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On n'hérite pas que de l'ADN



  1. #1
    Chrysander

    On n'hérite pas que de l'ADN

    Salut à tous !

    Voici un dossier que j'ai trouvé sur le web : Liens. En gros, Lamarcks est remis au gout du jour et cohabite avec Darwin.
    Je voulais savoir à quels sont exactement l'importance des signaux épigénétique? En fait, ce que je voudrais savoir, c'est est-ce que les signaux épigénétiques aurait pu influencer l'évolution, et si oui, comment?

    -----

    L'Univers est assez grand pour que rien ne soit impossible

  2. Publicité
  3. #2
    Steph
    Moi j'en dis que c'est une piste très intéressante de recherche, mais qu'à l'heure actuelle c'est trop mince pour pouvoir en dire quoique ce soit.
    Concernant le contrôle de l'activation des gènes, ce n'est pas une grande révolution que de dire que c'est un phénomène épigénétique affecté par l'environnement. Mais il y a 2 choses à considérer avec attention:

    - l'environnement doit agir sur les cellules GERMINALES, qui formeront l'embryon. Notez p.ex que celles-ci sont en partie formées pendant la phase EMBRYONAIRE chez la femme! Difficile donc d'expliquer comment l'environnement vécu par un organisme vivant peut influer sur des cellules qui ont été formées avant la naissance. A moins, bien sûr, de découvrir un tel mécanisme, ce qui reste encore à faire à ma connaissance.

    - L'activation/désactivation des gènes, phénomènes épigénétique, ne conduira jamais à des mutations! Or, ce sont les mutations qui dont l'évolution. Donc je voudrais savoir comment ces gens peuvent dire que les éléments controlant l'activation des gènes participent de l'évolution.

    Concernant la taille des bb, il ne faut pas avoir fait bac+10 pour se rendre compte que suite à une famine, un organisme est affaibli et donne à son tour des organismes affaiblis. Pour la seconde génération c'est moins évident mais peut-être peut-on faire le même rapprochement. Enfin ce n'est jamais qu'une étude et quand on est chercheur on sait ce que ca vaut

    Stéphane, pas encore convaincu

  4. #3
    kinette
    Article intéressant mais qui n'explique pas tout et est susceptible d'entraîner des confusions graves.

    En un mot, nous n’héritons pas seulement de l’ADN. S’il s’avère, ce postulat permettrait de libérer un peu l’homme de ses gènes.
    Ca c'est une phrase un peu "bateau" et surtout pour "se faire plaisir", parce que ça gêne toujours cette histoire de gènes qui détermine quelque chose...

    les gènes s’instituent maîtres de notre destin.
    Présentation entièrement caricaturale de la façon dont on considère l'effet des gènes!!!
    Aucun généticien n'ira nier l'influence de l'environnement...

    Sans nier le rôle central de l’ADN, ils avancent qu’il existe un autre support de l’hérédité qui serait de nature « épigénétique » (du grec « epi » qui signifie « sur »). Pour eux, l’analyse du génome a montré ses limites. Les gènes ne peuvent expliquer à eux seuls la complexité du vivant.
    On présente ceci comme une révolution... alors que ça n'est pas si nouevau.

    Les enfants hériteraient de l’environnement qui influence leurs parents
    Phrase très très mal formulée...
    Ce n'est pas l'environnement qui est hérité... ce sont certaines influences de l'environnement.

    Chose que la théorie génétique de l’hérédité ne peut expliquer, puisqu’elle ne conçoit pas qu’un changement de l’environnement puisse provoquer de façon ciblée des mutations de l’ADN.
    Analyse encore orientée: on sait très bien que certains facteurs peuvent changer la structure de l'ADN (méthylations, etc...) et modifier la façon dont il est traduit (et ça explique une part de ce qu'on appelle les "effets maternels" c-a-d une transmission mère-enfants de certains caractères... mais de génération en génération ces transmissions ont tendance à s'atténuer).

    Par contre parler de mutations de l'ADN ciblées c'est aller bien vite je trouve...
    (on connaît aussi chez les bactéries des systèmes entraînant une augmentation de taux de mutation en cas de stress... mais les mutations restent au hasard...)

    Les partisans de l’épigénétique y voient une preuve pour alimenter leur nouvelle théorie. Selon eux, le changement survenu dans l’environnement peut entraîner des modifications autour de l’ADN des parents, et ces épimutations se transmettre à la descendance.
    Encore quelque chose qui ne veut rien dire "des modifications autour de l'ADN des parents"??? Ceci veut-il dire des modifications de la structure de l'ADN des parents, modifications transmises à la descendance???

