comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB
Discussion fermée
Page 1 sur 2 1 DernièreDernière
Affichage des résultats 1 à 30 sur 42

comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB



  1. #1
    glou

    comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB


    ------

    Hello
    je propose que l'on discute de ce genre de news:
    A velocity dipole in the distribution of radio galaxies
    LARGE PECULIAR MOTION OF THE SOLAR SYSTEM FROM THE DIPOLE ANISOTROPY IN SKY BRIGHTNESS DUE TO DISTANT RADIO SOURCES
    Testing the cosmological principle with CatWISE quasars: a bayesian analysis of the number-count dipole
    Overdispersed Radio Source Counts and Excess Radio Dipole Detection
    Colloquium: The cosmic dipole anomaly
    Ca cause qu'il y aurait une densité de matière importante, mesurée, sur laquelle nous tombons avec une vitesse au moins trois fois plus importante que la vitesse indiquée par le dipôle cosmologique, et elle se trouve, justement, dans la direction du dipôle, en somme il y a un déficit dans la direction opposée à notre mouvement dans le cosmos, et la direction de mouvement, enfin... j'ai vu surtout parler du dipôle plus que du pole 'bleu' du dipôle, même si je n'ai pas vu d'analyse dans les deux directions...
    Les premières mesures remontent au début des années 2000 et les dernières semblent les confirmer à 5σ. Les ondes radio sont analysées sur un large spectre, via différents surveys, les distances tournent autour de z=1, les vitesses en excès sont de l'ordre de 1000 à 2000km/s, j'arrondis
    Ce qu'il faut comprendre, c'est que le flux énergétique mesuré est plus important qu'attendu, ce qui se traduit par un excès de matière à la source de ce rayonnement, et les mesures sont confirmées avec la déclinaison, en fonction de l'angle avec le dipôle cosmologique

    Donc, je propose d'en parler mais je préfère prévenir que ce résultat met le modèle actuel au pied du mur: soit le principe cosmologique est remis en question, ce que semblent conclure les auteurs, mais il doit expliquer comment une telle densité est possible à large échelle (va-t-on inventer une nouvelle matière noire qui s'effondre à large échelle dans les premiers temps de l'univers?) soit le modèle d'expansion est remis en question, car ce résultat privilégie un modèle où les redshifts ne s'accentuent pas dans le temps mais, au contraire, diminuent, les redshifts sont amplifiés par les facteurs Doppler et de Lorentz d'autant plus qu'ils sont loins, ce que doivent confirmer les surveys des champs profonds (sachant qu'on est déjà à 5σ pour des densités de la taille d'environ 5Gal, une grosse boule située sur le rayon 13.8Gal dans notre direction de mouvement)

    Donc, à votre avis, pour solutionner le problème observé, vers quelle voie va-t-on s'orienter: remettre le principe cosmologique en question, ou bien le modèle d'expansion?

    -----

  2. #2
    mach3
    Modérateur

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Je n’ai pas le niveau pour participer utilement mais je trouve cela très intéressant. Si Yves passe par ici il aura peut-être des commentaires car la cosmologie inhomogene est un sujet qu’il a déjà abordé ici par le passé.

    Est-ce qu'il y a des réactions à ces observations dans la communauté ?

    m@ch3
    Never feed the troll after midnight!

  3. #3
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    De mon côté je vais défendre l'autre hypothèse, j'espère rester neutre quand même. Avant ça, il y a tout un questionnement, par exemple: est-ce que l'on peut faire d'autres hypothèses (sérieuses, démontrables, mesurables), que le questionnement sur le principe cosmologique ou l'expansion? Il ne sembl pas y avoir 36interprétations possibles...
    A priori, si on souhaite questionner le modèle d'expansion, il faut une autre interprétation des redshifts cosmo. Existe-t-il une autre manière de questionner l'expansion, sans se contenter de modifier des paramètres internes?
    Si on se réfère à la définition du décalage gravitationnel d'Einstein df/f=gh/c², on peut considérer par exemple que les longueurs locales (h) sont normalisées par un facteur f>1 croissant avec notre distance d'observation. A priori, ça signifie aussi qu'à distance locale non normalisée, la gravitation était plus forte par le passé. Après tout, c'est ce que nous raconte le décalage gravitationnel: à masse plus importante, redshiftage des signaux plus important
    Est-ce que cette hypothèse a été étudiée par le passé? Parmi les théories à gravité modifiée? J'ai l'impression que ces théories se penchent sur des modifications en fonction de la distance, notamment pour expliquer l'accélération a0 (MOND) au bord des galaxies. Quid des modifications de la gravité dans le temps, ici diminuant dans le temps?
    En gros, il s'agit d'opposer ce que j'ai déjà entendu être équivalent: faire gonfler le vide ou ratatiner les densités. En fait, je crois plutôt que la question serait d'opposer les deux assertions "faire gonfler de plus en plus le vide" (les galaxies s'éloignent de plus en plus vite de nous) et "ratatiner de moins en moins les densités" (par exemple les redshifts s'envolent proche de l'horizon, on n'est donc pas dans le cas "ratatiner de plus en plus les densités")

  4. #4
    mtheory

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou Voir le message
    Donc, à votre avis
    Bonjour,
    Il faut lire la bonne littérature https://www.futura-sciences.com/scie...nivers-129767/ et quant à Mond dans le passé https://www.futura-sciences.com/scie...tie-ii-128117/
    “I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    mtheory

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par mtheory Voir le message
    Bonjour,
    Il faut lire la bonne littérature https://www.futura-sciences.com/scie...nivers-129767/ et quant à Mond dans le passé https://www.futura-sciences.com/scie...tie-ii-128117/
    Un lien entre Mond et l'énergie noire ?

    Futura : Justement, de ce point de vue phénoménologique ou observationnel, peut-on espérer des avancées dans les prochaines années ? Quelles sont les nouvelles données qui s'avéreront les plus intéressantes pour ce débat ?

    Benoit Famaey : C'est une excellente question. Il y aurait toute une série de réponses possibles, mais si je dois en choisir une, je dirais que les données de l'Observatoire SKA (Square Kilometer Array) vont probablement être les plus à même de nous éclairer sur ces questions dans les prochaines années. De très nombreuses courbes de rotation pourront être obtenues avec une grande précision jusqu'à un décalage vers le rouge de 1, ce qui nous permettra de tester si la phénoménologie Mond reste valable hors de l'Univers local et si la constante a0 est vraiment une constante.

    Comme je le disais, du point de vue épistémologique, la possibilité la plus intéressante serait une modification de l'inertie, impliquant un changement radical de paradigme. Dans ce cadre, cela fait longtemps que l'on a constaté qu'en multipliant la constante de Hubble-Lemaître H0 par la vitesse de la lumière c, on trouve une accélération qui est proche de l'accélération limite a0 de Mond (elle est de l'ordre de 10−10 m/s2). Non seulement on a cette relation a0 ∼ cH0, mais aussi a0 ∼ c2 Λ(1/2) où Λ n'est autre que la constante cosmologique d'Einstein accélérant l'expansion de l'Univers observable.

    Or, la constante de Hubble-Lemaître varie avec le décalage vers le rouge (le redshift), c'est-à-dire qu'elle varie dans le temps pour un observateur qui effectue sa mesure au moment où il vit. Cela suggérerait alors que a0 varie dans le temps. Mais si la constante cosmologique est bien une constante, alors on s'attendrait plutôt à une vraie constante a0. Il y a donc peut-être un lien profond entre une théorie de Mond et une théorie de l'énergie noire Un schéma montrant la part relative de l'énergie noire (dark energy) dans l'univers. Son estimation varie mais on donne généralement une valeur légèrement supérieure à 70 %.
    . Les données de SKA pourraient nous aider à y voir plus clair de ce point de vue.

    En ce qui concerne la constante de Hubble-Lemaître, on rappellera enfin la fameuse tension cosmologique entre la détermination de celle-ci à partir des observations du FDC faites avec le satellite Planck et celle faite avec l'étude des supernovae SN Ia calibrées sur les distances des étoiles Céphéides. L'Univers ne nous a donc, quoi qu'il en soit, sans doute pas encore révélé son dernier secret !
    Dernière modification par mtheory ; 01/04/2026 à 14h24.
    “I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman

  7. #6
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par mtheory
    Il faut lire la bonne littérature
    Pour mesurer les redshifts dans la direction du dipôle, j'utilise aussi le test Ellis et Baldwin. Dans leur article, ils ne sont pas très concis, voici une démonstration de la formule, à la fin on trouve effectivement le facteur 1+v aux petites vitesses (θ=0, au centre du pôle bleu du CMB), j'ai écris ça en anglais
    Ce test permet de 'deviner à quoi doit ressembler l'univers (observable) dans notre direction de mouvement, il est commun dans le questionnement du principe cosmologique ou de l'expansion
    l'accélération limite a0 de Mond. Non seulement on a cette relation a0 ∼ cH0, mais aussi a0 ∼ c2 Λ(1/2
    Quitte à faire des calculs à la louche, il y a aussi H~c/R, (R=13.8Ga) et en ce cas le cadre d'une théorie à gravité modifiée serait un univers observable qui gonfle à la vitesse c. Pour obtenir R, il faut connaître l'âge des plus vieilles étoiles (13.5Ga), et l'âge de la voie lactée (300Ma, âge de la plus jeune galaxie observée)
    Comme le modèle d'expansion, on part d'un univers à densité constante et, au lieu de dilater l'espace vide, on détend les densités. Ce n'est donc pas le modèle stationnaire, car on suppose ici que la gravité diminue dans le temps, d'ailleurs je propose qu'on l'appelle le "modèle de détente". On peut éventuellement parler de l'inflation et autres mystères du modèle actuel (matière noire, énergie noire) pour étudier en détails le comportement de la dilatation de l'espace vide, mais je ne vois pas le rapprochement avec l'hypothèse de l'univers inhomogène qui pourrait être fait, ou de l'origine des densités dans un modèle de détente (avant leur détente) et préciser ce que sont ces mystères dans un modèle de détente, mais là non plus ce ne serait pas très utile
    Restons donc sur le sujet 'modèle inhomogène VS modèle de détente'
    De ce que je comprends d'un modèle inhomogène, c'est que c'est une disposition ad-hoc, rien ne permet de prédire les caractéristiques des surdensités. Dans la vidéo, on voit que tout le ciel est observé, on voit une surdensité centrée sur le pôle bleu du CMB, et une sous densité dans le pôle opposé. A priori ce résultat questionne désormais le principe anthropocentrique, ça commence à faire beaucoup!
    Dans un modèle de détente, les trous noirs supermassifs étaient encore plus massifs par le passé. Parallèlement on observe des TNSM très jeune, au centre de galaxies, on observe qui plus est aussi des galaxies plates très jeunes avec ces TNSM en leur centre, qui ne nécessitent à priori pas de fusion (les fusions détruisent leur structure plate), dont les bulbes sont proportionnels à la masse de leur trou noir central, et elles semblent être accompagnées de galaxies naines évoluant dans des plans, quasi perpendiculaires au plan des galaxies plates. Le rapprochement entre ces observations semblent indiquer que les TNSM s'évaporent et sont responsables de cette grappe de mystères

