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Référence Psychologie Cognitive



  1. #1
    turnedblack

    Référence Psychologie Cognitive

    Bonjour à tous,

    je suis étudiant en L3 psychologie, et pour un dossier de psychologie cognitive, je voudrais parler de quelque chose dans l'interprétation, que l'on m'a très justement suggéré, mais je ne parviens pas à trouver les références. Donc si vous aviez une idée, ça m'aiderait, merci beaucoup

    Ce que je chercher : le nom des auteurs qui ont réalisés une expérience avec une manette. Les sujets posent leur mains sur la manette. On ne leur dit rien, mais, il a été remarqué que quand les sujets sont confrontés à quelque chose de désagréable, ils poussent la manette, et quand ils sont confrontés à quelque chose d'agréable, ils la tirent. C'est juste pour dire qu'il aurait peut-être été bien d'utiliser ça dans notre expérience, mais je ne peux pas le citer sans avoir les auteurs.

    Merci de votre aide !

    -----


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  3. #2
    MaliciaR

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Salut,

    Je ne vois pas quelle est cette expérience précise, mais tu peux voir du côté de Pascal Marchand ("Psychologie sociale des médias") et qui parle des signes d'éveil psychologique (réaction cognitive et émotionnelle) : activation de schémas comportementaux avec la notion d'activation immédiate et différée.
    Est-ce que dans ce que Lieury a écrit tu peux trouver des choses?


    Cordialement,
    An expert is one who knows more and more about less and less.

  4. #3
    turnedblack

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Merci pour ses conseils

    Je ne connais pas Pasacal Marchant, j'y jetterais un oeil.

    Pour Lieurry j'ai le bouquin chez moi, dès que j'y retourne je regarde ça mais dans mes souvenirs je ne crois pas qu'il y ait quelque chose dessus.

    Encore merci !

  5. #4
    [PSO]Fabrice.g

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Chen et Bargh (1999) ont travaillé exactement sur ce que tu cherches :
    Research on automatic attitude activation has documented a pervasive tendency to nonconsciously classify most if not all incoming stimuli as either good or bad. Two experiments tested a functional explanation for this effect. The authors hypothesized that automatic evaluation results directly in behavioral predispositions toward the stimulus, such that positive evaluations produce immediate approach tendencies, and negative evaluations produce immediate avoidance tendencies. Participants responded to attitude object stimuli either by pushing or by pulling a lever. Consistent with the hypothesis, participants were faster to respond to negatively valenced stimuli when pushing the lever away (avoid) than when pulling it toward them (approach) but were faster to respond to positive stimuli by pulling than by pushing the lever. This pattern held even when evaluation of the stimuli was irrelevant to the participants' conscious task. The automatic classification of stimuli as either good or bad appears to have direct behavioral consequences.
    La référence : Chen, M. and Bargh; J. A. (1999). Consequences of Automatic Evaluation: Immediate Behavioral Predispositions to Approach or Avoid the Stimulus. Personality and Social Psychology Bulletin, 25, 215-224.

    D'après Psychinfo, Il y a 184 références (articles, chapitres, etc.) qui cite l'article de Chen & Bargh (1999). Donc, il y a matière à faire un bon dossier.

    Parmi ces 184 références, un article de Rotteveel et Phaf (2004) pourrait également t'intéresser, étant donné qu'il propose un point de vue contradictoire.

    Affect may have the function of preparing organisms for action, enabling approach and avoidance behavior. M. Chen and J. A. Bargh (1999) suggested that affective processing automatically resulted in action tendencies for arm flexion and extension. The crucial question is, however, whether automaticity of evaluation was actually achieved or whether their results were due to nonautomatic, conscious processing. When faces with emotional expressions were evaluated consciously, similar effects were obtained as in the M. Chen and J. A. Bargh study. When conscious evaluation was reduced, however, no action tendencies were observed, whereas affective processing of the faces was still evident from affective priming effects. The results suggest that tendencies for arm flexion and extension are not automatic consequences of automatic affective information processing.
    La référence : Rotteveel, M. & Phaf,R.H. (2004) Automatic Affective Evaluation Does Not Automatically Predispose for Arm Flexion and Extension. Emotion, 4, 156-172.

    Enfin, d'autres articles utilisent la flexion/extension du bras comme induction d'une attitude positive ou négative envers un objet (voir notamment Cacioppo, Priester & Berntson, 1993). Comme M. Cacioppo est très gentil, tu peux trouver un grand nombre de ses articles en ligne ici : http://psychology.uchicago.edu/peopl...ppo/pubs.shtml

    J'espère avoir pu aider.

    FG

    P.S. : Sur un autre site web, j'avais commencé une liste des différents moteurs de recherche permettant de trouver de la littérature en psychologie : http://www.psychologie-sociale.org/f...pic.php?t=7511.

