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09/04/2004 - 18h10 scientist
Bonjour,
En classe, il n'est étudié que des exemples de neurones et tous ont la même structure mais rien n'est précisé concrètement là-dessus:
"Un Neurone présente-t-il toujours les caractéristiques suivantes :
Un "corps" (noyau et un peu plus)
Des dendrites qui sont reliées au corps, de manière direct ou indirecte ; et à l'intérieur desquelles, le sens de propagation des messages s'effectue uniquement vers le corps.
Un axone unique pouvant par la suite se subdiviser en plusieurs pour finir sur une synapse.
cette dernière ne pouvant libérer qu'un seul type de neurotransmetteur ?"
Ou plus simplement, existe-t-il des neurones possédant plusieurs axones partant du corps
Et les synapses ne peuvent libérer qu'un agent chimique?
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09/04/2004 - 19h45 .:Spip:.
salut
moi je dirai non au 2 questions... Soyez libre, utilisez Linux. -
09/04/2004 - 19h59 coco  Envoyé par scientist "Un Neurone présente-t-il toujours les caractéristiques suivantes :
Un "corps" (noyau et un peu plus)
Des dendrites qui sont reliées au corps, de manière direct ou indirecte ; et à l'intérieur desquelles, le sens de propagation des messages s'effectue uniquement vers le corps.
Un axone unique pouvant par la suite se subdiviser en plusieurs pour finir sur une synapse.
cette dernière ne pouvant libérer qu'un seul type de neurotransmetteur ?" Oui, même si leur forme est variable selon les catégories, le schéma proposé est toujours le même.
Exemple: les neurones sensitifs de la racine dorsale de la moelle épinière possèdent un seul prolongement, qui se divisera ensuite en un axone et une dendrite...
Mais le message nerveux circule toujours dans le même sens, celui-ci est imposé par les synapses et la période réfractaire du PA: dendrite-corps cellulaire-axone.
Enfin, il n'existe qu'un seul axone par neurone, même s'il se ramifie au niveau de l'arborisation terminale et un seul neurotransmetteur aussi...
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09/04/2004 - 20h25 JPL
Pour redire de façon juste un peu différente ce qu'a dit Coco, une fibre nerveuse pourrait véhiculer l'influx nerveux dans les deux sens, mais en effet, la synapse ne peut transmettre l'information que dans un seul sens.
Quant à la question de savoir si un neurone ne produit qu'un seul neurotransmetteur, il me semble que ce "dogme" classique a été sérieusement écorné il y a déjà quelque temps pour certains neurones.
Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac -
09/04/2004 - 21h12 Vinc
Salut!  Envoyé par coco Enfin, il n'existe qu'un seul axone par neurone, même s'il se ramifie au niveau de l'arborisation terminale Oui, mais l'axone peut également se ramifier avant l'arborisation terminale, le long du parcours! Ce sont ce qu'on apelle les collatérales. Ce sont des ramifications non terminales qui partent à angle droit par rapport à l'axe neuronal, mais les collatérales sont relativement rares...
A+
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09/04/2004 - 22h37 scientist
Merci pour toutes vos réponses qui répondent parfaitement.
Je souhaiterais donc prolonger un peu...
On m'a parlé de l'existence de synapse directement sur un axone, est-ce vrai : Un axone (une des terminaisons) peut-il vraiment être connecté à un axone d'un autre neurone? Il n'y a alors pas intégration...
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09/04/2004 - 23h37 Neutrino
Pour surfer sur la vague des réponses:
- Certains neurones sensitifs n'ont pas de dendrites. Le corps cellulaire élabore le signal qui s'échappe par l'axone. (neurones olfactifs par exemple)
- Les axones peuvent abandonner des collatérales en effet; certains peuvent revenir au corps cellulaire pour faire un rétrocontrôle. On parle alors de branches récurrentes Le signal se transmet de manière radicalement différente entre la dendrite et l'axone. Du point de vue transmission du signal, la branche qui va vers le ganglion sensitif est paradoxalement un axone. Seuls les axones peuvent être myélinisés, et les nerfs sensitifs le sont effectivement (sauf les voies nociceptives si ma mémoire est bonne). Donc les neurones en T ont bel et bien un seul axone qui part des territoires innervés à la moelle grise, directement : on les a dénommé pseudo unipolaires.
La différence majeure, c'est que les axones transmettent le signal par un potentiel d'action sodique, pas les dendrites.
Sur l'axone, la dépolarisation en un endroit ouvre les canaux sodiques qui sont juste en aval, ce qui y ouvre les canaux sodiques. Et ainsi de suite.
Sur la dendrite, le potentiel qui est généré par un récepteur au niveau de la synapse agit à distance par ses lignes de champs éléctrique, sans ouvrir de canaux sodiques. Ca s'appelle un potentiel électrotonique. Par contre, quelques canaux non sodiques s'ouvrent pour que le signal n'arrive pas trop affaibli au corps cellulaire (influence en 1/r, cf. les cours de physique ), et pour homogénéiser les influences des dendrites.
L'exception, c'est notamment les grosse cellules intégratrices du cortex cérebelleux (cervelet), les cellules de Purkinje ("pur quigné" en phonétique).