    L'univers inhomogène ajouterait de nouveaux mystères (de nouveaux paramètres) tandis qu'un modèle de détente en résoudrait plusieurs. A l'échelle de la gravitation en tout cas. A une échelle inférieure, la première hypothèse ne demande rien de plus, tandis que la deuxième demande de revoir les hypothèses sur les TN. Qu'est-ce qui demanderait à être revu? A priori on dit qu'ils s'effondrent quand le rapport énergie/masse devient insuffisant et qu'il n'y a pas moyen de faire le trajet inverse parceque leur coeur est ponctuel. Il suffirait de dire que le coeur n'est pas ponctuel et que lorsque ce rapport passe un seuil (l'énergie du CMB étant continument absorbée par le TN), il éructe par centrifugation ou jet. Est-ce que cette voie serait pire que d'avoir à revoir à la fois le principe cosmologique et le principe anthropique dans le cas de l'univers inhomogène?

  8. #7
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par mtheory
    Il faut lire la bonne littérature
    Pour mesurer les redshifts dans la direction du dipôle, j'utilise aussi le test Ellis et Baldwin. Dans leur article, ils ne sont pas très concis, voici une démonstration de la formule, à la fin on trouve effectivement le facteur 1+v aux petites vitesses (θ=0, au centre du pôle bleu du CMB), j'ai écris ça en anglais (1page)
    Ce test permet de 'deviner à quoi doit ressembler l'univers (observable) dans notre direction de mouvement, il est commun dans le questionnement du principe cosmologique ou de l'expansion

    Pour sa défense, le modèle inhomogène peut-il estimer qu'il soit hautement probable qu'il y ait une densité 'sur notre chemin', et une sous-densité dans la direction opposée? A priori non, le principe anthropique est même questionné, mais on peut chercher à rendre les autres mesures cohérentes avec cette présence et cette absence
    Si par exemple on calculait notre vitesse de chute sur cette masse, correspond-elle à celle mesurée?
    A la louche v = a.T avec a =G.M/r²= avec r=8Gal. On mesure v~1500km/s, on trouve M= v.r²/T.G~1E50kg, ce serait la différence de masse entre la sur et la sous-densité. Est-ce cohérent avec les observations? J'ai bien peur qu'un tel calcul ne demande à bien connaître la masse de l'univers observable, sa densité

  9. #8
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou
    M= v.r²/T.G~2E50kg
    dans la 4ème source, les différents surveys comptabilisent moins de 1E7sources radio. En comptant large, 1E11M par source, ça fait une masse de 2E48kg. A priori la surdensité n'est qu'un pourcentage de cette masse, disons la moitié, soit 1E48kg max. Les calculs demandent certes à être affinés, mais, même en comptant large, on part avec un déficit d'un facteur 200 (est-ce que les surveys se tromperaient d'un facteur 200 dans leur comptabilisation?) qui ne peut expliquer une vitesse de chute de 1.500km/s. Il reste aussi l'estimation de la distance, si cette surdensité est 10fois plus proche, soit à 800Mal, ça pourrait par contre correspondre, est-ce que les surveys se trompent dans leur (maigre) estimation de la distance de la surdensité (z~1)?
    Il y aurait peut-être un échappatoire en la considération d'un temps universel, il faudrait considérer que le référentiel de chute libre est dans un volume d'espace-temps qui évolue. Par exemple la densité globale est censée être plus forte par le passé dans le modèle d'expansion, à masse d'univers observable constante, à priori la RG aurait son mot à dire
    Le problème c'est que le modèle d'expansion conclut, lui, que l'espace est plat, localement plat, en somme la gravitation contracte tandis que le vide se dilate tant est si bien qu'il y a "équilibre". La volonté de chercher à obtenir des résultats "à l'équilibre" est louable mais par contre, il n'y a aucun espoir de considérer une quelconque "évolution de l'évolution" du temps (le temps universel a toujours été proscrit), un espace plat est défini à l'infini des masses, où le temps s'écoule à vitesse infinie (j'ai même l'impression que l'espace plat dont parlent les cosmologues est à vitesse du temps nulle, afin que le temps au bord d'une galaxie, modélisée, soit imposé, par décroissance képlérienne ou similaire, depuis son centre, vous en pensez quoi? Dans quel sens dit-on que l'espace est plat? Dans les modélisations de cube d'univers, à priori newtoniennes, il y a à priori un temps universel, quid de l'espace plat?)
    C'est pas que je tienne à régler des comptes avec le modèle d'expansion ou que j'attende en vain des réponses qu'un tel modèle ne peut fournir (si?), mais en tout cas il ne semble pas aider à régler le problème soulevé par le premier paragraphe. Si on tient au modèle d'expansion, il va peut-être falloir le modifier de conserve avec le principe cosmologique

  10. #9
    mtheory

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou Voir le message
    Il y aurait peut-être un échappatoire en la considération d'un temps universel, il faudrait considérer que le référentiel de chute libre est dans un volume d'espace-temps qui évolue. Par exemple la densité globale est censée être plus forte par le passé dans le modèle d'expansion, à masse d'univers observable constante, à priori la RG aurait son mot à dire
    Le problème c'est que le modèle d'expansion conclut, lui, que l'espace est plat, localement plat, en somme la gravitation contracte tandis que le vide se dilate tant est si bien qu'il y a "équilibre". La volonté de chercher à obtenir des résultats "à l'équilibre" est louable mais par contre, il n'y a aucun espoir de considérer une quelconque "évolution de l'évolution" du temps (le temps universel a toujours été proscrit), un espace plat est défini à l'infini des masses, où le temps s'écoule à vitesse infinie (j'ai même l'impression que l'espace plat dont parlent les cosmologues est à vitesse du temps nulle, afin que le temps au bord d'une galaxie, modélisée, soit imposé, par décroissance képlérienne ou similaire, depuis son centre, vous en pensez quoi? Dans quel sens dit-on que l'espace est plat? Dans les modélisations de cube d'univers, à priori newtoniennes, il y a à priori un temps universel, quid de l'espace plat?)
    C'est pas que je tienne à régler des comptes avec le modèle d'expansion ou que j'attende en vain des réponses qu'un tel modèle ne peut fournir (si?), mais en tout cas il ne semble pas aider à régler le problème soulevé par le premier paragraphe. Si on tient au modèle d'expansion, il va peut-être falloir le modifier de conserve avec le principe cosmologique
    Attention, j'ai lu vite fait et ce serait mieux si vous utilisiez des petits paragraphes bien séparés. Mais de ce que j'ai compris en survolant je dois répondre que dans des modèles cosmologiques de type FRWL, le temps est universel que l'espace soit plat ou courbé. Un temps universel apparait chaque fois qu'on considère un espace essentiellement homogène, même si à petite échelle ce n'est pas le cas et que donc s'ajoute des variations de la vitesse d'écoulement du temps. On voit bien dans une métrique de type FRWL que l'on a un dt2 et pas un (1-2M/R)dt2
    “I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman

  11. #10
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par mtheory
    le temps est universel que l'espace soit plat ou courbé
    Et bien, normalement, l'espace plat est à l'infini des masses, la décroissance képlérienne du champs de gravitation part du centre de masse pour arriver à zéro à l'infini. A priori, on peut tout à fait dire que l'espace(-temps) est quasi-plat mais faire l'hypothèse de la platitude parait osée voire contradictoire

    Et ce serait dans le sens 'tangentiellement plat", comme au fond d'un puit gravitationnel: le fond est 'plat' mais à un niveau de potentiel non nul
    Concernant l'univers observable, sa masse doit à priori se traduire en potentiel gravitationnel constant partout, mais j'ai l'impression que la dilatation de l'espace tend à tendre la nappe d'espace temps, de façon à compenser localement la courbure globale et que cela se traduirait, pour le modèle d'expansion, par dire que l'espace est plat, en tout cas localement plat, de sorte que si l'on y considère une masse, tout se passerait comme si elle était seule, les autres masses étant à l'infini

    C'est une approximation excessive, il faut un modèle qui tienne compte du potentiel gravitationnel de la masse de l'univers observable. Le sujet de ce fil, fermé, allait en ce sens. Bon, il se trouve que l'intégrande évoquée est indépendante de r, il n'y a pas besoin de normalisation des distances locales comme imposé par le modèle de détente évoqué ici, le calcul resterait valide: est-ce que ça veut dire qu'il n'est pas surprenant que le temps universel à l'époque d'un évènement distant soit similaire au nôtre, alors que son univers observable, distant, centré sur ledit évènement et de plus petite taille que le nôtre? Je pose la question aux deux modèles, détente locale ou expansion non locale!

    Un temps universel apparait chaque fois qu'on considère un espace essentiellement homogène
    Comment peut-on parler du comportement relativiste du cosmos tout en considérant que les évènements se déroulent dans un temps universel immuable, qui plus est dans un environnement d'espace plat?

