sélection naturelle?
Merci par avance pour vos réponses,
Abricote
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04/07/2008 - 22h48 aquilegia
Re : Pilosité et évolution
Diffuser les phéromones?
Sinon, pas vraiment besoin que ça représente un avantage, il suffit que ça ne représente pas un désavantage.
Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac) -
04/07/2008 - 22h52
Re : Pilosité et évolution
Bonsoir,
La question est peut-être l'inverse: pourquoi avons nous tant de zones glabres! Les humains font plutôt exception par l'absence de poils.
A part ça l'explication usuelle pour que la perte n'ait pas été complète est:
1) Pour les cheveux et les sourcils, la fonction de protection (soleil dans le premier cas, ruissellement dans le second)
2) Pour la barbe et les moustache, signal de différentiation des genres et/ou de maturation sexuelle
3) pour le pubis et les aisselles, piège à odeur/phéromone
4) pour le pubis, signe de différentiation de maturité sexuelle
Par contre, pour la perte du reste du système pileux, je n'ai pas trop vu de consensus.
Cordialement,
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04/07/2008 - 22h54 Abricote
Re : Pilosité et évolution
Oui c'est vrai, ne pas être désavantageux suffit.
Ce qui m'étonne en fait, ce n'est pas la pilosité mais sa localisation: j'ai ptet l'air d'insister mais en quoi serait ce un avantage d'avoir cette pilosité au niveau des aisselles (pour le pubis, la question se pose moins) plutôt qu'autre part dans le corps?
En tout cas, merci pour la réponse aquilegia.
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04/07/2008 - 22h59 Abricote
Re : Pilosité et évolution
Nos posts se sont croisés Michel.
C'est vrai que quand on regarde avec plus de recul, cette pilosité là devient moins choquante puisque toutes les pilosités paraissent bizarres au 1er abord (et pourtant explicables, la preuve...).
Sinon, pour la réponse à "pourquoi tant de zones glabres?", peut être parce que notre corps étant recouvert de vêtements, on n'a pas spécialement besoin des autres poils (et donc utiliser de l'énergie pour les fabriquer etc..) ?
Merci pour vos réponses à tout les 2.
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04/07/2008 - 23h03 MaliciaR
Re : Pilosité et évolution
Salut,  Envoyé par Abricote j'ai ptet l'air d'insister mais en quoi serait ce un avantage d'avoir cette pilosité au niveau des aisselles (pour le pubis, la question se pose moins) plutôt qu'autre part dans le corps? Je pense que c'est toujours cette histoire de phéromones. Il y a beaucoup de gens qui trouvent sexuellement excitant de sentir son partenaire sous les aisselles...
Même si nous sommes glabres sur la quasi totalité du corps, nous avons quand même gardé "le réflexe primitif" : la chair de poule C'est censé provoquer un hérissement des poils en cas de danger ou un épaississement et une meilleure rétention de la chaleur en cas de froid.
Mais je n'en connais pas davantage sur la question 
Cordialement,
An expert is one who knows more and more about less and less. -
04/07/2008 - 23h08
Re : Pilosité et évolution
 Envoyé par Abricote Sinon, pour la réponse à "pourquoi tant de zones glabres?", peut être parce que notre corps étant recouvert de vêtements, on n'a pas spécialement besoin des autres poils (et donc utiliser de l'énergie pour les fabriquer etc..) ? Il y a un certains nombres d'indices qui laisse penser que la glabreté précède les vêtements. La causalité serait l'inverse: nos ancêtres ont inventé les vêtements pour ne pas avoir froid lorsqu'ils ont commencé à s'installer dans les zones tempérées il y a 50000 ans.
Homo sapiens est un animal tropical, et les vêtements ne sont pas la règle pour ceux qui habitent toujours dans la zone tropicale. Ou du moins ne l'étaient pas avant que les occidentaux imposent partout leur attitude sur le sujet. Et même maintenant, les zones glabres ne sont pas corrélées avec celles recouvertes de vêtement dans les zones tropicales!
Cordialement,
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04/07/2008 - 23h15 Abricote
Re : Pilosité et évolution
Merci Malicia, ça va bien dans le sens de ce qui a été dit précedemment..
Michel, ce n'était qu'une hypothèse de ma part... et apparemment (trop) facilement réfutable... (j'suis loin d'être une spécialiste de l'évolution.. )
Je suis unique, comme tout le monde. -
04/07/2008 - 23h24 kinette
Re : Pilosité et évolution
Bonjour,
Les poils au niveau des aisselles limitent les frottements et irritations, et de même au niveau de l'entrejambe. Je pense que cet effet n'est pas à négliger.
