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TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire



  1. #1
    pixelle

    TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire


    ------

    Bonjour,

    Voici la problématique de notre TPE:

    Quel role joue l'nevironnement professeionnel sur l'apparition du cancer broncho pulmonaire?
    Comment le prévenir?


    J'ai trouvé plein d'infos, mais il m'en manque encore certaines...
    Voici mes questions pour le moment:

    - Depuis quand utilise t on la silice dans l'industrie?
    - Est ce que le moyen par lequel est transmis le cancer du poumon par la silice et connu (car j'ai vu qq part pls hypothèse, mais rein de précis)



    D'autres viendront surement

    Si vosu pouvez nous aider, merci bcp!

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  3. #2
    flam68

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Salut,

    Je suis étudiant en 2ème année de DUT Hygiène Sécurité Environnement, tout ça pour dire que ton sujet de TPE m'intéresse (puisque mon futur métier visera précisement à réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles)

    Déjà...je te donne un lien à visiter absolument : le site de l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). C'est LE site de référence dans le domaine de l'hygiène et de la sécurité au travail. Tu y trouvera beaucoup d'informations sur les maladies professionnelles et les moyens/méthodes de préventions.

    Par exemple, concernant la silice, je te recommande vivement de consulter la Fiche toxicologique n°232 : silice Cristalline (tu y trouvera la réponse de ta deuxième question)

    Néanmoins, je m'interroge sur quelquechose quand même...tu parles de cancers bronchopulmonaires d'origines professionnels dans ta problématique, mais tu ne poses des questions que sur la silice...Tu ne traites donc pas des poussières de métaux (oxyde de fer, cadnium, chrome, nickel,...), poussières de bois, et surtout de l'amiante ??...Si ce n'est pas le cas, il faudrait que tu changes ta problématique.

    Si tu as des questions je suis pret à t'aider dans la limite de mes compétences biensur (je ne suis pas médecin....).

    Salutations,

    Flam68

  4. #3
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Si si bien sur, on parle egalement du cadmium, de l'amiante, du radon, des HPA, du chrome VI....

    Mais je vais poser mes questiosn petit à petit, et c'était la silice qui m'occupait hier ^^

    Merci pour ton lien, je vais voir ca tt de suite

  5. #4
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Tiens, si ca t'intéresse voici une ébauche de ce qu'on a trouvé pour le moment (et qui est normalement complet):

    II Les causes professionnelles du cancer broncho-pulmonaire

    1) Introduction

    L’activité professionnelle est le deuxième facteur d’apparition de cancer broncho pulmonaire (environ 20 %), après le tabac (environ 80%).

    Le Centre International de Recherche sur le Cancer réalise des études régulièrement afin de classer les produits et travaux susceptibles de développer ce type de cancer :
    - Groupe 1 : Cancérogène pour l’Homme
    - Groupe 2 : Cancérogène Probable ou Possible chez l’Homme.
    - Groupe 2A : cancérogènes probables
    - Groupe 2B : cancérogènes possibles.
    - Groupe 3 : Non Classable.
    - Groupe 4 : Probablement non Cancérogène chez l’Homme.

    Nous avons retenu par la suite les substances appartenant au groupe 1, c'est-à-dire celles dont la cancérogenèse pour l’homme a été prouvée.

    2) Amiante

    L’amiante est la première substance responsable du cancer pulmonaire dans l’environnement professionnel
    C’est une roche fibreuse, qui a été beaucoup utilisé en raison de ses nombreuses propriétés chimiques et physiques.
    L’amiante est présente naturellement dans le sol, l’air et l’eau. Selon un Bulletin d’Information consacré à l’amiante diffusé par le CHU de Caen, près de 3000 produits contiendraient de l’amiante. En poudre, en plâtre, en feuille, en plaque, tressée ou tissée, incorporée dans le ciments ou divers liants, l’amiante est partout.
    Elle est utilisée depuis 2500 ans. Ainsi, dans l’Antiquité, elle était déjà utilisée pour tisser des vêtements. Elle a été massivement utilisée et répandue lors de la Révolution Industrielle au XIX ème siècle.

    Les fibres inhalées de l’amiante, indestructibles, provoquent une inflammation au niveau des poumons et altèrent la division cellulaire des cellules des bronches. Après de nombreuses années le cancer peut survenir, en moyenne 15 à 20 ans plus tard.
    Elle touche principalement :
    - les travailleurs de l’industrie textile
    - les ouvriers faisant de la manufacture de produits en amiante
    - les ouvriers des usines amiante-ciment
    - les mineurs et broyeurs d’aimante
    - les ouvriers de chantier naval





    3) Silice cristalline

    La silice, ou dioxyde de silicium, est un minéral très répandu qui entre dans la composition de nombreuses roches, principalement volcaniques, comme le granite, le grès, le silex, le schiste…
    La silice cristalline (quartz, tridymite, cristobalite…) est responsable d’une importante part des cancers broncho pulmonaire : deuxième facteur professionnel responsable de ce type de cancer, l’exposition professionnelle aux poussières de silice est importante, surtout dans l’industrie. Mais contrairement à l’amiante, les fibres inhalées s’autodétruisent après un certain temps.
    L'action jouée par la silice sur l'apparition de cancer broncho pulmonaire n'a pas encore été trouvé, même s'il est certifié.
    Le quartz, l’un des principaux minéraux de la croûte terrestre, est très présent à l’état naturel dans de nombreuses roches sédimentaires.
    La tridymite et la cristobalite, elles, sont plus rares. La cristobalite se forme lorsqu’on chauffe du quartz, de la silice amorphe ou vitreuse. Quand à la tridymite, on l’obtient à partir du quartz et d’alcalins.

    Les principaux secteurs touchés sont :
    - mineurs
    - carriers
    - travailleurs de l’industrie de la pierre
    - travailleurs en fonderie, métallurgie
    - travailleurs en industrie céramique, poterie et verrière
    - travailleurs de l’industrie de la construction
    - travailleurs de l’industrie utilisant la silice comme matériau abrasif (prothèse dentaire…)







    ==> Le mot que j'ai mis en gras, c'est parce que je ne suis pas sur que ce soit le terme approprié...

