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12/06/2011 - 16h37 Geb
Re : Le projet SKYLON
Bonsoir,
J'ai trouvé un article en ligne tiré de l'édition de juin 2011 du magazine Aerospace International de la Royal Aeronautical Society (RAeS) : Cutting edge – the hybrid Sabre spaceplane engine
Il y a notamment une photo du precooler modèle réduit qui est actuellement testé.
Cordialement
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01/07/2011 - 08h28 Geb
Re : Le projet SKYLON
Bonjour,
J’apprends que la charge utile maximale obtenue pour la version C1 était d’un petit peu plus de 10 tonnes. Les 12 tonnes citées partout étaient un objectif qui n’a jamais été atteint. Une des raisons pour le passage à la configuration D1.
Aussi, la configuration C1 était la seule évaluée lors du System Requirements Review de l'ESA. J'ai réussi à trouver quelques infos remises à l'ESA en septembre 2010 en ce qui concerne la répartition en masse :
SKYLON C1
Masse à vide (+ marges) :42 647 kg
Fluides incluant résidus (+ marges) : 9 489 kg
Hydrogène liquide utilisable : 64 956 kg
Oxygène liquide utilisable : 147 934 kg
Charge utile : 10 275 kg
Masse au décollage : 275 000 kg
J'ai aussi trouvé un article relativement récent sur le site flightglobal : Skylon concept could be next spaceplane
Un site que je croyais excellent à tous points de vue jusqu'à aujourd'hui, étant donné que cet article du 14 juin 2011 sur le Skylon est émaillé d'erreurs grossières.
Cordialement
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02/08/2011 - 10h58 Geb
Re : Le projet SKYLON
Bonjour à tous,
J'ai trouvé 2 nouveaux articles à propos du Skylon : How Britain can rejoin the space race Skylon: A brilliantly British spaceplane
J'aime assez le parallèle avec le "spatioport du futur" de 1953 
Cordialement
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02/08/2011 - 13h01 Nicolas Daum
Re : Le projet SKYLON
Les illustrations sont les plus complètes que j’aie vues jusqu’à présent.
Ce patriotisme récurrent dans les articles de la presse britannique sur le Skylon a quelque chose de pathétique. C’est que la Grande-Bretagne n’a pas pris le train de l’ESA et se retrouve totalement marginalisée dans le monde du spatial. J’ai eu une conversation avec un ingénieur britannique travaillant dans l’industrie électronique où il me disait que le spatial était pour eux un marché pratiquement fermé. Tout au plus pouvaient-ils grappiller de la sous-traitance avec des industriels allemands ou français mais ils n’avaient jamais accès aux marchés intéressants.
On sent dans ces articles une certaine amertume d’être à l’écart d’une industrie de pointe et de prestige (1). Le Skylon porterait donc haut les couleurs de sa gracieuse majesté et offrirait une forme de revanche… tout en envoyant les lanceurs comme Ariane au rancart.
C’est d’ailleurs un peu marrant de voir les descriptions écrites au futur, voire au présent, comme si c’était acquis que ça marcherait (comme n’importe quel Airbus vendu avant même d’avoir volé).
C’est curieux que, plutôt que devoir décoller d’une piste spéciale renforcée de 5,4 km, ils ne prévoient pas de le lancer sur un chariot comme sur certains projets. Quelle est la vitesse de décollage ?
ND
1) Il a failli se produire la même chose avec Airbus. Alors que la Grande-Bretagne était partie prenante des premières discussions elle a mis les pouces en 1969 et donc il a fallu redistribuer les participations entre Français et Allemands. Elle a quand même pris le train en marche en 1979.
Pour la petite histoire, ce retrait aurait pu être une catastrophe pour Hawker Siddeley qui avait une avance décisive dans la conception et la fabrication des ailes. Les Français et les Allemands, plutôt que d’avoir à reprendre les études des ailes à zéro, ont néanmoins fait appel à lui en tant que sous-traitant. Depuis c’est lui qui a étudié et fabriqué les ailes de tous les Airbus.
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. -
03/08/2011 - 08h38 Andrei2010
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Nicolas Daum Cela dit, ces ailes canards me laissent perplexe. Y a-t-il un avion qui ait volé avec des ailes pareilles Oui, plusieurs modèles. Le premier dont j'ai entendu parler, c'était un prototype de chasseur sovietique du début des années 70, qui s'est crashé (le modèle définitif, industrialisé, avait adopté une configuration plus classique). Le dernier dont j'ai entendu parler, c'est un prototype américain des années 90, le X-31 : 
(source : http://www.aviastar.org/pictures/usa/rok_x-31.jpg)
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03/08/2011 - 09h43 Geb
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Nicolas Daum Les illustrations sont les plus complètes que j’aie vues jusqu’à présent. De quelles illustrations est-il question ? Parce que toi et moi avons révisé pas mal d'articles "illustrés" sur le Skylon qui valaient également le coup d'œil.  Envoyé par Nicolas Daum C’est que la Grande-Bretagne n’a pas pris le train de l’ESA et se retrouve totalement marginalisée dans le monde du spatial. C'est vrai aujourd'hui. Cependant, Alan Bond est né en 1944 et il reste un de ces rares ingénieurs britanniques (comme John Scott-Scott, un autre fondateur de REL), qui ont l'expérience de la conception et de la réalisation de l'unique lanceur britannique, Black Arrow, qui a fonctionné (même s'il n'a été utilisé qu'une seule fois).
