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Rentrée dans l'atmosphère



  1. #1
    mercuryrev

    Question Rentrée dans l'atmosphère

    Bonjour, je suis entrain de faire des recherches par curiosité sur la rentrée dans une atmosphère des capsules, vaisseaux...lpus spécifiquement sur l'angle de rentrée
    Et il y a pleins de mot qui me sont inconnus comme
    "finesse", "portance", "décélération maximale", "déorbitation", il y en a qui pourrait m'expliquer svp, ou me filer un site sur ce sujet ?
    Merci

    -----


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  3. #2
    Yantar

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Salut

    Et bien tout d'abord, il faut savoir une chose, c'est que dans l'espace, un engin est en vitesse orbitale (sinon il tomberait), soit 28000 km environ. Pour revenir sur Terre, il "suffit" de réduire cette vitesse. C'est la manoeuvre de désorbitation. Pour te donner un exemple concret de rentrée, je vais t'expliquer celle de la navette.

    La navette vole, en gros, le nez vers l'avant à la vitesse de 28000 km/h. Lorsque l'équipage se prépare à la rentrée, la navette est retournée de 180° qu'elle vole à reculons. Deux moteurs sont allumés. La vitesse imprimée par cet allumage réduit la vitesse et la navette n'est plus en vol orbital. C'est la première manoeuvre de désorbitation. Ensuite, la navette est retournée à nouveau afin de présenter le nez à l'avant. La navette rentre dans l'atmosphère mais pas à plat. L'avant est incliné de 40° afin de présenter une surface maximale qui permet de ralentir sa vitesse par simple frottement atmosphérique. C'est la seule façon qu'elle a pour ralentir. Bien qu'elles soient équipées de moteurs, ceux ci ne fonctionnent pas car elle ne transporte pas de réservoir pour les alimenter. La navette n'est qu'un énorme planeur de 70 tonnes.
    La seconde étape est ce que l'on appelle l'Entry Interface. C'est là que le frottement atmosphérique se fait le plus sentir et que le bouclier thermique devient vital pour la survie de l'équipage. L'accident de Columbia nous a montré que le bouclier ne devait présenter aucune ruputure... La navette supporte des chaleurs pouvant aller jusque 1500°C. Tout en traversant ces couches, la navette effectue des manoeuvres de roulis afin de freiner encore d'avantage sa vitesse. Les virages sont au nombre de 4 (gauche-droite, droite-gauche,...) Tout ça en mode automatique. Ce n'est qu'une fois que la phase la plus difficile est passée que l'équipage pilote lui-même la navette pour la poser au sol.

    http://www.capcomespace.net/dossiers...ttle/index.htm

    pour te donner une idée d'une rentrée atmosphérique (c'est celle de Columbia lors de l'accident) mais ça donne des détails pour une rentrée

    http://spaceflightnow.com/shuttle/sts107/timeline/

    La portance, c'est la trajectoire qu'un engin peu accomplir en "vol plané". Par exemple, une capsule spatiale, qui est petite n'a pas une grande portance. La navette, possédant une énorme aile ventrale, peut planer longtemps avant d'atterrir. D'ailleurs, une navette parcourt presque la 1/2 de la Terre en vol plané pour atterrir.

  4. #3
    Blink

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    T'as l'air bien calé en ce qui concerne la navette, donc tant qu'on est là dessus: est-ce que la navette peut être pilotée automatiquement depuis le sol, comme Buran ?
    Autre chose, est-ce que quelqu'un sait si on a un jour fait revenir dans l'atmosphère des vaisseaux (automatiques, forcement) à une plus grande vitesse que la seconde vitesse cosmique (donc plus loins que la Lune) ? Où était placée la sonde américaine qui devait ramener des poussières solaires (celle qui s'est écrasée, je me rappelle plus le nom) ?

  5. #4
    mercuryrev

    Question Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bonjour,
    merci Yantar pour toutes ces informations mais pourquoi la navette doit voler à reculons ? et elle ralentit à cause de la densité..? Et aussi je voudrais bien savoir l'importance de l'angle de rentrée l'influence.., parce que d'après qqs trucs que j'ai lu, si le vaisseau arrive avec certains angles il peut y avoir des rebonds sur les couches de l'atmosphère, des risques de sorties, mais pour quels angles ? et c'est en relation avec la vitesse : comment ça ?
    Et encore euh il y a des trucs qui parlent de décélération supérieures à 10 grammes et c'est considéré comme la limite de la résistance humaine. Je ne suis pas trop ( gramme ? pourquoi , relation avec la décélération.. .. Vous pouvez m'éclairer svp
    Merci :?

