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Et le massacre continue...




  1. #1
    invite87654345678
    Invité

    Et le massacre continue...

    Bonjour

    Rouler bio au détriment des dernières forêts tropicales !
    Après l'Indonésie, l'Ouganda !
    Les biocarburants ne sont décidément qu'une façon facile pour certains politiques et hommes d'affaires de gagner du fric...
    Le "jus" (de cane) en vaut-il la chandelle ?

    http://www.ruoso-grundmann.com/breve.php3?id_breve=30

    Je rejoins l'actu de FS, on est en train de marcher sur la tête !

    Patrick

    -----


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  3. #2
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Règle n°1 : toujours se méfier de ce qui est écrit sur internet
    Règle n°2 : toujours se méfier de ce qu'écrive les ong
    Règle n°3 : toujours se méfier doublement de ce qu'écrive les ong sur internet

    En l'occurence il suffit de regarder quelles sont les infrastructures possédées par cette entreprise :

    The Sugar Corporation of Uganda Limited plays a key role in the development of the Ugandan economy. It is one of the leading quality producers of Sugar, which is an essential commodity. The corporation gainfully employs more than 7300 people directly and is amongst the largest employers in East Africa.

    The Company's complex at Lugazi, spread across nearly 10,000 hectares, is one of the "showpiece" projects of East Africa. A totally integrated unit that grows sugarcane, manufactures white sugar, and converts the molasses byproduct into industrial alcohol. The corporation owns and operates the only distillery in Uganda.
    [1]

    C'est à dire que cette société est d'abord et avant tout une société qui cherche à produit du sucre. En produisant du sucre on produit de la mélasse, soit on considère que c'est un déchet et on le jette, soit on cherche à le valoriser en produisant de l'alcool industriel avec.

    Si cette entreprise veut augmenter ses surfaces de cannes à sucre ce n'est donc pas dans l'objectif de faire de l'alcool industriel (et encore moins des biocarburants) mais de faire du sucre qui est son activité principale. La production de biocarburant n'est donc qu'un effet collatéral (si on me pardonne cette expression) de la production sucrière.

    De manière générale il n'est pas rentable pour un pays en développement de cultiver des biocarburants sur des terres fertiles pour un usage local. Les cultures alimentaires sont financièrement plus rentables que les cultures énergétiques [2], remplacer des cultures alimentaires par des cultures de biocarburant est donc financièrement désavantageux. Utiliser ces terres pour l'exportation pour "gagner du fric" est encore plus improbables puisque très peu de pays en développement ont les infrastructures nécessaires pour exporter/importer à des couts non prohibitifs et que les pays développés imposent des bannières douanières très élevés sur l'éthanol (aux Etats Unis c'est 54 cents du gallon + 2,5% de taxes...).

    [1]: http://www.mehtagroup.com/sugar.htm
    [2] The Economics of Rural Electrification mainly supported by Bio-Fuels - A closer perpective, George Chakravarthy & Sybille Petrak - Carl von Ossietzky University Oldenburg

  4. #3
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Pour quelle raison devrait-on se méfier plus de ce qu'écrive les ONG , que des propos lénifiants des entreprises et des gouvernements ?
    De toute façon c'est un rapport de l'agence de presse Reuters qui a alerté l'opinion...
    Damned ! Faut aussi se méfier de la presse ! A qui donc se fier ?


  5. #4
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Pour quelle raison devrait-on se méfier plus de ce qu'écrive les ONG , que des propos lénifiants des entreprises et des gouvernements ?
    Pour quelles raisons devrait-on moins s'en méfier ?

    De toute façon c'est un rapport de l'agence de presse Reuters qui a alerté l'opinion...
    Damned ! Faut aussi se méfier de la presse ! A qui donc se fier ?
    Ah bon ? J'ai regardé sur internet les journaux qui parlent de ça et ils font bien mention d'une usine de sucre qui augmentent ses capacités de production, pas d'une production de biocarburant à destination des pays occidentaux... Je te rappelle que le lien que tu donnais indiquait :

    doivent être rasés pour y installés de la cane à sucre destinée à remplir nos réservoir avide de ces "bio"carburants
    Donc j'aimerai bien que tu m'expliques où sont les infrastructures en Ouganda qui permettrait de fabriquer des biocarburants avec des critères de qualité européen, où sont les infrastructures qui te permettent de les exporter et comment tu fais pour "gagner du fric" avec les couts de production et les taxes qui rendront ce carburant non compétitif par rapport aux pétrocarburants ?

