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Spray anti-phéromones



  1. #1
    doryphore

    Talking Spray anti-phéromones


    ------

    L'utilisation d'un spray anti-phéromones en classe de quatrième serait-elle une atteinte à la liberté d'expression ?

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    "Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes..." Snake Plisskein

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  3. #2
    Pr. Théodose

    Re : Spray anti-phéromones

    Bonjour,
    Si mes souvenirs sont bons, la perception des phéromones est liée à la présence d'un appareil nasovoméral fonctionnel. Or chez l'homme, cet organe situé dans la cloison nasale n'est généralement pas irrigué et innervé. La perception consciente ou inconsciente des phéromones chez l'homme reste pour moi hypothétique.

  4. #3
    kinette

    Re : Spray anti-phéromones

    Citation Envoyé par Theodose de Lutèce
    Bonjour,
    Si mes souvenirs sont bons, la perception des phéromones est liée à la présence d'un appareil nasovoméral fonctionnel. Or chez l'homme, cet organe situé dans la cloison nasale n'est généralement pas irrigué et innervé. La perception consciente ou inconsciente des phéromones chez l'homme reste pour moi hypothétique.
    Bonjour,
    Totalement d'accord avec ce qui a été dit
    De plus, même si on envisageait une existence de phéromones, je ne vois pas en quoi ce serait une atteinte à la liberté d'expression, ou du moins pas plus que d'interdire de se mettre tout nu, de mettre le main aux fesses de sa voisine, ou de péter ostensiblement...
    De même, un brouilleur de portable pendant un cours ne me semblerait pas un "outil d'atteinte à l'expression".

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.

  5. #4
    bardamu

    Re : Spray anti-phéromones

    Citation Envoyé par Theodose de Lutèce
    Bonjour,
    Si mes souvenirs sont bons, la perception des phéromones est liée à la présence d'un appareil nasovoméral fonctionnel. Or chez l'homme, cet organe situé dans la cloison nasale n'est généralement pas irrigué et innervé. La perception consciente ou inconsciente des phéromones chez l'homme reste pour moi hypothétique.
    Salut,
    que penser de cet article : http://www.lalibre.be/article.phtml?...&art_id=209410

    Extrait :
    Des expériences célèbres avaient déjà mis en évidence le pouvoir d'attraction de cette «trace» chimique dans l'arsenal biologique. Comme celle -déjà ancienne et dont les résultats n'ont pas manqué d'alimenter les fantasmes- qui consistait à faire entrer des femmes une par une dans une pièce remplie de chaises, dont l'une d'elles avait été aspergée au préalable de phéromones mâles (naturelles à l'époque). Les participantes à l'expérience devaient ensuite s'asseoir là où elles le voulaient. Que la plupart optèrent pour la chaise recouverte de phéromones laissa supposer que les récepteurs logés dans leur nez avait détecté à leur insu les effluves hormonaux. Et inconsciemment dicté leur conduite.
    (...)
    Durant six semaines, chaque femme s'engageait à noter l'intensité et la nature des marques d'affection dont elle était l'objet. Miracle, au terme de l'étude, il est apparu que 41pc des participantes «sous phéromones» ont vu le baromètre de leur «sex-appeal» grimper en flèche. Elles se sont vues prodiguer davantage de caresses, baisers et câlins que d'ordinaire. Et sur un mode plus fougueux que d'ordinaire, ont fait savoir les chercheurs. Seules 14pc des femmes (les nymphomanes?) de l'autre groupe ont noté un retour de flamme. Sur le terrain sexuel aussi.
    Merci.

  6. #5
    Aigoual

    Re : Spray anti-phéromones

    Oui, peut-être…

    Cependant, même en supposant des récepteurs nasovomérals fonctionnels, il faudrait certainement des protocoles expérimentaux un peu plus fins, qui de toute manière ne trancheraient pas vraiment la question.

    Je veux dire par là que, pour l’homme moderne, le problème est moins de provoquer le désir, que de savoir se conformer à son interdiction. Nous ne pouvons pas faire comme les bonobos, c’est à dire réguler nos tensions internes, individuelles ou collectives, en sautant sur tout ce qui bouge.

