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11/02/2005 - 17h21 yat
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par Faith La volonté est louable, mais comment la société pourrait-elle faire la différence ?
PS: le tabac et l'alcool sont interdits à la vente aux mineurs... donc pas la peine de me dire que la solution serait d'autoriser la drogue seulement aux majeurs... Là tu fais des déductions un peu douteuses : Si ça n'avance à rien d'interdire l'alcool et le tabac aux mineurs, je ne vois pas en quoi ça aide d'interdire le cannabis aux majeurs...
Et si autoriser la consommation aux majeurs ne règle pas le problème des mineurs, c'est une chose. Mais ça aura eu au moins l'avantage d'arréter d'emmerder les adultes responsables qui veulent fumer tranquillement sans que ça fasse d'eux des délinquants.
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11/02/2005 - 17h22 Cécile
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par KarmaStuff J'aurais décidé de le faire ou de ne pas le faire... C'est mon choix, ma liberté, mon droit... Personne ne choisit pour moi, c'est ce qu'on appelle poétiquement la démocratie (en grec demos/peuple ; cratos/pouvoir), le pouvoir au peuple... Tu confonds. La démocratie est effectivement le pouvoir au peuple, mais le peuple peut choisir de réprimer la consommation de cannabis. Tu restes néanmoins dans une démocratie.  Envoyé par Faith La volonté est louable, mais comment la société pourrait-elle faire la différence ? La société a-t-elle à le faire ? Est-ce son rôle que de vérifier que reste "libre" (selon ta définition) à tout moment ? Je ne pense pas, sinon, comme je l'ai dit, tu peux inclure la télé dans les interdiction (elle me semble une addiction bien plus forte, et bien plus répandue, que le cannabis).
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11/02/2005 - 17h34 KarmaStuff
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par Faith A moins que ta dépendance t'en empèche, malgré ta volonté. On tourne autour du pot... Que j'aie du mal ou pas d'arrêter la consommation, c'est mon choix/droit/liberté de commencer et d'arrêter !  Envoyé par Faith L'état tente de réduire ce qui existe déjà et de limiter l'apparition de nouvelles causes de dépendance. Il n'y a pas de paradoxe, juste un changement des coutumes qui prend du temps. Crois-tu sincèrement que, si du jour au lendemain, plus personne en France ne consommait ni alcool, ni cigarettes, l'Etat s'en verrait ravi ?
On voit bien le lobby des producteurs de vin qui ont reçu la permission de faire de la promotion... Pourquoi cela ? Parce-que les Français ont réduit de manière significative leur consommation d'alcool - grâce notamment aux contrôles plus fréquents de la police sur les routes et aux radars automatiques... L'Etat a (malgré la baisse de la consommation) autorisé les producteurs/distributeurs de vins à faire de la publicité... Et à quoi sert la pub ? => Elle aide à faire vendre... Encore un paradoxe de l'Etat garant de veiller à réduire l'acoutumance et la consommation de drogues !  Envoyé par Faith "L'état est le garant des libertés individuelles" Si l'état considère que se droguer constitue une atteinte à tes libertés, il est tenu de protéger tes libertés (en interdisant la drogue). On revient toujours à la même chose : l'Etat me protège-t-il lorsque je vais au supermarché acheter mon whisky et au tabac mes cigarettes (donc ma drogue) ?  Envoyé par Faith "Si je n'étais pas dans un bon jour, tu m'aurais véxé avec ton "drole".
J'ai une vision de la liberté qui est différente de la tienne, pourtant je ne dis pas que tu as une "drole" de vision de la liberté.
Comme je l'ai dit à Uinet, je n'ai rien à redire sur sa vision de la liberté. Mais nous avons donné la responsabilité à l'état de protéger nos libertés individuelles. Si l'état juge que la drogue est contraire à nos libertés, c'est son devoir moral envers nous de nous empécher de consommer cette drogue liberticide.
Si tu veux faire changer cela, 2 solutions: retirer à l'état son devoir de protection de nos libertés ou convaincre l'état que la drogue ne prive personne de sa liberté (par ex, en montrant à quel point les junkies sont libres de faire ce qu'ils veulent  ) Les extrêmes, toujours les extrêmes... Remarque, c'est avec les extrêmes que l'on marque les esprits...
