Compossibilté: chez Leibniz, c’est un terme relatif qui possède une définition plutôt restrictive…
Tous les possibles ne sont pas compossibles, c.-à-d. qu’ils ne sont pas réalisables dans le même monde et en même temps. Cum signifie ‘avec’ en latin…
Hors des TN et dans une définition qui serait elle plus étendue et plus large (donc plus positive), la compossibilité pourrait renvoyer au fait que tout peut arriver mais dépend fondamentalement du libre arbitre, ceci pour ce qui concerne le monde organique: soit pour des entités dotées de conscience. Une conscience étendue dans sa définition et au sens large bien entendu!
Si je décide d’effectuer telle action, l’espace-temps obliquera dans une direction où cette action se réalisera. Cette dernière figurera parmi la liste des événements et se fera au détriment d’un autre espace-temps (virtuel?) où cette action ne s’effectuera pas ; la réalisation de mon action entrainera probablement -et même certainement- des conséquences de par la loi de cause à effet. Dans un TN par contre ce choix disparaît : ce qui était évitable devient inévitable.
C’est là où cette définition de la compossibilité rentre en jeu de façon toute particulière concernant le trou noir.
Elle est opératoire mais d’une toute autre façon : dans un TN, le futur est certain et géométrique quel que soit l’endroit où l’on se situe dans celui-ci; ce futur n’est autre que la singularité. Il n’y a donc plus de compossibilité mais une seule possibilité qui est une certitude, celle de rejoindre la singularité. Ce qui fait que souvent dans la littérature, le temps dans un TN est assimilé à une dimension spatiale, de la même façon qu’un mobile lancé vers un point donné dans le vide rejoindrait inévitablement sa cible.
En l’absence d’interactions et de frottements…
Cette définition une fois étendue et généralisée a pour conséquence que dans un TN tout organisme entrant sous le seuil et doté d’une conscience perdrait totalement son libre arbitre, en supposant évidemment que l’entrée sous l’horizon des événements puisse se produire pour un organisme vivant: cette supposition est une expérience de pensée, voire la spaghettification du corps ainsi que la modification du temps lors du passage sous l’horizon telle qu’elle a été modélisée dans des expériences de pensée…
Un observateur extérieur verrait un objet devenu quasiment immobile lorsque ce dernier se mettrait à franchir l’horizon des événements.
Chez Leibniz, la compossibilité dans notre univers renvoie à une théologie négative de ce qui est possible : dans un TN, la compossibilité disparaît en s’annulant et il n’y a plus qu’un seul but , un futur certain et géométrique. La flèche du temps mène inexorablement et fatalement à un seul point. Quel que soit le point de départ sous l’horizon.
Il existe plusieurs métriques pour le TN suivant qu’il est statique ou non et ou/et qu’il possède une charge. S’il tourne, on aura la métrique de Kerr et selon Einstein, la métrique dit comment l’espace est orienté .
Le problème est que dans un TN il y a unification -ou conflit- entre la MQ et la Relativité ce qui pose question comme pour le Big Bang sur la définition d’Einstein donnée ci-dessus. Si le TN tourne on aura la Métrique de Reissner–Nordström (et Kerr–Newman si chargé + tournant) donc c’est assez bien décrit. Mais les équations perdent leur fiabilité dans un TN et il faudrait pour y suppléer une théorie quantique de la gravitation.
-----



)