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Résistance/Potentiommetre numérique



  1. #1
    CapFlam

    Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Ne connaissant pas vraiment ce type de composant, je me suis effectivement plongé dans la doc pour essayer de comprendre, mais j'ai un doute sur un détail.

    Avec ce type de composant, peut-il être utilisé pour travailler dans un circuit ou la tension aux bornes de cette résistance "virtuelle" serait supérieur à sa tension d'alimentation?

    Je parle des composants style AD5160, LM1972, MCP414x ...

    (mon but serait de piloter un régulateur ajustable)

    -----


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  3. #2
    jiherve

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    bonsoir,
    il y a les data sheet,qu'il faut lire (absolute maximum ratings) qui disent que non!
    Toujours commencer par lire les data sheet avant de poser une question triviale.
    JR
    l'électronique c'est pas du vaudou!

  4. #3
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    J'ai lu les doc techniques, mais j'ai quelques problèmes d'interprétation.
    Je n'ai pas posé dès le début la question avec toutes les difficultés d'interprétation que j'ai pour "ne pas faire fuir" les personnes qui pourraient me répondre.

    Même s'il me semblait comprendre dans la doc des composants que j'ai cité que cela n'était pas possible peut être que d'autres références et/ou d'autres technologies pourraient en être capables. Si on se réfère au nom qu'ils ont choisi je ne comprends pas cette impossibilité. J'imagine qu'un fabricant de CI pourrait associer à une électronique de commande une LED et une photorésistance et cela fonctionnerait certainement. Fait par un amateur cela serait certainement trop imprécis.

    Sur l'AD5259, il y a des dispositions particulières, si j'ai bien compris, pour le faire travailler avec des tensions plus élevées que la tension d'alim, mais inférieure à 5.5V, ce qui ne me suffit pas, j'aurais besoin de monter jusqu’à 30V environ.

    C'était effectivement pas assez explicite mais mon interrogation était d'avoir des idées pour pouvoir le réaliser moi-même, si possible, si cela n'existe pas tout prêt.

  5. #4
    jiherve

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    bonjour,
    pour faire ce que tu souhaites il suffit de placer le potentiomètre numérique aux borne de la tension de référence, celle ci pouvant être de valeur quelconque mais choisie dans la gamme de tensions admissibles par ce dernier.
    Car une alimentation c'est avant tout un circuit équivalent à un amplificateur on a donc Vout = k*Vref et k peut être le produit du coefficient de contre réaction et du taux de prélèvement de Vref donc Vout = kcr*( kref* Vref) et comme il est judicieux de conserver un coefficient de contre réaction constant pour conserver la réponse de la boucle alors on fait varier le second terme; Ce qui revient à utiliser un DAC pour piloter le terme Vref.
    JR
    l'électronique c'est pas du vaudou!

  6. #5
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Si j'ai bien compris, ce que tu propose ressemble à ça (remis dans le contexte de mon montage)
    en câblant la résistance programmable à la place de R1.
    r_prog1.jpg
    effectivement, il n'y aurait pas plus de Vref=1.25V au bornes de R1, le potentiel des 2 bornes de R1 est (dans mon cas) largement plus grand que la tension d'alim du circuit de commande, je croyais que cela n'était pas permis avec ce type de circuit. Je me trompe?

    Je n'ai encore jamais vu de montage où c'est la résistance entre Vref et Vs que l'on fait varier pour faire varier Vs, en général, c'est plutôt la résistance entre Vref et la masse que l'on fait varier, comme ça:
    Capture du 2019-03-13 13-45-59.png
    Tu me confirmes que j'ai bien compris ton idée?
    Dernière modification par CapFlam ; 13/03/2019 à 13h20.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Commander un régulateur linéaire peut se faire assez aisément avec un dac :
    - ou bien en insérant un AOP dans la boucle de régulation du régulateur ;
    - ou bien en pilotant le potentiel de la broche ADJ du régulateur.
    La précision est a priori plus faible dans le second cas puisque l'incertitude tension de sortie vaut ma somme de celle du DAC (et de son éventuel ampli) + celle du régulateur mais c'est plus simple à mettre en oeuvre puisqu'on n'intervient pas dans la boucle de régulation du régulateur.
    Schéma de principe (sans l'éventuelle compensation à implémenter dans le 1er circuit) :
    fs209.jpg


    Il est généralement préférable d'utiliser les potentiomètres numériques en potentiomètre plutôt qu'en résistance ajustable du fait de leur forte sensibilité à la température.
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

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  10. #7
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Si je comprends bien, dans les deux cas, j'ai besoin d'un AO capable de fournir la tension maximale désirée (de par ses caractéristiques et son alimentation) soit 30V dans mon cas. Hélas, je crois que je ne pourrait pas disposer d'une telle alim de commande sur ce montage.