    Les signaux épigénétiques agissent comme de véritables commutateurs. Ces modifications qui viennent se placer sur l’ADN « allument » ou « éteignent » les gènes. L’ADN contient en quelque sorte la mémoire de l’espèce et de la lignée, alors que les phénomènes épigénétiques constituent un programme qui déciderait quels gènes activer ou, a contrario, inhiber.
    Là ça ressemble beaucoup plus à ce que j'expliquais (bref il n'est pas question de "mutations dirigées").

    L’environnement influence ces signaux épigénétiques qui peuvent ainsi subir de petits changements. Ces épimutations sont plus fréquentes que les mutations classiques de l’ADN. Alors que l’on pensait qu’elles étaient systématiquement effacées lors de la formation des ovules et des spermatozoïdes, elles ne seraient pas gommées. Elles seraient même impliquées dans les processus d’adaptation à l’environnement, comme par exemple l’adaptation des individus à la rareté de l’oxygène en haute altitude.
    Bon... je crois que toutefois la transmission par la mère est plus facile: dans le spermatozoïde l'ADn subit des modifications profondes, et il n'y a pas possibilité (il me semble) d'embarquer des facteurs de transcription ou autres molécules qui peuvent modifier l'expression des gènes...

    Plusieurs observations montrent en effet que les épimutations ne s’effacent pas.
    Mouais... j'ai aussi lu le contraire pour des expériences où il y avait des effets maternels...

    Un an plus tard, une équipe allemande du Centre de biologie moléculaire d’Hindenburg tente une autre expérience sur la drosophile. Des embryons de cette mouche sont exposés durant une heure à une température de 37°C. Soit près de 20°C de plus que la température normale à laquelle se développent les larves. On observe alors qu’une épimutation active certains gènes qui affectent la couleur des yeux. De jaunes, ils ont viré au rouge orangé. Et là encore la mutation se transmet aux descendants.
    Je pense qu'il y a bien des choses à vérifier ici!!!
    Les drosophiles hébergent de nombreux transposons dont certains sont activés par des stress comme les chocs thermiques... là il est possible qu'on ait une vraie mutation et non un effet épigénétique!
    De plus je ne vois pas en quoi ce caractère serait adaptatif...

    L’hérédité épigénétique est-elle aussi observable chez l’humain ? Certes, l’étude concernant la famine aux Pays-Bas est un premier pas.
    Les études chez l'homme posent de nombreux problèmes car elles sont soumises à la possibilité de nombreux faccteurs confondants: niveau social, âge des personnes, alimentation... bref l'étude dont ils parlent est difficilement acceptable sans prendre des pincettes.

    Si l’hypothèse de l’hérédité épigénétique se confirme, elle ouvrirait de nouvelles perspectives. Cela impliquerait que certaines maladies ne sont pas dues à une variation de la séquence d’ADN mais peut-être à des épimutations.
    Le terme "épimutation" est horriblement ambigü...

    Les mécanismes épigénétiques constitueraient de nouvelles cibles pour la mise au point de médicaments spécifiques.
    Bon on peut rêver... je pense que ça n'est pas si simple car pour aller changer des choses au matériel génétique il faut posséder des molécules capables d'aller dans le noyau des cellules et qu'elles n'y fassent pas n'importe quoi...

    En attendant cette confirmation, nous pouvons déjà reconsidérer notre hérédité et défendre l’idée que nous ne sommes pas que le pur produit de nos gènes.
    Bof... réflexion "bateau" encore... en plus les mécanismes qu'ils proposent "en plus" me semblent ne pas permettre une plus grande "liberté" de l'espèce comme ils disent... juste une plasticité peut-être un peu plus grande mais une plaxsticité qui n'est en rien décidée par l'homme...

    K.


    Isabel Santos
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  5. #4
    Chrysander
    En fait, j'ai d'abord lu un article dans science et Vie, ce qui a orienté mes recherches.
    Dans l'article de Science-et-Vie, il ai fait mention d'une découverte faite par une équipe de biologiste en 1997. Une forte méthylation (donc, une épimutation) d'un gène gouvernant la forme des fleurs à été transmise à la génération suivante. Or, il n'y avait eu aucune modification du gène donné !
    L'Univers est assez grand pour que rien ne soit impossible

  6. #5
    Yoyo
    L'epigenetisme comprends aussi ce que l'on appel "l'empreinte parentale". Qui correspond au fqait que selon les cas c'est toujours l'allele maternel, ou paternel qui est exprime.

    Il me semble que les phenomenes de methylation sont transmis au cours des divisions mitotiques, mais sont en revanche elminees lors de la meiose (une sorte de remise a zero de l'information)... ceci dit comme toujours il doit bien existe des exceptions.

    Yoyo

  7. A voir en vidéo sur Futura

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