Bonjour,
je ne comprend pas exactement le terme de "mutation inverse" qui fait partis des risques d'un vaccin atténué ?
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Bonjour,
je ne comprend pas exactement le terme de "mutation inverse" qui fait partis des risques d'un vaccin atténué ?
Une technique possible pour un vaccin est de muter un virus pour le rendre non virulent, on dit alors qu'on l'a atténué.
La mutation inverse est une mutation naturelle qui permet aux virus de "retrouver" sa séquence originelle et donc son caractère pathogène.
Rectification :
Dans le cas d'un vaccin dit vivant, on utilise un virus muté qui a perdu sa virulence, mais pas son pouvoir pathogène. C'est essentiel pour que le corps reconnaisse l'agression et mémorise une réponse immunitaire adaptée.
Dans le cas d'un vaccin protéique, par exemple antitétanique, on inactive la protéine, donc là elle perd son pouvoir pathogène.
La virulence c'est en gros l'artillerie lourde du virus, ce qui nous occasionne des dégâts sévères bien sûr, mais surtout et plus généralement ce qui lui permet de proliférer rapidement.
Dans le cas de la variole, il y aurait entre autres la sécrétion de protéines de capture des substances cytotoxiques sécrétées par les lymphocytes afin de provoquer l'apoptose, ou d'autres mécanismes permettant par exemple au virion de passer d'une cellule "hôte" à une cellule "cible" en évitant le milieu intercellulaire (et donc les anticorps).
Oups pardon, je suis trop concentré sur le côté pathogène de mon travail, ça m'a joué un mauvais tour![]()
ok , merci ,
donc l'inconvénient serai une nouvelle mutation permettant un retour de la virulence
je n'étais pas sur d'avoir bien compris^^
(je suis en L3 biocell/physio)
Je suis moyennement d'accord avec ça. Si le virus perd sa virulence, il perd son pouvoir pathogène puisque ce dernier ne sert à rien sans la capacité qu'a le virus à se répliquer et disséminer dans l'organisme. A la limite, il conserve sa potentialité de redevenir pathogène.
Ensuite, la pathogénicité n'est pas essentielle pour que le corps reconnaisse l'agression et ... (la suite) mais c'est le caractère antigénique qui est nécessaire. La preuve en est l'exemple de l'anatoxine qui confère bien une immunité et une mémoire immunologique adaptée bien que non pathogène!
Bhin en attendant le vaccin vivant de la poliomyélite remporte la palme en terme de mémoire immunitaire et en terme d'efficacité de la réponse immunitaire. Les seuls antigènes présents dans/sur le virus ne stimulent pas tous les mécanismes de réponses, comme la réponse cytotoxique
Virulence : n.f. subst. Capacité d'un germe infectieux de se multiplier dans l'organisme et d'y provoquer un état pathologique ; caractère nocif, violent.
Pathogène (pouvoir) : adj. Aptitude d'un agent à engendrer une maladie dans un organisme réceptif ; qui provoque ou peut provoquer directement ou indirectement une maladie.
Concrètement on prend un fauve, on lui met une muselière et on lui coupe les griffes, on lui colle un peu de sédatif et vas-y apprend donc la vie ! Avec seulement la peau du fauve et quelques colliers de dents, c'est déjà nettement moins efficace![]()
