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Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

  1. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
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    13 411

    Mise en oeuvre

    .
    Une précision et un avertissement concernant les formules données au post précédent: toutes les unités sont SI, et ces formules ne sont pas généralistes: ce sont des formules de mon cru, spécifiquement créées pour cette application.

    Elles ne sont donc pas particulièrement précises, et présupposent le genre de facteur de forme typique de l'application.
    Leur but est de fournir une bonne base de départ pour les itérations qui seront nécessaires pour arriver à quelque chose d'optimal.
    Si elles sont sorties de leur contexte et employées pour autre chose, elles donneront des résultats très médiocres.

    Une fois que l'on a dégrossi les caractéristiques, on peut utiliser des formules ou des tools qui permettront de calculer plus précisément la valeur, de manière à dimensionner le condensateur d'accord, notamment.
    On peut par exemple citer Coil Maestro et celui-ci, il y en a d'autres.
    On pourrait aussi employer une variante de la formule basée sur A (surface) que j'ai donnée au post précédent, mais ce serait plus imprécis.

    Dans la majorité des récepteurs, il sera nécessaire de mettre une limitation, en général une zener, comme dans l'exemple.
    Cette limitation est nécessaire pour pouvoir fonctionner à des distances beaucoup plus proches que la portée limite.

    On pourrait lui reprocher de gaspiller inutilement de l'énergie; en réalité, c'est le contraire:
    S'il est vrai qu'une certaine puissance va être dissipée, cette limitation va permettre de limiter la résonance, qui sans cela peut prendre des proportions énormes.
    A proximité de l'émetteur, une bobine multispires pourra facilement générer une tension de quelques dizaines de volts en mode transformateur pur (sans accord).

    Avec l'accord, cette tension sera multipliée par le Q, qui vaut sans aucune difficulté 50 ou même beaucoup plus.

    Conclusion, une tension qui monte à plusieurs kilovolts, une puissance prélevée très élevée et intégralement dissipée dans les pertes.
    Une situation à éviter, donc, surtout que le condensateur ou l'enroulement ne vont pas résister à des tensions pareilles, et vont claquer.
    D'ailleurs, lors des expérimentations, il ne faut pas laisser traîner des circuits accordés non chargés n'importe où, j'en ai fait l'expérience, et cela s'est chaque fois terminé par un condensateur claqué.
    Le "teaser" le montre, on peut facilement arriver à allumer un tube fluo à bonne distance, sans avoir besoin d'aucun préchauffage.

    Lorsqu'on est proche de l'émetteur, l'écrêtage causé par la zener amortit complètement le circuit oscillant, et le courant est limité par l'effet de ballastage magnétique de l'inductance de fuite (qui reste en tous les cas assez élevée).
    La plus grande partie de l'énergie est donc réfléchie de manière réactive.
    Si on voulait faire un régulateur, il devrait travailler en sens inverse: augmenter le courant absorbé pour faire chuter la tension secondaire lorsqu'on se rapproche, pour diminuer la puissance prélevée.
    C'est assez anti-intuitif....

    Concernant les composants, ils sont moins critiques que pour l'émetteur, le niveau de puissance étant bien plus faible; par contre ils auront un impact sur la portée.
    Si l'on se contente par exemple de condensateurs mylar pour l'accord, leur étant de ~0.5%, le Q sera d'office limité à 200.
    C'est à dire qu'avant de prélever quoique ce soit comme puissance utile, on va déjà diviser par deux le Q de la self seule si elle est soignée!

    Pour la self, il faut également être attentif: il n'y a pas que la section de cuivre qui importe: si on utilise du fil sous thermoplastique, on écopera de pertes diélectriques élevées.
    Le matériau est du PVC, incorporant différentes charges pour améliorer ses propriétés mécaniques, mais catastrophiques sur le plan des pertes.
    Si la capacité répartie représente 10% du total, et que les pertes de cette capacité sont de 5%, l'impact final sera de ~0.5%: le même qu'un mauvais condensateur.
    La diode joue également un rôle, il faut évidemment qu'elle soit rapide, et si on veut une vitesse optimale et des pertes en conduction minimales, une schottky est idéale.
    Pour de faibles puissance, une humble 1N4148 est amplement suffisante.