  6. #5
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Je n'ai rien à prouver et encore moins si l'Ouganda possède l'infrastructure nécessaire pour transformer le jus de canne en carburant.
    Si elle ne l'a pas, elle la mettra en place. Pour l'heure c'est un projet que le gouvernement a provisoirement étouffé.
    Pour quelle raisons des Ougandais en seraient-il venu à manifester aussi violemment contre les autorités de leur pays, s'il n'y avait eu cette ambition déraisonnable ?

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Pour quelle raisons des Ougandais en seraient-il venu à manifester aussi violemment contre les autorités de leur pays, s'il n'y avait eu cette ambition déraisonnable ?
    Tout simplement parce que ces ougandais ne manifester pas contre les biocarburants, ils manifestaient contre la destruction de la forêt tout court !

    Si elle ne l'a pas, elle la mettra en place.
    Ah ouais ? Et comment ils vont s'arranger pour persuader les Etats-Unis et l'Europe de retirer leurs barrières douanières alors qu'encore très récemment à Bali ces deux régions ont encore une fois été très claire sur le fait qu'elles ne voulaient pas les enlever malgré les demandes des pays pauvres ?

    http://www.ft.com/cms/s/0/c5a74556-a...nclick_check=1

  9. #7
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    J'ai l'impression de prêcher dans le désert...

    Les filières, tu en as entendu parler ? Sais-tu quand même que le 1er importateur de bois tropical illégalement exploité, est la Chine, juste avant la France (faut le savoir ça...), et que les meubles ou la parquetterie qui portent le label "made in China", c'est de la foutaise.

    J'ai mis quelques articles à ce propos sur mon blog. Tu pourras prendre connaissance des réalités et non des propos lénifiants des organismes nationaux ou internationaux qui sont mensongers.

    On est en train de détruire la planète par profit.

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  11. #8
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    ### - on reste centré sur la discussion d'idées, merci

    Par simple curiosité, comment peut-on faire pour donner de la valeur ajouté à un carburant ? On vend des voitures avec le réservoir rempli et on croise les doigts pour que les douaniers ne voit rien (je sais pas j'essaie de trouver des solutions...) ?
    Dernière modification par Yoghourt ; 07/01/2008 à 22h07.

  12. #9
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Bonjour

    ### - on reste centré sur la discussion d'idées, merci
    Je ne comprends pas trop la question douanière.
    Il suffirait que les gouvernements appliquent les règles qui sont définies aux Grenelles de l'Environnement et autres sommets. Mais comme ce sont les grands argentiers qui commandent...
    Dernière modification par Yoghourt ; 07/01/2008 à 22h08.

  13. #10
    Ryuujin

    Re : Et le massacre continue...

    Pour le dire autrement Kaolin puisque visiblement tu n'as pas compris, c'est pour produire du SUCRE que cette entreprise a acquis de nouvelles surfaces et les plante en canne.

    Sa production de biocarburant, c'est du traitement de déchets.

    C'est un peu comme si tu disais qu'on jette un truc à la poubelle exprès pour augmenter les surfaces de décharges...

  14. #11
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Salut

    Que j'ai compris ou pas le but de la plantation, n'est qu'un détail...
    On s'en fout que ce soit pour produire du sucre, éliminer des déchets, fabriquer des biocarburants ou créer un parc d'attraction, on détruit une forêt primaire pour cela.
    J'ai l'impression que c'est vous qui n'appréhendez pas le problème. Avec le sucre on fabrique de l'éthanol... comme au Brésil.
    http://www.grain.org/seedling/?id=523
    http://www.afrik.com/article10162.html
    http://www.jeuneafrique.com/jeune_af...47latanedusal0
    Je ne sais plus comment alerter l'attention des gens sur cette hérésie...
    Des gens plus "érudits" que moi se heurtent à des murs d'égoïsme (cupidité) ou d'incompréhension.

    Patrick

  15. #12
    Ryuujin

    Re : Et le massacre continue...

    Non on ne s'en fous pas : vous dites n'importe quoi.

    La production de cette entreprise ne va en effet pas dans des réservoirs de voiture comme vous l'affirmez, mais dans nos estomacs ! C'est du sucre alimentaire !!