Leur arbre dendritique (tous les dendrites aboutissent au même endroit sur le corps cellulaire) est si énorme que les dendrites faisant synapse avec des axones très loin du corps cellulaire n'auraient pas autant d'influence que celles qui font synapse de façon plus proche. Avouez que pour faire de l'intégration de signaux ce n'est pas fameux. Ainsi, les dendrites des cellules de Purkinje ont un potentiel d'action, mais calcique ce coup ci!
La particularité étonnante, c'est que les potentiels d'action sodiques qui sont générés dans l'axone de la cellule envahissent de façon rétrograde l'arbre dendritique (et deviennent calciques), à l'envers! Apparament les chercheurs ne voient pas l'intérêt de cela. Ca serait peut-être encore un mécanisme de rétrocontrôle négatif.
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09/04/2004 - 23h39 Neutrino
J'ai oublié la relation de cause à effet suivante :
Les dendrites ne sont jamais myélinisés car ça n'apporterait aucun intérêt : la myéline n'est utile qu'en cas de potentiel d'action. Donc que pour les axones des motoneurones et les pseudoaxones afférents des cellules en T.
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09/04/2004 - 23h44 Neutrino
Ah oui, je voulais aussi dire que certains axones libéraient leurs vésicules dans un espace qui n'est pas une synapse. Ca s'appelle la neurotransmission volumique (à ne pas surtout pas confondre avec la sécrétion neuroendocrine).
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10/04/2004 - 12h38 scientist
Merci, c'est sympa d'avoir répondu
Si vous pouviez développer ce dernier point... Merci d'avance (pourquoi ne sont-ils pas neuroendocrine?)
Autre question (en fait celle d'origine, mais j'avoue un peu mal posé):
Une liaison est-elle possible entre la terminaison d'un axone et une partie d'un axone "voisin", c'est à dire après la zone gachette et avant l'arborescence finale? Et si oui, le "message" est-il transmis à l'identique?
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10/04/2004 - 12h49 ArtAttack
Désolé de m'incruster mais j'ai une question:
Est'il possible de régénérer la gaine de myéline qui englobe les fibres nerveuses ?
Merci
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10/04/2004 - 12h54 Neutrino
Premier point:
Un neurone qui a une sécrétion neuroendocrine libère une substance qui va passer dans le sang et agir à très longue distance sur des temps assez conséquents (la dégradation étant lente), alors qu'un neurone qui a une neurotransmission volumique libère certes sa substance dans un volume, mais elle est rapidement dégradée (enzyme ou recapture) et son action se cantonne à ce volume (aux cellules qu'il contient), aucun passage dans le sang (on pourrait appeller ça une synapse géante ouverte). En fait, la neurotransmission est définie par plusieurs points, et chacun est opposé à la transmission hormonale. C'est très didactique d'ailleurs 
exemple de transmission neuroendocrine : GnRH, LH, FSH
Deuxième point:
Il y a des synapses axo-axonales. Un axone se termine sur la partie vraiment terminale d'un autre axone. En général, l'axone en contact avec l'élément post synaptique (dendrite, corps cellulaire) est excitateur, et le second axone qui vient à son contact est inhibiteur. Ca fait donc une modulation de l'activité de la synapse par le second axone qui se fixe sur le premier. Encore un moyen de moduler et d'intégrer les signaux!
Bonne journée
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10/04/2004 - 13h20 scientist
Ok, c'est bien clair
Mais ma question n'a pas encore de réponse, je pense qu'elle est donc négative. Mais je vais tout de même la reposer différemment:
Vous venez de dire que deux terminaisons peuvent former une synapse qui présente un rôle inhibiteur. Bien.
Maintenant, à l'image des neurones T, une synapse peut-elle être créée par un axone et une terminaison d'un voisin : En cours de route de l'axone, après la zone gachette et avant l'arborescence, tel un parasite qui pourrait transmettre son message et/ou perturber celui qu'il "parasite".
Ce serait comme une bretelle d'autoroute en quelque sorte!!
Voilà, Est-ce que ça existe?
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10/04/2004 - 14h18 coco  Envoyé par Neutrino exemple de transmission neuroendocrine : GnRH, LH, FSH A ma connaissance, seule la GnRH est une neurohormone, libérée en très faibles quantités par l'extrémité des axones de l'hypothalamus dans le système porte hypophysaire.
LH et FSH sont des hormones sécrétées par des cellules endocrines de l'antéhypophyse.
Maintenant, à l'image des neurones T, une synapse peut-elle être créée par un axone et une terminaison d'un voisin : En cours de route de l'axone, après la zone gachette et avant l'arborescence, tel un parasite qui pourrait transmettre son message et/ou perturber celui qu'il "parasite".
Là je ne crois pas, il y a une intégration au niveau des motoneurones qui ne doit pas être court-circuitée...
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10/04/2004 - 15h02 Neutrino
En effet, LH et FSH sont des hormones classiques libérées par une glande endocrine ordinnaire. désolé
J'ai compris la question : non, il n'y a pas de fusion de prolongements cellulaires, jamais. Le signal passe toujours pas une synapse, qui peut éventuellement être axo axonale. Mais les cellules nerveuses ne fusionnent jamais entre elles.
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