    Lorsqu'on on détermine la portée, il est prudent de prendre une marge de 30%, pour tenir compte des orientations non-optimales des boucles émettrices et réceptrices.
    En ce qui concerne la directionnalité, il n'y a aucun "trou" dans l'émission, contrairement à une antenne EM; par contre il y a toujours des orientations relatives des deux boucles pour lesquelles un nul est possible.

    Si cela constitue un réel problème, et qu'on ne peut se contenter d'une "disponibilité statistique", il faut multiplier les boucles: pour une couverture absolue dans toutes les orientations, il faut trois boucles indépendantes, à angle droit, ayant chacune leur accord et leur diode de redressement. Deux boucles sont déjà suffisantes pour assurer une disponibilité pratique excellente (mais pas de 100%).
    Il est aussi possible d'utiliser une antenne ferrite en guise de récepteur; l'avantage est que la surface est compactée en une seule dimension, ce qui peut être avantageux dans certains cas. D'autre part, la longueur de fil nécéssaire étant moins grande pour une inductance donnée, on peut facilement atteindre des Q élevés (limités par la qualité du matériau magnétique, cependant).

    Voici quelques photos d'un démonstrateur moyenne puissance en action:

    A suivre....

    -----

    Images attachées
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     


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  2. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
    Localisation
    Entre Groland-Du-Haut et BXL-capitale
    Messages
    13 411

    En conclusion:

    .
    Nous allons bientôt cloturer le sujet.

    J'ai donné très peu d'exemples pratiques de récepteurs, parce que cet aspect est "ouvert", et que les circuits sont d'une extrême simplicité: il faut typiquement 4 composants en plus de la bobine de réception.
    D'autre part, il n'est pas utile d'aller trop loin dans les détails théoriques: il est de toutes manières indispensable de recourir très tôt à une maquette, pour tenir compte de la réalité assez complexe du transfert de puissance: il n'y a qu'ainsi que l'on peut vraiment appréhender ce qui se passe, et acquérir une idée des ordres de grandeurs.
    Il est notamment indispensable d'accorder très soigneusement chaque récepteur, pour espérer des résultats valables.
    De toutes manières, le sujet reste ouvert, et si des questions ou des problèmes sont rencontrés, je m'efforcerai d'y répondre.

    Les plus observateurs auront constaté que je ne suis pas mes propres conseils: les démonstrateurs sont tous basés sur du câble isolé au PVC: faites ce que je dis.. etc, etc.
    Mais cela montre au moins qu'il y a une grande marge de tolérance dans la réalisation....

    • Encore un mot concernant l'interaction de l'émetteur avec son environnement.

    Je le répète, correctement réalisés, ces émetteurs ne rayonnent qu'une puissance microscopique; quant au champ magnétique généré, il doit être mis en perspective: même à courte distance, il est largement inférieur à ce que l'on peut subir en prenant des transports électriques, type train, tram, métro, ou lorsqu'on se livre à des opérations de soudage électrique, entre autres. Il est absolument infime comparé au passage dans une machine d'IRM.
    Il n'y a pas non plus le moindre risque de démagnétiser une carte de banque.

    L'interaction avec les objets sera en général très faible: ils entrent généralement dans deux catégories: ceux qui sont isolants et ceux qui sont conducteurs.

    Les isolants sont "transparents" et ne génèrent aucune interaction, et les conducteurs sont "réfléchissants", ils repoussent les lignes de champ à la manière des corps diamagnétiques.
    Pratiquement tous les objets métalliques entrent dans cette catégorie; celle des isolants est beaucoup plus large que ce qui entre habituellement dans la définition: elle inclut les matériaux de construction, briques, béton, etc, les liquides, les êtres vivants, plantes ou humains, etc, bien qu'ils soient en principe des conducteurs ioniques.
    Mais pour pouvoir céder de l'énergie, le champ doit rencontrer une résistance proche de celle du vide, 377 ohm.
    Très peu d'objets entrent dans cette catégorie.
    Même quand c'est le cas, une feuille graphitée par exemple, la puissance effectivement interceptée restera très minime: il n'y a pas par exemple de risques d'échauffements dangereux.
    La raison en est très simple: pour pouvoir efficacement puiser de la puissance dans le champ magnétique, la seule méthode efficace est d'accorder, pour bénéficier de la résonance.
    Un objet accordé va créer son champ propre, beaucoup plus intense que le champ dans lequel il baigne, et grâce auquel il arrivera à extraire bien plus de puissance qu'un objet simplement "passif".
    Aucun objet courant n'a la moindre chance de remplir cette condition.