  12. #11
    mtheory

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou Voir le message

    Comment peut-on parler du comportement relativiste du cosmos tout en considérant que les évènements se déroulent dans un temps universel immuable, qui plus est dans un environnement d'espace plat?
    Tout simplement parce que c'est une propriété de la solution de FRWL pour un espace-temps plat en expansion. On le voit très bien dans la métrique de la solution qui n'a aucun facteur g00 qui dépend du temps ou de l'espace, donc c'est conforme au théorème qui dit que les solutions homogènes ont un temps cosmique universel, ce qui permet d'ailleurs de donner du sens au concept d'âge de l'Univers observable.
    “I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman

  13. #12
    mtheory

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou Voir le message
    Et bien, normalement, l'espace plat est à l'infini des masses, la décroissance képlérienne du champs de gravitation part du centre de masse pour arriver à zéro à l'infini. A priori, on peut tout à fait dire que l'espace(-temps) est quasi-plat mais faire l'hypothèse de la platitude parait osée voire contradictoire
    Pas du tout, c'est une question d'échelle de description, à suffisamment grande échelle un fluide apparait continu et pour un certain niveau de description et dans certains cas, à une excellent approximation il se comporte comme continu bien que fait de particules. Là c'est pareil, certes les écoulements de temps ne sont pas tout à fait les mêmes pour chaque galaxie mais les différences sont très minimes.
    “I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman

  14. #13
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    conforme au théorème qui dit que les solutions homogènes ont un temps cosmique universel
    La question de l'homogénéité est une question d'interprétation, il suffit par exemple d'ajouter un trait d'échelle qui diminue dans les simulations newtoniennes, il représente l'homogénéité variable dans le temps. Mais nous, on est au centre de notre cube d'univers, l'univers observable, on ne le voit pas comme un cube d'univers simulé sur ordi, on le voit comme un "volume d'espace-temps" et la variation de la densité avec la distance devrait se mesurer, c'est un peu 'facile' de les cacher derrière un temps universel. Faudrait une simulation relativiste d'un cube d'univers où l'on se trouve au centre
    Les différences entre les différentes valeurs de H0 (mesurées avec les données les plus lointaines ou moins lointaines) sont vraisemblablement issues, je dirais presque par définition, à cette variation. Et si l'on rajoute par dessus là une description d'espace plat aujourd'hui et... plat par le passé, je vois mal les variations qui pourraient opérer. Je trouve que les limites du modèle sont atteintes, il va falloir tenir compte d'effets relativistes, je ne sais si la relativité numérique fait les bonnes hypothèses
    à suffisamment grande échelle un fluide apparait continu
    c'est quoi cette histoire de fluide?
    Dernière modification par glou ; 03/04/2026 à 21h33.

  15. #14
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou
    volume d'espace-temps
    Par exemple, revenons à notre mouvement dans l'espace, trahi par le dipôle du CMB. On voit l'univers évoluer plus rapidement dans le pôle bleu, rappelez-vous que lorsque l'on se déplace vers une source, on attrape les photons avant qu'ils n'atteignent nos positions antérieures, l'histoire de la source se déroule plus rapidement que si l'on était immobile. Les redshifts lointains sont censés évoluer plus rapidement avec la distance, les plus lointains sont plus prononcés dans le cas de l'expansion (redshift drift négatif), moins dans le cas d'une détente (où l'intensité de la gravitation diminuerait dans le temps) à redshift drift positif

    Question à tous ceux qui ont lu le pdf sur la relativité: les redshifts sont multipliés par 1+v/c (plus ou moins la déclinaison), cette évolution est donc amplifiée par 1.001, les plus lointains redshifts dérivent donc d'avantage
    Peut-on dire ainsi qu'on voit l'univers (de taille R) plus vieux, agé de Rx1.001? Ou voit-on un 'univers tendanciel'? tendanciel: c'est ce que je dirais à propos du glitch qui se produit dans un jeu vidéo lorsque la connection est coupée: les avatars et autres objets mouvants se déplacent alors en ligne droite. Vous voyez ce que je veux dire? Notre déplacement nous permettrait de voir le delta de redshift, positif ou négatif donc, que va prendre tel ou tel redshift dans le ciel, dans Rx0.001 années, soit environ 14Ma. Nous ne verrions pas spécifiquement le futur de notre univers observable mais les redshifts observés seraient ceux d'un univers âgé de Rx1.001, qu'en pensez-vous?
    Le facteur 1.001 doit nous montrer des variations qui paraissent accessibles aux instruments, on aurait tord de s'interdire quelques prédictions. On ne va pas attendre 14Ma pour vérifier, mais on peut comparer avec ce qui est censé être observé ailleurs qu'au centre du dipôle. Pas dit que l'ELT ou SKA seront capables de mesurer la dérive des redshifts, est-elle positive, négative? Mystère!

  16. #15
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou
    'univers tendanciel'
    dans df/f=gh/c², df inclut un F.dt, la fréquence reçue évolue au cours du temps, d'une quantité F (positif ou négatif) en croissance linéaire avec le temps. Finalement, c'est pas F qui est multiplié par 1.001 mais dt. De toute façon, le doc sur la relativité concerne seulement la période d'émission, pas la fréquence des photons. F est croissant avec la distance d'émission
    Donc en somme, suivant que les photons reçus aient été envoyés depuis plus ou moins loin, ils vont être plus ou moins redshiftés par notre vitesse. Je sais pas vous, mais la géométrie d'espace-temps devient tout de suite moins 'linéaire', les photons ne semblent pas tous voyager dans la même géométrie. Après tout nous nous déplaçons dans les géométries d'objets distants. Se pourrait-il, par exemple, que le nombre de dimensions augmente dans le temps? La mécanique quantique serait capable de nous répondre que s'il faut considérer les états de toutes les particules de notre univers observable, on pourrait construire localement la géométrie avec au moins N dimensions, qui plus est en croissance. Bon, c'est pas très important, mais ce genre d'hypothèses peut servir en tout cas à déterminer une loi de diminution de l'intensité de la gravitation et une courbe redshift-distance modèle:
    Code:
    R=13.81;
    z=0:0.001*14.44/13.5:13.5;
    halfZ = 0.77/(-1/R^(2/3.0)+1./(R/2).^(2/3.0));  %(0.77 = redshift à R/2)
    dist = R-1./(z./halfZ+1/R^(2/3.0)).^(3/2.0);
    bonus, elle colle presque parfaitement à la courbe du modèle actuel (Planck 2018 results. VI. Cosmological parameters)
    Code:
    OM=0.3153;
    OL=1-0.3153-0.415/67.36/67.36;
    DIST = R-2*asinh(sqrt(OL/OM)./(1+z).^(3/2.0))*977.8/(3*67.36*sqrt(OL));
    en z=1.2, on trouve dist~8,9464Gal
    Si on trace pour R=13.81*1.001, on a une nouvelle courbe et en 8,9464Gal, on trouve z=1.197, soit un dz~0.003, trois fois le dipôle cosmologique, c'est le résultat mesuré dans [4]

    Se pourrait-il donc que ce delta soit interprété, dans le modèle d'expansion, comme un excès de flux énergétique émis par une prétendue surdensité?

  17. #16
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou
    l'âge de la voie lactée (300Ma, âge de la plus jeune galaxie observée)
    l'âge de sa naissance. Dans un scénario de détente, les TNSM et la structure cosmique se formeraient très rapidement à la naissance de l'univers, et ils mettraient 300Ma à s'évaporer significativement, faute d'autres données
    l'énergie du CMB étant continument absorbée par le TN
    non seulement l'énergie absorbée augmente dans le temps, mais en plus la masse du TN est censée diminuer dans le temps dans un modèle de détente, tandis que son alimentation en matière peut être au ralenti. Un TNSM 'mâche' la matière qu'il absorbe et la renverrait en séparant son inertie verticale et horizontale, de sorte que les galaxies plates en serraient issues par centrifugation, et leur bulbe par jet. Ce 'mâchage' est naturellement anisotrope, il serait surtout permis par la rotation du TN. Sans rotation, la matière serait expulsée (elle perd alors de l'énergie en rayonnant) dans toutes les directions avant de retomber, et d'être à nouveau expulsée au bout d'un certain temps

    L'hypothèse envisagée pour leur croissance dans le modèle d'expansion est une alimentation planaire. Je n'ai pas retrouvé l'info, mais les galaxies plates sont aussi étudiées de la sorte, elles seraient alimentées par des flux de matière planaires (ou alors c'était une remarque en passant dans un article, du genre: "regardez en détail les simulations à grande échelle, certaines galaxies plates sont formées, par endroit, par une alimentation planaire")
    A priori, une alimentation planaire en matière est improbable. Si l'on veut que le haut taux de galaxies plates s'explique dans le modèle actuel, avec un TNSM en leur centre, il me parait nécessaire de dire que la gravitation n'est alors pas isotrope et qu'elle privilégie deux dimensions sur les 3 à l'échelle des galaxies
    Bon, je n'ai pas lu tous les articles de formation des galaxies plates ou TNSM, mais cette hypothèse d'anisotropie de la gravitation ne semble pas spécialement attendue. Les auteurs sont prudents, ils attendent les prochains surveys et s'attendent à un afflux de matière important. On se demande ce qu'ils espèrent, on se demande comment un afflux de matière peut être attendu aussi important que planaire. A priori, les théoriciens de la gravitation seraient en tout cas tentés d'anticiper avec des papiers théoriques sur une gravitation anisotrope, c'est peut-être déjà le cas ou sont-ils prudents et attendent eux-aussi les prochains surveys pour dégainer leurs éventuels papiers

    Donc si on résume: soit on considère le modèle inhomogène qui fout en l'air le principe cosmologique, le principe anthropique et l'isotropie de la gravitation, ou bien un modèle de détente, dans lequel les galaxies plates sont effectivement alimentées planairement... depuis leur TNSM. Et pour une fois, on aurait un modèle 'stable', on verrait de plus en plus de galaxies dans le ciel, les galaxies actuelles seraient de moins en moins redshiftées et on verrait des galaxies encore plus lointaines avec des redshifts aussi importants que les galaxies actuelles les plus lointaines. Et ma foi, la gravitation sera encore plus négligeable qu'aujourd'hui, et dans un avenir très lointain, la matière des étoiles mortes deviendra à priori accessible à son exploitation. Autant dire que la véritable colonisation de l'univers n'est pas pour demain et que les 'grands filtres de la vie' ont tout le temps d'agir!

