Disons, le sujet est globalement loin d'être compris. Deux points qui me viennent à l'esprit :

- la formation stellaire (particulièrement, la formation des étoiles massives) est encore mal comprise, même à métallicité solaire (ou sous-métallique, mais pas 0) où pourtant les observations existent (orion, cygne, les amas jeune des nuages de Magellan, par exemple la tarentule, ...). Du coup, les modèles à métallicité nulle sont au mieux une extrapolation de choses qui ne marchent que modérément à plus haute métallicité.

- les tests observationnels proposés sont certes intéressants, et en tout cas nécessaire. Mais il faut aussi garder à l'esprit que l'interprétation des observations reposent aussi principalement sur les modèles stellaires, qui possèdent une "petite" marge d'erreur (comme on a eu l'occasion d'en discuter sur un autre fil). Sans parler des modèles de SN, qui, à ma connaissance, refusent toujours d'exploser tout seul.

Le sujet des premières générations d'étoiles est extrêmement intéressant, mais il y a encore pas mal de boulot avant de pouvoir prétendre avoir un modèle plus ou moins unanime.