    Sinon, pense tu qu'il y ait d'autres aspect essentiels à traiter pour ces 2 substances?
    ( je me suis fait un "schéma" pour essayer d'etre le plus complet possible, mais j'ai ptet oublié des aspects essentiesl!:
    [SUBSTANCE]
     [CE QUE C’EST]
     [LIEU OU ELLE SE TROUVE]
     [MODE D’ACTION]
     [QUI ELLES TOUCHENT]
     [DEPUIS QUELLE EPOQUE ON L’UTILISE]




    Sinon, il y ' a t il une défintiion claire de silice amorphe et silice vitreuse. Parce que j'ai cherché mais pas tout compris...

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    flam68

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Salut...

    Bon, déjà ca me rassure quand même que tu parles de l'amiante

    Autrement, j'ai plusieurs petites remarques :


    1 - Tu parles du radon...moi perso, j'en parlerai pas dans ton TPE, puisque tu parles des expositions d'origines professionnelles dans ta problématique. Or, on est tous exposé au radon de manière naturelle (plus ou moins exposé en fonction des régions)

    2 - Tu cites le tabac dans ton intro, c'est très bien ! j'insisterai même sur un point important, c'est que le mélange tabac + exposition à l'amiante, c'est un cocktail explosif (au sens figuré )
    quelques chiffres :
    pas de tabac + pas exposé amiante : risque de cancer x1
    pas de tabac + exposé amiante : risque de cancer x5,17
    tabac + pas exposé amiante : risque de cancer x10,85
    tabac + exposé amiante : risque de cancer x53,24

    Je pense que c'est un exemple qui mérite d'être cité

    3 - A propos de la classification, il faut savoir qu'il existe deux types de classifications pour les produits CMR (Cancerigènes, Mutagènes Reprotoxiques) :
    a) La classification du CIRC (dont tu parles)
    b) La classifiaction Européenne (Comité technique européen Classification et étiquetage)...et c'est cette classification qui a valeur réglementaire en France

    Moi perso, je te conseille de parler des deux classifications (tu peux chercher le dossier "Risque cancérogène en milieu professionnel" sur le site de l'inrs que je t'ai donné, c'est bien expliqué)

    4 - Je voudrais aussi rectifier quelquechose que j'ai dit un peu rapidement (méa coulpa)...Les poussières de bois ne sont pas responsables de cancer bronchopulmonaires (comme je 'affirmais) mais de cancers de l'ethmoïde...

    5 - Concernant l'amiante, tu fais une liste des corps de métiers "exposés"...c'est bien mais rajoute que tous les corps de métiers du BTP sont potentiellement exposés (que ce soit le maçon, l'électricien, le careleur....tous quoi). Toujours concernant l'amiante, précises aussi que son utilisation est interdite en France depuis 1997...ca paraît bête mais bon....

    6 - Globalement je trouve que tes plans pour le contenu sont assez logiques...et ca me semble pas mal....

    7 - Conernant la silice, seule la silice cristalline nous intéresse. D'après ce que j'ai compris (pas sur a 100% sur ce coup), la silice vitreuse est la silice amorphe, mais cette forme ne nous intéresse pas dans le cadre de ton sujet.


    Voila, je te donne encore quelques pistes :
    a) Pour chasque composé dangereux ou CMR il existe en général une fiche toxicologique (éditée par l'INRS), donc ca peut être intéressant de les consulter, mêmes s'il y a des passages très techniques, tu trouvera beaucoup d'informations de base (utilisation, propriétés générales, moyens de détections, réglementation,...) :
    Donc par exemple :
    FT 145 --> Amiante
    FT 232 --> Silice cristalline
    etc...

    b) j'ai également trouvé un lien pour expliquer rapidement ce qu'est une maladie professionnellle : clique ici . On y trouve également un tableau qui pourrait t'intéresser (par rapport au cancérogènes reconnus dans le cadre des maladies professionnelles)

    Voila, j'éspère que ca t'aidera un peu...et si tu as des questions, continue...j'ai des duracel (oups..une marque !) donc je ne m'épuiserai pas....

    A+

  8. #6
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Ok merci beaucoup pour toutes ces précisions, je vais en tenir compte et retourner travailler tout ca

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  10. #7
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Pour ta remarque 1, je sais pas trop...
    Toute les substances citées sont naturellement présente dans la nature!
    Et les personnes travaillant en contatc avec le radon, comme les mineurs de fer ou d'uranium, ont plus de chance de développer un cancer broncho pulmonaire no?

  11. #8
    flam68

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Citation Envoyé par pixelle Voir le message
    Pour ta remarque 1, je sais pas trop...
    Toute les substances citées sont naturellement présente dans la nature!
    Et les personnes travaillant en contatc avec le radon, comme les mineurs de fer ou d'uranium, ont plus de chance de développer un cancer broncho pulmonaire no?
    Ah....oui...tiens, bin j'avais pas pensé au cas des mineurs...donc oui pourquoi pas...

    Après une simple recherche sur google, il semblerait que des études aient effectivement montré quelquechose dans ce sens...

    a+

  12. #9
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    ==> mise a jour de ce que j'ai fait:
    II Les causes professionnelles du cancer broncho-pulmonaire

    1) Introduction

    Les causes du cancer broncho-pulmonaires sont multifactorielles.
    Le tabac, qu’il s’agisse de tabagisme actif ou passif, en est la principal cause : il est responsable de 80 % des cas.
    Puis vient le facteur professionnel. De nombreux agents sont en effet responsables du cancer broncho pulmonaire, car ils dégagent lors de leur utilisation des fibres, poussières… nocives pour les poumons et l’organisme. A l’état pur, elles sont souvent sans danger et même nécessaire à des quantités infimes.

    Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a établie une classification, non réglementaire et non exhaustive, différents agents, situations et procédés industriels :

    Groupe 1 : cancérogène pour l’homme
    Groupe 2A : cancérogène probable
    Groupe 2B : cancérogène possible
    Groupe 3 : non classable
    Groupe 4 : probablement non cancérigène pour l’homme

    La classification de l’Union Européenne, elle, est réglementaire : les employeurs et fabricants sont obligés de signaler ces produits.

    Catégorie 1 : Substances cancérogènes sûres pour l'homme.
    Catégorie 2 : Substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l'homme.
    Catégorie 3 : Substances préoccupantes pour l'homme en raison d'effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante.

    Nous avons par la suite ciblée nos recherches sur les substances dont la cancérogenèse pour l’homme est certaine.

    L’amiante, qui occupe de loin la première place des facteurs professionnels, est au cœur de l’actualité.

    2) Amiante

    L’amiante est la première substance responsable du cancer pulmonaire dans l’environnement professionnel : elle serait en effet responsable de près de la moitié des cas.

    Des études dans le Nord de l’Europe ont montrées que 15 à 30% de la population masculine a été exposée à l’amiante.
    Notre région a été particulièrement touchée vers la fin du XIXème siècle, car beaucoup d’industries d’amiante s’y sont installées puis développées, comme les usines de filatures, par exemple, ou le coton a été remplacé par l’amiante.

    « Au début l’amiante arrivait sous forme de roches. Elle était broyée sur place et mise en sacs. On la manipulait à la fourche. Les ouvriers rentraient à la maison avec leurs bleus couverts de poussière. Des épouses ont été contaminées en les lavant. Des gamins ont été contaminés en jouant sur les tas de déchets. C’était agréable ; ils étaient blancs comme de la neige... L’usine refourguait même les sacs d’amiante aux agriculteurs pour y mettre leurs patates. »
    François Martin, président de l’Aldeva Condé sur Noireau (Calvados)

    C’est une roche fibreuse, qui a été beaucoup utilisée en raison de ses nombreuses propriétés chimiques et physiques, principalement comme matériau isolant.
    Elle est utilisée depuis 2500 ans. Ainsi, dans l’Antiquité, elle servait déjà pour tisser des vêtements. Elle a été massivement utilisée et répandue lors de la Révolution Industrielle au XIX ème siècle.

    Il existe deux grandes variétés d’amiante : les serpentines (amiante blanc, supposée la moins toxique) et les amphiboles (anthophyllite, actinolite, trémolite, crocidolite ou amiante bleu, amosite ou amiante brun). Toutes sont classées cancérigènes certaines et interdites en France.

    L’amiante est présente naturellement dans le sol, l’air et l’eau. Même à l’état naturel, l’amiante peut être dangereuse pour l’organisme et provoquer des cancers broncho pulmonaires.
    En poudre, en plâtre, en feuille, en plaque, tressée ou tissée, incorporée dans le ciments ou divers liants, l’amiante est partout. Selon un Bulletin d’Information consacré à l’amiante diffusé par le CHU de Caen, près de 3000 produits contiendraient de l’amiante.

    Les fibres inhalées de l’amiante, indestructibles, provoquent une inflammation au niveau des poumons et altèrent la division cellulaire des cellules des bronches.
    Plus elles sont longues et fines, plus elles peuvent s’infiltrer profondément dans l’organisme et plus elles sont dangereuses.
    De plus, une relation dose-effet a été démontrée : plus le sujet est en contact longtemps avec l’amiante, plus le risque de développer un cancer broncho pulmonaire est élevé.
    Enfin, la combinaison amiante-tabac est multiplicative :

    pas de tabac + pas d’exposition à l’amiante : risque de cancer x1
    pas de tabac + exposition à l’amiante : risque de cancer x5,17
    tabac + pas d’exposition à l’amiante : risque de cancer x10,85
    tabac + exposition à l’amiante : risque de cancer x53,24

    Le cancer peut survenir longtemps après l’exposition, généralement 15 à 20 ans plus tard.

    L’amiante touche principalement :
    - les travailleurs de l’industrie textile
    - les ouvriers faisant de la manufacture de produits en amiante
    - les ouvriers des usines amiante-ciment
    - les mineurs et broyeurs d’aimante
    - les ouvriers de chantier naval
    - tous les travailleurs dans le BTP (maçon, carreleur…)

    3) Silice cristalline

    La silice, ou dioxyde de silicium, est un minéral très répandu qui entre dans la composition de nombreuses roches, principalement volcaniques, comme le granite, le grès, le silex, le schiste…

    Seule la silice cristalline est cancérogène pour l’homme. Les trois principales variétés sont :
    - le quartz : un des principaux minéraux de la croûte terrestre, très présent à l’état naturel dans de nombreuses roches sédimentaires.
    - la cristobalite : silice cristallisée
    - la tridymite : minéral entre le quartz et la silice
    Ces deux dernières sont beaucoup plus rares, et se trouvent principalement dans les roches volcaniques.

    Deuxième facteur professionnel responsable du cancer broncho pulmonaire, l’exposition professionnelle aux poussières de silice est importante, surtout dans l’industrie.
    Les principales professions touchées sont :
    - les mineurs
    - les travailleurs de l’industrie de la pierre
    - les travailleurs en fonderie, métallurgie
    - les travailleurs en industrie céramique, poterie et verrière
    - les travailleurs de l’industrie de la construction
    - les travailleurs de l’industrie utilisant la silice comme matériau abrasif (prothèse dentaire…)

    Les expositions peuvent être très variables en fonction des secteurs. Ainsi, alors que le pourcentage de silice dans l’air en milieu minier n’excède pas les 15%, il peut atteindre 90% lors de certaines activités dans l’industrie céramique.

    Relation dose réponse

    Là encore, se sont les fibres dégagées lors de l’utilisation de la silice qui sont cancérigène. Mais, contrairement à l’amiante, les fibres inhalées s’autodétruisent après un certain temps.

    4) Métaux
    a. Arsenic

    Dans la nature, l’arsenic est assez répandu mais toujours en très faible quantité : on le trouve dans les eaux souterraines (érosion des sols), dans l’air (combustion du charbon), et principalement sous forme de cristaux.
    Il s’agit en effet d’un minéral, de couleur grise et à l’aspect métallique.