    Bien au contraire, toutes nos organisations sociales tendent à restreindre à son minimum le grooming, l’épouillage direct, y compris copulatoire, par des règles strictes, des rituels, des conventions de contacts et de distances, des codes vestimentaires sophistiqués, des comportements canalisés, etc…

    Toutes choses qui, potentiellement, peuvent même inverser les interprétations. Par exemple, un afflux de phéromones (surtout s’il est inconscient) peut être ressenti comme une fragilisation des interdits, donc un danger, donc paradoxalement provoquer une forte répulsion.

    Sans aller chercher du côté des phéromones, il suffit simplement d’observer les effets très contrastés des parfums selon les différentes cultures. Tel parfum qui possède un charme certain pour les uns, sera ressenti comme une véritable puanteur par les autres.

    A l’instar de Desmond Morris, j’ai tendance à me représenter l’homme moderne à l’image d’un primate captif, dont les comportements d’espèce seraient détournés par sa geôle sociale, inversions et perversions comprises.

    Amitiés,

    Aigoual.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    doryphore

    Question Re : Spray anti-phéromones

    Si il y a un tel lien entre "la sociabilité supérieure" de l'humain et la non fonctionnabilité de ces récepteurs, ne serait-ce pas possible de dater approximativement l'apparition de la prégnance de la conduite sociale dans la sexualité? (Grace à la génétique)
    "Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes..." Snake Plisskein

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  10. #7
    Aigoual

    Re : Spray anti-phéromones

    Citation Envoyé par doryphore
    Si il y a un tel lien entre "la sociabilité supérieure" de l'humain et la non fonctionnabilité de ces récepteurs, ne serait-ce pas possible de dater approximativement l'apparition de la prégnance de la conduite sociale dans la sexualité? (Grace à la génétique)
    Je ne suis pas un spécialiste, mais non, je ne pense pas.
    Les évolutions ne sont pas linéaires et même assez souvent aléatoires (d’où le titre de la thèse célèbre de Jacques Monod, "le hasard et la nécessité.")
    Même si parfois "la fonction crée l’organe" (ou, comme ici, la perte de la fonction retire l’organe), il n’y a pas toujours corrélation.

    Concernant la sexualité, par exemple, nous avons peut-être perdu certaines de nos sensibilités olfactives, mais nous en avons gagné d’autres, telle la vue, par exemple.
    L’effet provoqué par l’apparition d’une jolie fille dans mon champ de vision (désolé, je suis un homme. Mesdemoiselles, trouvez-moi l’équivalent) possède un pouvoir certainement bien plus puissant que n’importe quelles hypothétiques phéromones, directement compréhensible par mes sens, sans que je puisse me méprendre…

    On pourrait penser que l’évolution a privilégié la vue, parce qu’elle autorise des contacts à distance, correspondant à la taille de plus en plus grandes de nos sociétés évoluées. Ce n’est pas impossible, sauf à se souvenir que l’odorat permet aussi des distances considérables. Le papillon en quête de partenaire capte les moindres molécules odorantes à des kilomètres de distance, ce que ne peut pas faire l’œil.

    D’autre part, beaucoup d’espèces ont su structurer leurs organisations sociales sur l’odorat (le chien, par exemple) Alors, pourquoi pas l’homme ?

    J’ai toujours un peu de réticence à adhérer aux discours d’une évolution qui aurait des "intentions", une "volonté", voire même un "but." Cela me fait l’effet d’une substitution des anciennes "volontés divines" par des "desseins évolutionnistes" qui malgré une apparence scientifique, n’en restent pas moins à une compréhension religieuse du monde.
    A tout prendre, je préfère encore les propos ouvertement religieux. Eux, au moins (quand ils sont honnêtes) ne se masquent pas derrière un pseudo-rationalisme.

    Il va de soi, Doryphore, que je ne prétends pas que tel était ton propos…

    Amicalement,

    Aigoual.

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