    Je prends note de ta remarque concernant la dérive en température.

  11. #8
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Je ne comprend pas... Vin ne peut servir à alimenter l'AOP ?
    Il est peut-être même possible (éventuellement en bricolant un peu) d'alimenter l'AOP avec V_regulated.

    Ou en ajoutant un petit booster en sortie de l'AOP, du style :
    fs210.png
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

  12. #9
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    l'alimentation est fournie par des modules solaires avec plusieurs configurations possibles en entrée
    1) par des modules PV (de 36 cellules prévus pour système 12V) en paralléle, dont la tension à vide est de 20.6V, la tension nominale en plein soleil (1000W/m²) est de 17.6V et une tension nominale encore plus faible sous un ensoleillement réduit
    2) soit par des modules PV similaires mais montés par groupe de 2, avec donc des tensions d'entrée doubles de celles que je viens d'annoncer. Ceci pour fonctionner avec des systèmes 24V.

    Quand le système est câblé en mode 12V, à moins de passer par un hacheur élévateur, ce qui serait un peu lourd, je n'ai pas moyen d'avoir un circuit de commande en 30V

    La commande sera notamment réalisée par un Raspberry alimenté en 5V, il gérera notament la logique de commande du transistor de puissance pour réaliser un fonctionnement en hacheur/MPPT et j'aimerais bien aussi qu'il gère le réglage du régulateur.

    Je vais prendre un peu plus de temps pour comprendre ton schéma, là, en première lecture, j'ai quelques difficultés.

  13. #10
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Je rate peut-être quelque chose mais la question de savoir s'il y a une tension suffisante quelque part dans le circuit pour alimenter l'AOP de ces circuits ne se pose pas : ces AOP doivent sortir (V_regulated - Vref), avec Vref la tension de référence interne au régulateur. Il doivent donc fourni moins que V_regulated et, a fortiori, moins que V_in. Il est donc possible d'alimenter l'AOP avec V_in, quelques soit les éléments du cahier des charges.

    Une difficulté peut être de trouver un AOP supportant une tension d'alimentation aussi grande que Vin (~40 V dans ton cas). Dans ce cas :
    - si (V_regulated - Vref) n'est pas trop grande pour être fournie par un AOP (en général 36 V pour un AOP standard pas trop moderne), une solution consiste à alimenter le composant avec V_regulated (éventuellement en ajoutant un circuit de démarrage) ;
    - sinon, il faut passer par un booster tel que celui que je propose plus haut (ou mieux).

    A quoi sert ce LDO si tu utilises également un MPPT ?
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

  14. #11
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    A quoi sert ce LDO si tu utilises également un MPPT ?
    Le régulateur donne à la fois une sécurité et facilite la commande.

    en vérité dans le cas présent, que que j'ai appelé MPPT est plus une "limitation à puissance maxi" qu'une véritable recherche du point de fonctionnement à puissance maximale. Cette fonction sera elle aussi gérée par le Raspberry au travers du transistor de puissance.

    Sécurité, car même si mon algorithme de commande est incorrect, ou si le microprocesseur bugue, la tension sera limitée par le régulateur et je ne risquerait pas de griller du matériel qui pourrait coûter assez cher, comme un chargeur de téléphone, un ordinateur portable...

    Simplification de la commande:
    je me suis déjà cassé les dents en étudiant un précédent projet, alors que je voulais faire un régulateur à découpage sans LDO ayant les mêmes fonctions, je n'ai pas réussi à écrire les relations mathématiques qui décrivaient le rapport cyclique et qui prenait en compte les différents modes de marche ...
    Là, je peux travailler en fourchette de tension. C'est beaucoup plus facile. Au niveau de la régulation du hacheur, si Vin-Vout est supérieur à la tension de déchet +0.2V, je bloque Tp, quand Vin redescend en à la tension de déchet +0.1V alors Tp sera passant. Au niveau de la fonction "MPP", si V1 (en entrée) descend en dessous de Umpp "+epsilon", alors Tp sera bloqué.