    Et pas la peine de nous sortir des trucs sur l'utilisation de la canne au Brésil, ou sur d'hypothétiques productions d'éthanol en Afrique : cette entreprise précisément que vous avez cité ne produit pas de l'éthanol, mais DU SUCRE, point.
    Aussi, vos propos sont complètement mensonger.

    Lorsque vous lachez des boulettes de ce qualibre, ayez au moins l'honnèteté de le reconnaitre et de tourner la page au lieu de vous enfoncer plus profond encore !!


    Et si vous voulez dénoncer les méfais de la production d'éthanol, prenez donc un bon exemple au lieu de vous attacher à déformer un mauvais exemple...

  16. #13
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Donc les liens que j'ai joins ne sont d'aucune valeur.

    http://www.afrik.com/article10162.html

    Le titre est pourtant suffisamment clair : "L'Afrique veut carburer à l'éthanol"
    Alors me traiter de menteur et d'affirmer que je lâche des boulettes, est un peu aller vite en besogne.

    Du sucre alimentaire... Je rêve ! On ne va pas me faire croire que l'Ouganda va se contenter de faire du sucre alimentaire alors que la fabrication et la revente de bioéthanol sont bien plus "juteuses" pour ce groupe indien...

  17. #14
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Dans le pays ouest-africain, c’est la mélasse qui est au centre du procédé pour la fabrication du carburant. Il s’agit d’un résidu sirupeux qui fournit le sucre. Cette matière première est utilisée pour faire de l’alcool. Hautement concentrée, elle possède des vertus de carburant, de fuel et d’essence. Ce qui permettra de réguler les difficultés d’approvisionnement rencontrées par le pays pour s’approvisionner en énergie fossile. Une occasion de lutter efficacement contre la hausse galopante des prix du pétrole.
    Tiré du lien même que vous avez donné ! C'est bien beau de lire les titres mais le plus important c'est de lire les articles !

    Du sucre alimentaire... Je rêve ! On ne va pas me faire croire que l'Ouganda va se contenter de faire du sucre alimentaire alors que la fabrication et la revente de bioéthanol sont bien plus "juteuses" pour ce groupe indien...
    Pour vendre des biocarburant à partir de denrées alimentaires vous devez avoir à la fois un produit final qui est moins cher que le pétrole et avoir en plus des matières premières que vous acheter plus cher que les produits alimentaires... Si vous avez du sucre à fermenter, il est cent fois plus rentable d'en faire du rhum que du carburant... Vous croyez que les biocarburants brésiliens sont faits à partir de sucre ?! Ben non, là aussi c'est de la mélasse, sans ça même avec un pétrole à 100$ le baril il n'arriverait pas à concurrencer les pétrocarburants...

  18. #15
    ossau

    Re : Et le massacre continue...

    je ne résiste pas au plaisir:

    alcool de riz éthanolesque vietnamien.........lire l'étiquette



    http://www.badongo.com/pic/2621786

  19. #16
    ingalss

    Re : Et le massacre continue...

    Il semble quand même que la forêt primaire d'Indonésie soit en passe d'être rayée de la carte au profits des plantations de palmier a huile, huile utilisé en agroalim certes mais aujourd'hui ces ssurfaces devraient être multipliées par 10 pour fournir du biocarburant...

  20. #17
    Nilsanna

    Re : Et le massacre continue...

    En fait, le problème c'est pas vraiment de savoir à quoi va servir la production, mais plutôt quels dégâts elle va engendrer de toutes façons!

    Et on ne peut pas nier aujourd'hui que la fôret en règle générale est en danger.

  21. #18
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Il semble quand même que la forêt primaire d'Indonésie soit en passe d'être rayée de la carte au profits des plantations de palmier a huile, huile utilisé en agroalim certes mais aujourd'hui ces ssurfaces devraient être multipliées par 10 pour fournir du biocarburant...
    Hum... Vu comment les européens ont détruit leurs écosystèmes on est un peu mal placé pour critiquer non ? Je rappelle que si l'Indonésie fait du biodiesel c'est avant tout pour répondre à la demande locale (le pétrole là bas est le moins cher du monde tellement il est subventionné d'où plein de problèmes de politiques intérieures). En plus ils n'ont pas l'intentention d'en faire une activitée durable parce que l'huile de palme c'est très cher et qu'il n'y a pas de marché pour le biodiesel de palme d'exportation. Il s'agit d'une activité d'urgence et ils sont prêt à partir sur le jatropha dans les zones menacées par l'érosion.

