Bonjour,
Le détecteur LIGO est composé de deux interféromètres. Y-a-t-il eu des cas de "fausse" détection d'une onde gravitationnelle: détection faite sur l'un des sites, mais non sur l'autre? Si oui, comment l'explique-t-on? Merci.
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Bonjour,
Le détecteur LIGO est composé de deux interféromètres. Y-a-t-il eu des cas de "fausse" détection d'une onde gravitationnelle: détection faite sur l'un des sites, mais non sur l'autre? Si oui, comment l'explique-t-on? Merci.
Ci-dessous une conf' sur l'analyse des données :
https://youtu.be/BbaxNJXfGRc?t=189
On analyse le "tic" d'un caillou dans le bruit d'une cascade. Donc pour répondre à ta question, si c'est "fausse" détection avant d'avoir retiré le bruit, évidemment oui. Par contre après analyse poussée du signal (et en dehors des hardware injection évidemment) il ne me semble pas. Le plus problématique c'est ce qu'on appelle les "glitchs", c'est un genre de signal parasite qui ressemble (en profil temps - fréquence) au signal recherché et l'élimination de ces "faux positifs" a donné beaucoup de fil à retordre à scientifique et ingénieurs chargés de l'analyse du signal.
Dernière modification par Gilgamesh ; 15/10/2017 à 17h41.
Parcours Etranges
Je complète ma question.*
Si j'ai bien compris, l'analyse faite dans LIGO conduit, après une première sélection basée sur le surcroît de puissance par rapport au bruit stationnaire, à ne retenir que les échantillons jugés "cohérents" (notamment du point de vue temporel bien sûr) d'un interféromètre à l'autre. J'ai trouvé quelques informations sur le taux de fausses alarmes parmi ces échantillons "cohérents". Pas d'information en revanche sur le nombre total d'échantillons détectés par la première sélection et, parmi ceux-ci, le nombre de ceux qui conduiraient à un signal de type "onde gravitationnelle" en cas d'analyse complète.
Je suppose que les concepteurs de LIGO ont mené ce genre d'études, car il est essentiel de s'assurer que la méthode utilisée ne conduit pas à fabriquer de "faux" signaux ayant les caractéristiques de ceux que l'on recherche.
J'ai bien compris la question, et il ne me semble pas que d'autres signaux aient fait l'objet d'un analyse poussée, ce qui semble indiquer que le prétraitement est techniquement mâture (notamment comme je le disais, pour écarter les "glitch").Je complète ma question.*
Si j'ai bien compris, l'analyse faite dans LIGO conduit, après une première sélection basée sur le surcroît de puissance par rapport au bruit stationnaire, à ne retenir que les échantillons jugés "cohérents" (notamment du point de vue temporel bien sûr) d'un interféromètre à l'autre. J'ai trouvé quelques informations sur le taux de fausses alarmes parmi ces échantillons "cohérents". Pas d'information en revanche sur le nombre total d'échantillons détectés par la première sélection et, parmi ceux-ci, le nombre de ceux qui conduiraient à un signal de type "onde gravitationnelle" en cas d'analyse complète.
Je suppose que les concepteurs de LIGO ont mené ce genre d'études, car il est essentiel de s'assurer que la méthode utilisée ne conduit pas à fabriquer de "faux" signaux ayant les caractéristiques de ceux que l'on recherche.
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