Loin de moi l'idée de vouloir ou d'essayer de te vexer, mais ton discours est parfois si prévisible... J'ai l'impression que tu laisses entre les mains de l'Etat le droit de tout décider, même si cet Etat a tort de temps en temps... Si la drogue (alcool, cigarette) c'est permis, c'est parce-que l'Etat l'a décidé... Si la drogue (cannabis) c'est interdit, c'est parce-que l'Etat l'a décidé...
Et nous dans tout ça ? Sommes-nous uniquement des seconds rôles dans cette Société ? Avons-nous notre mot à dire ou doit-on accepter tout et n'importe quoi du moment que... l'Etat l'a décidé ?
La Société, c'est un ensemble de facteurs dont nous, citoyens, faisons partie intégrante ! On paye nos impôts, nos taxes sans rechigner, et il faudrait mélanger protection de la liberté individuelle par l'Etat, et consommation personnelle de substances "dites" illicites (cannabis, chanvre, ...) par ce même Etat, celui qui autorise la consommation d'autres substances bien plus dangereuses à court et à long terme...
Connais-toi toi-même et l'Univers n'aura plus aucun secret pour toi... -
11/02/2005 - 18h24 KarmaStuff
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
Petit interlude : l'Etat semblerait bien plus altruiste et oblatif s'il obligeait les fabricants de tabac à ne pas ajouter de nicotine afin de rendre les consommateurs encore plus dépendants (par rapport aux doses de nicotine naturelles issues de la plante)...
Encore mieux : obliger les fabricants de mettre sur le marché une nouvelle marque basée sur du tabac et rien que du tabac (avec éventuellement des agents de saveurs pour le goût mais pas plus) ! Sans ajouts d'éléments additifs toxiques, de nicotine, etc...
Connais-toi toi-même et l'Univers n'aura plus aucun secret pour toi... -
11/02/2005 - 18h36 Heimdall-asgard
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par Faith Ta seule solution à ce problème est donc le système de l'anarchie. Tant qu'il existera une quelconque forme de pouvoir, tu ne pourras pas choisir librement. c'est pas faux -
11/02/2005 - 18h43 yat
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par Heimdall-asgard  Envoyé par Faith Ta seule solution à ce problème est donc le système de l'anarchie. Tant qu'il existera une quelconque forme de pouvoir, tu ne pourras pas choisir librement.  c'est pas faux  Certes, mais il y a des libertés qu'on ne peut pas considérer comme légitimes. Si le pouvoir se contentait d'empêcher chacun de nuire à autrui, je pense qu'on pourrait déjà se considérer comme libres. En tout cas je pense qu'on est plus libre quand on a le droit de marcher dans la rue sans risquer sa vie que quand on a le droit de se balader avec une arme et de shooter tout ce qui bouge, non ?
En l'occurence, ici le pouvoir supprime une liberté individuelle qui n'implique que l'individu qui la prend. dans ce genre de cas, on est effectivement privé d'une liberté plus que légitime. (Bon, on se l'accorde quand même, mais c'est injuste qu'on soit obligé de se placer hors la loi)
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11/02/2005 - 19h17 Heimdall-asgard
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
la vision que j'ai de la liberté est que du moment que tu connais les causes qui te déterminent tu es libre si tu ne peux influer dessus comme tu le désires.
mais y a eu un fil dessus y a qq temps donc...
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11/02/2005 - 19h18 Faith
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par KarmaStuff On tourne autour du pot... Que j'aie du mal ou pas d'arrêter la consommation, c'est mon choix/droit/liberté de commencer et d'arrêter ! Oui on tourne autour du pot car j'essaie de te faire comprendre que j'estime perdre énormément de libertés lorsque mon corps m'empèche d'arrèter de consommer une drogue.
J'essaie d'expliquer que s'arrêter n'est pas une question de choix, ni de liberté: tu ne PEUX pas (si tu es accros).
La drogue devient alors, comme la nourriture, NECESSAIRE à la vie "normale". Lorsqu'une loi existe, il te reste la liberté/choix de désobéïr à cette loi. Lorsque ton corps est accro, tu n'as pas d'autre choix que de lui obéïr.
Et nous dans tout ça ? Sommes-nous uniquement des seconds rôles dans cette Société ? Avons-nous notre mot à dire ou doit-on accepter tout et n'importe quoi du moment que... l'Etat l'a décidé ?
Nous dans tous ça, nous votons pour nos représentants qui votent ces lois auxquelles nous choisissons d'obéïr ou non, en toute connaissance de cause.
