Bonjour à tous,
Une info anecdotique, mais très intéressante : une étude (2026), portant sur une grotte italienne, présente le mode opératoire que des Sapiens ont utilisé pour explorer une grotte : https://www.sciencedirect.com/scienc...40618226002211
Trad. automatique du résumé :
" La grotte de Bàsura (Toirano, nord-ouest de l'Italie) est l'une des plus importantes du nord de l'Italie ; elle conserve des empreintes fossiles formant un cheminement laissé par un petit groupe d'humains accompagnés d'un canidé (datant de l'Épigravettien) ainsi qu'un impressionnant dépôt d'ossements d'ours des cavernes datant du Pléistocène moyen. En 2016, un nouveau projet de recherche intitulé « The Bàsura Revisited » a repris les travaux de terrain selon une approche pluridisciplinaire, visant à comprendre la nature de la présence humaine et animale dans la grotte.
Dans cet article, nous présentons les résultats d'une étude pluridisciplinaire portant sur des vestiges archéobotaniques, des séquences stratigraphiques et des reconstitutions expérimentales liés à l'activité humaine au Paléolithique supérieur final dans la grotte de Bàsura. L'étude se concentre sur les vestiges anthracologiques et palynologiques, ce qui a permis d'identifier et d'interpréter le système d'éclairage de la grotte grâce à des expériences contrôlées. Ces travaux apportent un éclairage nouveau sur les modalités d'exploration humaine des réseaux karstiques au Paléolithique, en soulignant l'utilisation de brindilles de pin de faible diamètre comme source de lumière. L'environnement végétal local a été reconstitué à partir des données palynologiques.
L'analyse palynologique effectuée sur des échantillons provenant de la zone la plus profonde de la grotte (la « Salle des Mystères ») suggère que le paysage environnant était constitué d'une pinède clairsemée (type *Pinus sylvestris/mugo*) entrecoupée de formations herbacées steppiques. Dans le niveau supérieur, ce paysage s'enrichit d'une présence modeste d'arbres feuillus mésophiles et d'espèces thermophiles. L'apport pollinique provient probablement de particules adhérant au pelage des ours et d'infiltrations depuis l'environnement extérieur de la grotte. Enfin, nous avons mené une étude expérimentale visant à comprendre les systèmes d'éclairage utilisés à Bàsura, en reconstituant la nature des dispositifs lumineux et la manière dont les explorateurs préhistoriques se déplaçaient dans la grotte. Les essais ont confirmé l'utilisation de petites brindilles plutôt que de torches. L'usage de brindilles est attesté par des traces de branches de faible diamètre (type *Pinus sylvestris*), utilisées individuellement ou regroupées en petits fagots. L'expérience a révélé que, malgré leur petite taille, les brindilles produisent suffisamment de lumière pour permettre un séjour prolongé dans les profondeurs de la grotte et un retour en toute sécurité, tout en minimisant l'éblouissement et la consommation rapide du combustible ligneux."
Article de presse : https://sciencepost.fr/il-y-a-14-000...dilles-de-pin/
Pour info :
(1) une étude (2026) a été produite sur les traces du canidé : https://www.sciencedirect.com/scienc...77379125005177 + https://www.academia.edu/145093393/T...irano_NW_Italy
Trad. automatique du résumé :
"La Grotta della Bàsura (grotte de Bàsura) fournit des témoignages inestimables sur les interactions entre humains et canidés au cours du Paléolithique supérieur. Elle offre un éclairage unique sur les processus de domestication précoce ainsi que sur le rôle des animaux dans la survie humaine et l'exploration des environnements souterrains. Cette étude se concentre sur les empreintes de canidés conservées dans la grotte. En combinant analyses néo-ichnologiques, analyse en composantes principales (ACP) et données fossiles comparatives, l'étude examine l'origine et la signification de ces empreintes. Les résultats suggèrent que les empreintes appartiennent probablement à un seul individu, témoignant d'une association étroite entre les humains et un chien vraisemblablement domestique (*Canis lupus familiaris*). Les méthodes néo-ichnologiques ont démontré que les variations observées dans les traces fossiles de canidés correspondent aux schémas relevés chez les chiens domestiques actuels. Des paramètres clés, tels que la largeur de l'empreinte et les angles interdigitaux, se sont révélés efficaces pour distinguer les empreintes des pattes avant de celles des pattes arrière. Des formules de régression issues de cette analyse ont permis de reconstituer les caractéristiques physiques de l'animal, révélant un grand chien d'environ 39 kg, avec une hauteur au garrot de 69 cm et une longueur totale de 108 cm. La contemporanéité des traces humaines et canines est attestée par le chevauchement et la superposition des empreintes. Ces données ichnologiques concordent avec les preuves génétiques et archéologiques indiquant que la domestication du chien fut un processus régionalement diversifié, remontant à 14 400 ans. La Grotta della Bàsura constitue la plus ancienne preuve directe de la présence de chiens domestiques aux côtés des humains, soulignant leur rôle déterminant dans la survie, l'adaptation et l'exploration durant le Paléolithique supérieur."
Sur ce sujet, mettre en lien avec https://forums.futura-sciences.com/p...en-france.html
(2) une étude de 2019 avait étudié les empreintes trouvées dans cette grotte : https://www.researchgate.net/publica...ly_Basura_Cave
Article de presse : https://sciencepost.fr/il-y-a-14-000...-cette-grotte/
Cordialement
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