  15. #12
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Pour ce qui est de la fonction sécuritaire (appellée à n'entrer que rarement en action), un régulateur shunt ferait un travail similaire sans les pertes associées.
    Un équivalent de "foldback" pourrait être implémenté si la dissipation à pleine puissance est un problème : il s'agirait alors de court-circuiter le circuit plutôt que de limiter la tension. Cela peut se faire avec un circuit actif complexe ou plus simpliste, e.g. un thyristor commandé par une zener.

    Pour le reste... J'y connais rien en contrôle-commande
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

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  17. #13
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    foldback, c'est un terme technique que je ne maîtrise pas.
    Mais, je pense au contraire qu'un régulateur shunt impliquerais plus de pertes qu'une régulation telle que celle-ci. Les modules PV sont plus proches du générateur de courant que du générateur de tension. Lorsque le transistor Tp est bloqué, l'énergie est stockée dans le(s) condensateur(s) du premier étage, elle est restituée quand Tp est rendu passant.

    Le problème n'est pas que la puissance fournie par les modules PV doit trouver une porte de sortie si elle n'est pas consommée, le problème est plutôt que quand la luminosité baisse, alors on se rapproche de la puissance maximum que peut fournir le module solaire. La tension à puissance maximale est variable en fonction de la luminosité reçue, si on laisse la tension descendre en dessous de cette fameuse tension Umpp, alors c'est certain qu'on va tirer encore moins de puissance que si on travaille en fourchette de tension autour de Umpp. Ça serait peut être plus clair avec des courbes caractéristiques U=f(I) de modules PV.

    Je ne suis pas sûr d'avoir bien interprété tes propos, mais j'ai eu l'impression que tu comprenais les choses "en sens inverse".

  18. #14
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Nota : par "régulateur shunt", j'entends ici un régulateur adapté à une alimentation par source de courant (ce qui est le cas ici), il s'agit donc d'un simple écreteur de tension, e.g. une zener de puissance.

    Lorsque le transistor Tp est bloqué, l'énergie est stockée dans le(s) condensateur(s) du premier étage, elle est restituée quand Tp est rendu passant.
    Ok, Tp est le transistor du schéma, et non la constante de temps (dont la notation était suffisamment évidente pour qu'il ne soit pas nécessaire de la détailler) mouvante d'un asservissement complexe me faisant admettre mon incompétence.
    J'ai a présent compris la topologie

    Lorsque le transistor Tp est bloqué, l'énergie est stockée dans le(s) condensateur(s) du premier étage, elle est restituée quand Tp est rendu passant.
    Pense que charger un condensateur au travers d'une résistance se fait avec une perte de 50 % de l'énergie transférée (indépendamment de la valeur de la résistance). Il faudrait écrire les équations pour être sûr, mais de loin, je pense que on circuit est équivalent à un régulateur linéaire : le courant de sortie sera égal au courant d'entrée, mais sous une tension inférieure.
    Cela peut se démontrer avec les techniques classiques d'étude des convertisseurs à capacités commutées (relativement courants en micro-électronique et en traitement du signal), ou plus simplement en écrivant les lois des nœuds en termes de courants moyens (nul dans un condensateur). Pas d'intérêt dans ce cas de faire travailler le panneau à sa tension de MPP (au contraire).

    Accessoirement, cette topologie n'est pas la panacée niveau CEM (conduite et rayonnée) : le courant pic dans Tp est assez énorme et peu prédictible.

    Une solution serait d'ajouter une inductance résonnante, mais la complexité n'est plus la même


    Avec un régulateur linéaire (quelle que soit sa topologie : LDO, shunt ou à capacités commutées) en sortie du panneau, il n'y a pas d'intérêt à travailler à Umpp puisque :
    - le courant fourni à la charge est égal à celui produit par le panneau (on cherche donc à maximiser le courant fourni par le panneau, et non sa puissance) ;
    - la tension fournie à la charge ne peut être qu'inférieure à celle fournie par le panneau (l'optimisation se fait sous contrainte) ;
    - le courant produit par le panneau est une fonction décroissante de la tension qu'il délivre (on maximise donc son courant en minimisant sa tension - étant donné la contrainte du point précédent).
    Dans ce cas, le point de production optimal (i.e. maximisant le courant disponible à tension de fonctionnement fixée) est celui où la tension fournie par le panneau est égale à celle offerte à la charge.



    foldback, c'est un terme technique que je ne maîtrise pas.
    Supposons une alimentation 10 V - 1A basée sur un LDO alimenté en 12 V. En fonctionnement normal, le LDO dissipe au max (-Vout+Vin)*Iout = 2 W. En cas de court-circuit sur la sortie, cependant, la puissance à dissiper dans le LDO atteint (-Vout+Vin)*Iout = 12 W. Comme il est peut probable que cela arrive (sauf e.g. sur une alimentation de laboratoire), il semble déraisonnable de dimensionner le radiateur pour pouvoir évacuer 12 W. On s'arrange donc pour que le courant de débité par l'alimentation diminue lorsque la tension de sortie n'est plus à sa valeur nominale. En court-circuit, le courant ne sera, par exemple, plus que de 0.18 A, limitant par là la puissance dissipée dans le LDO à ~2 W.