    En ce qui concerne le matériel électronique, il peut y avoir des effets à courte distance: des tensions parasites vont être générées dans les pistes et conducteurs, voire même dans les métallisations des circuits intégrés.
    Dans certains cas, cela peut causer des perturbations. J'ai fait des essais, en mettant un multimètre avec ses entrées court-circuitées en voltmètre directement à l'intérieur de la boucle, l'affichage s'affole complètement, pourtant il s'agissait d'un Fluke, donc pas une quelconque camelote amateur.
    D'autres résistent mieux: un Philips dans les mêmes conditions reste totalement immune.
    Ce qui ne veut pas dire que l'un est supérieur à l'autre, mais que les effets sont imprévisibles, et que dans le doute, il ne faut pas aller trop près avec des équipements sensibles.
    Mais ce n'est pas une "tare" exceptionnelle: essayez de faire fonctionner un appareil audio quelconque à côté d'un GSM actif, vous comprendrez ce que je veux dire....

    Enfin, voici un lien interéssant: je ne l'ai découvert que très récemment, bien après avoir terminé mes propres travaux (si si, c'est vrai!).
    Il est remarquable de voir une vraie convergence dans les solutions: oscillateur Royer, boucle en tube de cuivre, etc, mais avec également de vraies différences "évolutives": par exemple, des selfs d'alimentation séparées à chaque extrémité de la boucle (ce que je trouve très inférieur comparé aux solutions que j'ai développées).
    Il est en tous cas très instructif d'avoir une vision alternative sur la question.

    A bientôt pour d'autres projets!
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  3. xcs400

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    avril 2011
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    Thumbs up Re : expérimentation sur la base du Royer

    Bonjour à tous, et merci à "Tropique" pour ton post super complet qui m’a motivé à essayer quelques expérimentations sur la base du Royer .

    Je vous laisse découvrir mon prototype et les "adaptations" faites en fonction du matériel disponible à la maison....
    (post peut être à déplacer..??)
    DSC08311.jpg

    Egalement deux liens vidéo sur youtube
    http://www.youtube.com/watch?v=ktIRcKchFvI
    http://www.youtube.com/watch?v=Y8ovuiTbpHc

    Une petite description s'impose:

    Je n'avais pas de "cuivre"... donc j'ai utilisé une plaque d'alu dans lequel j'ai découpé deux rectangles en préservant la "self d'alimentation" (la barre centrale).

    l'Innovation (si on peut dire..) c'est le condensateur "fait maison" ....
    l’énorme truc avec les vis autours.. oui c'est le condo..
    DSC08313.jpg


    Au niveau des NMOS j’ai utilisé deux irfb4710 que j’avais dans mes tiroirs (après avoir cramé mes deux seuls IRZ44 au début de mes manips…). Ils sont fixés directement sur de chaque coté de "la spire" du royer (la plaque d'alu quoi..) qui sert accessoirement de refroidisseur !

    Le seuil de grille est un peu plus élevé que le IRFZ44 ; Pas zener de dispo ->, j’ai faits avec deux Leds bleu effet pour polariser la grille.
    Par fainéantise je n’ai pas câblé les « clamp » de protection de grilles (c’est pour ça que j’ai grillé mes deux premiers MOS : ma spire de contre réaction était beaucoup trop grande ).
    Elle est ici réduite au minimum pour permette l'oscillation.

    DSC08315.jpg

    le schéma ressemble à celui ci (en réalité j'ai un condensateur de filtrage d'alimentation supplémentaire). Les valeurs des composants sont TRÈS approximatives; Le montage oscille autour de 1MHZ, qui était la valeur recherché.
    Sans titre.jpg

    L'alimentation constituer d'un bloc secteur 12V 2A (avec au moins 1,5M de fil et est terminé par un Jack..que je plug directement dans mon montage sur un bout de fil cuivre relié a la barre centrale du montage (la "self" d'alimentation) .
    le tout est câblé en volant...