    Citation Envoyé par mtheory
    On voit bien dans une métrique de type FRWL que l'on a un dt2 et pas un (1-2M/R)dt2
    Dans les simulations newtoniennes du modèle d'expansion, où l'on rajoute un trait d'échelle diminuant de taille pour représenter l'expansion, cela ne veut-il dire que la vitesse de la lumière augmenterait dans le temps? Ou alors que le temps s'écoule, concomitamment, de plus en plus lentement de façon à ce que c est en apparence constante? Mais la densité est censée diminuer dans le temps, il devrait donc (d'après la RG), au contraire, s'accélérer. La logique du modèle d'expansion m'échappera toujours...
    Et que signifie le potentiel (gravitationnel) 2M/R? on est au centre de l'univers observable (R=0), ne devrait-on pas faire une intégrale sur tout l'univers observable? Qui plus est avec R=45Gal?
    Dernière modification par glou ; 07/04/2026 à 09h25.

  18. #17
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Citation Envoyé par glou
    L'hypothèse envisagée pour leur croissance dans le modèle d'expansion est une alimentation planaire
    il y a cette source et les sources qui y sont citées, ça cause que l'accrétion super-Eddington, permettant à un astre d'accréter sans être gêné par la rétroaction radiative, est permise lorsque l'astre est alimenté par un disque de matière. Pour les galaxies plates, je ne retrouve pas, mais bon, c'est pas compliqué à comprendre, si on alimente une densité avec deux flux opposés et planaires, légèrement décentrés, un vortex se crée et, pouf, une galaxie plate! C'est de l'hydrodynamie à grande échelle
    Citation Envoyé par glou
    R=0
    c'était pour dire que nous sommes au centre de l'univers observable, la formule 2M/R n'est plus valide. Mais j'ai compris la remarque. Ceci dit, de manière générale, le potentiel est à priori constant partout dans l'univers, il varie à priori dans le temps, suivant la densité (et masse constante) dans un modèle où les galaxies s'éloignent (ou se rapprochent d'ailleurs), ou suivant la masse dans un modèle stationnaire (à densité constante) à rayon d'action croissant

    Dans le premier modèle, où les galaxies s'éloignent du fait de l'expansion, on entend dire que l'espace est localement plat, en somme l'expansion aplatirait localement le potentiel créé par les puits gravitationnels des masses de l'univers observable (sur l'idée que l'expansion dilate et la gravitation contracte). Du coup, le terme 2M/R (ou son équivalent intégré) disparaitrait 'naturellement'? J'ai quand même du mal à digérer que sous prétexte que l'univers est plat aujourd'hui et plat dans le passé, on néglige tout potentiel de l'univers observable, au point de faire l'hypothèse de platitude aujourd'hui ou dans le passé. Cette hypothèse ou ce résultat de platitude ne choque-t-il que moi? normalement cela signifie que le temps devrait s'écouler à vitesse infinie, c'est ainsi que l'on définit l'espace plat, à l'infini des masses...

    Dans le deuxième, la quantité de matière contenue dans l'univers observable augmente mais si l'on veut un modèle de détente, on peut difficilement en conclure que la masse augmente, vu que l'intensité de la gravitation est censée, dans le même temps, diminuer. Cependant, alors que dans le modèle d'expansion, il y a deux moteurs qui s'opposent (la dilatation du vide et la contraction des masses), il n'y en a plus qu'un dans un modèle de détente (la gravitation). Là il faudrait théoriser mais il me semble plus concevable de parler de temps universel, sans donc avoir à parler d'espace plat, la notion de potentiel de l'univers observable est en tout cas plus pertinente que dans le cas du modèle d'expansion

    Du coup, on va avoir du mal à parler de ce potentiel si on ne peut en parler que dans le cas d'un modèle de détente. Comment faire une étude comparative si le modèle d'expansion déclare forfait dès le départ?

    Dans le modèle d'expansion, je n'ai pas l'impression qu'il y ait des corrections relativistes sur les horloges distantes, alors que, à priori, si une galaxie s'éloigne, le délai de réception entre deux photons reçus devrait être dilaté, tout comme la distance qui nous sépare d'elle est dilatée, à tel point que les galaxies seront un jour hors de portée de tout détecteur. En plus d'être redshiftée, une galaxie est-elle peu lumineuse seulement parcequ'elle est lointaine? ou parcequ'elle s'éloigne? Compte-t-on les photons que nous recevons d'une source distante ou se contente-t-on de parler de flux énergétique comme dans [4]? S'il y a une étude sur le sujet, nous faisant apprécier le comportement relativiste des observations, je suis preneur! Parceque si l'on veut recevoir les photons d'une source distante avec la même cadence à laquelleils ont été émis, il faudrait que le temps distant s'écoulât plus vite lors de l'émission. Or l'univers était plus dense, la RG nous dirait que le temps s'écoulait plus lentement. Peut-on alors encore considérer que "l'espace était plat, on néglige le potentiel gravitationnel'? Quelqu'un pourrait-il me dire si j'invente ou identifie un problème lié au modèle d'expansion?

    Dans un modèle de détente, le potentiel est constant partout et à notre échelle de temps et d'une galaxie, on peut considérer qu'il est constant dans le temps et dans l'espace. Admettons qu'une étoile au bord d'une galaxie est au potentiel Us+U0, Us est déterminé à partir du champs gravitationnel de la galaxie et U0 est celui de l'univers observable. Supposons que Us<ce fil, on compare les accélérations et non les potentiels, cela permettrait ainsi de caractériser la 'matière noire' comme un effet relativiste, et non comme la matière attendue par le modèle d'expansion, vu que g00 n'intègre alors même pas l'ordre 1...
    D'où ma question: peut-on considérer que l'accélération est l'ordre 2 dans le terme g00?

    Si l'on n'est pas convaincu qu'il est préférable de considérer un modèle de détente plutôt qu'un modèle d'expansion (qui demande à revoir le principe cosmologique, le principe anthropique et, à priori, l'isotropie de la gravitation) il faudrait une expérience, par exemple l'envoi d'une sonde dans la direction opposée à notre mouvement (c'est à dire propulser une sonde à 370km/s sans aide gravitationnelle...) ou attendre que l'ELT ou SKA mesure le redshift drift (avec les courbes de redshift trouvées plus haut, j'estime qu'il faut une précision 1E-8 à un redshift 13, sur 20ans). Ca a l'air compliqué! En attendant une éventuelle mesure déterminante, un modèle de détente ne devrait-il pas avoir droit de cité?

  19. #18
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    bug (l'avant dernier paragraphe) on ne peut apparemment coller deux "<"
    Supposons que Us<
    Dans un modèle de détente, le potentiel est constant partout et à notre échelle de temps et d'une galaxie, on peut considérer qu'il est constant dans le temps et dans l'espace. Admettons qu'une étoile au bord d'une galaxie est au potentiel Us+U0, Us est déterminé à partir du champs gravitationnel de la galaxie et U0 est celui de l'univers observable. Supposons que Us < < U0. Nous sommes au potentiel UT+U0, disons que la galaxie est modélisée ponctuellement en son centre et nous sommes en son centre. Si nous étudions le comportement relativiste entre nous et cette étoile, nous considérerions le potentiel (UT+U0)-(Us+U0)= UT-Us, comme si U0 était remplacé par un potentiel plus bas, Us, n'y a-t-il pas un problème? A priori on ne peut pas considérer un potentiel plus bas que U0, ça n'aurait aucun sens, c'est le potentiel 'par défaut'. Dans un tel cas, ne peut-on pas considérer que lorsque l'ordre 1 du facteur g00 est inopérant (le potentiel ne varie plus lorsque l'étoile est loin ou très loin), il faut considérer l'ordre 2? Dans ce fil, on compare les accélérations et non les potentiels, cela permettrait ainsi de caractériser la 'matière noire' comme un effet relativiste, et non comme la matière attendue par le modèle d'expansion, vu que g00 n'intègre alors même pas l'ordre 1...
    D'où ma question: peut-on considérer que l'accélération est l'ordre 2 dans le terme g00?
    Dernière modification par glou ; 08/04/2026 à 19h53.

  20. #19
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Dans ce fil
    bon, on va pas forcément en reparler, mais j'aime bien la 'description schizophrénique' de la gravitation qui consiste à souligner que lorsque l'on fait l'approximation ponctuelle d'une masse, les champs et potentiels explosent quand on s'en approche trop, alors que lorsque l'on ne la fait pas, l'accélération vectorielle tend à s'annuler, on flotterait au centre de la Terre, comme si celle-ci n'était pas là. Entre un résultat nul ou infini, on se dit qu'il va falloir choisir, ou plutôt affiner le modèle

    Par exemple, si nous regardions une horloge distante (avec un détecteur à neutrino, on est au centre de la Terre hein) localisée au centre d'une masse M, le résultat ne serait pas le même si la Terre est là ou non, et il y a plusieurs cas: le champs de M est tellement énorme que même le champs de la Terre est négligeable en son centre, le champs de M est très faible et est submergé par le champs de l'univers observable, le champs de la Terre est négligeable (bon on sait que non) devant celui de l'univers observable ou non, et le cas intermédiaire le champs de M est comparable à celui de la Terre au centre de la Terre. Bon, on peut déjà dire que l'approximation ponctuelle de l'univers observable est un non-sens, on s'y déplace, tout en restant en son centre

    Au delà de l'espoir de décrire la MN sous la forme d'un effet relativiste (lorsque la Terre est 'remplacée' par une galaxie ou une étoile), il va bien falloir connaître les hypothèses et conséquences d'une approximation ponctuelle de masse
    Dernière modification par glou ; 09/04/2026 à 06h05.