    Pour une source de courant (par exemple de 1A) et un régulateur de sécurité shunt (e.g. avec tension de seuil 10 V), ce serait un schéma dual qui pourrait être utilisé. Avec un circuit "classique", sans foldback :
    - tant que la tension délivrée est inférieure à un seuil de sécurité (correspondant à une charge inférieure à 10 Ohm), le régulateur est inactif et ne dissipe aucune puissance ;
    - si la charge augmente (et la tension avec elle) et dépasse le seuil de 10Ohm, le régulateur doit absorber une puissance pouvant aller jusqu'à 10V * 1A =10 W
    Avec un "foldback", le seuil de tension serait réduit dès que le régulateur entrerait en action, faisant chuter la tension à ses bornes à une valeur plus faible (e.g. 0 V). Le circuit en sortie n'est alors plus alimenté correctement mais ce n'est pas un vraiment gênant si cela ne doit survenir qu'en cas d'accident.

    Mais, je pense au contraire qu'un régulateur shunt impliquerais plus de pertes qu'une régulation telle que celle-ci.
    Régulateur série ou shunt : la tension de sortie est fixée à la même valeur Vout.
    On peut comparer les plages de fonctionnement :
    - Avec un régulateur shunt, la tension d'entrée peut prendre n'importe quelle valeur supérieure ou égale à Vout.
    - Avec un régulateur série, la tension d'entrée peut prendre n'importe quelle valeur supérieure ou égale à Vout + V(LDO).
    La plage de fonctionnement de tension du régulateur shunt est donc supérieure, le shunt est donc meilleur (l'étude étant simplifiée : par principe la tension d'entrée du régulateur shunt est égale à sa tension de sortie et c'est la conjonction de la source de courant et de la capacité de filtrage qui permet l'usage d'un type de régulateur ou de l'autre).
    On peut directement comparer les puissances dissipées :
    - Avec un régulateur shunt, la puissance dissipée est nulle si la tension de sortie est inférieure à la tension spécifiée.
    - Avec un régulateur shunt, la puissance dissipée vaut V(LDO)*Iout si la tension de sortie est inférieure à la tension spécifiée.
    - dans les deux cas, la puissance dissipée est la même si la tension de sortie est à sa valeur nominale.


    Edit : https://forums.futura-sciences.com/a...ique-fs210.png
    le principe est que Q1-R5-U6 réalise une source de courant de valeur V(output_Dac)/R5. Supposant négligeable le courant de la broche de biais du régulateur, le potentiel de cette broche vaut alors V(in) - R6*V(output_Dac)/R5, et sa tension de sortie vaut alors V(in) - R6*V(output_Dac)/R5 + V(ref LDO). Il faut donc que V(output_Dac) soit asservi à V(in).
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

  19. #15
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Effectivement, pour simplifier, j'ai voulu faire l'économie d'une inductance, ce qui est une très mauvaise idée, contraintes importantes pour les condensateurs, le transistor de puissance et pertes de commutation élevées. Je ne dois corriger ça. Par contre l'inductance doit au contraire être choisie pour ne pas entrer en résonance avec le condensateur, sinon la tension aux bornes du condensateur deviendrait sinusoïdale, c'est un LC passe bas qu'il faut réaliser. Effectivement, là c'est plus complexe (c'est le cas de le dire). Déjà quand j'étais jeune et étudiant, j'avais des difficultés avec les équations différentielles, mais aujourd'hui (20ans plus tard), je crois que je ne suis plus capable d'en bouffer une seule.

    Pense que charger un condensateur au travers d'une résistance se fait avec une perte de 50 % de l'énergie transférée (indépendamment de la valeur de la résistance). Il faudrait écrire les équations pour être sûr, mais de loin, je pense que on circuit est équivalent à un régulateur linéaire : le courant de sortie sera égal au courant d'entrée, mais sous une tension inférieure.
    Là, j'ai un peu de mal à comprendre ce qui te fait dire cela. Qu'il y ai une perte dépendante de la résistance interne du condensateur et des autres résistances du circuit, je le conçois facilement, mais 50%, ça me parait beaucoup.