Aussi, des entreprises britanniques comme BAE Systems (5e chiffre d'affaires mondial du secteur en 2010) et le groupe Rolls-Royce (11e mondial) sont encore aujourd'hui des géants de l'industrie aérospatiale.  Envoyé par Nicolas Daum C’est curieux que, plutôt que devoir décoller d’une piste spéciale renforcée de 5,4 km, ils ne prévoient pas de le lancer sur un chariot comme sur certains projets. Quelle est la vitesse de décollage ? La version C1 décollait à 155 m/s (558 km/h), la version D1 décollerait à 170 m/s (612 km/h).
La version D1 aurait besoin d'une piste de 5,6 km, dont les 4 premiers kilomètres suffiraient à un décollage et les 1,6 kilomètres restants pourraient être une piste un peu plus grossière (non-renforcée) destinée à un freinage en cas d'urgence à pleine vitesse et jusqu'à l'arrêt complet du véhicule.
En outre, le "chariot" était la seule option envisagée du temps de HOTOL. Tout est expliqué ici : The SKYLON Spaceplane
3.5 Undercarriage Design
Conventional undercarriages for large jets weigh 3-4% of the takeoff mass, which would be unacceptable for an SSTO (9.6 tonnes at 275 tonne GTOW). For this reason HOTOL was designed to takeoff from
a specially designed launch trolley in order to lighten the undercarriage for landings only. Early SKYLON designs retained the landing undercarriage but rejected the trolley in favour of a "Hotlift" (rocket boost) takeoff system. However review of the Hotlift system led to the conclusion that this method was operationally undesirable, expensive and represented 7 seconds of the ascent in which there were no abort options. In view of the indisputable operational simplicity of a rolling takeoff it was decided to review the engineering of undercarriage components in detail, particularly bearing in mind the unusual operational features of spaceplanes. [...]
Cordialement
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03/08/2011 - 11h32 Moinsdewatt
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Geb ....Aussi, des entreprises britanniques comme BAE Systems (5e chiffre d'affaires mondial du secteur en 2010) et le groupe Rolls-Royce (11e mondial) sont encore aujourd'hui des géants de l'industrie aérospatiale..... Rolls-Royce ne fait quasiment rien dans le secteur spatial.
Rolls-Royce dans le domaine "aerospatial" fait surtout dans l' aeronautique, à savoir les réacteurs d' avion.
et pour BAE, pareil c' est de l' aeronautique.
La partie qui faisait du spatial a été mergée dans le consortium ASTRIUM en 2000. BAE en a possédé des parts jusqu' en 2003, et puis les a vendues. http://fr.wikipedia.org/wiki/BAE_Systems
Il est donc faux de dire que BAE et Rolls Royce "comptent" dans le secteur du spatial en Europe.
Dernière modification par Moinsdewatt ; 03/08/2011 à 11h36.
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03/08/2011 - 12h27 Nicolas Daum
Re : Le projet SKYLON
Il y a (sur le Rafale par exemple), ou il y a eu (sur le Tupolev 144, alias Concordski), des ailes canards mais pas autant en avant. Tu cites des cas où ce système a été abandonné. Visiblement sur le Skylon elles dépassent du cône de l’onde de choc.
Je ne suis pas très savant en la matière mais j’ai toujours trouvé cet avion, comme l’A2, très bizarre avec, entre autres, sa minuscule dérive. J’avais cru retenir qu’une dérive devait être peu ou prou proportionnelle à la vitesse mais je me trompe peut-être.
ND
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. -
03/08/2011 - 14h24 Andrei2010
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Nicolas Daum Je ne suis pas très savant en la matière mais j’ai toujours trouvé cet avion, comme l’A2, très bizarre avec, entre autres, sa minuscule dérive. J’avais cru retenir qu’une dérive devait être peu ou prou proportionnelle à la vitesse mais je me trompe peut-être.
ND La minuscule dérive est largement suffisante, puisque l'avion utilise la poussée vectorielle. Il s'agit d'une tuyère orientable, qui rend l'avion beaucoup plus manoeuvrable que ses concurrents, et du même coup rend la grosse dérive superflue.
J'ai vu évoluer la bête au Salon du Bourget, vers 1996 ou '97, c'est assez impressionnant.