  21. #20
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    n'y a-t-il pas un problème?
    je m'avance: le calcul de (UT+U0)-(Us+U0)= UT-Us deviendrait donc douteux à partir du moment où l'on ne verrait plus U0. Après tout, avec un résultat sans U0, on se placerait dans un univers flottant, plat, constitué des seuls objets d'étude, le reste (l'univers observable, l'univers tout entier, mystère) n'étant même pas considéré, même pas à l'infini, disparu, pouf. Si l'univers était réellement en expansion, on ne se tromperait pas de beaucoup, puisque U0 serait faible. Mais si U0 n'est pas faible, à quoi s'attendre?
    Si on rajoutait U0 au résultat, on aurait UT-Us+U0~UT+U0
    Le calcul UT-(Us+U0) ~ UT-U0 permettrait-il de considérer le 'champs de la matière noire' dans le temps terrestre? La différence 2U0 entre ces résultats peut-elle être vue comme la trahison de la présence d'une matière, dite noire, dans un espace supposé plat? Les physiciens adorent les histoires de potentiel, qu'en penseraient-ils?

    On veut bien qu'on nous dise qu'il y a de la matière inconnue, mais a-t-on vérifié qu'il n'existe pas un cadre dans lequel la matière noire n'est en fait qu'un potentiel, une variation de potentiel, provoquée, nécessairement, par l'environnement des galaxies? S'il faut sortir du modèle d'expansion pour permettre à U0 d'être non négligeable, et bien sortons-en! Tant qu'on pourra éviter de se placer dans un univers inhomogène avec une géométrie tordue, la 'chose à faire' sera peut-être plus aisée, peut-être même d'avantage si on y intègre un modèle de détente, qui sait? Apparemment, il s'agit de faire de la relativité, ce doit être à la portée de tous ceux manipulent la RG, surtout donc quand c'est une histoire de potentiel... On doit pouvoir arriver à en discuter, même avec des morceaux de RG dedans!

    En tout cas, un modèle de détente est une piste. Ou, disons, tout modèle qui ne ferait travailler que la gravitation. Combien a-t-il été catalogué de modèles qui se distingueraient des plus connus que sont les modèles d'expansion, stationnaire-créant-de-la-matière-poppant-un-peu-partout, ou sous la forme nous-sommes-au-centre-d'une-explosion-primordiale-finie-en-chute-libre-sur-nous? Les modèles inconnus reproduisent-ils la courbe des redshifts?

    Pour construire celle proposée, au message 15, il aura fallu normaliser h avec le facteur (R/(R-d))^2/3 où R est le rayon de l'univers observable et d la distance à l'évènement. Pour y arriver, on part du rapport EM/G=1E40, le rapport actuel des forces électromagnétique et gravitationnel. En remarquant que N=1^80 est un 'bon ordre' de grandeur du nombre de particules de l'univers observable, on a envie de dire EM²=N.G². Cette expression ressemble à un résultat pythagoricien en dimensions N, et comme on partirait sur un univers observable dont le rayon d'action augmente avec le temps, c'est à dire N croit avec le temps (R^1/3~N), on partirait donc d'une relation 1 pour 1 entre EM et G à la naissance de l'univers
    Certes EM perd de sa superbe face à G, par rapport à aujourd'hui, mais est-ce qu'il ne faut pas faire intervenir l'écoulement du temps, là aussi? Cette question rejoindrait celle sur l'écoulement du temps dans un modèle en expansion, quand bien même le potentiel gravitationnel y serait faible (trop ou pas assez pour expliquer le débit des photons d'évènements lointains). En considérant EM/G=√N, quel serait l'écoulement du temps pour que la physique ne s'écroule pas? Après tout, c'est bien à évolution du temps constante que l'on dit que le rapport EM/G ne doit pas évoluer. Il y a des nuances à bien maîtriser, par exemple on ne s'attend pas au même résultat si l'on passe un film en accéléré (les débits de photon augmentent mais les shifts de fréquence sont les mêmes) ou si les objets vont plus vite (les shifts diffèrent alors), mais dans l'idée notre compréhension du temps peut s'en trouver améliorée pour comprendre comment une physique peut évoluer avec EM/G

    Alors ça fait un peu 'théorie personnelle', mais il faut faire le bilan: on cherche un modèle qui sortirait du modèle d'expansion pour expliquer la matière noire sous la forme d'un potentiel (ou donc d'une accélération, là il faut maîtriser la RG pour clarifier l'affaire), et parallèlement on cherche un modèle de détente qui doit, du coup, pouvoir fusionner avec lui. Si les modèles passés ont montré leur insuffisance, il ne doit pas y avoir beaucoup de choix pour en trouver un qui arrive à faire 'aussi bien' que la variation, sur le temps, de l'intensité de la gravitation d'un facteur 1E40, notamment pour reproduire la courbe des redshifts
    De plus, si l'on commence à s'intéresser à un espace Nd, la physique quantique aurait son mot à dire, surtout si on lui dit que l'univers apparait sous une forme élémentaire et locale à sa naissance, il y a alors moyen de parler de géométrie élémentaire, de symétries et de dimensions élémentaires. Il est par exemple vraisemblable que les symétries actuelles CPT soient elles-mêmes composites à l'échelle de Planck

    Si l'on veut faire de la physique proprement, il faut envisager les théories qui expliquent tel ou tel phénomène et ensuite faire des recoupements. Du modèle d'expansion, on retiendra par exemple que la matière noire pose problème au modèle standard des particules, et qu'il pose vraisemblablement un problème d'isotropie à la gravitation pour expliquer les galaxies plates, il faut donc le comparer à un modèle qui lui ressemble en apparence (ou plutôt un modèle que le modèle d'expansion mime sur certains aspects), et la discrimination de l' "expansion non locale du vide" et de la "détente locale des densités" semble être la chose la plus indiquée à faire. Il y a plusieurs questions auxquelles il faut répondre avant d'en arriver là, une bonne partie portant sur la relativité, certaines portant sur des notions élémentaires comme l'espace plat, on essaye d'y répondre?

  22. #21
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    R-1./(z./halfZ+1/R^(2/3.0)).^(3/2.0)
    ce résultat semble donner une courbe des redshifts qui colle aux observations, enfin à celle du modèle standard, mais elle n'est pas spécialement prédictive, il faut introduire le redshift 0.77 à R/2
    Pour être plus propre, il faut partir de H0. Son unité est le km/s/Mpc, on lui trouvera plutôt une unité en décalage en fréquence par unité de longueur, plus adaptée à un modèle de détente (les vitesses concernent le modèle d'expansion). Par exemple le chiffre v=70km/s signifie un redshift supplémentaire de √(1+v)/√(1-v)-1 (wiki), disons que le modèle d'expansion fait l'inverse, il transforme les redshifts en vitesse et trouve H0 en km/s/Mpc

    L'unité de longueur est inversée dans l'unité de H0 (redshift par unité de longueur) le facteur de normalisation de H0 est donc (R/(R-d))^(3/2). En considérant une distance toujours plus grande, on peut donc déterminer le redshift aux grandes distances:
    Code:
    R=13.8;
    H=67.5;
    n=0;
    d=0;
    v=0;
    z=0;
    m=1;
    hold on;
    while d<13.58                                                                        % distance de Mom14
      d = d + 3.24/10000;                                                             % la distance est augmentée de 0.1Mpc à chaque itération
      z = z + (sqrt((1+H/3000000)/(1-H/3000000))-1)*(R/(R-d))^(3/2);                     % normalisation et cumul des redshifts
      plot(z, d);
    end
    z=0:0.001:14.44;
    dist = R-1./(z./7.7+1/R^(2/3.0)).^(3/2.0);                               % modèle de détente
    plot(z,dist,'color', [1 0.5 0]);
    OM=0.3153;
    OL=1-0.3153-0.415/67.36/67.36;
    DIST = R-2*asinh(sqrt(OL/OM)./(1+z).^(3/2.0))*977.8/(3*67.36*sqrt(OL));  %modèle d'expansion
    plot(z,DIST,'color', [0 0.5 0]);
    On trouve Nom : courbesredshifts.jpg
Affichages : 103
Taille : 33,7 Ko
    la courbe ne suit pas tout à fait celle du modèle de détente, mais elle suit la courbe du modèle d'expansion d'encore plus près, avec toutefois un décalage avec la galaxie MOM14 qui est désormais à la distance 13.58Gal au lieu de 13.5 si on part de H=67.5. Pour le redshift à R/2, on trouve 0.793 au lieu de 0.77. Ce dernier s'accentue avec H=73. On trouve 0.77 si H=65.5

    Si on considère que l'on traite un modèle de détente, les 'red dots' observés par le JWST sont attendus comme des TNSM s'évaporant, ce qui ressemble aux 'mini big bangs' du modèle stationnaire et le CMB n'est alors plus émis lorsque l'univers est jeune mais par le corps noir qu'est l'univers observable. En ce cas, on peut considérer que le modèle stationnaire modélise le modèle de détente: la prédiction 2.8k par le modèle stationnaire peut-elle alors être considérée comme acquise par le modèle de détente? En supposant que le modèle stationnaire réussit à produire la même courbe de redshifts qu'ici présent

    Du coup, dans un modèle de détente, le CMB serait d'avantage une émission radiative de dernière surface (plutôt qu'une source primordiale de première surface comme dans le modèle d'expansion) et H0 = 67.5 est alors une mesure intégrée sur des distances proches, tandis que H0=73 s'obtient du fait que les mesures sont plus distantes. En partant de H0=67.5, on arrive à H0=73 avec une distance de 1Gal (z~0.05). Si on considère que les mesures par le CMB sont contaminées par des sources lointaines, il est encore possible de prendre H<67

    Dans le modèle d'expansion, si H0 était mesuré à partir du CMB à 380ka, on comprend assez mal pourquoi H0 serait plus faible que H0=73 obtenu avec des mesures plus proches car H0 est censé diminuer dans le temps, et ce modèle ne peut effectuer de quelconque correction relativiste puisqu'il considère que U0 est négligeable

    Une fois de plus, un modèle de détente semble cohérent avec les observations, en tout cas il a besoin de très peu de paramètres pour arriver à un résultat très similaire avec ce qui est attendu, qu'en pensez-vous? Que pensez-vous de la démarche pour tracer la courbe des redshifts en les cumulant avec la distance? Si l'on devait l'appliquer au modèle d'expansion, quelle serait la loi pour H?