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11/02/2005 - 19h45 KarmaStuff
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par Faith Oui on tourne autour du pot car j'essaie de te faire comprendre que j'estime perdre énormément de libertés lorsque mon corps m'empèche d'arrèter de consommer une drogue. Donc, tu es d'accord si je dis que l'Etat nous fait perdre énormément de libertés car le corps de certains fumeurs et consommateurs d'alcool (tabac et alcool légalisés ) les empêche d'arrêter de consommer cette drogue...  Envoyé par Faith J'essaie d'expliquer que s'arrêter n'est pas une question de choix, ni de liberté: tu ne PEUX pas (si tu es accros).
La drogue devient alors, comme la nourriture, NECESSAIRE à la vie "normale". Faux ! Si je me retrouve sur une île déserte sans cigarettes (même si je suis accro), je ne vais pas mourrir. Parcontre, sans nourriture...  Envoyé par Faith Nous dans tous ça, nous votons pour nos représentants qui votent ces lois auxquelles nous choisissons d'obéïr ou non, en toute connaissance de cause. Si la France interdisait la consommation de tabac (comme l'a fait il y a peu le Boutan), tu trouverais ça normal ? Est-ce un droit et une liberté des Français de choisir selon leur volonté de fumer ou pas (ou doit-on choisir pour eux) ? A fortiori oui, c'est aux Français de choisir... Et ben pour le cannabis, c'est pareil (pas plus nocif que la cigarette, qui elle est autorisée)...
Connais-toi toi-même et l'Univers n'aura plus aucun secret pour toi... -
11/02/2005 - 20h13 Faith
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
 Envoyé par KarmaStuff Donc, tu es d'accord si je dis que l'Etat nous fait perdre énormément de libertés car le corps de certains fumeurs et consommateurs d'alcool ( tabac et alcool légalisés  ) les empêche d'arrêter de consommer cette drogue... PLus ou moins: En faisant cela, il n'aide pas à éviter la perte de libertés. Il ne ferait perdre ces libertés que s'il obligeait la gens à consommer...
Faux ! Si je me retrouve sur une île déserte sans cigarettes (même si je suis accro), je ne vais pas mourrir. Parcontre, sans nourriture...
C'est vrai, mais je ne connais pas grand monde qui parte sur une ile déserte pour se désintoxiquer... Tant que tu as de la drogue à disposition (et si tu es accro), tu l'achète à moins de faire un effort de volonté supérieur à ce que beaucoup de gens arrivent à produire.
Si la France interdisait la consommation de tabac (comme l'a fait il y a peu le Boutan), tu trouverais ça normal ?
Au vu de la politique anti-drogue actuelle, oui.
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11/02/2005 - 21h45 Dude75011
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
Si le débat sur la dépénalisation du cannabis est si complexe, c'est que cela touche à de nombreux domaines.
Pourquoi fume t'on du cannabis? Par plaisir diraient certains. Par besoin pourraient dire d'autres personnes... Parfois par nécessité. Et souvent pour toutes ces raisons réunies. Plaisir, parce que le fumeur trouve cela agréable. Sans plaisir, étant donné que ce produit n’entraîne pas de sujétion physique, il ne fumerait certainement pas. Par besoin… Besoin de s’évader, d’oublier, d’expérimenter… Nécessité, car souvent, ce besoin n’est pas naturel. On a juste réussit à intégrer ce nouveau produit sans lequel, bientôt, on ne pourra plus faire la fête, travailler, dialoguer… Vivre.
On peut dire la même chose du tabac et de l’alcool, qui pourtant sont toute deux des drogues dures. Dures, car entraînant une sujétion. Entraînant une dépendance et une toxicomanie.
On devient toxicomane lorsque l’on ne prend plus un produit lambda pour se ‘’percher’’ mais quand on a besoin de ce produit pour justement ne pas être ‘’défoncé’’ C’est le cas de l’alcoolique qui à jeun tremblera et aura mal aux tripes, mais qui au bout de quelques verres sera apte à affronter son quotidien. Mais on peu être alcoolique et donc toxicomane en ne picolant que le samedi soir. Une personne sortant tous les samedi en boite et qui se trouve dans l’incapacité de ‘’monter sur la piste de danse’’ sans avoir bu un petit verre, est dans le même cas que l’alcoolique qui a besoin de sa dose pour supporter son boulot, sa femme, ses collègues, le monde… Pourtant, ce n’est qu’un verre ! Pourquoi n’irait-il pas danser sans ce putain de verre !!? Difficile de lui répondre. Même lui n’avouera pas en avoir besoin. Il dira juste qu’il n’a pas la pêche ce soir… Mais donnez lui son sky, et vous le verrez à nouveau danser comme un bienheureux.