    DSC08329.jpg


    Le condensateur:
    N'ayant pas les condensateurs avec un dialectique « polystyrène » moyens à la maison, et après quelques tentatives sans succès avec les condensateur que j’avais de dispo (beaucoup trop chaud au bout de quelque secondes…) je me suis lancé dans l’idée folle de réaliser moi-même mon condensateur d’environ 40nf....

    Bon ce n’était pas très raisonnable, mais je suis arrivé à un résultat fonctionnel qui ne chauffe pas {trop} (mais encombrant..)

    Le but était d’obtenir la plus faible impédance possible pour préserver le "Q" du montage, de supporter les courants importants et de dissiper la chaleur le plus efficassement possible et d’être le moins inductif possible ...

    Les trois premiers points semble être atteint par ma réalisation, mais le condensateur reste plus inductif qu'un "vrai " (à cause de sa la taille importante)

    j'ai utilisé les deux rectangles d'alu que j'avais découpé (récupération max!!! ), sur lequel j'ai empilé les couches de papier alu alimentaire et les couches d'isolant plastique (carré de pochette transparente pre-découpé..).


    Les deux plaques d'alu sont placé cotes à cote et séparé de quelques milimetres.
    Le contact des couches du papier d'alu se fait sur la périphérie (sur 3 cotés) de la plaque de base (sur 1cm environ).
    le contact se fait alternativement (à chaque couche de papier d'alu) sur chaque rectangle (espacé par l'isolant sur la feuille précédente).
    l'empilage doit être soigneux pour éviter les cours circuits (une quarantaine de couche je crois.. au bout d'un moment j'ai arrêter de compter ... )
    Mon explication n'est pas très clair ni détaillé... je peux faire mieux pour les "fous" qui voudrait se lancer dans l'expérience..

    Tout l'empilage est serré ensemble (entre deux plaques de carton rigide ) et fixé "fortement" sur la boucle du Royer (qui sert la aussi de dissipateur efficace au condensateur !.

    Note: La valeur du condensateur est "ajustable" (dans une certaine mesure) selon le serrage des deux plaques verticale qui assure la compression de l’empilage: c'est pratique ça permet d'accorder la fréquence de raisonnance du royer à la boucle "cliente" .

    Conclusion:
    Je montage fonctionne , et chauffe raisonnablement même après plusieurs heures.
    la constitution tout 'alu" de la boucle du royer sert de dissipateur pour les Mos et le condensateur "maison" .

    Il faut également que je retravaille sur la simulation et sur le schéma pour faire apparaître "les éléments parasitaires".
    La forme des signaux réel est différent de la belle simulation ... selon le positionnement de ma boucle de contre réaction j'aides modulations à plus haute fréquence (10M) , il y a donc beaucoup de chose que je maîtrise pas encore (j’essaierai de mettre des relevés de scope..)

    Bon, dès que je peux j'achette des "vrais" condensateur polystyrène pour comparer les performances et réduire l’encombrement. Reste a voir si je pourrais maîtriser "l'emballement thermique"......

    J’espère avoir du temps pour travailler un peu sur les boucles réceptrices, surtout pour voir peaufiner l'adaptation d’impédance nécessaire au bon transfert de puissance ( pour le moment c'est n'importe quoi ! ).

    Voila Voila !
    Merci à Tropique pour ton inspiration
     

  4. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
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    13 411

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Très belle adaptation, très créative, et tout à fait dans l'esprit de ce projet, bravo

    En plus, il suffit d'usiner un poinçon et sa matrice, et une poinçonneuse peut en cracher des milliers par jour à partir d'un rouleau de tôle d'alu.
    De quoi inonder les Chinois!

    Comme condensateurs, tu peux également employer des polypropylènes de puisssance (c'est d'ailleurs le matériau que tu as employé), des micas ou céramiques de puissance pour émetteurs, cela conviendra également
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  5. wops

    Date d'inscription
    septembre 2009
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    32

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Bonjour Tropique,

    d'abord encore merci pour le projet vraiment sympa !

    J'ai encore une question concernant l'accord du circuit Royer.
    Comment choisis-tu les valeurs des inductances L3 et L4 (cf post #10) qui permettent aux oscillations de commencer et de s'entretenir ?

    Pour L3 tu nous indiques qu'une valeur un peu inférieur au demi-primaire est un bon compromis. Est-ce "empirique" ou alors y-a-t-il une explication physique ?
    Idem pour L4 et L5, quelles sont les raisons qui t'ont amené à choisir ces valeurs ?
     