  6. #5
    Blink

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Je vais tenter d'apporter une explication. Si Yantar veut bien confirmer ...

    Tout d'abord, pour décellérer, la poussée doit être émise dans le sens contraire du mouvement. Or la navette ne dispose pas de moteurs sur le nez (en fait si, mais se sont des moteurs de manoeuvre à gaz froid), donc elle est retournée pour aligner ses moteurs arrière dans le sens de marche. Par contre, je ne sais pas si ce sont les SSME qui sont utilisés, ou d'autres moteurs. Ensuite, oui, c'est la friction sur les couches denses de l'atmosphère qui ralentissent la navette. Le mot "planer" est très exagéré car elle plane aussi bien qu'un fer à repasser, dison que c'est une "chute ralentie". L'angle de rentrée est TRES important: pour une vitesse donnée, si on l'angle est trop grand, il y a de fortes chances d'avoir "un peu trop chaud"; si au contraire il est trop plat le vaisseau peut rebondir sur les couches denses de l'atmosphère. C'est ce qui a failli arriver à Apollo XIII, et ce qui est arrivée à la météorite qui a survolé les montagnes du Wyoming le 10 Août 1972 (pour info, elle a été estimée à 1000 tonnes et aurait dégagé la puissance d'une bombe atomique si elle s'était écrasée). Pour la navette, c'est d'autant plus important qu'elle n'est pas stabilisée naturellement, au contraire des Soyuz de forme "phare-de-vieille-voiture-ale". La descente du vaisseau américain est un subtil compromis entre vitesse de chute, angle d'attaque et dissipation thermique.
    Pour la décélération, ce ne sont pas des grammes, mais des G. Celà correspond à l'accélération de la pesanteur sur Terre (au niveau de la mer, à confirmer): 9,81 ms² (oui, oui, au carré: des mètres secondes par seconde)

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    mercuryrev

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bien merci, c'est plus clair maintenant (notamment pour le G ) ,et c'est quoi la relation avec la vitesse :/ , et qu'est ce qu'un arc orbital , la finesse et aussi mon document parle beaucoup de balistique ( le rapport ?),
    donc quand le vaisseau rentre dans l'atmosphère la décélération dépend de l'angle de rentrée et cet angle est important sinon il peut brûler ou bondir( c'est ça ?), et vous savez ce que c'est que " les structures en nid d'abeille" ? ,les "techniques de l'ablation" ? ( sur les vaisseaux, leur récupération)
    Dernière modification par mercuryrev ; 27/03/2005 à 18h24.

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  10. #7
    Blink

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bien, bien, bien. Tout d'abord, les "techniques de l'ablation" comme tu dis, ça désigne un type de bouclier qui évacue la chaleur de la rentrée en fondant. Les Vostok et Vokhod (et je pense le Soyuz) en utilisent. Sur le Shuttle, Buran (et ce pauvre Hermès), ce sont des tuiles collées.
    Pour la finesse, je ne sait pas, il faudrait quelqu'un qui s'y connaisse en aviation ou en balistique.