La toxicomanie est liée à l’habitude. Dans le cas de l’alcoolique, il y aura celui qui aura besoin de 4 ou 5 verres de blanc/calva/pastis dés le réveil, mais aussi celui qui sera à jeun toute la journée, mais qui le soir venu, se prendra un petit whisky avant de dîner. Moi j’ai besoin de mon café et de ma clope le matin. Je pourrai m’en passer, mais non. Je ne le veux pas vraiment. Et si je faisais l’effort de ne pas prendre ce café, nul doute que j’y penserai dés que mon esprit ne sera pas occupé à autre chose. Et pourtant le café n’est pas addictif. La cigarette, c’est une autre histoire.
Effectivement, certains produits provoquent des sentiments et états de manque plus violent que d’autres, mais le mécanisme est souvent similaire. Un fumeur régulier de cannabis peut sans problème crier haut et fort qu’il peut se passer de ses joints quotidiens… Pourtant, si rien ne vient bousculer ses habitudes il continuera à les fumer. Et si un soir il n’en a pas, bien sur qu’il n’en mourra pas, mais il serait certainement de mauvaise humeur… Et alors qu’il ne souffre pas, qu’il n’en a pas besoin, que rien de physique le pousse à en reprendre, dés le lendemain, il aura fait toute les démarches en son pouvoir pour avoir de quoi satisfaire son habitude. Juste pour se rouler un spif après le taf et faire whouaa c’est de la bombe cette skunk ! Et c’est seulement à ce moment là qu’il pourra reprendre son libre arbitre…. Et c’est là où la notion de liberté et de drogue est paradoxale. La drogue t’asservit, mais sans cette drogue, tu es encore moins libre qu’avec. Tu as soudain besoin de cet asservissement pour te sentir libéré des contraintes qui t’obnubilent. C’est parfois à se rendre fou…
Drogues dures, drogues douces… Je ne suis pas contre, bien au contraire, de ne pas mettre toutes les drogues dans le même panier, mais nos classifications modernes sont à-côté de la plaque. Un trip de LSD, fortement dosé à bien plus de chance de te tuer qu’un énorme trait de cocaïne. Heureusement que les « gros dealers » ne sont pas trop cons, et qu’ils les dosent faiblement. Il n’est pas dans leur intérêt de tuer leur clientèle. Pourtant, seul un très faible pourcentage d’utilisateurs réguliers de LSD se défonce par besoin. Cette molécule est donc douce, car son utilisateur lambda, l’utilise surtout pour son propre plaisir. Par opposition, le tabac est effectivement une drogue dure. Ce n’est pourtant pas une simple taf qui peut te tuer ! Mais la nicotine génère un état de sujétion et en ça, elle est aussi addictive que l’alcool ou les opiacés.
Les opiacés… c’est pareil. Et je peux en parler en connaissance de cause vu que j’en ai pris pendant un peu plus de dix ans. Pourtant je travaillai. J’avais même parfois des postes à responsabilité. J’avais une vie sociale, familiale et sentimentale… Alors ! En quoi cela pouvait déranger ma patrie que je me fixe un en rentrant du boulot ? D’autres auraient fumé un joint. D’autres encore, bu un verre de vin.