    Selon les doses utilisées, l’arsenic peut avoir diverses applications. Dès l’Antiquité, il a été utilisé en doses infimes comme médicament. Par la suite, on l’a utilisé en dose plus importante comme gaz de combat, toxique, lors de la Première Guerre Mondiale.
    Enfin, à forte dose, il s’agit d’un poison violent. Certains chercheurs pensent d’ailleurs que Napoléon Ier ait été empoisonné à l’arsenic lors de son exil à Saint Helène.

    Bien que l’effet cancérigène de l’arsenic sur l’être humain a été prouvé (certaines études ont montrés un excès de risque de cancer broncho pulmonaire chez les personnes travaillant avec de l’arsenic, comme en 1948 chez des ouvriers anglais fabricant des parasiticides arsenicaux pour les moutons), son mode d’action n’a pas encore été trouvé.

    L’arsenic touche principalement les travailleurs :
    - de pyro-metallurgie,
    - dans les tanneries
    - de fabrication de pesticides et parasiticides,
    - dans les fonderie de cuivre
    - dans les mines de cuivre,
    - de fabrication et conditionnement de l’anhydride arsénieux,

    b. Autres métaux

    D’autres métaux sont responsables de cancer broncho pulmonaires, mais de façon moins importante que l’arsenic.
    Ainsi, le béryllium, le cadmium, le chrome VI et le nickel sont également des substances cancérigènes pour l’homme certaines.

    Le béryllium, élément chimique (Be) de couleur blanc-gris, est présent naturellement dans de nombreux minerais dont la source se trouve principalement aux Etats-Unis.
    Hautement toxique, il est néanmoins utilisé sous différentes formes : en tant que métal (industrie nucléaire, appareils médicaux..), oxyde (céramiques, composants de micro-onde…) ou alliage (avec du cuivre, de l’aluminium, du fer, du nickel…).
    Les professions en contact avec le béryllium (comme son extraction, son raffinage, la fabrication d’alliage ou d’oxyde) sont à risque.

    Découvert en 1808, le cadmium est un métal blanc et mou. Même si une exposition au cadmium entraîne souvent une exposition à l’arsenic et autres produits cancérigènes, il a également été classé comme cancérigène. Il est en effet toxique sous toutes ses formes, que ce soit métal, sel, vapeur…
    Les principales industries touchées sont la fabrication de piles nickel-cadmium et celle de préparation du cadmium.

    Le chrome VI, ou chrome hexavalent, se trouve dans différentes industries : la production de chromates, de pigments à base de chrome et le chromage électrolytique. On le trouve également dans la cigarette.
    D’autres usages du chrome, comme dans la peinture au pistolet ou la fabrication de ciment, sont supposés nocifs mais pas encore certifiés.

    Enfin le rôle cancérigène du nickel, métal blanc argenté, a été prouvé pour différentes opérations comme le grillage des mattes de nickel, l’oxydation des mattes de nickel-cuivre…




    5) Hydrocarbures aromatiques polycycliques

    Les Hydrocarbures Aromatiques Polycyclique (ou HAP) sont le résultat de la combustion incomplète de matières organiques.
    Malgré le nombre (plus de cent), leur diversité et leur complexité (il s’agit le plus souvent de mélange, et il est donc difficile d’évaluer le risque personnel d’un élément), certains ont été classés cancérogènes certains ou probable.

    Voici les principaux agents dont la toxicité pour l’homme est certaine.

    - Le brai de houille : substance noire et grasse obtenue lors de la distillation des goudrons de houille, servant à la fabrication d’électrode, d’aluminium.
    - Le goudron de houille : également noir, issu de la distillation de la houille.
    - La suie : produit noir résultant d’une combustion incomplète, riche en carbone.
    - Les huiles minérales non traitées, ou peu raffinées : provenant d’un mélange d’hydrocarbure ou de la distillation de la houille, elles servent à la lubrification mécanique.

    Les productions d’aluminium, de coke ou de gaz par distillation du charbon sont également cancérigènes.

    Les principaux concernés sont donc :
    - les travailleurs de l’aluminium
    - le personnel de cokerie s’occupant de la marche et entretien des fours
    - les ramoneurs
    - les couvreurs
    - les asphalteurs ( ??)
    - les travailleurs en fonderie de fonte ou d’acier

    Mais il est difficile de préciser la proportion des HAP dans l’apparition de cancers broncho pulmonaires, car ils sont généralement utilisés avec d’autres substances cancérigènes telles que la silice cristalline, l’amiante…






    Reste plus que le radon^^


    Sinon, est ce que tu as des idées d'expérience simples et interessantes par rapport à ce sujet??
    Parcequ'on y a réfléchit mais...

  13. #10
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Est ce que quelqu'un connaitrait un site ou on pourrait consulter les différentes substances classées cancérigène par l'union européenne, et la date ou elles ont été classées comme telles?

  14. #11
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Re

    Bon alors on a bien avancé, je poste la partie 2, partie 3 et conclusion.
    Si quelqu'un à des remarques, elles sont les bienvennues!

    II Les causes professionnelles du cancer broncho-pulmonaire

    1) Introduction

    Les causes du cancer broncho-pulmonaires sont multifactorielles.
    Le tabac, qu’il s’agisse de tabagisme actif ou passif, en est la principale : il est responsable de 80 % des cas.
    Puis vient le facteur professionnel. De nombreux agents sont en effet responsables du cancer broncho pulmonaire, car ils dégagent lors de leur utilisation des fibres, poussières… nocives pour les poumons et l’organisme. A l’état naturel, elles sont souvent sans danger et certaines (métaux…) sont même utilisées à doses infimes dans notre organisme.

    Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a établi une classification, non réglementaire et non exhaustive, des différents agents, situations et procédés industriels :

    Groupe 1 : cancérogène pour l’homme
    Groupe 2A : cancérogène probable
    Groupe 2B : cancérogène possible
    Groupe 3 : non classable
    Groupe 4 : probablement non cancérogène pour l’homme

    La classification de l’Union Européenne, elle, est réglementaire : les employeurs et fabricants sont obligés de signaler ces produits.