  22. #19
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Citation Envoyé par Tilleul Voir le message
    En plus ils n'ont pas l'intentention d'en faire une activitée durable parce que l'huile de palme c'est très cher et qu'il n'y a pas de marché pour le biodiesel de palme d'exportation. Il s'agit d'une activité d'urgence et ils sont prêt à partir sur le jatropha dans les zones menacées par l'érosion.

    C'est inexact. Le biodiesel est bien le motif qui risque d'entraîner l'éradication de la forêt primaire au coeur de Bornéo.
    http://www.newstatesman.com/200608070031
    ou
    http://www.theborneopost.com/?p=28674&print=1
    ou,
    http://www.borneo-international.com/...d=28&Itemid=42
    dont on veut nous faire croire que les palmiers sont exploités dans le cadre d'une agriculture durable (on extermine la biodiversité mais on cultive durable !), etc, etc...

    Jatropha curcas est essayé en Afrique ou un village malien est fourni en... electricité grâce à son huile. Mais ce n'est qu'une solution locale.
    (voir l'article "l'illusion des biocarburants" sur mon blog ou le lien suivant :
    http://www.kokopelli.asso.fr/article...arburants.html
    Ou le coup de gueule de Jancovici qui a participé au grenelle de l'Environnement

  23. #20
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    C'est inexact. Le biodiesel est bien le motif qui risque d'entraîner l'éradication de la forêt primaire au coeur de Bornéo.
    Non le motif qui risque d'entrainer l'éradication de la forêt primaire au coeur de Bornéo c'est plutot l'industrie du bois... Les palmiers à huile s'installent ensuite là où la forêt est défrichée parce que les récoltes sont meilleures (moins de dépenses en intrants même s'il s'agit de la culture oléagineuse qui demande le moins de traitement chimiques) mais il y a plein de places en Indonésie qui reste...

    En fait je corrige : ce qui risque d'entrainer l'éradication de la forêt primaire c'est même pas l'industrie du bois, c'est la pauvreté et le manque d'éducation...

    Ou le coup de gueule de Jancovici qui a participé au grenelle de l'Environnement
    Vous pouvez me rappelez l'expérience concrète que Jancovici a sur ce sujet ? Aucune ? Je me disais bien...

  24. #21
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Bonjour

    Exploitation bois exotique et plantations de palmiers à huile ou autres substituts, vont de pair bien sûr.
    D'abord on coupe, on s'empare du bois qui peut servir à s'enrichir, on brûle le reste et on replante
    Des zones entières sont impropres au reboisement de palmiers car le sol est trop acide, et c'est généralement le cas du sol des forêts tropicales.

    En général ce sont les mêmes qui s'engraissent...

    Pour Jancovici j'ai ça :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici
    Je suppose qu'un collaborateur de l'ADEME ou un participant au Grenelle de l'Environnement est suffisamment qualifié pour donner son avis sur le sujet;
    Il y en a d'autres (ce n'est pas une critique mais un constat) qui sont moins spécialisés et mieux médiatisés (Hulot, Arthus Bertrand...). Eux sont entendus...

  25. #22
    Ryuujin

    Re : Et le massacre continue...

    Exploitation bois exotique et plantations de palmiers à huile ou autres substituts, vont de pair bien sûr.
    D'abord on coupe, on s'empare du bois qui peut servir à s'enrichir, on brûle le reste et on replante
    Et tu crois que ça irait mieux si on se contentait de couper sans rien replanter après ?

    Réfléchis un peu que diable : si c'est vraiment le cas, le problème c'est pas les biocarburants, c'est la déforestation pour exploitation du bois !

  26. #23
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Tant que tu es sur la page wikipedia sur Jancovici je te conseille plutot de lire ce qui se dit dans la page "discussion" de cet article, c'est là que c'est le plus intéressant...

    En général ce sont les mêmes qui s'engraissent...
    Les plantations à huile en Indonésie ça doit être 50% appartenant à l'état et 20% appartenant à des collectivités paysannes...

  27. #24
    morit

    Re : Et le massacre continue...

