Malicia, à propos de la T-Box, la 2ème séquence est l'inverse complémentaire de la première, le tout forme le palindrome![]()

Malicia, à propos de la T-Box, la 2ème séquence est l'inverse complémentaire de la première, le tout forme le palindrome![]()
Je sais ce qu'est un palindromeCe que je demande c'est où au sein du gène (région cis-régulatrice, 3'UTR, que sais-je...) est située cette séquence palindromique.
Cordialement,
Juste un petit message pour te remercier piwi, je n'ai pas encore lu (pas le temps, un rapport de biophysique à terminer justement) mais j'ai mis la discussion dans mon escarcelle de discussions à suivre
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Je ne donne pas ce cours à des étudiants (et si je le devais ça serait sans doute à des L3 ou des M1 avec des notions de bio du dev). Ca c'est spécialement pour futura-sciences, est ce que je vous surestime? J'ai choisi ce plan pour coller avec la demande de traiter le versant moléculaire de la chose. Maintenant que j'ai appâté le poisson avec les Tbx qui sont au centre de l'histoire on va pouvoir préciser certaines données morphologiques. Cependant la morphologie restera au second plan.Est-ce que tes étudiants ont déjà eu un cours en bio du développement?
Je ne comprends pas bien la remarque. Les Tbx sont des protéines principalement décrites chez les vertébrés.Y a-t-il une conservation de séquence chez les Vertébrés?
Le contexte sera précisé plus loin.Quel est le résultat de cette interaction?
Ces protéines agissent sous la forme de dimères fixés sur la palindrome et sont tantôt activateurs et tantôt répresseurs de gènes selon le contexte.
Je ne l'ai peut être pas précisé en clair mais on parle de facteur de transcription qui se fixe sur l'ADN, C'était pas évident? (me semble que si à moi. Mais je peux me planter)
Je sers la science et c'est ma joie.... Il parait.
On aurait pu croire que la protéine agissait en stabilisant le transcrit en 3'UTR par exemple.Je ne donne pas ce cours à des étudiants (et si je le devais ça serait sans doute à des L3 ou des M1 avec des notions de bio du dev). Ca c'est spécialement pour futura-sciences, est ce que je vous surestime? J'ai choisi ce plan pour coller avec la demande de traiter le versant moléculaire de la chose. Maintenant que j'ai appâté le poisson avec les Tbx qui sont au centre de l'histoire on va pouvoir préciser certaines données morphologiques. Cependant la morphologie restera au second plan.
Je ne comprends pas bien la remarque. Les Tbx sont des protéines principalement décrites chez les vertébrés.
Le contexte sera précisé plus loin.
Je ne l'ai peut être pas précisé en clair mais on parle de facteur de transcription qui se fixe sur l'ADN, C'était pas évident? (me semble que si à moi. Mais je peux me planter)
3'UTR?Le premier est qu’il intéresse le grand et le petit sillon de l’ADN![]()
Je sers la science et c'est ma joie.... Il parait.
Ah cool! Je suis partie sur les cours en fac à cause de ce qu'il y a marqué en haut à droite de tes jolies images (L1S2, je crois)...Je ne donne pas ce cours à des étudiants (et si je le devais ça serait sans doute à des L3 ou des M1 avec des notions de bio du dev). Ca c'est spécialement pour futura-sciences, est ce que je vous surestime? J'ai choisi ce plan pour coller avec la demande de traiter le versant moléculaire de la chose. Maintenant que j'ai appâté le poisson avec les Tbx qui sont au centre de l'histoire on va pouvoir préciser certaines données morphologiques. Cependant la morphologie restera au second plan.
Ce que je demandais c'est quel est le pourcentage d'identité entre les séquencesJe ne comprends pas bien la remarque. Les Tbx sont des protéines principalement décrites chez les vertébrés.(Stp, je viens de me taper la journée de manips en 4 heures après le boulot, donc un peu claquée
).