    Catégorie 1 : Substances cancérogènes prouvées pour l'homme.
    Catégorie 2 : Substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l'homme.
    Catégorie 3 : Substances préoccupantes pour l'homme en raison d'effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante.

    Nous avons par la suite ciblé nos recherches sur les substances dont la cancérogenèse pour l’homme est certaine.

    L’amiante, qui occupe de loin la première place des facteurs professionnels, est au cœur de l’actualité.

    2) Amiante

    L’amiante est la première substance responsable du cancer pulmonaire dans l’environnement professionnel : elle serait en effet responsable de près de la moitié des cas.

    Des études dans le Nord de l’Europe ont montré que 15 à 30% de la population masculine a été exposée à l’amiante.
    Notre région, la Normandie, a été particulièrement touchée vers la fin du XIXème siècle, car beaucoup d’usines utilisant l’amiante s’y sont installées puis développées (comme les usines de filatures, où le coton a été remplacé par l’amiante).

    « Au début l’amiante arrivait sous forme de roches. Elle était broyée sur place et mise en sacs. On la manipulait à la fourche. Les ouvriers rentraient à la maison avec leurs bleus couverts de poussière. Des épouses ont été contaminées en les lavant. Des gamins ont été contaminés en jouant sur les tas de déchets. C’était agréable ; ils étaient blancs comme de la neige... L’usine refourguait même les sacs d’amiante aux agriculteurs pour y mettre leurs patates. »
    François Martin, président de l’Aldeva (Association Locale de Défense des Victimes de l'Amiante) de Condé sur Noireau (Calvados)

    L’amiante est une roche fibreuse, qui a été beaucoup utilisée en raison de ses nombreuses propriétés chimiques et physiques, principalement en tant que matériau isolant et dans l’industrie automobile.
    Elle est utilisée depuis 2500 ans. Ainsi, dans l’Antiquité, elle servait déjà pour tisser des vêtements. Elle a été, depuis, massivement utilisée et répandue lors de la Révolution Industrielle au XIX ème siècle.

    Il existe deux grandes variétés d’amiante : les serpentines (amiante blanc, supposée la moins toxique) et les amphiboles (anthophyllite, actinolite, trémolite, crocidolite ou amiante bleu, amosite ou amiante brun). Toutes ont été classées cancérigènes certaines (groupe 1) et sont interdites en France.

    L’amiante est présente naturellement dans le sol, l’air et l’eau. Même à l’état naturel, elle peut être dangereuse pour l’organisme et provoquer des cancers broncho pulmonaires.
    En poudre, en plâtre, en feuille, en plaque, tressée ou tissée, incorporée dans le ciment ou divers liants, l’amiante est partout. Selon un Bulletin d’Information consacré à l’amiante diffusé par le CHU de Caen, près de 3000 produits contiendraient de l’amiante.

    Les fibres inhalées de l’amiante, indestructibles, provoquent une inflammation au niveau des poumons et altèrent la division cellulaire des cellules des bronches.
    Plus elles sont longues et fines, plus elles s’infiltrent profondément dans l’organisme et sont dangereuses.
    De plus, une relation dose-effet a été démontrée : plus la durée d’exposition à l’amiante est longue et continue, plus le risque de développer un cancer broncho pulmonaire est élevé.
    Enfin, la combinaison amiante-tabac est multiplicative :

    pas de tabac + pas d’exposition à l’amiante : risque de cancer x1
    pas de tabac + exposition à l’amiante : risque de cancer x5,17
    tabac + pas d’exposition à l’amiante : risque de cancer x10,85
    tabac + exposition à l’amiante : risque de cancer x53,24

    Le cancer peut survenir longtemps après l’exposition, généralement 15 à 20 ans plus tard.

    L’amiante touche principalement :
    - les travailleurs de l’industrie textile
    - les ouvriers travaillant les produits en amiante
    - les ouvriers des usines amiante-ciment
    - les mineurs et broyeurs d’aimante
    - les ouvriers de chantiers navals
    - tous les travailleurs du Bâtiments Travaux Publics (maçons, carreleurs…)

    3) Silice cristalline

    La silice, ou dioxyde de silicium, est un minéral très répandu qui entre dans la composition de nombreuses roches, principalement volcaniques, comme le granit, le grès, le silex, le schiste…

    Seule la silice cristalline est cancérogène pour l’homme. Les trois principales variétés sont :
    - le quartz : un des principaux minéraux de la croûte terrestre, très présent à l’état naturel dans de nombreuses roches sédimentaires.
    - la cristobalite : silice cristallisée
    - la tridymite : minéral entre le quartz et la silice
    Ces deux dernières sont beaucoup plus rares, et se trouvent principalement dans les roches volcaniques.

    L’exposition aux poussières de silice est importante (surtout dans l’industrie) et fait d’elles le deuxième facteur professionnel responsable du cancer broncho pulmonaire.
    Les principales professions touchées sont :
    - les mineurs
    - les travailleurs de l’industrie de la pierre
    - les travailleurs en fonderie, métallurgie
    - les travailleurs en industrie céramique, poterie et verrerie
    - les travailleurs de l’industrie de la construction
    - les travailleurs de l’industrie utilisant la silice comme matériau abrasif (prothèse dentaire…)

    Les expositions peuvent être très variables en fonction des secteurs. Ainsi, alors que le pourcentage de silice dans l’air en milieu minier n’excède pas les 15%, il peut atteindre 90% lors de certaines activités dans l’industrie céramique.

    Là encore, ce sont les fibres dégagées lors de l’utilisation de la silice qui sont cancérogènes. Une relation dose-effet existe, mais, contrairement à l’amiante, les fibres inhalées s’autodétruisent après un certain temps.

    4) Métaux
    a. Arsenic

    L’arsenic est un minéral, de couleur grise et à l’aspect métallique.
    Dans la nature, il est assez répandu mais toujours en très faible quantité : on le trouve dans les eaux souterraines (érosion des sols), dans l’air (combustion du charbon), et principalement sous forme de cristaux.