    Citation Envoyé par kaolin Voir le message
    Bonjour

    Rouler bio au détriment des dernières forêts tropicales !
    Après l'Indonésie, l'Ouganda !
    Les biocarburants ne sont décidément qu'une façon facile pour certains politiques et hommes d'affaires de gagner du fric...
    Le "jus" (de cane) en vaut-il la chandelle ?

    http://www.ruoso-grundmann.com/breve.php3?id_breve=30

    Je rejoins l'actu de FS, on est en train de marcher sur la tête !

    Patrick


    Je aime l'intelligence...

    500 millions d'hectares brasilien aujourd'hui ne produissent pas nourriture...
    L'Indonesie, l'Ouganda est la meme chose...
    Je peux surement dire "Bioethanol for food"...
    Le probleme peut etre les pays producteurs du petrole...
    Le bioethanol n'est pas contre le nourriture.


  28. #25
    Ryuujin

    Re : Et le massacre continue...

    Non, car concernant l'Ouganda, la nouvelle était fausse.

    Ce n'est pas pour la production de bioéthanol, mais pour la production de sucre blanc. Le bioéthanol est quant à lui produit à l'aide de déchets de la production de sucre.

  29. #26
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Je ne prends pas pour argent comptant ce que je trouve sur les liens que j'indique, mais compte tenu de la tournure que prennent les événements un peu partout dans le monde, si c'est de l'exploitation sucrière au départ, ce sera du bioéthanol après coup puisque c'est dans l'air du temps.

    Tous les sites que j'ai consulté à propos de la production de la canne sucre, parlaient de carburant. L'Ouganda n'est pas un modèle de vertu. Il a fallu une émeute pour préserver provisoirement une forêt protégée.

    J'ai trouvé des sites qui parlaient d'huile de palme écologique. Il y a même un fabriquant de produit bio (dont je tairais le nom) qui met en clair dans les ingrédrients "huile de palme issu de l'agriculture biologique". C'est n'importe quoi !
    Comment peut-on nous faire avaler qu'une plantation de palmiers à huile est biologique alors qu'il a fallu raser une forêt entière pour la créer, détruire une biodiversité impossible à estimer et mener à la famine les hommes qui vivent des ressources de la jungle ?

    C'est pareil en Ouganda. Il n'est pas utile de jouer sur mots en prétendant que je procure de fausses informations. D'abord mes sources je les ai citées. Donc si quelqu'un ment, ce n'est pas le messager qu'il faut abattre.
    Dans un pays voisin, sucrier lui aussi on peut trouver ceci :

    http://www.jeuneafrique.com/jeune_af...47latanedusal0

    Alors pour l'Ouganda, l'avenir nous dira si j'ai joué les mauvais augures.

  30. #27
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Ok, alors je vais juste te donner le point de vue qui part de la situation des gens qui ne sont pas nés du bon côté de la pauvreté et on reprend cette discussion après cette courte séquence d'information...


    D’abord, manger !

    Lorsque votre horizon se limite à la prochaine récolte et que votre choix de nourriture à vendre ou à consommer se situe entre le "trop peu" et le
    "pas assez", le long terme et les grands discours deviennent secondaires. C’est ce conflit latent entre les tenants de la production et les partisans de la protection que nous examinons.


    "Le premier droit humain de la journée, c’est le petit déjeuner ". On l’entend souvent dire dans les discussions entre ceux qui sollicitent des financements, l’œil fixé sur le possible, et les bailleurs de fonds, plus axés sur le désirable. Ce débat existe à tous les niveaux, du village aux institutions nationales et régionales. De nombreux lecteurs de Spore en ont été les témoins ou y ont participé durant l’année écoulée.

    Le géographe Georges Rossi est convaincu que ce débat se poursuivra encore longtemps et qu’il faudra s’y habituer, même si personne n’y est à l’aise.

    " Dans les pays pauvres, les simples nécessités du lendemain, le désir d’améliorer les conditions de vie, feront percevoir encore pour longtemps la vision occidentale de l’écologie et les politiques qui en découlent comme d’étranges soucis d’esthètes, des caprices de nantis. Elles sont vécues comme des contraintes externes, politiquement correctes, passage obligés que les gouvernements font mine d’accepter pour attirer les crédits et satisfaire l’une des conditionnalités de l’aide au développement. Les paysans, les autorités locales, les mettent en œuvre sous la pression, pour les contourner ou les abandonner ensuite dès que possible. "

    Dans un sens, cette pratique fonctionne assez bien, malgré ses ambiguïtés. Mais certains signes montrent que les subtilités sont de moins en moins de mise dans les négociations entre nantis et pauvres. Le développement agricole et rural, comme celui de nombreux autres secteurs, s’en trouve affecté.