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03/08/2011 - 21h23 Nicolas Daum
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Andrei2010 La minuscule dérive est largement suffisante, puisque l'avion utilise la poussée vectorielle. Il s'agit d'une tuyère orientable, qui rend l'avion beaucoup plus manoeuvrable que ses concurrents, et du même coup rend la grosse dérive superflue. Les infos sont distillées au compte-goutte. Je n’ai jamais vu qu’il était doté de poussée vectorielle.
Cela dit, je ne le sens pas. Je le trouve très bizarre sur un tas de plans.
ND
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. -
03/08/2011 - 22h23 Nicolas Daum
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Geb De quelles illustrations est-il question ? Parce que toi et moi avons révisé pas mal d'articles "illustrés" sur le Skylon qui valaient également le coup d'œil. Je ne me rappelle pas avoir vu un tableau aussi complet et clair que celui de cet article.  Envoyé par Geb Aussi, des entreprises britanniques comme BAE Systems (5e chiffre d'affaires mondial du secteur en 2010) et le groupe Rolls-Royce (11e mondial) sont encore aujourd'hui des géants de l'industrie aérospatiale. Comme l’a dit moinsdewatt il n’y pas en Angleterre dans le domaine spatial pur d’entreprise du calibre de EADS, Astrium, etc. Les boites anglaises ne bénéficient d’aucune des retombées d’Arianespace puisque les charges de travail sont au prorata des contributions des états.  Envoyé par Geb La version C1 décollait à 155 m/s (558 km/h), la version D1 décollerait à 170 m/s (612 km/h).
La version D1 aurait besoin d'une piste de 5,6 km, dont les 4 premiers kilomètres suffiraient à un décollage et les 1,6 kilomètres restants pourraient être une piste un peu plus grossière (non-renforcée) destinée à un freinage en cas d'urgence à pleine vitesse et jusqu'à l'arrêt complet du véhicule. Avec ses moignons d’aile c’est normal qu’il ait besoin d’une telle vitesse.
ND
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. -
04/08/2011 - 08h05 Andrei2010
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Nicolas Daum Les infos sont distillées au compte-goutte. Je n’ai jamais vu qu’il était doté de poussée vectorielle.
Cela dit, je ne le sens pas. Je le trouve très bizarre sur un tas de plans.
ND Et pourtant... photos à l'appui : http://accrodavion.be/Accrodavions/l...rabilite2.html -
04/08/2011 - 20h20 Nicolas Daum
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Andrei2010 Je savais ce qu’est la poussée vectorielle. Je voulais dire que je ne savais pas que le Skylon en était équipé, ce qui paraitrait paradoxal puisque, comme le montre très bien le site en question, ce système est utilisé sur les chasseurs pour leur donner de l’agilité, ce dont le Skylon ne doit pas avoir besoin. De plus, vu l’emplacement des moteurs, cela ne doit pas être très efficace.
Ce site ne serait-il administré par quelqu’un qui est anathème sur ce site et dont le nom, traduit en latin, serait Johan Petrus Minor ? Il en a l’odeur, la couleur, la thématique le style graphique, la syntaxe approximative et le vrai talent pédagogique.
Travailler dur n'a jamais tué personne, mais je préfère ne pas prendre de risques. -
05/08/2011 - 08h48 Andrei2010
Re : Le projet SKYLON
 Envoyé par Nicolas Daum Je savais ce qu’est la poussée vectorielle. Je voulais dire que je ne savais pas que le Skylon en était équipé, ce qui paraitrait paradoxal puisque, comme le montre très bien le site en question, ce système est utilisé sur les chasseurs pour leur donner de l’agilité, ce dont le Skylon ne doit pas avoir besoin. De plus, vu l’emplacement des moteurs, cela ne doit pas être très efficace. Je croyais que tu parlais du X-31, et toi tu croyais que je parlais du Skylon 
Effectivement, je ne vois pas trop à quoi pourrait servir l'hypermanoeuvrabilité sur un lanceur monoétage réutilisable... Il ne s'agit pas (encore) de réaliser des chasseurs spatiaux -
05/08/2011 - 13h42 Geb
Re : Le projet SKYLON
Bonjour,  Envoyé par Andrei2010 Il ne s'agit pas (encore) de réaliser des chasseurs spatiaux La "limousine de l’espace" (illustration page 19) que j’ai évoqué au message #19 de cette discussion, basé sur le KLIN Cycle du Russe Vladimir Balepin pourrait très bien remplir ce rôle :
- 20 m de long,
- 62 tonnes au décollage (vertical),
- 12 tonnes à vide à l'atterrissage (horizontal),
- 150 kg de charge utile (de quoi y caser un astronaute ?).
Comme Balepin s’est inspiré des travaux d’Alan Bond, ce dernier pourrait lui aussi adapter son concept dans ce sens.
Le seul inconvénient c’est sa forme de brique volante et sa relative petite taille (20 mètres de long), qui l’exposerait à un échauffement similaire, voire même supérieur, à celui que subissait la navette spatiale américaine.
Cordialement
Dernière modification par Geb ; 05/08/2011 à 13h45.
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