    Au sujet de l'arc orbital, c'est un truc d'orbite, alors on va reprendre depuis le début. Voici ce que j'ai compris (d'après le site Capcomespace):
    Pour mettre quoi que ce soit en orbite, il faut qu'il est une certaine vitesse. Imaginons un caillou que l'on lance. Il va décrire une trajectoire qui est la résultante de deux forces, une horizontale qui vient du mouvement de la main, et une verticale qui vient de la pesanteur. Cette trajectoire est une courbe d'un certain rayon. La vitesse diminue, et comme la gravité est constante (en fait non, mais on ne lance pas le caillou à 500 km de haut), c'est elle qui l'emporte. Si on lance le caillou plus fort, donc avec une vitesse initiale plus élevée, il vaut plus loin, car la résultante des deux forces est plus horizontale. Le rayon de la courbe est donc plus grand. Le truc est donc de lancer le caillou a une vitesse suffisante pour que le rayon de sa courbe soit plus grand que le rayon de la Terre. Le caillou tombera toujours, mais à côté de la Terre. Cette vitesse est de 7890 mètres par seconde au niveau de la mer. C'est la première vitesse cosmique.
    Bon, admettons que le caillou soit en orbite à 200 km d'altitude. La vitesse nécessaire pour qu'il se maintienne à cette altitude est de 7860 ms. Admettons que le caillou veuille que son apogée (le point de l'orbite le plus loin de la Terre) soit plus haut. Dans ce cas, il faut que sa vitesse augmente légèrement. Le caillou tourne donc son moteur vers l'arrière et l'allume pour accélérer. L'équilibre est brisé, la vitesse l'emporte sur la gravité. Admettons qu'il ait porté sa vitesse à 10380 ms, son apogée sera à environ 36 000km. Mais plus il s'éloigne de la Terre, plus il ralentit. Lorsqu'il arrive à son apogée, qui est à l'opposée du point où il a allumé son moteur, il avance à 1390 ms. Mais cette vitesse est inférieure à la première vitesse cosmique de cette altitude et le caillou va retomber vers son périgée de 200 km. Pendant le voyage, il calcule que lorsqu'il sera de nouveau à l'apogée, il devra allumer son moteur pour gagner cette première vitesse. Mais on parle, on parle (surtout moi) et il y est déja. Il allume son moteur et gagne les 1680 ms qui lui manquait tout à l'heure. Le voilà en orbite GTO. Mais revenons en arrière et imaginons qu'il n'a pas quitté les 200 km. En passant au dessus des Antilles, il repère un caillou femelle qui lui fait de l'oeil. Trop tard, il ne peut rien faire. Il note soigneusement les coordonnées et calcule que pour pouvoir se poser à cet endroit, il faudra qu'à un certain point sur son orbite, il se retourner(mais non, c'est pas cochon) et allume son moteur pour ralentir. Le voilà donc à ce point. Il exécute la manoeuvre. Le voilà sur une nouvelle orbite 200 x 0 km. Comme la Terre à une atmosphère (encore heureux, tiens), elle va le ralentir et modifier son point d'arrivée. Il en à bien sûr tenu compte pour savoir à quel moment se désorbiter. Il a aussi pris garde à décellérer juste ce qu'il faut: trop, son angle de rentrée serait trop important et il brûlerait dans l'atmosphère; pas assez, il rebomdirait. Les deux cailloux se marrièrent et eurent beaucoup de petits gravillons.
    Mais que se passerait-il si, au lancement du caillou, sa vitesse ne pouvait atteindre la 1ère vitesse cosmique de l'orbite visée ? Et il serait d'une certaine manière en orbite, mais il rencontrerait la Terre avant son périgée. Il suivrait donc une trajectoire suborbitale ressemblant à un arc de cercle.
    Et ça marche avec un caillou, mais aussi une navette américaine, une vache charolaise, ou même votre belle-mère (si la fusée est assez grosse).

    Voilà, j'espère ne pas m'être tromper. Si quelqu'un veut corriger, qu'il ne se gêne pas.

  11. #8
    mercuryrev

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bonsoir Blink, merci pour cette explication originale , je comprends enfin qqchose , enfin euh en résumé l'arc orbital c'est la descente vers la couche atmosphérique c'est ça et la déorbitation c'est la manoeuvre de descente ,enfin de rentrée(en freinant , en alumant le moteur nen ?)

  12. #9
    DanielH

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Je découvre cette discussion très interessante. J'ai une petite question sur l'angle de rentré:

    Je comprend bien qu'il ne doit pas être trop grand pour éviter un trop grand échauffement. Je comprend aussi qu'il peut y avoir un rebond lorsqu'on revient de la lune. Mais lorsqu'on revient d'un séjour en orbit, il y a d'abord eu désorbitation et donc la vitesse n'est plus suffisante pour retourner en orbite, il ne peut donc pas y avoir de rebond. Tout au plus quelques ricochés non ?

  13. #10
    Blink

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Citation Envoyé par DanielH
    Mais lorsqu'on revient d'un séjour en orbit, il y a d'abord eu désorbitation et donc la vitesse n'est plus suffisante pour retourner en orbite, il ne peut donc pas y avoir de rebond. Tout au plus quelques ricochés non ?
    Tiens, oui, c'est pas con... J'en ai pas la moindre idée.

    Heu... Yantar, à l'aide ...

  14. #11
    mercuryrev

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    je sais pas , Yantar ?