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  6. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
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    13 411

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Citation Envoyé par wops Voir le message
    Bonjour Tropique,

    d'abord encore merci pour le projet vraiment sympa !

    J'ai encore une question concernant l'accord du circuit Royer.
    Comment choisis-tu les valeurs des inductances L3 et L4 (cf post #10) qui permettent aux oscillations de commencer et de s'entretenir ?
    Pour L3 tu nous indiques qu'une valeur un peu inférieur au demi-primaire est un bon compromis. Est-ce "empirique" ou alors y-a-t-il une explication physique ?
    Pour L3, c'est de "l'empirisme raisonné": son rôle est de permettre au circuit résonnant de "flotter" par rapport aux MOS et aux alimentations. En fonctionnement, la tension aux bornes de ce circuit est sinusoidale à peu de chose près. Mais d'un autre côté, les MOS sont employés en interrupteurs (et doivent l'être pour des raisons de rendement). Il y a donc un conflit: sans artifice, les MOS devraient imposer des discontinuités de tension incompatibles avec la première condition.
    Il faut donc un "tampon" entre les deux, c'est la self. Pour bien jouer son rôle, elle devrait être aussi élevée que possible: elle lisserait alors parfaitement le courant, laissant le soin aux MOS de l'utiliser comme bon leur semble.
    En pratique, il y a deux difficultés: d'une part, elle va devenir encombrante et avoir des pertes non-négligeables, et d'autre part, lorsqu'elle entre dans une certaine gamme de valeurs, on constate que l'oscillateur présente des instabilités, des oscillations subharmoniques, voire même un comportement chaotique.
    Cela se traduit par une modulation de l'amplitude de certaines alternances, par exemple toutes les quatrièmes sont plus élevées, ou bien des "patterns" plus complexes se manifestent. En tous cas, ce n'est pas désirable du tout, et cela doit être évité.
    Expérimentalement, le fait de rester dans des valeurs suffisamment faibles permet d'éviter le problème.

    La conséquence, c'est que le courant d'alimentation varie au cours du cycle, ce qui impose des contraintes supplémentaires aux MOS, mais avec les valeurs indiquées, cela reste acceptable.

    Il doit être possible de faire une analyse mathématique complète, et ça a peut-être déjà été fait, mais ce n'est certainement pas simple: l'étude des systèmes non-linéaires est particulièrement ardue, et en plus le système est en partie continu et en partie discontinu, ce qui complique encore les choses: bref, un beau sujet de thèse.
    Idem pour L4 et L5, quelles sont les raisons qui t'ont amené à choisir ces valeurs ?
    C'est assez simple: il suffit de voir l'ensemble du bobinage comme un transformateur: la tension sur les gates doit être aussi élevée que possible (pour avoir des commutations franches), mais sans mettre les MOS en danger.
    On connait la tension primaire, on décide d'une tension acceptable au secondaire, et on en déduit le rapport de transformation.
    Comme l'inductance du primaire est connue, il suffit de la diviser par le rapport² pour avoir la valeur du secondaire.
    Il faut éventuellement tenir compte d'autres facteurs, comme le fait que le secondaire n'intercepte qu'une partie du flux primaire, mais là c'est du magnétisme élémentaire.
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  7. wops

    Date d'inscription
    septembre 2009
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    32

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Merci pour les explications, ça lève donc la dernière partie du circuit que je ne comprenais pas bien, en tout cas je l'espère !

    Il doit être possible de faire une analyse mathématique complète, et ça a peut-être déjà été fait, mais ce n'est certainement pas simple: l'étude des systèmes non-linéaires est particulièrement ardue, et en plus le système est en partie continu et en partie discontinu, ce qui complique encore les choses: bref, un beau sujet de thèse.
    Je vais alors m'en passer, cela devrait pouvoir attendre encore quelques années !
     

  8. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
    Localisation
    Entre Groland-Du-Haut et BXL-capitale
    Messages
    13 411

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Il est possible, même en simu, de recréer certains des effets subharmoniques (les détails par rapport à la réalité différent quelque peu, parce que certaines des structures sollicitées dans ce mode anormal ne sont pas modélisées en détail).