    Tu sembles ne pas prendre en compte que mon premier étage est un hacheur abaisseur (d'accord, mal fait, je vais corriger ça), par définition, la tension sera plus basse en sortie et le courant plus élevé (en considérant effectivement, des pertes). Le rendement d'un hacheur abaisseur est normalement meilleur que le rendement d'un écrêtage.

    Je te rejoint sur un point, si ma tension de sortie est fixée précisément par le régulateur, le courant de sortie fixé par la charge et que la caractéristique courant-tension des modules PV est fixée par des éléments que je ne maîtrise pas (température et ensoleillement), je crois que l'on ne peut pas optimiser pour trouver un point de fonctionnement optimum (des modules PV). Le rôle de "la limitation à puissance maxi" est de dire " coucou! tu voudrais 22W en sortie et avec ce soleil c'est pas possible..." et donc éventuellement d'envoyer un signal d'alerte et au final de couper l'alimentation du récepteur si la tension baisse en dessous du Umpp .

    C'est vrai qu'au départ, j'avais prévu un relais qui viendrait court-circuiter Vin et Vout du régulateur linéaire comme je l'avais fait sur un précédent montage perso, pour fonctionner sous faible ensoleillement, mais j'ai par la suite renoncé à cette option (utile seulement quand on fonctionne sur batterie d'une puissance suffisante pour imposer une tension de sortie relativement stable). Je vais peut être réfléchir à nouveau à cette possibilité.

    J'ai un peu simplifié le schéma prévu pour le mettre sur le forum, il y a quelques relais derrière le régulateur linéaire, une "option" batterie, 2 capteurs de courant, une gestion de la charge batterie prévue... On va sortir du cadre du sujet initial (cela ne me gène pas du tout, au contraire, j'apprécierais un peu d'aide pour ce projet, mais pour la bonne tenue du forum, je ne sais pas si ça cadre bien). Comme prévu par le règlement du forum, j'avais au départ ouvert un sujet spécifique pour mon projet (ici: https://forums.futura-sciences.com/e...r-solaire.html) et je pensais traiter ce sujet à part. Maintenant, je ne sais plus très bien ce qu'il convient de faire pour la bonne tenue du forum.
    Dernière modification par CapFlam ; 15/03/2019 à 14h38.

  20. #16
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    Qu'il y ai une perte dépendante de la résistance interne du condensateur et des autres résistances du circuit, je le conçois facilement, mais 50%, ça me parait beaucoup.
    L'indépendance avec la valeur de la résistance s’interprète en partant du principe qu'il y a égalisation des tension entre les condensateurs mis en parallèle lors de la commutation. Dans ce cas :
    - ou bien la décharge est lente, dure longtemps, et le courant est faible : le produit R*I² est faible mais intégré sur une longue durée
    - ou bien la décharge est rapide, courte, et le courant est fort : le produit R*I² est grand mais intégré sur une courte durée.
    Cela se simule assez bien, par exemple avec LTSpice.

    Tu sembles ne pas prendre en compte que mon premier étage est un hacheur abaisseur (d'accord, mal fait, je vais corriger ça), par définition, la tension sera plus basse en sortie et le courant plus élevé (en considérant effectivement, des pertes). Le rendement d'un hacheur abaisseur est normalement meilleur que le rendement d'un écrêtage.
    L'élément de base faisant qu'un convertisseur d'une topologie éprouvée de l'électronique de puissance (buck, boost, etc.) a un bon rendement est qu'on respecte les méthodes de conjonction des source : on peut connecter une source de courant à une source de tension (ou inversement), mais pas deux sources de tension ensemble -ou deux sources de courant ensemble. Dit autrement : on peut relier un condensateur à une inductance, mais pas deux condensateurs ou deux inductances ensemble.
    Si cette règle est respectée, on peut théoriquement (i.e. en ayant des composants parfaits) atteindre des rendements de 100%. De tels rendements ne sont pas théoriquement atteignables si cette règle n'est pas respectée.

    Or, dans ton circuit, tu ne respectes pas cette règle puisque tu connectes en parallèle deux sources de tension (les deux condensateurs).