  15. #12
    Yantar

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Blink, théoriquement, la navette peut atterrir automatiquement. D'ailleurs la première partie de son retour sur Terre se fait de la sorte. Poser la navette sur la piste, ce sont les commandant et pilote qui le font. La Nasa tient à l'image du héros qui ramène sa machine sur Terre. Je pense que ce n'est que pour celà que la dernière partie du retour se fait en manuel. Un moment, à la Nasa, on avait pensé faire revenir la navette automatiquement lorsque les missions duraient 2 semaines, comme ce fut le cas pour beaucoup de mission Spacelab dans les années 90.
    La sonde qui s'est écrasée sur Terre en septembre, c'est Genesis...

    http://genesismission.jpl.nasa.gov/mission/solo.html

    Tu as toute la trajectoire réalisée par la sonde. Apparement, elle était placée sur un point Lagrange L1 à 1 million de km de la Terre.

    Oui tout à fait d'accord. Pour décélérer un engin dans l'espace, il faut pousser dans le sens contraire de la marche. Pour celà que l'on retourne la navette. A l'arrière, elle possède 3 types de moteurs:
    3 SSME, 2 moteurs orbitaux (ils sont plus petits que les SSME)

    http://www.capcomespace.net/dossiers...ttle/index.htm

    Tu regardes l'année 1973 rubrique "moteurs OMS"

    Les derniers sont les RCS (Reaction Control System) Ce sont les petits ronds noirs sur les pods oms. Les pods oms ce sont les 2 formes arrondies situées de part et d'autre de l'aile dorsale. Mais tu le verra en regardant l'adresse que je t'ai donnée

    Si l'angle d'attaque n'est pas bon, soit l'engin rebondit sur l'atmosphère, soit il se désintègre. Mais il faut se rassurer, la trajectoire n'est pas une ligne droite. C'est un couloir assez fin mais qui permet quand même une petite marge de manoeuvre. Si le rebond ne permet pas à l'engin de trop prendre de la vitesse, je pense qu'il reviendra après 1 révolution autour de la Terre. Cette technique du rebond est utilisée pour envoyer des sondes loin dans le système solaire. La sonde Rosetta va passer 3 fois près de la Terre avant d'avoir la bonne vitesse pour rejoindre la comète ... du nom compliqué.

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  17. #13
    mercuryrev

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bonjour Yantar, tu ne pourrais pas m'expliquer ce que c'est que la finesse et la balistique, et puis aussi il est dit que la forme du corps de rentrée ne joue aucun rôle sur le niveau maximum de décélération pourquoi
    steup' ? Merci

  18. #14
    DanielH

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Yantar:
    Si le rebond ne permet pas à l'engin de trop prendre de la vitesse, je pense qu'il reviendra après 1 révolution autour de la Terre. Cette technique du rebond est utilisée pour envoyer des sondes loin dans le système solaire. La sonde Rosetta va passer 3 fois près de la Terre avant d'avoir la bonne vitesse pour rejoindre la comète
    Il me semble que les rebonds de Rosetta sur la terre n'ont rien a voir avec des rebonds sur l'atmosphère. Ce sont des assistances gravitationnelles. La présence de l'atmosphère est d'ailleurs plutôt génante dans ce cas car elle oblige à maintenir la sonde suffisament loin de la terre pour éviter qu'elle se ralentisse au moment de son passage.

    D'autres sondes utilisent l'atmosphère d'une planète pour se ralentir et se mettre en orbite (je crois que c'était le cas de mars express).

    L'atmosphère ralenti donc la navette quelque soit l'angle d'entrée. Si il est trop faible, je ne comprend pas pourquoi il y aurait un fort rebond l'amenant à faire plus qu'un fraction d'orbite. Je me demande d'ailleurs si un angle moins fort ne permettrait pas de réduire l'échauffement en dissipant l'énergie cinétique sur un temps plus long. Mais j'imagine que celà a été très bien étudié.

  19. #15
    zoulou

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    bonsoir a tous,
    je voudrais profiter de cette discution pour poser une question.
    comment se fait -il qu'on ne puisse pas ralentir suffisamment la navette (par exemple),
    pour qu'elle puisse rentrer dans l'atmosphere un peu comme un avion,
    en tout cas avec une vitesse assez faible pour qu'il n'y ai pas de problemes
    d'echauffements?est ce que cela est du uniquement a un probleme de capacité
    des reservoirs?