  23. #22
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    ah oui, la courbe des redshifts du modèle standard, on la trouve ici. Elle n'apparait pas dans la source donnée

  24. #23
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    le facteur de normalisation de H0 est donc (R/(R-d))^(3/2)
    en fait, cette remarque est plutôt écrite pour avoir l'équivalence entre
    Code:
      d = d + 3.24/10000;  
      z = z + (sqrt((1+H/3000000)/(1-H/3000000))-1)*(R/(R-d))^(3/2);
    et
    Code:
      d = d + 3.24/10000*(R/(R-d))^(-3/2);  
      z = z + (sqrt((1+H/3000000)/(1-H/3000000))-1);
    qui donnent les mêmes courbes, la première est plus rapide à l'exécution (une histoire de référentiel)

    Mais, en fait, le lien avec le modèle de détente n'est pas évident, quand bien même on retrouve R^3/2, il n'est donc qu'intuitif. Une première tentative a été, naïvement, d'essayer la puissance 2/3 comme pour exprimer la normalisation du message 15, avec peu d'espoir vu que la distance parcourue (d, ici) n'a rien à voir avec le h du message 15. Le calcul considéré ressemble d'avantage à une dilatation du vide lors du trajet d'un photon comme dans le modèle d'expansion, "comme si" l'on faisait une opération inverse entre la normalisation des longueurs au sein des densités et celle dans le vide. Il s'agirait d'un changement de référentiel entre le modèle de détente et le modèle d'expansion, c'est donc dit "avec les mains",

    Pour bien faire, je fais appel aux dimensions: un photon quitte sa géométrie passée et arrive dans une géométrie 'actualisée', incluant la première et de nouvelles dimensions, donnant ainsi une explication à ce que peut être un redshift puisque le photon ne se projette alors que sur une partie des dimensions qui composent la géométrie d'arrivée. Il se déplace à la même vitesse que l'horizon de l'univers observable qui croit avec N=R^3 et se projette sur des dimensions couplées, c'est à dire sur leur diagonale (on s'attend à décrire nos dimensions locales comme étant composites, à base de dimensions orthogonales, couplées par des symétries. En fait ça ne coûte rien de le dire puisque, à la fin, cela revient à projeter l'énergie du photons sur les dimensions macros locales. Est-ce que les courantes expressions élevées au carré et parlant d'énergie découlent d'un tel processus?), à la manière de EM²=N.G² (qui, elle, est un peu plus coûteuse!). Le facteur de normalisation ((R-d)/R)^(3/2) s'explique par le fait que nous voyons le photon depuis son point d'arrivée et qu'on lui fait 'remonter le temps', et le calcul d = d + 3.24/10000*(R/(R-d))^(-3/2) se comprend alors mieux
    Il n'est pas étonnant de voir un léger découplage entre les deux simulations, l'univers observable est découpé ici en tranche de 0.1Mpc tandis que le modèle de détente précédent intègre les distances, et il n'est donc pas non plus surprenant de voir la courbe des redshifts officielle encadrée, de près, par celles de ces deux simulations

    L'utilisation de dimensions peut sembler être une astuce magique mais on peut être sûr que la physique quantique nous encouragerait à les considérer, sur le thème "non seulement on peut les considérer, mais il faut le faire'. Si on devait se passer du support que peut fournir une géométrie beaucoup plus fine qu'on ne le pense, c'est uniquement pour ne pas avoir à affronter N, vraiment très très grand, inaccessible à toute simulation. On peut se contenter de dire que l'on s'attend à ce que la géométrie descende jusqu'à l'échelle de Planck et continuer à faire appel à des modèles 'grossiers', mais on aurait tord de s'interdire de penser que la géométrie macro découle de propriétés d'une géométrie beaucoup plus fine

    Avant de faire la simulation, j'étais en train d'écrire un autre message, c'est beaucoup de blabla mais bon, il m'a donné envie de la faire, alors voilà:

    En introduisant un potentiel 'par défaut', on en arrive à dire qu'il y a un référentiel absolu. On peut toujours se référer au temps 0 de l'univers mais on imagine les lourdeurs de calcul sur 1E80dimensions... Retenons l'univers observable au temps t, au centre duquel on identifie une base locale infinie avec un nombre de phases fini (N), le temps qui augmente est donc modélisé par N++. Notre univers observable acquiert de la matière, initialement hors de son champs d'action, cet ajout nous est perceptible le temps que cette information nous parvienne. Et il en est de même pour un évènement distant, centré sur son univers observable et observé dans un état passé, de plus petite taille que le nôtre, N(d) Il y a deux informations à tenir en compte pour caractériser l'état de l'univers, N et G (G dépendant de N...). G déforme l'espace tandis que le temps nous est perceptible au travers de l'évolution de la géométrie tout le long du trajet de l'information

    De ces deux points, le modèle de Lorentz semble intéressant à considérer, à priori il a été conçu pour expliquer l'expérience de Michelson&Morley. Plutôt que de faire l'hypothèse d'Einstein sur la constance de c, ce modèle suppose que les déformations en temps (liées à la quantité de matière) et en espace (liées à la masse de ladite matière) sont concomitantes de façon à rendre c constant. Puisque quantité de matière et masses sont directement liées, l'hypothèse d'Einstein n'a à priori pas besoin d'être creusée. Mais s'il y a une désynchronisation, c varierait, dans quel sens? Comment tenir compte du fait que la quantité de matière de notre univers observable augmente quand l'intensité de la gravitation diminue? Il faut par exemple s'attendre à ce que le temps s'écoule toujours plus finement, après tout nous sommes en interaction avec toujours plus de matière, et il me semble qu'il est équivalent de dire que le temps ralentit, qu'il ne s'agit pas d'introduire un nouveau dt au sein d'une unité de temps constante mais de le rajouter à celle-ci. Si vous avez entendu ce genre de considérations, je suis tout ouïe! L'hypothèse d'Einstein a certes fait ses preuves, mais n'est-ce pas à cause d'elle qu'on s'est épargné de considérer le potentiel de l'univers observable: c est constante? on aurait le même résultat si on prend un potentiel U0 non nul que si on prend un univers plat? Après tout on flotte dans les deux cas, retenons l'espace plat! Conclure que, du fait de l'expansion, l'espace par défaut est bien plat en serait la preuve... Mouai, ça sent l'hypothèse qui revient en conclusion!

    Dans un modèle à rayon d'action croissant, il faut s'attendre à des effets d'échelle: pour passer de t=0 à 1, on a quelques raisons de penser que la traversée de l'univers observable, de taille 1, se fait en un temps 1, il gonfle d'une taille supplémentaire au temps 2, en deux fois plus de temps (le temps 1+le temps 2) etc... la traversée de tout univers observable prend toujours plus de temps. Soit on dit que la vitesse de la lumière diminue dans le temps en considérant que le diamètre de l'univers observable est constant, et alors on va dire que la géométrie s'affine, l'unité de mesure diminue. Ou alors on dit que la vitesse de la lumière est constante en considérant que le diamètre de l'univers observable augmente et la distance 1 est constante, retenue alors comme la longueur d'une dimension élémentaire, et en un sens on peut dire que le temps universel ralentit puisque la traversée de l'univers observable prend toujours plus de temps
    Le résultat c=H0.R mérite donc une analyse. L'unité de H0 est le km/s/MPc, on va plutôt retenir une unité de shift en fréquence par distance de Planck, on divise le rayon de l'univers observable en un ensemble de longueurs élémentaires. Pour que c reste constant, H0 doit diminuer dans le temps (ou augmenter avec la distance d'observation, l'univers observable centré sur un évènement distant étant alors plus petit que le nôtre) pour compenser la croissance de R, ce qui est cohérent avec un modèle à redshift drift positif, notamment un modèle de détente. L'équation de Hubble H0.T0=1 semble encore valable. On ne s'attend cependant pas non plus à ce que H0 varie linéairement en 1/R, puisque la sonde utilisée, le photon, doit parcourir un trajet de longueur ~R, linéaire en temps, quand l'univers observable gonfle en ~R^3

    Dans un modèle de détente ou les TNSM s'évaporent au bout d'un certain temps (~300Ma, les 'red dots' découverts par le JWST), les hypothèses du CMB sont à revoir, peu de chance d'arriver à dire que le CMB a été émis à la même date que dans le modèle d'expansion. Soit le CMB représente le rayonnement du corps noir qu'est l'univers observable, soit il a été émis avant que les TNSM et la structure cosmique se forment. Quand on mesure H0, on obtient deux résultats, 67 avec le CMB, 73 avec des mesures locales distantes, on serait donc tenté de retenir la première hypothèse

    Dans le modèle d'expansion, au contraire, le CMB est supposé avoir été émis à la plus grande distance observable, on devrait en tirer un H0 au moins plus grand que 73, obtenu avec des évènements plus proches. Si ce modèle ne peut effectuer de correction relativiste parcequ'il considère que le potentiel de l'univers observable ou d'un univers observable distant est négligeable, on peut dire qu'il a atteint ses limites, il ne peut ni corriger ni expliquer ces deux résultats

    Le CMB en tant que rayonnement du corps noir que serait l'univers observable a déjà été faite dans le cas du modèle stationnaire. Ce modèle n'était pas si décalé que ça, puisqu'en faisant popper des particules un peu partout dans l'univers façon mini big-bangs délivrant de la matière, les densités ont diminué localement avec le temps, et si on fait l'hypothèse que les calculs correspondent à ceux d'un modèle de détente pour obtenir la même courbe de redshifts depuis l'apparition de ces mini big-bangs, alors la température 2.8k du CMB dans un modèle de détente a alors été déjà calculée par le passé. Une telle hypothèse n'est donc pas gratuite, il est de toute façon raisonnable de dire qu'un modèle de détente peut-être modélisé par un modèle stationnaire avec création-de-matière-poppant-un-peu-partout, tant que les densités locales, au sens gravitationnel, correspondent dans les deux cas. Le modèle a perduré jusque dans les années 90, il devait être un minimum pertinent

    L'avantage d'un modèle de détente est de faire intervenir les fours de la création ou 'forges géométriques' que seraient les TNSM qui s'évaporent, à la manière donc des mini big-bangs du modèle stationnaire, et ils présentent des caractéristiques similaires à l'état de l'univers, très dense, peu après sa naissance dans un modèle en expansion. Et si l'on désire décrire une époque inflationniste lors des premiers instants cette naissance, un rapport E/M~1 semble aussi être une bonne base pour la décrire... sans nécessité d'inflaton!