    C'est pour cela que le terme de "hacheur" pour ton montage n'est pas le plus heureux : même avec des composants idéaux, ce circuit serait incapable d'accroitre le courant, il ne peut que diminuer la tension - comme un régulateur linéaire classique.
    On peut le démontrer comme suit :
    fs215.jpg
    La loi des noeuds indique i1 = i2+i3 = i5 + i4+i3. Donc, en prenant la moyenne sur un temps long et sachant que le courant moyen dans un condensateur est nul, on obtient : I1 = I5. On obtient aussi I1 = I6 : le courant de sortie du montage est égal au courant fourni par le panneau solaire.
    Ca se simule assez bien, même avec des composants idéaux.

    Par contre l'inductance doit au contraire être choisie pour ne pas entrer en résonance avec le condensateur, sinon la tension aux bornes du condensateur deviendrait sinusoïdale, c'est un LC passe bas qu'il faut réaliser.
    Ca se discute... Selon que tu veuilles faire un convertisseur résonnant ou un simili-buck.
    Je suis tombé sur un papier sur le sujet : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01217666/document : ils comparent trois topologies :
    - à capacité commutées ;
    - buck ;
    - résonnant.
    Les résultats ne sont pas directement applicables car ils considère une techno intégrée mais l'idée est là.
    Une différence majeure avec ton circuit est que le leur est prévu pour fournir une tension de sortie inférieure à la moitiée de la tension d'entrée. Leur circuit à capacité commutées est donc équivalent à un diviseur de tension par 2 (à rendement idéalement unitaire, i.e. multiplicateur de courant par 2) suivit d'un régulateur linéaire.

    J'ai un peu simplifié le schéma prévu pour le mettre sur le forum, il y a quelques relais derrière le régulateur linéaire, une "option" batterie, 2 capteurs de courant, une gestion de la charge batterie prévue... On va sortir du cadre du sujet initial (cela ne me gène pas du tout, au contraire, j'apprécierais un peu d'aide pour ce projet, mais pour la bonne tenue du forum, je ne sais pas si ça cadre bien). Comme prévu par le règlement du forum, j'avais au départ ouvert un sujet spécifique pour mon projet (ici: https://forums.futura-sciences.com/e...r-solaire.html) et je pensais traiter ce sujet à part. Maintenant, je ne sais plus très bien ce qu'il convient de faire pour la bonne tenue du forum.
    Trop de code : je lis pas
    Dernière modification par Antoane ; 15/03/2019 à 15h04.
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

  21. #17
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    heu... Concernant les pertes, j'imagine qu'il faudrait comparer l'énergie perdue W=Ri²t à l'énergie échangée, en considérant que l'énergie stockée dans un condensateur est W=1/2 x CU², ça doit donc dépendre de la tension de travail et de l'ondulation. De toute façon, tu as raison, c'est pas comme ça qu'on fait un hacheur.

    Je dois effectivement reprendre les bases.
    J'avais aussi presque oublié que la majeure partie du rayonnement solaire nous arrive à faible puissance. C'est donc surtout le rendement à faible ensoleillement qu'il faut privilégier. Un régulateur shunt aurait peut être cet avantage de présenter de faibles pertes sous faible ensoleillement, à condition de la tension désirée en sortie soit (très) proche de la tension Umpp. Je vais étudier les 3 cas, retirer les condo du 1er étage, ajouter une inductance ou éventuellement passer par un régulateur shunt.

  22. #18
    Antoane

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Bonjour,

    pour jouer : en PJ un fichier de simulation LTSpice pour le principe de fonctionnement (il suffit de supprimer l'extension .txt pour l'ouvrir avec LTSpice).

    Où Vref_PV est la tension de consigne et SW le switch, ici idéal. Le courant de sortie est bien égal au courant fourni par la source I1 modélisant le panneau.

    Un exemple :
    fs217.PNG

    le fichier LTSpice : fs216.asc.txt
    Deux pattes c'est une diode, trois pattes c'est un transistor, quatre pattes c'est une vache.

  23. Publicité
  24. #19
    CapFlam

    Re : Résistance/Potentiommetre numérique

    Je regarderais plus en détail prochainement, étant sous Linux, il me faudra faire tourner ce logiciel sous "Wine" (qui permet de simuler certains vieux systèmes Windows), donc une installation qui demande un peu plus de vigilance, avant de découvrir ce programme.

    J'ai repris le schéma de base issu de la doc constricteur du régulateur LT1083, pour le réadapter*, ils préconisent une inductance de 1mH et un condo de 10.000µF (quand même!), je vais probablement partir sur ses valeurs. Pour le reste, je suis encore en cour de réfection...

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