    Selon les doses utilisées, l’arsenic peut avoir diverses applications. Dès l’Antiquité, il a été utilisé en doses infimes comme médicament. Par la suite, on l’a utilisé en dose plus importante comme gaz de combat, toxique, lors de la Première Guerre Mondiale.
    Enfin, à forte dose, il s’agit d’un poison violent. Certains chercheurs pensent d’ailleurs que Napoléon Ier a été empoisonné à l’arsenic lors de son exil à Saint-Helène.

    Bien que l’effet cancérogène de l’arsenic sur l’être humain a été prouvé, son mode d’action n’a pas encore été découvert.
    En effet, certaines études ont montré un excès de risque de cancer broncho pulmonaire chez les personnes travaillant avec de l’arsenic, comme en 1948 chez des ouvriers anglais fabricant des parasiticides arsenicaux pour les moutons.

    L’arsenic touche principalement les travailleurs :
    - de pyro-metallurgie,
    - dans les tanneries
    - de fabrique de pesticides et parasiticides
    - dans les fonderies et mines de cuivre
    - de fabrication et conditionnement de l’anhydride arsénieux (oxyde d’arsenic)

    b. Autres métaux

    D’autres métaux sont responsables de cancer broncho pulmonaires, mais de façon moins importante que l’arsenic.
    Ainsi, le béryllium, le cadmium, le chrome VI et le nickel sont également des substances cancérogènes de classe 1 pour l’homme.

    Le béryllium, élément chimique (Be) de couleur blanc-gris, est présent naturellement dans de nombreux minerais dont la source se trouve principalement aux Etats-Unis.
    Hautement toxique, il est néanmoins utilisé sous différentes formes : en tant que métal (industrie nucléaire, appareils médicaux..), oxyde (céramiques, composants de micro-onde…) ou alliage (avec du cuivre, de l’aluminium, du fer, du nickel…).
    Les professions en contact avec le béryllium, comme son extraction, son raffinage, la fabrication d’alliage ou d’oxyde, sont à risque.

    Découvert en 1808, le cadmium est un métal blanc et mou. Même si une exposition au cadmium entraîne souvent une exposition à l’arsenic et autres produits cancérogènes, il a également été classé comme cancérogène. Il est en effet toxique sous toutes ses formes, que ce soit métal, sel, vapeur…
    Les principales industries touchées sont la fabrication de piles nickel-cadmium et celles de préparation du cadmium.

    Le chrome VI, ou chrome hexavalent, se trouve dans différentes industries : la production de chromates, de pigments à base de chrome et le chromage électrolytique. On le trouve également dans la cigarette.
    D’autres usages du chrome, comme dans la peinture au pistolet ou la fabrication de ciment, sont supposés nocifs mais ne sont pas encore prouvés.

    Enfin le rôle cancérogène du nickel, métal blanc argenté, a été prouvé pour différentes opérations comme le grillage des mattes de nickel, l’oxydation des mattes de nickel-cuivre…




    5) Hydrocarbures aromatiques polycycliques

    Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (ou HAP) sont le résultat de la combustion incomplète de matières organiques.
    Malgré le nombre (plus de cent), leur diversité et leur complexité (il s’agit le plus souvent de mélanges, et il est donc difficile d’évaluer le risque propre d’un élément), certains ont été classés cancérogènes certains ou probables.

    Voici les principaux agents dont la toxicité pour l’homme est certaine.

    - Le brai de houille : substance noire et grasse obtenue lors de la distillation des goudrons de houille, servant à la fabrication d’électrode d’aluminium.
    - Le goudron de houille : également noir, issu de la distillation de la houille.
    - La suie : produit noir résultant d’une combustion incomplète, riche en carbone.
    - Les huiles minérales non traitées, ou peu raffinées : provenant d’un mélange d’hydrocarbures ou de la distillation de la houille, elles servent à la lubrification mécanique.

    Les productions d’aluminium, de coke ou de gaz par distillation du charbon sont également cancérigènes.

    Les principaux métiers concernés sont donc :
    - les travailleurs de l’aluminium
    - le personnel de cokerie s’occupant de la marche et entretien des fours
    - les ramoneurs
    - les couvreurs
    - les asphalteurs ( ??)
    - les travailleurs en fonderie de fonte ou d’acier

    Mais il est difficile de préciser la proportion des HAP dans l’apparition de cancers broncho pulmonaires, car ils sont généralement utilisés avec d’autres substances cancérigènes telles que la silice cristalline, l’amiante…


    6) Radon et poussières radioactives

    Le radon et les poussières radioactives sont le troisième facteur professionnel responsable de cancers broncho-pulmonaires.

    Il s’agit d’un gaz rare, incolore, formé naturellement par la désintégration du radium et de l’uranium. Il fut découvert pour la première fois par le physicien allemand Friedrich Ernst Dorn en 1900.
    Bien que la concentration en radon dans l’air soit très faible, il est présent naturellement partout sur Terre, principalement dans les régions granitiques et volcaniques, et dans quelques matériaux de construction.
    On le trouve également dans tous les lieux clos et non aérés, comme les caves ou les mines souterraines Des études épidémiologiques réalisées chez les mineurs d’uranium ont montré que leur risque de développer un cancer broncho pulmonaire était plus important.

    Le radon est un gaz radioactif : il est capable d’émettre des particules (ions métalliques), qui vont elles mêmes adhérer à des particules présentes dans l’air.
    Ainsi, les sujets en présence de radon peuvent inhaler ces particules - appelées particules alpha - qui irradient les tissus pulmonaires et sont donc par la suite susceptibles de déclencher un cancer.

    Les mineurs d’uranium, de fer, de pyrite (sulfate de fer) et de phosphate sont les principaux touchés.

    7) Conclusion

    A toutes ces substances peuvent s’ajouter celles dont la cancérogenèse pour l’homme est probable ou possible. Ainsi, près de 300 produits sont susceptibles de favoriser le développement de un cancer, broncho-pulmonaire ou non.