  20. #16
    DanielH

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Celà demanderait énormément de combustible. Il faudrait réduire la vitesse de près de 7 km/s, avec les meilleurs moteurs chimique actuel il faudrait près de 4 fois la masse à ramener sur terre en carburant et comburant. La navette pesant 70 tonnes à son retour, il te faudrait 280 tonnes d'oxigène et hydrogène qu'il aurait fallu mettre en orbite auparavant.

  21. #17
    zoulou

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    merci DanielH,
    je me doutais un peu de la reponse,
    mais c'est un sujet rarement traité,et je preferais avoir une confirmation!
    j'en profite pour poser une autre question,
    il y a un point dans l'espace,entre deux planetes par exemple,ou les forces d'attraction
    s'equilibrent,si un objet se trouvait a cet endroit precis,il ne bougerait pas il pourrait y rester peut etre indefiniment.
    quelqu'un pourrait-il me reppeler le nom de ce point SVP,j'ai un trous de memoire!
    merci d'avance,et bonne soirée!

  22. #18
    DanielH

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Je pense qu'ill s'agit des points de Lagrange. Il y en a plusieurs (4 ou 5 je ne me souviens pas bien). Il me semble aussi que certains sont instables.

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  24. #19
    zoulou

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    effectivement,maintenant que tu le dis,sa me reviens!
    je vais pas t'embeter plus longtemps,avec mes questions hyper "scientifiques",
    bonne continuation,
    et a bientot!

  25. #20
    Blink

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Les seuls points de Lagrange stables entre deux corps dont l'un tourne autour de l'autre sont situés 60 degrés devant et 60 degrés derrière le corps en mouvement. C'est bizarre car on aurait plutôt tendance à croire que ce sont eux les plus instables. Comme quoi ...

  26. #21
    Yantar

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Oui je suis d'accord avec toi DanieL. C''était juste pour donner un exemple de rebond sur l'atmosphère. Juste pour donner une idée de ce que ça ferait. Le rebond de Rosetta n'est pas un rebond sur l'atmosphère terrestre mais un rebond gravitationnel. Tout à fait d'accord. C'était juste pour donner une image en quelque sorte Excuser si j'ai mis en erreur

  27. #22
    smeys

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Alors en ce qui concerne la finesse cela traduit la capacité de plané d'un objet.
    Cette capacité dépendant directement de la portance que l'appareil peut développer (force qui permet à l'appareil de voler) et du poids de l'appareil ,de son coefficient de pénétration dans l'air, etc bref de sa trainée (tt les force conjugué qui vont tendre à le ramener au sol).

    1 finesse de 1 permet à un avion de planer sur 1km (distance horizontale) pour une chute (vertical) d'1km. Un planeur à une finesse de 30, des trés bon planeur en on encore une meilleure.
    S'entend bien sûr que le dit engin cherche a optimiser son profil de chute, il peut ,s'il veut, piquer à la verticale.
    Bref la finesse désigne le rendement maximal en planné d'un appareil.

    Les capsule gemini avaient une finesse de 0.2, la navette je ne sais pas exactement mais c'est trés faible aussi (0.3 ou 0.4 peu être). L'engin est lourd, massif et "plane" de surcroit assez cabré ce qui décroche complètement l'écoulement d'extrados en fait on cherche bcp plus à la ralentir qu'a vraiment la faire planer.

  28. #23
    mercuryrev

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Merci Smeys et les autres pour toutes ces précieuses informations

  29. #24
    marine07

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    bonjour ,
    j'aimeré savoir pourquoi les avion vol a l'altitude de 13km et ni plus haut ni plus bas ??
    Et dans quelles couches se forme l'ozone?comment?
    merci
    Dernière modification par marine07 ; 03/11/2006 à 10h21.

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  31. #25
    chris111

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Citation Envoyé par Blink Voir le message
    Tout d'abord, les "techniques de l'ablation" comme tu dis, ça désigne un type de bouclier qui évacue la chaleur de la rentrée en fondant. Les Vostok et Vokhod (et je pense le Soyuz) en utilisent. Sur le Shuttle, Buran (et ce pauvre Hermès), ce sont des tuiles collées.
    Tout d'abord merci Blink pour l'explication claire et imagée.
    J'aimerais avoir une précision sur l'ablation. Tu parles de fusion du revetement protecteur (dissipation de l'énergie thermique via la chaleur latente).
    Mais s'agit-il de fusion? Je pensais qu'il s'agissait plutôt de sublimation, peux-tu confirmer, STP. Merci d'avance.
    Patient est le pompier, car il commence à chaque fois en bas de l'échelle

  32. #26
    Europa73

    Rentrée dans l'atmosphère depuis l'ISS

    Résumé des différentes procédures et manoeuvres de la navette pour une rentrée atmosphérique depuis l'ISS.