  6. #5
    MaliciaR

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Wahou, c'est une mine d'or ton site, Fabrice!

    Cordialement,
    An expert is one who knows more and more about less and less.

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    [PSO]Fabrice.g

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Si tu vois des bases de données ou autre qui manquent dans la liste, n'hésite pas à intervenir.

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  10. #7
    turnedblack

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Merci à toi Fabrice, c'est tout à fait ce à quoi je pensais.
    Je m'explique rapidement : on a fait une expérience dans laquelle on devait mesurer l'influence émotionnelle d'une musique.
    Dans la discussion on remet en cause le moyen utilisé pour mesurer cette influence, qui consistait en une liste de mots avant, une liste de mot après, le sujet devant cocher des mots. Ces mots avaient une valence soit positive, soit négative. on s'est basé sur le postulat que si influences de la musique il y avait (musique triste, donc influence négative), les sujets allaient cocher plus de mots négatifs dans la seconde liste après la musique que dans la première liste. On remet ça en cause pour plusieurs raison, et je proposais pour mesurer l'influence l'uitlisation de test de type TAT par exemple, ou justement de cette manette comme dans l'expérience de Chen, M. and Bargh; J. A. (1999).

    Donc encore une fois merci pour avoir trouver l'étude !
    Je vais en plus pouvoir dire que cette méthode n'est pas non 100% sûr.

    Merci également pour les autres liens

  11. #8
    [PSO]Fabrice.g

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Salut,

    Quelles raisons tu invoques comme limitations à l'utilisation d'une liste de mots ?
    Je te demande cela parce que, selon les cas, la mesure de l'évaluation avec la manette risque de ne pas convenir. Autre chose, il existe un tas de mesures de l'activation émotionnelle. Celle que je trouve les plus convaincantes reposent sur l'idée de congruence émotionnelle. Imagines que tu fasses écouter une musique (triste, joyeuse, émotionnellement neutre), ensuite tu demandes à tes participants de faire une tâche de décision lexicale avec quatre catégories de "mots" : 10 mots positifs, 10 mots négatifs, 10 mots neutres, et 30 non-mots (ou pseudo-mots, au choix). La tâche des participants est de décider le plus rapidement possible si les items présentés sont des mots ou des non-mots. Normalement, tu devrais obtenir un effet de facilitation sur les mots qui sont congruents avec l'émotion provoquée par la musique (et/ou un effet d'inhibition sur les mots qui sont incongruents). En d'autres termes, les participants qui ont écouté une musique joyeuse sont d'une humeur positive et devraient se décider plus rapidement pour des mots positifs que pour les mots neutres ou négatifs (voire devraient être plus lents pour les mots négatifs) et inversement, ceux qui ont écouté une musique triste devraient être plus rapide pour reconnaitre des mots négatifs que positifs ou neutres.

    Finalement, une question qui est intéressante, et qui est toujours en suspend, à ma connaissance, est de savoir si une musique va activer un contenu émotionnel ou un contenu sémantique. En d'autres termes, la musique (ou tout autre forme d'amorçage émotionnel) active-t-elle un contenu émotionnel (ce qui est souhaité) ou simplement un contenu sémantique (par exemple, une musique triste va amorcer rendre plus accessible les mots négatifs parce que triste c'est négatif aussi, et non parce que le participant est 'vraiment' rendu triste par la musique). Un moyen de contourner le problème serait de travailler avec plusieurs émotions (par exemple, on peut prendre 2 émotions négatives pour lesquelles on peut trouver des musiques correspondantes : peur et colère) et une tâche de Stroop émotionnelle (avec des mots à connotation émotionnelle à la place des noms de couleur).

    Je ne sais pas si je suis assez clair. N'hésite pas à me demander.

  12. #9
    turnedblack

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Il semble que ces listes de mots aient souvent été comprises, c'est-à-dire que les sujets repéraient les mots négatifs et positifs.
    On peut dès lors penser qu’il y a eu un biais de désirabilité sociale. Certains sujets ont pu sélectionner en partie des mots positifs plutôt que négatifs, car on a souvent tendance à camoufler ses émotions négatives à autrui, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’inconnu.
    De plus, les mots ne reflétaient pas forcément l’état d’esprit du sujet, il est probable que les sujets ne se soient pas reconnus dans les mots et aient donc cocher d’autres mots, non représentatif de leur état émotionnel.

    On a eu du mal à trouver un moyen d'évaluer l'influence de la musique. On avait penser à un test de BDI, mais on s'est dit que c'était un peu "fort", dans le sens ou même s'il y a influence de la musique triste sur les émotions, le sujet ne vas pour autant tomber en dépression. Un tel test serait donc inadapté.
    Au final on a aussi pensé à un test de Rorschach ou un TAT, mais c'est compliqué pour objectivé, et ça allait avant tout parler de la personnalité du sujet plus qu'une éventuelle influence de la musique.
    Le problème étant, pour ces deux cas, un effet d'apprentissage si on présente le même test/les mêmes planches, qui permettent pourtant de comparer. Il me semble que dans le TAT, les planches n'évaluent pas forcément les mêmes choses, et surtout qu'elles parleront différement à chacun des sujets.