    De plus, certains métiers sont supposés à risques : les peintres (à cause des particules de peinture) et les bouchers (à cause du benzène produit lors du fumage de la viande) en sont les principaux.

  15. #12
    pixelle

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    (suite)

    III La prévention

    1) Introduction

    Le cancer est une maladie qui fait peur, car personne ne peut s’en estimer à l’abri. Les efforts se tournent principalement vers la prévention, où ils se multiplient en France pour améliorer la lutte contre les cancers professionnels.
    La prévention consiste à prendre des mesures afin d’éviter qu’une maladie (ici, le cancer broncho pulmonaire) ne survienne. Elle est née avec la création de la Ligue Nationale contre le cancer, en 1918. Cette Ligue est une association à but non lucratif qui a trois principaux buts : informer, prévenir et dépister.

    2) Historique

    a) Dates de classification

    Depuis 1971, le CIRC répertorie les différents agents cancérigènes à partir de données épidémiologiques afin de mieux appréhender les facteurs de risque dans l’environnement professionnel.

    Voici les dates d’entrées dans cette classification des agents responsables de cancers broncho-pulmonaires en milieu professionnel :

    - en 1987 : l’amiante, l’arsenic, les huiles minérales, le brai de houille, le goudron de houille et la coke.
    - en 1990 : le nickel et le chrome
    - en 1993 : le béryllium et le cadmium
    - en 1997 : la silice
    - en 2001 : le radon

    b) L’amiante

    L’amiante étant au cœur de l’actualité et le facteur le plus meurtrier, nous avons décidé de détailler davantage l’historique de cette substance.

    Dès l’Antiquité, l’amiante est reconnue comme ayant des effets nocifs comme l’atteste des écrits retrouvés de Pline l’Ancien (historien romain), daté de 50 avant Jésus Christ, où celui-ci classe les maladies dues à l’amiante comme des maladies d’esclaves.
    Depuis, plusieurs enquêtes épidémiologiques ont prouvé le lien entre l’amiante et le cancer broncho-pulmonaire. Ainsi, dès 1906 le lien entre ces deux éléments est clairement établi dans un rapport de l’inspecteur départemental du travail à Caen, M. Auribault. En Grande Bretagne, le docteur Richard Doll a également établi cette relation en 1955.

    Malgré ces prises de conscience, les mesures préventives contre l’amiante n’ont eu lieu que bien plus tard. La première, en 1977, établit une réglementation fixant à deux fibres par millilitre la limite d’amiante dans l’air inhalé pour l’exposition professionnelle. Cette limitation est encore abaissée à deux reprises en 1983 et 1991 (directives européennes).

    Sous le trop grand nombre de décès dus à l’amiante, un décret français du 26 décembre 1996 interdit la fabrication d’articles à base d’amiante ; la France n’arrive qu’à la 8ème place dans cette décision. A partir de cette date, la prévention s’accentue.
    En 1997, tous les déchets à base d’amiante sont détruits. Le 8 septembre 1999, le gouvernement français décide de mettre en œuvre une démarche de veille et d’anticipation des risques sanitaires liés à la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments.
    Enfin, le 4 mai 2000, une directive européenne prévoit l’interdiction totale de l’amiante dans l’Union Européenne et le 22 août 2002 le port du masque devient obligatoire en présence d’amiante.

    3) Les différentes préventions

    a) Prévention primaire

    La prévention primaire a pour but de réduire le nombre et la gravité des cancers professionnels.
    Tout d’abord, un repérage et une évaluation des produits potentiellement toxiques doivent avoir lieu dans la zone de travail. Le Code du Travail oblige, dès que c’est possible, à remplacer la substance cancérogène par un autre produit non toxique. Si le produit cancérogène ne peut pas être remplacé, il faut alors réduire au maximum les risques. Deux manières existent : la protection collective et la protection individuelle.

    La protection collective consiste à prendre des mesures pour protéger toutes personnes en contact avec un danger potentiel de manière régulière ou occasionnelle. Les différentes mesures préventives essentielles sont :
    - le balisage des zones d’intervention
    - l’utilisation du polluant dans des systèmes clos. Cela correspond à l’isolement maximal des substances toxiques utilisées pour éviter un contact entre le manipulateur et le produit concerné. Ainsi, certaines tâches peuvent être mécanisées (transport des produits…)
    - l’encoffrement, consistant à instaurer des cloisons pour empêcher les agents cancérigènes de se répandre dans l’atmosphère
    - le captage à la source des polluants, consistant à diriger les particules polluantes émises vers une ventilation pour éviter leur diffusion dans le local
    Ces mesures visent donc à minimiser les contacts entre les ouvriers et les agents toxiques.


    La protection individuelle, elle, est mise en place lorsque les mesures d’élimination ou de réduction des risques envisagés plus hauts sont insuffisantes ou impossibles à mettre en œuvre.
    Il s’agit ici d’équipements de protection individuelles, tels que les masques de protection respiratoire (haut pouvoir filtrant), les lunettes, les vêtements de protection jetables… ou l’utilisation de perceuses dotées d’un moyen d’aspiration ou encore l’humidification du matériau avant utilisation afin d’éviter la dispersion des particules volatiles.
    Cette protection est parfois la seule possible, comme dans certaines opérations d’entretien, de maintenance ou d’intervention d’urgence.

    b) Prévention secondaire

    La prévention secondaire correspond au dépistage précoce des personnes présentant un risque de contamination dans un environnement spécifique.

    La surveillance médicale, par le médecin du travail (interrogatoires, bilans sanguins, radiologie…) doit être périodique et obligatoire pendant toute la période d’activité de l’employé. De plus, depuis 1993, le décret du 26 mars autorise la prise en charge de la surveillance post professionnelle pour les personnes exposées à des agents cancérogènes.
    Enfin, en dehors des visites programmées, les travailleurs sont invités à consulter leur médecin traitant à la moindre alerte.