    StartOrbiterwiththeChecklists/
    "Reentry Checklist" ordinateur de bord

    • Undock,and engage retros for a few seconds to get clear of the station.
    Se déconnecter de L'ISS et engager les fusées vernier
    en mode "retro"


    • Turn retrograde
    Se positionner dos à l'entrée atmosphérique, soit
    les fusées face au sens de rotation


    •When the glider’s attitude has stabilised and the retrograde direction is no longer obstructed by the station,engage main engine sat 100%.
    Quand la navette est stabilisée est que l'iss n'est plus dans l'axe, engager les fusées à la poussée max 100%

    • Kill engines when the perigee radius has decreased to 5.600M.
    Stopper les fusées quand le rayon de la périgée a réduit a 5.600M.


    • Turn prograde
    Se retourner dans l'axe "prograde" donc cockpit face
    à la descente et dans le sens de la rentrée atmosphérique


    •When attitude has stabilised,roll the glider level with the horizon.
    Quand l'attitude de la navette est stable, faire pivoter
    (roulis) la navette pour que l'horizon coincide avec le centre du visualisateur tête haute. (Heads Up Display)


    • Switch to Surface HUD mode.
    Passer en mode "Surface" sur le "H.U.D"
    donc AOA (angle of approach) est maintenant visible


    • Turn left MFD into Surface mode(SEL,Surface).
    Multi Fonction Dispay (MFD) en mode "Surface" et
    ce pour pouvoir suivre en temps réel les différentes
    informations ayant attrait aux données télémétriques.


    •You should reach 100km altitude about 4000 km from the target(Dst:4.000MinMap MFD). At this point,aerodynamic forces will become noticeable.
    Vous devriez atteindre une altitude de 100 km a
    une distance de 4000 km de KFC (Floride).
    Il est temps d'enclencher les fusées de maintient d'angle d'approche (AOA) et ce afin de faire cabré la navette pour la ralentir.
    A ce moment les forces aerodynamiques se font sentir
    nb : dû aux gaz de frottements (ralentissement) le plasma ainsi généré crée une perturbation de toute communication radio (blackout in & out)


    • At 50km altitude,turn off attitu destabilisation,disable the RCS,and make sure that “AFCTRL” is set to“ON”.
    A 50 km d'altitude, mettre sur "off" les fusées de maintien de AOA (angle d'approche)

    •Lift forces will cause the glider to pitch up.To bleed off energy you should perform left and right banks.Due to the relatively highlift drag ratio of the glider you need very steep bank angles(90°).
    Les forces aerodynamiques forceront la navette à "lever" le nez. Pour perdre de la vitesse il est conseillé
    de faire faire des virages de guauche à droite.
    Dû à l'aerodynamisme de la navette, ces virages doivent être effectués avec la navette quasiment à 90°
    sur son aile droite ou guauche (bank angle)


    •Your current flight path passes south of the KSC,so you should initially bank left to correct your approach path.
    Votre plan de vol passe au sud de la piste de KSC, alors vous devriez entamer un virage sur l'aile guauche pour l'avoir en finale dans vos 12h.

    •The bank angle will determine your rate of descent and airspeed.If you come up short to
    the KSC,reduce the bank angles to slow your descent and reduce atmospheric deceleration.If you come in too fast or too high,increase the bank angles to increase the descent slope and atmospheric friction.
    Votre angle de descente (ex -05°,-10°,-15° etc...) détermine votre taux de descente (pieds/min) et votre
    vitesse. Si vous êtes trop court, réduisez votre angle de descente pour réduire votre taux de descente et votre taux de décellération atmosphérique. Si vous arrivez trop haut ou trop vite, faites l'inverse !!!


    •Timing of the reentry path is critical.
    Le timing est critique car la navette plane jusqu'au
    "touchdown" pas de 2éme chance et on se retrouve vite avec les alligators aux fesses.