    La question est de savoir qui conçoit les politiques globales et avec quel contenu.

    Hé, regardez, je suis mondialisé !

    Alors que beaucoup insistent sur les aspects locaux du développement, l’évolution vers une gouvernance mondiale se poursuit plus vite qu’on ne l’imagine. Même si nos horizons familiers changent peu, nous sommes tous branchés sur une culture et une économie mondiales. Comme les nuages et les vents, les biens peuvent se déplacer d’un bout à l’autre de la planète en quelques jours, les informations et opinions en quelques secondes.

    Cette nouvelle proximité nous enrichit et nous rend aussi plus vulnérables. Nous sommes mieux informés de ce qui se passe dans le monde, proche ou lointain, et nous somme mieux armés pour comprendre les interactions entre les évènements. Si vous êtes branché sur les réseaux mondiaux, vous pouvez connaître les tendances des marchés dans d’autres continents ou bénéficier d’alertes précoces sur les tempêtes ou les invasions de sauterelles et vous y préparer. Vous pouvez voir plus loin et observer, par exemple, la dégradation et l’érosion des sols, la déforestation, les changements climatiques liés à l’activité humaine et leurs effets sur la production agricole. De nombreux observateurs pensent que l’ensemble du monde agricole a franchi les limites de l’acceptable. Selon " Earth Counci ", une organisation d’observateurs basée au Costa Rica, nous consommons en moyenne plus de ressources biologiques que nous n’en reconstituons, et nous occupons plus d’espace que ce dont nous disposons. L’agriculture des Pays-Bas, par exemple, utilise sept fois plus de terre hors de ses frontières qu’à l’intérieur, principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie, pour faire pousser ses fleurs, ses tomates et ses produits fourragers. Il y a beaucoup d’autres " empreintes écologiques " de ce type.

    Tu ne pollueras ni ne cultiveras

    L’agriculture ACP connaît bien d’autres contraintes. Si vous épluchez les conventions mondiales sur la biodiversité et les changements climatiques ou le plan d’action de l’Agenda 21, vous pourrez constituer votre propre liste "d’interdits". Tous ces traités lancés en 1992 devront être révisés lors du Sommet mondial du développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud) en septembre 2002. Ce sont ces questions d’environnement qui façonnent désormais l’agriculture dans les pays ACP et ailleurs — en termes souvent restrictifs. C’est comme s’il y avait un calendrier de mesures, certes bien intentionnées, mais qui handicapent la productivité et les revenus agricoles.

    Il y a déjà des restrictions à l’usage des engrais, herbicides et pesticides, bien que les producteurs n’aient souvent pas d’autres choix pour sécuriser leurs revenus. Dans les cinq prochaines années, le coût de ces intrants, ainsi que celui des transports locaux et du fret pour l’exportation augmenteront du fait d’écotaxes prélevées sur le potentiel énergétique de nombreux pays. Pendant la même période, les normes comme ISO 14000 (ISO = Organisation internationale de normalisation) pour la qualité internationale de l’environnement rendront plus difficiles les exportations vers les marchés occidentaux. En fait, ces mesures dressent de nouvelles barrières qui remplacent les barrières tarifaires démantelées par l’Organisation internationale du commerce ; elles sont même perçues comme du " protectionnisme déguisé ". Plus en amont, on parle de restreindre l’accès au marché mondial de certains produits exotiques comme de nombreux fruits tropicaux, en raison des coûts excessifs d’énergie de leur exportation vers des marchés lointains.

    Il existe d’autres contraintes sur " l’espace opérationnel " des agriculteurs ACP. Les directives énoncées par la Commission mondiale de l’environnement en 1987 pour préserver 12% du potentiel écologique (en termes de superficies en terre et eau) de chaque pays pour la protection de la biodiversité posent un vrai dilemme : 12% pour les 30 millions d’espèces de la planète et 88% pour tout le monde avec une moyenne de 1,65 ha d’espace productif biologique par personne !