    Ici, la self centrale d'un des exemples a été multipliée par 10.

    Le résultat reste relativement "aimable", avec une modulation qui renforce une alternance sur 5, mais dans la pratique il suffit de peu chose pour passer du mode "aimable" à l'anarchie intégrale, raison pour laquelle il est imprudent de flirter avec des valeurs trop hautes
    Royer3var.asc.txt

    RoyerVar.jpg
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  9. wops

    Date d'inscription
    septembre 2009
    Messages
    32

    Re : expérimentation sur la base du Royer

    Merci pour la simulation sur LT spice, c'est encore plus agréable de pouvoir bien se représenter les choses !
    Effectivement plus on augmente la valeur de la self et plus la modulation devient importante, je le prends donc bien en note pour les expériences !
     

  10. jmte

    Date d'inscription
    mars 2013
    Messages
    1

    Re : Vous faites de drôles de bobines....

    Bravo pour l'exposé et merci
     

  11. le solar

    Date d'inscription
    septembre 2010
    Messages
    1 277

    Re : Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

    salut tropique (je vais finir par testé tout tes projet .....)
    en attente de mes composant pour le boosteur de 12V (le bs170 introuvable sur l'ile )
    j'ai chez moi un chargeur Qi et smartphone intégrant ce type de charge (que j'aime bien )
    et un autre smartphone dont la prise micro usb (de charge) est hs donc je n'utilise plus le smartphone il y possibilité d'utilisé t'on tutos pour lui faire un chargeur sans fil ? qui inclu emmeteur et recepteur .
     

  12. Tropique

    Date d'inscription
    juin 2005
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    Entre Groland-Du-Haut et BXL-capitale
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    13 411

    Re : Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

    Citation Envoyé par le solar Voir le message
    j'ai chez moi un chargeur Qi et smartphone intégrant ce type de charge (que j'aime bien )
    et un autre smartphone dont la prise micro usb (de charge) est hs donc je n'utilise plus le smartphone il y possibilité d'utilisé t'on tutos pour lui faire un chargeur sans fil ? qui inclu emmeteur et recepteur .
    Oui, certainement mais ce n'est pas du tout la même philosophie que Qi, dont le but est de remplacer les fiches mâle et femelle de charge par autre chose, pas physique mais presque aussi contraignant en termes de proximité, compatibilité et positionnement. Ces contraintes ne sont pas trop gênantes pour un chargeur dédié, mais ce projet-ci est plutot l'alimentation permanente (ou la recharge permanente) d'appareils dans un rayon de 1m, sans contrainte de positionnement ou de protocoles. C'est assez différent comme principes, même s'il peut y avoir des domaines communs.
    Il y a un autre standard qui émerge dans le domaine, je ne sais pas ce qu'il vaut, il faut voir si c'est juste un autre prétexte pour vendre du silicium à forte valeur ajoutée comme l'autre, ou s'il y a réellement du sans fil derrière (je veux dire quelque chose que tu peux employer, manipuler et charger sans fil, et sans faire attention à l'endroit où on se trouve).
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.
     

  13. le solar

    Date d'inscription
    septembre 2010
    Messages
    1 277

    Re : Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

    sa seras super si c’était possible
    par contre il fraudais que je colle la bobine a la batterie (pour le rentré dans tel)
    apres oui Qi est aussi une contrainte par rapport a la distance
    apres je n'ai pas forcement besoin de 1 mettre (même si sa me dérangerait pas )
     

  14. le solar

    Date d'inscription
    septembre 2010
    Messages
    1 277

    Re : Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

    un truc dans ce genre me suffirait amplement
    http://www.youtube.com/watch?v=QJC4SwJc32Y
    mais bien sur je ne sais pas si on peut faire confiance a ce mec la
    je préfère quan meme avoir de tes conseil
    le plus simple pour chargé le smartphone me suffirait meme si doit etre collé au chargeur (faut que la bobine entre dans le tel)
     

  15. le solar

    Date d'inscription
    septembre 2010
    Messages
    1 277

    Re : Transmission d'énergie sans fil, Wireless Power

    Bonjour tropiques
    Alors je vais me mettre à réaliser ce tuto
    par contre plusieurs question que je me pose
    Par où commencer pour aller au plus simple pour faire les premier essaie simplement?
     


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