  25. #24
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Encore un bug
    N(d) Il y a
    Et il en est de même pour un évènement distant, centré sur son univers observable et observé dans un état passé, de plus petite taille que le nôtre, N(d) < N(0), les informations nous parvenant 'modulées' par notre vitesse et les déformations d'espace locales lors du trajet de ces informations. Notre univers observable n'est pas fermé, il reçoit continuellement l'impulsion initiale de la naissance de l'univers, en provenance de plus en plus loin et il y a des raisons de penser que cette impulsion alimente les champs locaux par écho (à la manière de EM²=N.G²), de sorte que si l'univers est fini, nous ne recevions un jour plus cette impulsion, les champs cesseraient alors d'être alimentés, fin de l'univers. Certes l'impulsion faiblit du fait de la distance, mais on en reçoit toujours plus par unité de temps universel, il y a un côté magique à ce fonctionnement, comme tout équilibre. L'hypothèse que l'univers est infini n'aurait qu'un unique rôle, celui de donner l'espoir de son animation éternelle
    Il y a deux informations à tenir en compte pour caractériser l'état de l'univers, N et G (G dépendant de N...). G déforme l'espace tandis que le temps nous est perceptible au travers de l'évolution de la géométrie tout le long du trajet de l'information

  26. #25
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Bon, où en est-on?
    Le modèle actuel est en train de conclure à un univers inhomogène, anthropique et anisotrope. Le seul échappatoire serait de dire que le modèle est bancal. Si un pilote identifie une inhomogénéité de géométrie parceque le sol fonce sur son avion, c'est peut-être parcequ'il croit à la théorie du chat posé sur le manche
    Si l'on fait l'hypothèse d'un univers en dilatation, une loi en ((R-d)/R)^(3/2) (#21) du taux de dilatation dessine la courbe des redshifts observés à la distance d. C'est peut-être un hasard, tout comme le modèle d'expansion peut être un hasard, car il trace lui aussi cette courbe, tant que les énergie et matière noires ne sont pas identifiées. Tout ce que l'on peut dire, c'est que ces deux modèles semblent équivalents. A ceci près donc que le deuxième nécessite des constituants non identifiés. et qu'il resterait à identifier ce qui pourrait expliquer la loi trouvée pour le premier

    Dans l'exercice, on a considéré une gravitation qui évolue en 1/R^3/2, ce qui revient à dire qu'à gravitation constante, les longueurs concernées par la gravitation doivent être normalisées par ((R-d)/R)^2/3 en fonction de la distance d d'une densité, ce qui mène au calcul du redshift 7.7.(-1/R^2/3+1/(R-d)^2/3) (#15) en considérant le décalage gravitationnel df/f=g.h/c² (dans g il y a aussi 1/r², en sus de h, donc le facteur final est (R/(R-d))^2/3), qui exprime le différentiel de gravitation entre le point de départ et le point d'arrivée (enfin quand ce dernier est à un potentiel nul)
    Ce traitement reçoit aussi un écho si l'on se met à changer d'échelle: à supposer que l'échelle du vide est constante, une mise à l'échelle des densités en R^2/3 revient à aussi faire l'hypothèse que l'échelle des densités est constante quand l'échelle du vide est en R^3/2, comme donc dans le modèle de dilatation, ce qui mène au calcul d = d + 3.24/10000*((R-d)/R)^3/2 (#23)

    Ces deux changements de référentiels acquis (pour ceux qui ont tenté d'utiliser l'IA pour comprendre mon blabla, ça a donné quoi, qu'on rigole? ça doit pas être évident pour une IA, un changement de référentiel! Pensez-vous qu'une IA soit un jour capable, avec les données actuelles, de pondre un modèle de détente? Avant la mesure du redshift drift, d'ici 10-15ans?), nécessaires pour se placer dans le passé ou dans le vide, le rapprochement entre le modèle de dilatation et le modèle de détente est donc trivial, à l'imprécision des mesures et interprétations faites (valeur de H0, peut-on retenir H0=65.5 pour R=13.8? valeur de R? valeur du redshift à R/2?) près. Et la loi trouvée peut venir donc directement de la seule variation de l'intensité de la gravitation, ce qui permet de théoriser que le seul moteur de l'espace est local. Comme le dit Einstein, pas de masse, pas d'espace, pas d'univers, rien, à priori le vide n'a pas de moteur

    Le modèle d'expansion n'est donc pas un modèle de dilatation, il suppose que le vide est doté d'un mécanisme supplémentaire, en sus de la gravitation. L'introduction de ce mécanisme représente un coût que les cosmologues veulent ignorer, j'en ai déjà entendu un faire l'équivalence dilatation du vide = contraction locale, supposait-il qu'il existât une gravité modifiée pouvant intégrer la gravitation, l'expansion, la MN et EN dans une seule et même loi locale? Pour ce faire, la facture à payer semble excessivement lourde! Bon, de toute façon, il n'a jamais été mesuré de variation du taux d'expansion en fonction de la densité le long de la ligne de visée, aucun constat qu'un moteur (vide ou gravitation) prend le pas sur l'autre, il semblerait donc que l'hypothèse d'Einstein était, encore une fois, la bonne! Je propose donc qu'on lui fasse confiance et qu'on revienne aux fondamentaux

    Bon, mais finalement, pas besoin d'hypothèse sur les dimensions: on peut très bien retrouver, à tâtons, la courbe des redshifts du modèle de dilatation (à priori on pouvait chercher une variation du taux de dilatation avec un taux de proportionnalité du style ((R-d)/R)^α, non?), dès lors que l'on en trouve une (α=3/2) qui colle aux observations, on aurait alors trouvé une loi sur la seule gravitation ne nécessitant ni de MN ni d'EN ni d'expansion du vide. Un tel modèle aurait permis ensuite de considérer le potentiel de l'univers observable et de théoriser, de manière relativiste, le résultat sur les vitesses observées en bord de galaxies, que le modèle d'expansion associe à la MN. On en a déjà discuté, ce modèle ne peut supposer que la MN soit autre chose que de la matière

    Pour la suite, on pourrait donc dire que j'y vais de mon hypothèse perso sur la suite des évènements, après tout il faut bien que l'on explique cette loi de la gravité en R^3/2, personne n'est visiblement sur le coup, ou alors un quidam aurait-il déjà fait cette hypothèse mais aurait été ignoré? Vous pensez que les revues auraient rejeté son article? Une telle chose serait-elle possible, même si ce quidam n'est pas certifié cosmologue? Même pour un article qui prétendrait résoudre ou ouvrir de nouvelles pistes sur les mystères du cosmos en quelques pages, graphiques inclus, et ce sans incantations mathématiques type bac+8? Je dis ça juste pour rajouter une couche aux précédentes questions, parceque bon je dirais à priori qu'on est tous d'accord pour dire qu'on s'est fourvoyé dans la complexité promise par un modèle parti avec de mauvaises hypothèses, et que les mystères du moment n'en sont en fait pas, et que maintenant il faut bien qu'on avance... et qu'on s'en trouve d'autres, de mystères!

    On aura donc déduit la loi sur la gravitation, on la verrait converger vers EM=G à la naissance de l'univers, là encore à tâtons toujours du fait de l'imprécision des mesures. Une loi EM²=N.G² émergerait et on se mettrait à considérer l'influence des N particules de l'univers observable, et, qui sait, on construirait un espace Nd avec des classes et des propriétés en 3D
    En creusant encore plus loin, on partirait alors d'un univers défini initialement localement par une seule dimension (disons qu'elle est liée à une symétrie, de façon à parler de dimensions couplées, on ne fait pas sortir quelque chose du néant sans contrepartie) et l'idée que l'univers apparaitrait instantanément sous forme de ligne brisée (composée de dimensions orthogonales) pourrait alors faire son chemin, l'impulsion initiale se produirait à t=0 instantanément tout le long de la ligne, telle une colonne vertébrale chez l'osthéo (on s'attend à une phase aléatoire, élémentaire, entre chaque couplage). Cette ligne ressemble initialement à un point, enfin mathématiquement, son vecteur unitaire imposerait 𝚺u²=1=>u=0, il faudra bien quelques paradoxes pour décrire la naissance de l'univers. Et donc cette ligne s'épaissit dimensionnellement, les phases s'y accumulant localement, tandis que l'impulsion initiale continue de se propager et de se diviser en échos d'amplitude 1/N. Après tout, avec Nd, des phases, on peut décrire n'importe quel espace, le nôtre y compris, il suffit de trouver comment regrouper ces dimensions (par classe de symétries, nul doute) pour qu'elles puissent donner l'apparence du monde que nous lui connaissons, macroscopiquement en 3D, avec ici ou là des variations locales d'échelle
    Le plus mystique dans l'histoire, c'est l'écriture Eulérienne de π, écrit approximativement avec une somme finie, elle me fait justement penser à une phase écrite dans une base de 3vecteurs bi-couplés écrits en Nd. Juré, je ne suis pas parti de ça! Son écriture interpelle, mais ce qui m'interpellerait d'avantage c'est qu'aucun mathématicien n'aurait essayé de construire un espace Nd dans lequel π trouverait une place. Si? Et en couplant les dimensions par paire, avec des complexes, des matrices...

