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scepticisme



  1. #1
    rosebud
    développement durable et logique du capitalisme libérale peuvent-ils faire bon ménage ?.

    le libéralisme à tout craint se concrétise partout, même la france, contrainte et forcée, devra s'y plier, comment faire face à ce rapport de force aussi disproportionné sans nous retrouver isolé ?.

    les grandes organisations internationales sont-elles encore crédibles quand la loi des plus forts soucieux de préserver leurs interêts immédiats dominent ?.

    3 question qui dénotent mon scepticisme envers ce sujet

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  2. #2
    Michel Griffon
    Bonjour,

    Vous vous interrogez sur la compatibilité entre développement durable et logique du capitalisme libéral.

    C‚est une question essentielle. Le développement durable suppose que les sociétés s‚auto-contrôlent pour éviter des trajectoires catastrophiques. C‚est-à-dire que la décision publique est centrale pour l‚orientation des sociétés. Il n‚y a aucune raison, en effet, pour que le marché traite les problèmes que nous rencontrons car ce sont souvent des problèmes publics. Le marché n‚est pas la réponse à tout surtout quand il dysfonctionne (pouvoir exceptionnel de grands groupes en quasi monopole, opacité de l‚activité, ∑).


    Cependant, il ne faut pas croire, a contrario, que l‚action publique soit la panacée. En matière de développement durable, beaucoup de gouvernements dans le monde ont une action plus négative que positive. L‚intérêt général ou celui du plus grand nombre n‚est pas toujours, loin s‚en faut, celui qui guide l‚action publique au service des citoyens d‚aujourd‚hui. L‚intérêt de ceux de demain est encore moins pris en compte. Le seul exemple de l‚action des sociétés pétrolières du Texas contre les mesures qui tendent à substituer d‚autres formes d‚énergies au pétrole, et leur influence politique sur le gouvernement des USA, montre bien les limites de l‚action publique. Sans action citoyenne, les Gouvernements sont souvent plus particulièrement intéressés par les prochaines échéances électorales que par le sort des générations futures.

    Il faut aussi dire que le marché, lorsqu‚il est cadré par l‚action publique, peut être quelquefois plus efficace que si les Etats gèrent eux-mêmes les choses. Ainsi, on peut espérer qu‚un marché fondé sur l‚échange de permis d‚émission de gaz à effet de serre, sera plus efficace qu‚une bureaucratie mondiale ˆ en outre corruptible ˆ de contrôle généralisé des émissions.

    Dans ce cas, le marché est un instrument flexible, contrôlable par la société, et non une fin en soi pour les entreprises.

    Michel griffon