    Cette prévention permet également, dans certains cas, de déceler de nouveaux agents cancérigènes et donc par la suite introduire des moyens de protection spécifiques.


    4) Les moyens de préventions

    a) Le médecin du travail

    La médecine du travail est une médecine exclusivement préventive, qui a pour but de prévenir les salariés sur les risques sanitaires qu’ils encourent et de les suivre professionnellement. Le médecin du travail est le conseiller de tous les membres de l’entreprise (patron, salariés, représentants du personnel…) notamment pour l'amélioration des conditions de travail.
    Pour remplir cette mission le médecin du travail mène des actions directement sur le milieu de travail et procède à des examens médicaux permettant d’évaluer l’aptitude des salariés à exercer leur profession.
    Il participe également à l’établissement d’une liste des postes à risques nécessitant une sécurité renforcée. De plus, il établit des documents de travail pour chaque entreprises dont il est chargé et fixe ensuite un plan annuel d’activité qui prévoit entre autre les études à entreprendre, le nombre et la fréquence des visites… Par la suite, il rédige un rapport annuel d’activité et une fiche d’entreprise qui a pour but d'identifier les risques auxquels les salariés sont exposés.

    b) La CRAM

    La Caisse Régionale d’Assurance Maladie, dite CRAM, est un organisme qui intervient dans les domaines de la santé et de la retraite auprès des salariés, des retraités et des entreprises. Elle a pour mission de développer, de coordonner la prévention des risques professionnels, et de contribuer à l'amélioration des conditions de travail.

    Très présent dans les secteurs à risque, cet organisme aide également les employeurs à aborder le risque chimique en entreprise, à mettre à leur disposition des outils pour évaluer les risques et à engager des plans d'action pour supprimer les dangers ou réduire les risques.
    Sur le plan financier, elle assure le paiement de l'allocation de cessation anticipée d'activité pour les salariés victimes de l'amiante et apporte un soutien à la fois logistique et financier aux entreprises pour améliorer la sécurité sur le lieu de travail (aide à la conception des locaux…).

    c) Le rôle des employeurs

    L’employeur joue un rôle important dans le bon fonctionnement de la prévention.

    Tout d’abord, il fixe de manière claire le rôle et les responsabilités de chacun dans la sécurité et son travail. Ensuite il doit évaluer les risques (niveau et durée de l'exposition à l'agent cancérogène) dans les activités exposant à des substances ou mélanges classés cancérogènes.
    Enfin, il définit les mesures préventives adéquates au niveau des méthodes de travail (confinement des zones à risques, système clos…) tout en limitant au maximum le nombre de travailleurs en contact avec les produits toxiques. Il doit également veiller au respect de l’application des procédures de protection individuelle et de la signalisation des produits nocifs (étiquetage).
    L’ensemble de ces mesures doit répondre aux règles établies par le Code du Travail et être formalisées sous la forme d’un règlement intérieur, propre à l’entreprise.

    L’employeur est également responsable de l’information et du suivi médical de tous ses employés, en partenariat avec le médecin du travail et les organismes d’assurance maladie telles que la CRAM. Pour chaque employé, il doit donc constituer un dossier comportant sa fiche d’exposition et les résultats des examens de suivi.

    d) Syndicats et inspection du travail

    Etant donné le coût que peut susciter l’installation de quelques mesures préventives, certains employeurs ne respectent pas toujours ces conformités, au détriment de la santé de leurs employés. Les syndicats et inspecteurs du travail ont dans ce cas un rôle important.

    Les syndicats, présents dans chaque entreprise, sont chargés de prévenir les employés sur les risques qu’ils encourent en cas de non information de la part de l’employeur. *****

    Les inspecteurs médicaux du travail, eux, coopèrent avec les inspecteurs du travail en réalisant des contrôles pour vérifier le respect de la législation du travail par des visites imprévues. Si des infractions sont constatées, l’employeur est contraint de se mettre en règle dans un délai fixé et à ses frais. Si la mise en conformité réclamée n’est pas respectée, cela peut déboucher jusqu’à des procès en justice.


    e) Campagnes d’information

    La population étant relativement mal informée du risque professionnel responsable de cancer broncho pulmonaire (cf sondage en annexe), les médias (presse, radio, télévision…) jouent un rôle primordial dans la prévention.

    Des brochures, panneaux ou spots publicitaires, numéros verts… permettent une information au grand public mais, à la différence de la prévention anti-tabac, ils ne sont diffusés que dans des lieux restreints : service des maladies professionnelles dans les hôpitaux, comité d’administration des entreprises…

    Ainsi, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) a réalisé récemment 4 spots sur Internet pour prévenir des cancers professionnels. Ces spots, très parlant, demandent une démarche personnelle pour les trouver.



    CONCLUSION

    L’environnement professionnel joue un rôle important dans l’apparition du cancer broncho-pulmonaire à partir du moment où un individu est exposé à des agents oncogènes : c’est la base de la cancérisation. De nombreux secteurs professionnels sont touchés et grâce aux études épidémiologiques, plus nombreuses et plus sérieuses, la liste risque de s’allonger.
    Comme le risque professionnel du cancer broncho-pulmonaire est évitable, il est nécessaire pour les employeurs et employés de respecter les mesures de prévention individuelles et collectives, supervisées par le médecin du travail.
    La population étant relativement mal informée des différents facteurs cancérigènes, la prise de conscience individuelle est primordiale, d’où l’importance des campagnes de prévention.




    (La conclusion de la partie 2 est a revoir)

  16. Publicité
  17. #13
    flam68

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Salut,

    Bon, ça fait un petit bout de temps que je ne suis pas venu voir ce post (j'avais pas mal d'exam)...Donc je vais lire tout ce que tu as écrit et je te ferai part de mes commentaires prochainement.

    a+

  18. #14
    flam68

    Re : TPE cause professionnels cancer broncho pulmonaire

    Est ce que tu pourrais me donner ton adresse mail en MP pour que je t'envoi ton tpe avec mes commentaires ce serait plus pratique...

    Sinon, je me posais une question aussi....c'est quoi ta partie I ?

    ++

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