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Paradoxe de la neuroplasticité !



  1. #1
    invité6543212033

    Question Paradoxe de la neuroplasticité !


    ------

    Salut à tous !

    Connaissez-vous le paradoxe de la neuroplasticité ?
    J'ai vu un reportage sur Arte qui parlait de ce paradoxe qui divise la communauté de neurophysiciens, je vais essayer d'en parler :
    La neuroplasticité c'est la faculté du cerveau à former de nouvelles connexions neuronales selon l'âge de l'individu et de son vécu ; car la carte mentale que nous avons des différentes zones du cerveau n'est pas stable et évolue dans le temps. C'est la plasticité neuronale. Donc très lié à l'adaptation, l'intelligence et donc l'apprentissage (il me semble que c'est ce qu'on appelle la résilience ...).
    Alors où est le paradoxe dans tout çà ... eh bien on s'est rendu compte que par le biais de la mémoire, les nouvelles connexions neuronales reconstruisait le schéma structurel du câblage nerveux et donc le paradoxe consiste en ce que cette plasticité (qu'il faut quantifier selon l'individu, etc ...) conduit à des pathologies de dureté neuronale et que la pensée modulait cette plasticité ce qui engendrait des blocages ce qui est le contraire de l'apprentissage !
    Conclusion il est dangereux de "mal" penser !

    Plus sérieusement cela suggère une "biomécanique" dynamique de notre cerveau tout au long de notre vécu dont la neuroplasticité ce qui ouvre la voie à une nouvelle discipline pleine de promesses ... !

    Pour compléter ils parlaient : de technique SMT, du syndrome d'asperger, d'autisme, de demi-cerveau, etc ...

    Cordialement

    -----

  2. #2
    mithys

    Re : Paradoxe de la neuroplasticité !

    Je ne suis pas étonné que la neuroplasticité puisse engendrer des blocages.
    A mes yeux, c'est ce qui explique la fréquente persistance de la foi, même chez des scientifiques, par ailleurs souvent éminents.
    Rares sont les scientifiques croyants qui, à l'instar de Louis PASTEUR, laissent leurs convictions au vestiaire avant d'entrer dans leur laboratoire.

    C'est un fait d’observation sociologique : statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents, et confortée par l’influence d’un milieu culturel, unilatéral puisqu’il exclut toute alternative laïque non aliénante et qu’il incite, à des degrés divers, à la soumission à une Vérité exclusive et dès lors intolérante. L’éducation coranique en témoigne hélas à 99,99 %.

    Dès 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, a montré, sans doute à son grand dam, qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et que la religiosité à l’âge adulte en dépend. Son successeur actuel, le professeur Vassilis SAROGLOU, le confirme. Ce nouveau mécanisme de défense, animiste du temps des premiers hominidés, n’est apparu que grâce à la capacité évolutive du seul cortex préfrontal humain, à imaginer , grâce au langage et par anthropomorphisme, un « Père protecteur, substitutif et agrandi » , fût-il de nos jours qualifié rationnellement de « Présence Opérante du Tout-Autre »,(A. Vergote).

    Comme on pouvait le prévoir, des neurophysiologistes ont constaté que chez le petit enfant, alors que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures, les amygdales (celles du cerveau émotionnel) sont déjà capables, dès l’âge de 2 ou 3 ans, de stocker des souvenirs inconscients (donc notamment ceux des prières, des cérémonies, des comportements religieux des parents, …, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. Ces « traces » neuronales, renforcées par la « plasticité neuronale et synaptique », sont indélébiles …

    L’ IRM fonctionnelle confirme que le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent anesthésiés à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion.

    On comprend que, dans ces conditions, certains athées comme Richard DAWKINS, ou certains agnostiques, comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, aient perçu l’éducation religieuse précoce, bien qu’a priori sincère et de « bonne foi », comme une malhonnêteté intellectuelle et morale. Bien que les religions, et a fortiori leurs dérives (guerres religieuses, inégalité des femmes, excisions, …) soient plus nocives que bénéfiques à tous points de vue, il va de soi que la foi restera toujours un droit élémentaire, mais d’autant plus respectable qu’elle aura été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée.

    Michel THYS à Waterloo. michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org

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