    Rossi s’interroge sur cette approche :
    " Retirer aux communautés rurales la gestion d’une fraction de leur espace pour créer des parcs et des réserves, est-ce vraiment le meilleur moyen d’assurer à long terme et sans ruptures l’évolution de ces écosystèmes, de garantir leur avenir et celui des sociétés qui en vivent ? "

    N’oubliez pas le jour qui précède demain

    Beaucoup de dispositions ont été prises, bien sûr, pour rendre l’agriculture plus verte et en particulier réduire ses émissions de méthane (un des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète), émissions qui font de l’agriculture le " troisième coupable ", après l’industrie et les transports. Les recherches pour transformer la culture du riz en rizière et pour produire à faibles coûts des aliments modifiés pour bétail afin de réduire les émissions de gaz animales sont des exemples d’initiatives environnementales.

    Le problème, c’est que ceux qui préconisent les solutions pour demain ne sont pas toujours ceux qui peuvent résoudre les problèmes d’aujourd’hui. Les politiques agricoles étant de fait définies à l’occasion de rencontres mondiales comme le Sommet de la Terre, ce sont les gens les plus actifs dans la culture mondiale et qui ont le meilleur accès aux réseaux d’information mondiaux qui décident.

    Ils n’ont pas toujours la sagesse qui vient du terrain, bâtie sur les succès, mais aussi sur des pertes de récoltes ou de marchés. Quelquefois, ils ont trop d’information et pas assez d’outils pour construire leurs jugements. Sinon, pourquoi les discussions seraient-elles dominées par le faux débat " biologique oui, OGM, non " ?

    Il est peut-être temps que la communauté agricole s’interroge publiquement et sans détours sur ce qui est prescrit et sur ce qui fait réellement obstacle à la production aujourd’hui. L’agriculture biologique est-elle automatiquement plus valable et plus saine que la production intensive ? Peut-elle nourrir le monde, en termes de protéines disponibles ? Sous quelles conditions ? Est-ce que la petite agriculture, à haute intensité de travail, peut satisfaire les besoins de la sécurité alimentaire ? Sommes-nous en train de créer deux systèmes séparés : une production alimentaire super efficace et une modeste agriculture de subsistance ?

    Ces questions doivent être posées, au moment où la communauté internationale s’apprête à revisiter l’ordre du jour environnemental. Si elles pouvaient être posées par les organisations paysannes de toutes obédiences et par les autres acteurs de la chaîne alimentaire, ce serait encore mieux.

    Personne ne peut exiger que l’agriculture mondiale soit pratiquée sur des parcelles individuelles de 1,65 ha. Ce n’est qu’une moyenne, mais les moyennes ont leur importance. Une approche " moyenne ", qui prendrait en compte tous les éléments en présence, serait de discuter franchement du futur, y compris de politiques accordant aux agricultures ACP un moment de répit pour leur permettre de satisfaire les besoins d’aujourd’hui.

    De là, nous pourrons envisager ceux de demain.
    Spore 95 (publication du Centre technique de coopération agricole et rurale - CTA)

  31. #28
    Dindonneau

    Re : Et le massacre continue...

    Citation Envoyé par Tilleul Voir le message
    Non le motif qui risque d'entrainer l'éradication de la forêt primaire au coeur de Bornéo c'est plutot l'industrie du bois... Les palmiers à huile s'installent ensuite là où la forêt est défrichée parce que les récoltes sont meilleures (moins de dépenses en intrants même s'il s'agit de la culture oléagineuse qui demande le moins de traitement chimiques) mais il y a plein de places en Indonésie qui reste...
    Difficile d'affirmer ça. Il n'y a pas beaucoup d'infos sur qui est responsable de quoi à Bornéo.

    En tout cas, j'avais déjà posté cet article sur un autre thread :
    Sumatra : le palmier à l'assaut de la forêt vierge

    Bon l'article parle de Sumatra mais ça reste le même pays et on y lit :
    Une autre compagnie, Duta Palma, est arrivée en 2004, exhibant des permis officiels de création de plantations de palmiers à huile. Elle a commencé à couper la forêt, à la brûler, à planter des pousses de palmier. A Sumatra, il n'existe pas de titres de propriété foncière, seulement des titres coutumiers qui ne pèsent pas lourd face aux permis donnés par le gouvernement régional. BBU et BAY, les filiales de Duta Palma, ont dévasté les forêts les plus éloignées, mais aussi celles que les villageois avaient coutume d'utiliser.
    Cet exemple nous montre que c'est une compagnie de palmier à huile qui est responsable du déboisement. Bien sûr, elle a bien dûe vendre une partie du bois pour se faire un peu de fric.
    Areuh!

