Bonjour,
Je ne veux pas disculper la chimie dans ces propos, bien que je trouve désastreux l'utilisation abusive des produits qu'elle génère pour "le bien commun"; on songera aux produits agricoles (pesticides, herbicides,..) tout comme aux fameux sacs plastiques et autre PVC difficiles à éliminer et dont la combustion dégage des produits portant atteinte à la couche d'ozone ou rejetant du CO2 dans l'atmosphère.
C'est ce dernier aspect qui m'interroge auhourd'hui.
Je ne veux pas polémiquer sur l'éventuel mauvais concours de circonstances qui ferait coïncider le réchauffement climatique avec les actes de notre civilisation.
Il me suffit de dire que ce n'est pas la peine d'en rajouter, même si l'éruption d'un volcan devait anihiler les apnées mondiales des générateurs de CO2 que nous sommes bestialement. Ceci est bien évidemment une boutade!
Je n'aime pas particulièrement la chimie lorsqu'elle critique l'énergie nucléaire sur le chapitre des déchets: d'un côté la certitude d'envoyer dans l'air des tonnes de CO2, de l'autre la probabilité de ne pas savoir quoi faire des déchets nucléaires dans 2000 ans.
Je pense qu'il faut mener de front le combat écologique avec tous les atouts de la science,de la politique et de l'économie en passant par toutes les mesures disponibles.
Mais pour en revenir à la revalorisation de la chimie, après ce préambule psychologique, la question du piégeage du CO2 me semble importante.
Des mesures sont proposées que je ne vais pas développer ici; j'en citerai donc une dont je n'ai pas beaucoup entendu parler.
L'utilisation du pétrole est une calamité écologique bien pratique au demeurant : déplacement automobiles ou en commun, chauffage, centrales thermique pour ne citer que trois exmples.
Pourtant on n'a bien mieux à faire avec ce fossile que de l'utiliser comme combustible. J'ai parfois le sentiment que l'on se chauffe avec une tour de PC ou encore que l'on s'éclaire avec son écran.
On peut le faire autrement.
En revanche c'est bien à partir de pétrole que l'on fabrique du plymouth, du PVC de l'ABS, des planches de surf.
Le pétrole est une matière première qu'il faudrait cesser de réduire à un combustible.
De plus et enfin, c'est essentiellement l'objet de ce discours, est-ce que par toute la pétrochimie on ne piège pas le CO2 .
Un tube de cuivre par exemple nécessite un très gros investissement énergétique du minerai au produit fini; il faut éliminer le CO2 des carbonates, il faut utiliser des broyeurs qui tournent au mazout, il faut consiérablement chauffer le métal...la liste est longue.
Dans le même temps la fabrication d'un tube de PVC, pour citer un exemple un peu déplaisant, est bien moins gourmande en énergie, ne serait-ce que par les points de fusions très différents.
Mais surtout, en tant que produit de la chimie organique du carbone est piégé, durablement et donc du même coup du CO2.
L'exemple du cuivre et du PVC n'est peut-être pas le meilleur, il ne vaut que pour une illustration de ma pensée.
Ceci dit je ne suis pas ingénieur en plasturgie et pas davantage commerçant en produits dérivés du pétrole, de sorte que j'aurais bien du mal à faire ressortir le bilan positif de la pétro-chimie sur l'augmentation des gaz à effet de serre; peut-être quelque internaute pourra-til faire évoluer cette discussion.
Merci à tous
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