Cordialement,
K
Nomina si nescis, perit et cognito rerum. -
04/07/2008 - 23h29
Re : Pilosité et évolution
 Envoyé par kinette Bonjour,
Les poils au niveau des aisselles limitent les frottements et irritations, et de même au niveau de l'entrejambe. Je pense que cet effet n'est pas à négliger. J'avais déjà vu cette idée. Mais a-t-on détecté des problèmes particuliers dans les cultures où l'épilation est commune si ce n'est la règle?
Ou chez les enfants...
Cordialement,
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05/07/2008 - 00h20 aquilegia
Re : Pilosité et évolution
Bonjour,
j'avais entendu parler d'une mutation chez les vaches (ou mouton?) qui laisserait les mêmes zones glabres que chez nous au niveau du corps.
Ce serait à vérifier (plutôt deux fois qu'une car je n'ai absolume aucune source, ce n'est qu'un vague souvenir de mon cerveau brumeux...), mais auquel cas, mon hypothèse est la suivante : nous aurions des poils aux aiselles et à l'entrejambe parce que c'est la particularité d'une mutation, et que ça ne gènait pas nos ancêtres.
Après, pour les odeurs, il faudrait voir si le développement des glandes sudoripares à ces endroits était consécutive, ou préalable...
Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac) -
05/07/2008 - 09h59
Re : Pilosité et évolution
 Envoyé par aquilegia Après, pour les odeurs, il faudrait voir si le développement des glandes sudoripares à ces endroits était consécutive, ou préalable... Les sudoripares sont partout. C'est plutôt celles décrites là, dont je ne connais pas le nom en français, dont il est question, non?
Pour ta question, qu'en est-il de nos proches cousins, pan ou gorilla?
Cordialement,
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05/07/2008 - 11h17 aquilegia
Re : Pilosité et évolution
 Envoyé par Michel (mmy) Les sudoripares sont partout. C'est plutôt celles décrites là, dont je ne connais pas le nom en français, dont il est question, non? Oui, tout à fait, j'ai écris trop vite.  Envoyé par Michel (mmy) Pour ta question, qu'en est-il de nos proches cousins, pan ou gorilla? Très bonne question, mais je n'en sais rien... Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac) -
05/07/2008 - 11h35
Re : Pilosité et évolution
En cherchant sur la toile, quelques liens intéressants http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/6036281.stm
où on peut lire (désolé, tout en anglais)
The scent of male sweat is controlled by their genes, in both chimps and men. In a blind test, three women were asked to sniff the sweat of Danny and Cody the chimp, to see which one they fancied most.
When they found out afterwards that one of the odours was from a chimp, there was laughter. When they realised that two out of three had preferred the chimp, there was nervous laughter.
ici, il est proposé que la perte de la pilosité est couplée avec l'augmentation du nombre de glandes sudoripares pour améliorer le refroidissement par la peau.
Même thèse là
La citation de Bernard Campbell (1974, p. 280-282) dans ledit texte (je ne vais pas la recopier, c'est assez long) est particulièrement intéressante pour le sujet discuté ici.
En bref, perte de poil là où il y a des glandes "ecrines" et pas de glandes "apocrines" (--> refroidissement), et conservation là où il y a des "apocrines" (--> signaux sexuels), à quelques exceptions près (e.g., crâne et sourcil).
Cordialement,
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07/07/2008 - 00h09 Nicolas Daum
Re : Pilosité et évolution
C’est fou ce que cette question a fait couler d’encre.
Peut-on apporter la moindre preuve aux explications avancées ? Peut-on espérer en trouver un jour ?
Il y aurait bien d’autres questions : comment se fait-il qu’un ancêtre des grands singes ait perdu sa queue ? Il était pourtant à coup sûr arboricole et on sait la fonction que la queue a pour l’équilibre chez un très grand nombre d’espèces. Néanmoins les chimpanzés et les autres se baladent dans les arbres sans problème.
À mon avis, il n’y a qu’une réponse à la question de la répartition du système pileux : on ne sait pas et on ne saura sans doute jamais. Le plus probable est qu’il n’y a aucune explication, c’est certainement un hasard de l’évolution. Un grand nombre de mutations sont neutres sur le plan de l’adaptation. Un certain nombre de traits sans incidence sur l’adaptation apparaissent en association avec des traits qui peuvent être sélectionnés.
J’ai lu quelque part que les populations indo-européennes auraient peut-être perdu la mélanine de leur peau à l’occasion de la sélection de gènes codant pour la synthèse de je ne sais plus quelle vitamine particulièrement nécessaire dans un climat froid. Et voilà pourquoi nous avons des coups de soleil… 
ND
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. | | |