    • Lower landing gear.Deploy air brakes.Touchdown speed is150 m/s.
    Descendre les trains et déployer le parachute (aerofreins) une fois au sol.
    Le touchdown s'effectue a 150m/sec (ca va vite!!!)


    • Use wheel brakes(and)on roll out until you come to a halt.
    Freiner (avec les palonniers) comme dans un avion jusqu'à l'arrêt totâl de la navette.




    Une fois dans les couches denses de l'atmosphère la navette se pilote et se comporte exactement comme un avion avec les moteurs coupés, les instruments utilisés pour la radio-navigation ainsi que pour les
    communications sont les mêmes que pour n'importe quel avion.
    Toutefois l'atterrissage est très délicat car le pilote braque la navette peu avant le touchdown et sort ses trains au dernier moment pour éviter tout risque de déccrochage.

    Il est fortement déconseillé de pratiquer cela chez vous !!! lol. (à part sur simulateur)

    Merci à "Orbiter" The Free Space Simulator" d'ou je tire ces informations qui sont un petit résumé de l'art
    du "reentry".
    Je conseil à tous ceux qui aiment la conquête spatiale de se procurrer ce fabuleux simulateur qui est gratuit.

    Je tiens à dédier ce message à tous nos "héros" qui ont perdu leur vie pendant ces missions.

    Cordialement.
    Europa

  33. #27
    philip60

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Citation Envoyé par Blink Voir le message
    Je vais tenter d'apporter une explication. Si Yantar veut bien confirmer ...

    Tout d'abord, pour décellérer, la poussée doit être émise dans le sens contraire du mouvement. Or la navette ne dispose pas de moteurs sur le nez (en fait si, mais se sont des moteurs de manoeuvre à gaz froid), donc elle est retournée pour aligner ses moteurs arrière dans le sens de marche. Par contre, je ne sais pas si ce sont les SSME qui sont utilisés, ou d'autres moteurs. Ensuite, oui, c'est la friction sur les couches denses de l'atmosphère qui ralentissent la navette. Le mot "planer" est très exagéré car elle plane aussi bien qu'un fer à repasser, dison que c'est une "chute ralentie". L'angle de rentrée est TRES important: pour une vitesse donnée, si on l'angle est trop grand, il y a de fortes chances d'avoir "un peu trop chaud"; si au contraire il est trop plat le vaisseau peut rebondir sur les couches denses de l'atmosphère. C'est ce qui a failli arriver à Apollo XIII, et ce qui est arrivée à la météorite qui a survolé les montagnes du Wyoming le 10 Août 1972 (pour info, elle a été estimée à 1000 tonnes et aurait dégagé la puissance d'une bombe atomique si elle s'était écrasée). Pour la navette, c'est d'autant plus important qu'elle n'est pas stabilisée naturellement, au contraire des Soyuz de forme "phare-de-vieille-voiture-ale". La descente du vaisseau américain est un subtil compromis entre vitesse de chute, angle d'attaque et dissipation thermique.
    Pour la décélération, ce ne sont pas des grammes, mais des G. Celà correspond à l'accélération de la pesanteur sur Terre (au niveau de la mer, à confirmer): 9,81 ms² (oui, oui, au carré: des mètres secondes par seconde)
    Vu qu'il n'y a plus de reservoir de carburant, comment fait-il pour allumer 2 moteurs pour effectuer la manoeuvre de désorbitation?

  34. #28
    philip60

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Comment fait-il pour allumer 2 moteurs pour effectuer la manoeuvre de désorbitation alors qu'i n'y a plus de reservoir de carburant?

  35. #29
    SK69202

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bonjour,

    Il n'y a plus de carburant pour les moteurs principaux, les 3 gros sur l'arrière de la navette.

    Mais l'arrière de la navette comporte 5 tuyères, les 3 grosses en panne sèche et 2 plus petites. Ce sont ces dernières alimentées part des gaz issus d'ergols chimique qui amorçe le freinage de la navette. Ces ergols servent à toutes les manoeuvres en orbite, les tuyères avant sont sous le pare-brise de la navette.

    Si ces réservoirs sont secs en orbite, là il y a problème...


    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  36. #30
    philip60

    Re : Rentrée dans l'atmosphère

    Bonjour Yantar, comment fait-la navette pour allumer 2 moteurs pour effectuer la manoeuvre de désorbitation sans reservoir de carburant qui a été largué?

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