    En réfléchissant à propos de la manette, cette idée semble délicate à mettre en place : le sujet devrait tenir la manette pendant 7minutes (Sonate au claire de lune de Beethoven), il risque donc d'une part de bouger sans que cela est à voir avec la musique, et ensuite de bouger différemment le temps de l'écoute. Je pense que la manette est plus utile pour mesurer un effet "direct", attraction ou répulsion pour une présentation d'image par exemple.

    Très intéressant la notion de congruence émotionnelle. Ce que tu développes me semble tout à fait pertinent.
    Cependant, la difficulté est de proposer une musique objectivement "triste". Nous avons essayé de nous référer à des études musicologiques, mais il n'y a semble-t-il pas de consensus qui puisse définir une musique comme objectivement triste. Même si certains morceaux, à mon sens, le son, certains sujets on dit s'être ennuyer parce que ce n'était pas "leur style" de musique. Plus encore, certains ont dit que ce morceaux, était calme, apaisant, et donc plutôt positif. je précise bien qu'on travaillait sur de la musique uniquement, donc pas de paroles.
    Du coup, si une musique n'est pas perçue de la même manière par tout les sujets, n'est-ce pas parce que cela fait appel à autre chose que des contenus sémantique ? Je pense que la musique fait appel à des aspects plus psychanalytique, ce que certains auteurs ont évoqués (je ne les ai plus en tête par contre) : la musique viendrait faire écho à des affects plus ou moins conscients.

    Pour ton dernier paragraphe, je ne suis pas sûr d'avoir bien tout saisit. En fait je ne comprends pas en quoi avoir deux émotions négatives différents mettraient à jour l'activation soit émotionnelle soit sémantique. Est-ce que le stroop émotionnelle montrerait des activations différentes et spécifiques, des mots en rapport à la colère seraient activés plus facilement avec la musique colère et pareillement pour la peur ?
    Se pose encore la question de la musique, sans parole : qu'est-ce qu'une musique exprimant la peur, et qu'est-ce qu'une musique exprimant la colère ?
    Par ailleurs comment se met en place le Stroop émotionnelle ? Je saisis bien le Stroop traditionnelle, avec des mots désignants des couleurs écrit de couleur différent. Mais pour des mots émotionnelles, j'ai du mal à saisir comme mettre en place cela.

  13. #10
    bardamu

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Citation Envoyé par turnedblack Voir le message
    (...)
    Cependant, la difficulté est de proposer une musique objectivement "triste". Nous avons essayé de nous référer à des études musicologiques, mais il n'y a semble-t-il pas de consensus qui puisse définir une musique comme objectivement triste. (...)
    Bonjour,
    sur l'effet de la musique, on avait eu cette discussion avec notamment les références vers le laboratoire BRAMS à Montreal qui travaille sur ces questions.
    Cf leurs publications et plus précisément les travaux concernant musique triste et joyeuse.

    Cet article sur l'équipe disait : "Si l’on manipule les paramètres musicaux, soit le tempo (lent/rapide) et le mode (mineur/majeur), une mélodie peut suggérer une émotion particulière, répond la doctorante. Par exemple, un tempo rapide et un mode majeur sont généralement associés à la gaieté alors qu’un tempo lent et un mode mineur évoquent la tristesse."
    Ethica, IV, 43 : Titillatio excessum habere potest et mala esse.
    Spinoza

  14. #11
    turnedblack

    Re : Référence Psychologie Cognitive

    Beaucoup de boulot en ce moment (dossier/exams) mais je garde ces liens précieusement, ça m'intéresse. Merci beaucoup !

    J'avais lu un article de DROZ, R., (2001) ; intitulé "Musique et émotions" (c'est normalement trouvable sur le net) qui disait que les études musicologiques essayant de déterminer les émotions qu'une musique dégage ne font pas preuve de consensus. Ce qui c'est clairement ressenti dans notre étude : le morceau a été perçue comme triste ou même très triste par certain, et comme calme et apaisant par d'autre.

    un tempo lent et un mode mineur évoquent la tristesse.
    Admettons que ça évoque la tristesse, est-ce que pour autant ça va impliquer une émotion de tristesse chez l'auditeur ? D'après notre étude, non.

    Mais bon là, j'atteins mes limites, il faudrait que j'aille farfouiller dans les liens pour continuer, car a priori il y a plein de travaux dont j'ignorais l'existence.
    Encore une fois merci pour les liens !

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