  27. #26
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Ces deux changements de référentiels acquis
    Tout le monde aura remarqué qu'il y a un "truc" pour passer de la gravitation à la mise à l'échelle des longueurs des densités, ou pour passer des longueurs du vide aux longueurs des densités, on passe de R^3/2 à R^2/3 et réciproquement
    C'est la fonction réciproque qui est utilisée. Dans le doc sur la relativité, alors que l'on passe des bips terrestres/bip du vaisseau aux bips du vaisseau/bip terrestre, on utilise une 'bête' inversion du facteur de normalisation. Il faut se souvenir que la fonction réciproque d'une constante (D/d) est sa valeur inverse
    Dans le cas "unité de longueur dans le vide" VS "unité de longueur dans les densités", il s'agit de tracer la courbe R^3/2 dans un graphique 'unité du vide en ordonnée' 'unité des densités en abscisse', et on inverse les axes, c'est à dire on récupère la fonction réciproque, c'est à dire R^2/3. Ensuite il ne reste plus qu'à appliquer le facteur de proportionnalité ((R-d)/R)^2/3. L'expression est fonction de d, R étant constante, mais en fait c'est du au fait que nous regardons les choses depuis le futur. Depuis l'origine de l'univers, on considérerait uniquement le facteur R^2/3
    Dans le cas de la gravité, il ne faut pas s'emmêler les pinceaux car il y a plusieurs variables, comme 1/r² dans g, et h dans le décalage gravitationnel. Il faut les considérer comme fixes, mais il faut tout de même considérer 3facteurs de normalisation (2 inversés pour r, 1 pour h, ce qui revient in fine à un seul facteur, inversé) en fonction de R (en abscisse, c'est toujours l'unité de référence, la nôtre), et idem on prend la fonction réciproque et on applique le facteur de proportionnalité (R/(R-d))^2/3

    C'était pour dire que, pour partir du bon pied, il faut se mettre la tête à l'envers

  28. #27
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Il faut se souvenir que la fonction réciproque d'une constante (D/d) est sa valeur inverse
    une constante de proportionnalité, que je voulais dire, il s'agit de faire la réciproque d'une fonction linéaire. De toute façon, la fonction constante n'est pas bijective hein

  29. #28
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    échelle des longueurs du vide
    Je tiens à faire remarquer que cette notion est spécialement réservée aux modèle de détente et de dilatation car l'univers observable n'est alors, par défaut, pas plat, il a un potentiel constant (en évolution dans le temps) avec une apparence d'espace euclidien. S'il était plat, voire même localement plat, comme supposé/obtenu dans le modèle d'expansion, il n'y aurait aucun repère pour y fixer une quelconque échelle des longueurs du vide, et la placer à l'infini n'aurait aucun sens. Vu comme je comprends le modèle d'expansion, le potentiel serait même strictement nul au centre des vides cosmiques, donc aucune chance d'y définir une échelle des longueurs du vide dans un modèle d'expansion, non?

  30. #29
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    L'intérêt du modèle de dilatation serait de modéliser ce que, immobile (sans dipôle cosmologique), l'on verrait 'depuis le vide', sans connaissance de la gravitation, en somme loin des masses, au centre d'une bulle cosmique (supposons que la Voie Lactée est au bord de ladite bulle), on serait 'débarrassé' du potentiel terrestre, solaire et galactique, on serait au potentiel de l'univers observable, on pourrait prendre l'unité du temps universel
    Depuis la bulle on verrait notre galaxie à une date passée, le potentiel de l'univers observable n'y serait donc pas le même, mais supposons qu'il le soit, on ne se gourre pas de beaucoup, surtout que celui-ci s'impose assez vite en sortie de la galaxie, il n'y a pas besoin de s'éloigner tant que ça pour se sentir au potentiel de l'univers observable, pour se dire que les galaxies sont uniformément réparties autour ne nous, que le volume d'espace-temps qui nous entoure est homogène

    Le modèle de détente s'obtiendrait au centre d'une masse immobile suffisamment massive pour nous imposer un temps propre. Bon, manque de pot, nous ne sommes pas au centre d'une masse, elle est composite, nous tournons, nous révolutionnons, nous nous déplaçons, et nous nous trouvons à cheval sur le champs de la galaxie et celui de l'univers observable (où l'effet MN commence à être observé), bref, évidemment, on est entre les deux situations, il y a des biais à combattre pour isoler le "vrai du faux"

    A la manière du modèle de détente pouvant expliquer l'excès de flux énergétique en provenance du pôle bleu du CMB sur l'idée qu'un déplacement nous fait voir une histoire plus rapidement, nous ne verrions pas, depuis une masse, les évènements au centre de la bulle avec leur évolution propre. On dit que le temps se ralentit avec la présence d'une masse, on verrait donc ces évènements en accéléré. Depuis la bulle, à l'inverse, nous verrions la Terre au ralenti, et nous verrions la Terre redshiftée, fonction du potentiel qui nous sépare, non fonction de la distance (puisque le potentiel de l'univers observable est vite atteint non loin des galaxies proches). Nous nous dirions que nous ne verrions pas l'univers observable avec les mêmes repères que les Terriens, surtout si ceux-ci considèrent que nous serions sous le potentiel, faible, de la voie lactée, voire au potentiel nul (si jamais ils faisaient l'hypothèse d'un univers en expansion). En tout cas, ils ne pourraient pas se demander ce que nous verrions dans ce dernier cas, vu que nous n'aurions pas de temps propre (potentiel 0 = comme si on était à l'infini des masses dans un espace plat, pas de définition pour le temps, sauf à ce qu'il s'écoule à vitesse infinie)

    Du haut de leur potentiel, les Terriens verraient les galaxies proches à la même vitesse du temps qu'eux, donc on peut dire qu'ils voient l'univers proche en accéléré, par rapport à ce que l'on verrait, nous, au centre de la bulle. Pour l'univers moins proche, il faut tenir compte du fait que le temps universel s'écoulait plus rapidement par le passé, donc les Terriens et nous-mêmes verrions l'univers lointain en accéléré, avec donc un décalage provoqué par le potentiel entre nous et les Terriens
    Donc, finalement, les deux valeurs de H0 s'expliqueraient du fait que, sur Terre, nous mesurons H0 en temps terrestre, une valeur serait déduite avec les galaxies proches. Et on en mesure une autre avec les galaxies lointaines, la gravité y est alors suffisamment forte pour que le potentiel où se trouve la Terre devient alors négligeable
    Entre 67 et 73 (obtenu à z=0.05), il y en somme une différence de redshift de 0.05. Est-ce que la variation du potentiel de l'univers observable sur ~1Gal correspond à la variation du potentiel d'une galaxie entre la Terre et son bord? Est-ce qu'un photon qui remonte le potentiel de la Voie Lactée est blueshifté de 0.05?
    Pour la voie lactée (M=1E11*2E30, RTerre=26kal, Rgalaxie =2RT), on trouve (wiki) 1-sqrt((1-2*G*M/(2*R*c^2))/(1-2*G*M/(R*c^2))) = 0.3
    Il manque un facteur 6, c'est pas négligeable! Cependant le champs de la galaxie est en partie noyé par le champs de l'univers observable aux distances considérées donc le photon ne remonte pas tant que ça de potentiel entre le vide intergalactique (au potentiel de l'univers observable) et la Terre. Avec le dixième du potentiel initialement supposé (RT*1.1 au lieu de RT*2 dans le calcul), on trouve 0.05

    Est-ce une coïncidence? Le raisonnement ne semble pas si déconnant, et les approximations à peine excessives, qu'en pensez-vous?

  31. #30
    glou

    Re : comment expliquer l'excès radio dans le dipole du CMB

    Il y a une question intrinsèque qu'il faut se poser: dans le cas du modèle d'expansion ou de détente, la cadence d'émission de photons diminue avec la vitesse d'éloignement des galaxies (au point qu'un jour cette cadence est censée tomber à zéro, les galaxies finiraient par dépasser l'horizon de l'univers observable) ou avec le potentiel local (plus un objet est massif, plus le temps local est ralenti)

    Dans le modèle d'expansion, ça a déjà été dit, à priori, pas de temps universel en espace plat. Et même si l'on considère la masse et densité de l'univers, alors plus dense, la RG nous dirait que le temps devrait être localement au ralenti, par rapport à aujourd'hui. Donc on verrait les galaxies au ralenti du fait de leur éloignement de plus en plus rapide, et ce ralentissement serait accentué par la RG. Peut-être n'ai-je pas fait attention, mais je n'ai jamais vu de 'correction relativiste' en fonction de la vitesse d'éloignement dans l'interprétation des mesures en général (sauf donc pour l'analyse de l'excès radio du CMB, la correction tient alors compte de notre vitesse): on voit les galaxies redshiftés certes mais 'en clair', comme si elles étaient immobiles

    Dans le cas du modèle de détente, le temps universel était plus rapide par le passé, ce qui peut compenser le ralentissement local du à une gravitation plus forte. Prenons l'équation l=a.t² où 2a est une accélération. A gravitation passée (en 1/R^3/2), la normalisation des longueurs (en 1/R^2/3) donnerait l.R^-2/3=a.t², soit l=a.(t.R^1/3)². Or on a dit (plus ou moins) que le temps évolue en 1/R^3, inversement proportionnellement à la taille de l'univers observable. Il n'y a alors plus qu'à faire un changement de référentiel en temps (temps passé VS temps présent) pour obtenir la fonction réciproque R^-1/3 et on retrouverait alors l'équation l=a.t²

    On entend dire que si la gravitation était un tantinet plus forte ou plus faible, il n'y aurait pas d'univers ou je ne sais quoi d'autres, mais en considérant une gravitation plus forte en normalisant à la fois les longueurs et le temps, la physique aurait quelques airs de ressemblance avec la nôtre, les concepts en temp et espace ne sont pas si chamboulés que ça par cette vision des choses, non? Bon, évidemment, on a l'impression d'un tour de passe-passe, mais il va falloir se poser quelques 'questions relativistes' dans un modèle de détente. Dans un modèle d'expansion, l'espace plat met quelques questions à la trappe, quand il n'est pas contradictoire avec ce que l'on devrait observer
    Dernière modification par glou ; 16/04/2026 à 17h30.

Page 1 sur 2 1 DernièreDernière

Discussions similaires

  1. Réponses: 17
    Dernier message: 21/04/2026, 03h51
  2. Réponses: 1
    Dernier message: 08/06/2016, 14h53
  3. TPE yaourt Comment expliquer que le lait "se fige" dans les yaourts ?
    Par invitec1f2c7ce dans le forum TPE / TIPE et autres travaux
    Réponses: 0
    Dernier message: 06/03/2016, 22h22
  4. Comment expliquer la puissance observée dans ce montage?
    Par inviteb7ec8b42 dans le forum Physique
    Réponses: 10
    Dernier message: 31/08/2013, 15h30
  5. comment peut on expliquer le rôle des glucides dans parois
    Par invite3a8ed84a dans le forum Chimie
    Réponses: 0
    Dernier message: 25/03/2009, 07h35