  32. #29
    invite87654345678
    Invité

    Re : Et le massacre continue...

    Bonjour

    Pour Bornéo on sait qui est responsable du déboisement. On sait comme ça se passe et qui s'en met plein les poches. Idem pour toutes les autres forêts tropicales du monde.
    Au Liberia, le trafic de bois exotique sert à alimenter le trafic d'armes et les économies de guerre.

    Je ne dénie pas aux pauvres de travailler et d'exploiter un lopin de terre. Tout le monde possède le droit à la vie et au confort. Mais est-ce donner droit à la vie que de déposséder des tribus de leurs terres et de les en chasser (à défaut de les exterminer) pour permettre à une minorité de servir de larbins aux multinationales ?
    Le chasseur-ceuilleur dayak de Bornéo sera-t-il plus heureux de posséder un écran HD (à condition que l'électricité parvienne jusqu'à lui...) ? Sera-t-il plus heureux de manger des croissants au petit-déjeuner ?
    Il n'a même pas notion de ces "gadjets" de "civilisés" et s'en fiche. Il veut vivre de sa terre, de sa chasse, de sa pêche, de sa cueillette. Il veut pouvoir ramasser du bois pour faire du feu, il veut pouvoir boire l'eau de la rivière, il veut pouvoir se soigner avec les plantes de la forêt. Il n'en a rien à faire de notre mode de vie à l'occidentale qu'il ne connait même pas.

    Le débat va basculer dans le socio-politique. Je pense qu'il est préférable d'en rester là.
    Cordialement
    Patrick

  33. #30
    Tilleul

    Re : Et le massacre continue...

    Hervé Kempf ?! Ca va être dur de résister aux attaques ad hominem sur ce coup là

    Un exemple n'a jamais fait une généralité en deux minutes je peux trouver un contre exemple ou la plantation d'huile de palme a été bénéfique du point de vue social:

    Mangat's plot in central Kalimantan now forms part of a new oil palm plantation, which covers 15,000 hectares of land, some of it former forest, according to a local NGO.

    The arrival of the plantation may have changed the landscape, but Mangat says it has also changed the lives of the people who live here.

    "Life before was difficult," he said. "I couldn't even feed my family, not to mention send my kids to school.

    "After the plantation took over, more people came and suddenly we had roads and schools. We've also opened a small shop, so it's improved our income significantly."

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/6320285.stm

    Déjà il faut voir que la moitié des concessions de palmiers à huile appartiennent au gouvernement...

    Sur la question "logging or palm oil" bon un extrait d'un article du Guardian (récupéré via scidev.net) :

    More startling is that conservationists believe the move to clear land for this "green fuel" is often little more than a conspiracy, providing cover to strip out the last stands of timber not already lost to illegal loggers. In one corner of Kalimantan, the Indonesian part of Borneo, a mere 250,000 hectares or 1,000 sq miles...-... almost twice the size of Greater London...-...of the 6m hectares of forest allocated for palm oil by the government have actually been planted.

    "When you look closely the areas where companies are getting permission for oil palm plantations are those of high-conservation forest," said Willie Smits, who set up SarVision, a satellite mapping service that charts the rainforest's decline. "What they're really doing is stealing the timber because they get to clear it before they plant. But the timber's all they want; hit and run with no intention of ever planting. It's a conspiracy."
    A partir du moment ou une aussi vaste surface destinée aux palmiers à huile est défrichée... mais laissée sans plantation de palmiers à huile, ça me parait difficile d'arriver à la conclusions que c'est l'huile de palme qui est recherché. Il faut faire la part des choses entre ce qui est annoncé et ce qui est réalisé...

    Quant à l'idée que ce soit pour faire du biodiesel de palme, ça a encore moins de sens du fait que la demande sur le marché des carburants est beaucoup plus élastique de celle de l'huile alimentaire pour l'huile de palme et que les infrastructures manquent pour celà ( à titre d'illustration voir cette analyse économique sur le secteur de l'huile de palme en Indonésie dans son ensemble : http://www.fao.org/es/esc/common/ecg...er_English.pdf ).

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