Effectivement, en 10 ans de came, tu ne restes pas longtemps à un fixe par jour après le taf. Mais toute drogue est en définitive évolutive. Evolutive car effectivement, un jour, la dose que tu te prescrits n’est soudain plus suffisante. Alors tu doubles la mise pour en ressentir à nouveau les effets, et ceci, que ce soit par envie, besoin, plaisir ou nécessité. Dans le cas de l’héroïne, le manque entraîne un mal physique bien réel. Ce n’est pas juste un flip, un malaise, mais un véritable mal de bide, des nausées, et une faiblesse physique étonnante. Rapidement tu ne te shootes plus pour t’évader, mais juste pour ne plus avoir mal, toute comme l’alcoolique qui boit pour ne pas trembler. Tu te shootes par nécessité. La drogue t’as baisé ! Mais au final, sans cette ‘’obligation’’, qui pour le junky est aussi forte et même plus forte, que l’envie de manger tu ne peux pas faire autre chose, même penser à autres choses. Tu ne penses qu’à ça. A ce qu’il te reste. A l’heure ou tu croiseras ton dealer. Mais sera-t-il seulement là ? Même en bossant, tu ne penses qu’à ça. Et pourtant, si tu ne l’as pas… tu peux toujours penser mais tu deviens incapable de faire autre chose. Il m’en fallait dés le réveil, juste pour avoir la force de me lever. Il m’en fallait dés que j’arrivai au boulot, et plusieurs fois dans la journée. Il m’en fallait au retour. Une dose plus importante encore pour vraiment pouvoir faire : Wouahhh… avachis sur ton canapé. Il m’en fallait pour supporter de voir du monde, pour accepter d’être seul… Il m’en fallait jusqu’au couché, sans oublier qu’il fallait que j’en garde pour la nuit, et surtout, pour mon petit déjeuné. Et inutile de se dire qu’on va en prendre pour plusieurs jours… C’est le meilleur moyen d’augmenter sournoisement tes besoins, et donc ta consommation.
Pour toutes ces raisons, et d’autres encore (et bien plus spécifique à ce produit), la came est bien différente du cannabis. Par contre, elle est très proche dans ces mécanismes de l’alcool. Et pourtant, l’alcool est autorisé. Pourquoi ne pas dépénaliser le cannabis alors… Ou pénaliser l’alcool.
Je ne suis pas pour la pénalisation de l’alcool. Comme dit plus haut, ça entraînerait un renouveau de la prohibition et de ses techniques mafieuses.
Paradoxalement, je ne suis pas pour la dépénalisation du cannabis. La situation actuelle me convient.
Qui, parmi les ‘’adultes’’ de ce forum à déjà été ‘’emmerdé’’ par la police à cause du cannabis ?
Je ne parle pas de ceux qui en ont une savonnette sur eux, mais de ceux arrêtés avec une barrette de shit. Il est devenu rare que cela entraîne des poursuites judiciaires. Les rares cas contraire sont le fait d’insultes à agents ou de comportements jugés dangereux ou violents. Adolescent par contre, la police fait la guerre aux fumeurs de shits et c’est de bonne guère Pratiquement tout le monde ici s’accorde sur le point que même légalisé, cela devrait toujours être interdit aux mineurs. Et tout le monde sait que l’interdit fascine… Si demain l’interdit n’est pas le shit ou les ecstasys, ça finira par devenir l’héroïne et ca fera malgré tout bien plus de dégâts.
Alors effectivement, la loi française est hypocrite sur le Cannabis, mais finalement, elle ne fait chier que ceux qui agissent dangereusement par son entremise, les mineurs et les dealers qui les livrent. Ca fait quelques années que la police n’interpelle plus un ‘’adulte’’ pour la seule raison qu’il fume, même régulièrement du cannabis.
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11/02/2005 - 22h36 Faith
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
Un texte long et très interessant... Avec lequel je suis essentiellement d'accord.  Envoyé par Dude75011 Alors effectivement, la loi française est hypocrite sur le Cannabis, mais finalement, elle ne fait chier que ceux qui agissent dangereusement par son entremise, les mineurs et les dealers qui les livrent. Ca fait quelques années que la police n’interpelle plus un ‘’adulte’’ pour la seule raison qu’il fume, même régulièrement du cannabis. Tout à fait.
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11/02/2005 - 23h05 Pymous
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
Le sujet et les idées que vous avez développés sont très intéressants et je me permet de vous faire part de mon opinion.
Je voudrais tout d'abord revenir sur un point qu'il me semble essentiel et qui n'a pas été souvent exprimé, celui de la nature même du besoin.
En effet, l'homme ne crée que pour assouvir ses besoins, et tous les objets qui nous entoure répondent à un besoin précis.
-La voiture répond par exemple au besoin de se déplacer rapidement à une grande distance.
-Les chaussures répondent au besoin de protéger les pieds pendant la marche.
-La télévision répond au besoin d'acheminer des informations, des images, etc...
Un élément peut répondre à plusieurs besoins, mais il répond forcément à un besoin précis.
Pour en revenir au sujet principal, je voulais vous faire réagir sur le besoin du Cannabis, cigarettes, ou tout autre forme de drogue.
A quel besoin répond le Cannabis?
Vous allez me répondre le plaisir. Mais est-ce que le plaisir est un réellement un besoin?
Admettons.
Mais, lorsque je mange, j'éprouve aussi du plaisir? Mais manger répond également à un autre besoin, un besoin physiologique, primaire et nécessaire.
Le cannabis répond-il à un autre besoin que celui du plaisir?
Peut-être certains pourront nous en dire plus.
Si le cannabis ne répond pas à un besoin, en l'occurence il le crée.
En effet, avant d'avoir essayé, avez-vous senti le besoin de le consommer? Aviez-vous identifiez un besoin?
D'autre part, je souhaitais revenir sur le terme de dépendance.
J'ai pu lire plus haut que la télévision entrainait une dépendance, l'ordinateur, etc...
En effet, si dépendence survient, il s'agit d'une dépendance qu'on appelle dépendance matérielle.
C'est une dépendance liée au confort ou au service que rend un appareil, un objet.
Si on vous l'enlève, vous allez le regrettez, car il vous aura bien rendu service.
Peut-on le comparer à la dépendance d'une drogue?
Bien sûr que non car la drogue fait intervenir un autre aspect, biologique.
En effet, lorsque vous consommez une cigarette ou du cannabis, vous allez modifiez physiquement et chimiquement votre organisme.
Comme un programme, il va executé une tâche, apporter des modifications.
Et cela, vous n'avez pas la liberté de le choisir ou non. Une fois consommé, vous n'avez plus ce choix.
Ce que je veux dire par là, c'est que effectivement vous avez le choix ou non de consommer du cannabis.
Mais ce choix vous l'avez à partir et jusqu'au moment ou vous atteigniez un seuil critique, celui de la dépendance, qui n'est autre qu'une dépendance biochimique.
En ce qui concerne mon opinion personnelle, mon choix à été vite fait. Il suffit de faire un inventaire des services et des problèmes que procure le Cannabis:
Service:
- plaisir? (reste encore à identifier le palisir car on peut avoir du plaisir de différentes manières)
Problèmes:
- Risque Dépendance
- Santé
- Coût
Donc pour ma part, avoir du plaisir mais en contre-partie détériorer ma santé, me rendre dépendant et payer pour couronner le toût, je pense que la balance ne penche pas du bon côté.
J'avais encore d'autre chose à vous faire part, mais je vois que mon texte est déjà assez long. J'en dirais donc plus par la suite si j'en ai l'occasion.
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11/02/2005 - 23h06 KarmaStuff
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
Salut Dude75011. Oui, c'est notamment sur cette hypocrisie française que j'insistais... Pourquoi alcool, cigarettes, ... et pas cannabis ? Mais comme tu l'as dit, ceux (adultes) qui désirent consommer n'ont pas trop de problèmes pour s'en procurer et fumer...
Cependant, j'ajouterais que la distribution légale du cannabis tels que l'alcool et la cigarette éviterait de fumer de la résine coupée à je ne sais quoi (pneu, paraffine, ...) et cesser le traffic de réseaux qui s'attaquent également à la drogue dure, et l'économie souterraine. Ca permettrait d'ailleurs de rapporter un peu d'argent à l'Etat, et aux fumeurs de consommer un produit plus... "sain" (comme cela s'effectue en Hollande et où il n'y a proportionnellement pas plus de consommateurs qu'en France).
Dernière modification par KarmaStuff ; 11/02/2005 à 23h08.
Connais-toi toi-même et l'Univers n'aura plus aucun secret pour toi... -
12/02/2005 - 03h58 boblafro
Re : Cannabis, Cocaine, drogue et psychologie
J'ai une simple question: Quelle est l'utilité d'interdire la possession de cannabis?
Dans les mauvais côtés, les consommateurs consomment quand même, le crime organisé a le monopole de la vente de drogues, des gens inocents ont un casier judiciaire, un handicap lorsqu'on veut voyager ou se trouver un emploi. De plus, on ne sait pas ce que l'on trouve dans ce qu'on consomme (taux de thc, cochoneries ajoutées ?) et le gouvernement dépense des millions dans des campagnes de décanabisation (nouveau mot ). Les jeunes ont de la misère a s'acheter des paquets de cigarettes, pourtant on peu faire livrer du cannabis chez sois même si on a 12 ans...
Cette loi sert-elle vraiment à quelque chose? y a-t-il des bon côtés? quels sont-ils?
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