Beh j'y ai pensé mais vu que tu ne le précisais pas...Je ne l'ai peut être pas précisé en clair mais on parle de facteur de transcription qui se fixe sur l'ADN, C'était pas évident? (me semble que si à moi. Mais je peux me planter)Vaut mieux poser des questions stupides lorsque l'on aborde un truc aussi complexe que la bio du développement
Merci, en tout cas! Superbe idée
Cordialement,
J'ai tiré les images d'un cours mais ce n'est pas un cours sur le développement des membres.
Les séquences ont un très fort pourcentage d'identité. Ce qui fait la différence ce sont les Tbx qui s'y fixent.
Je sers la science et c'est ma joie.... Il parait.
I. Détermination de la position des membres/les gènes Hox
A présent la question qui se pose est pourquoi les membres se développent à la place qui est la leur. Nous avons vu que Tbx4 et Tbx5 (Issac et al Development 1998 125 : 1867-1875 et Dae-gwon Ahn et al Nature 2002 Vol 417 : 754-758) étaient exprimés précisément dans la somatopleure des régions où vont se développer les membres antérieurs et les membres postérieurs. Pourquoi ?
Pour faire simple, l’explication qui va suivre repose sur la représentation de l’embryon comme une sorte de saucisson que vous pouvez couper en tranches toutes identiques (fig.1). Un des enjeux majeur du développement embryonnaire est de virtuellement segmenter (métamériser) le saucisson mais surtout de conférer à chacune des tranches (métamère) une identité propre. Chez les vertébrés, le moteur principal de ce découpage est opéré par une famille de gènes dits de segmentation, les gènes Hox. Ces gènes codent pour des facteurs de transcriptions organisés dans le génome en complexes de gènes. Ils s’expriment selon une séquence temporelle et spatiale correspondant à leur position dans les dits complexes (on parle de colinéarité temporelle et de colinéarité spatiale.) Les gènes situés en 3’ s’expriment en premier puis progressivement ceux situés en 5’ s’expriment. Au niveau spatial on retrouve aussi cette organisation, les gènes situés en 3’ s’expriment plus postérieurement alors que les gènes situés en 5’ s’expriment plus antérieurement (fig 2). Les causes de cet arrangement unique sont encore mal connues et le peu que l’on en comprend reste assez discuté. (Limura et Pourquié Develop.Growth Differ 2007 Vol 49 : 265-275 et Kmita et Duboule Science 2003 Vol 301 331-333) Il n’est peut être pas intéressant d’en discuter ici dans le corps principal et je vous propose d’aller plus loin en annexe. Quoi qu’il en soit schématiquement, parce que le détail n’a aucun intérêt ici, on voit bien que l’expression des gènes Hox dans l’embryon créer une sorte de code permettant d’identifier une métamérisation. C’est ce code va induire un schéma d’expression de gènes propre à chaque métamère et qui va conduire ce dernier à adopter une identité propre à partir d’un patron commun. C’est ceci qui conduit à l’expression des gènes Tbx5 et 4 à une position strictement respectée (fig 2 et 3).
On peut alors voir à ces niveaux l’apparition de boursoufflures à la surface de l’embryon. Ces boursoufflures correspondent à la première manifestation du développement des membres et sont appelées les bourgeons de membre. Ils sont formés par du mésoderme dont je vais parler un peu pour terminer et pour que les choses soient très claires.
Le mésoderme embryonnaire
Le mesoderme intra embryonnaire peut être subdivisé en trois grandes régions :
• Les somites. La lame de mésoderme la plus médiane forme le mésoderme présomitique. Dans un second temps cette lame se clive en petits blocs de cellules (les somites) selon une séquence antéro-postérieure. Ces somites vont ensuite se diviser à leur tour en deux amas. Médialement ce sera le sclérotome qui permettra le développement des os du tronc et des membres. En dehors ce sera le dermomyotome qui formera le derme de la peau ainsi que les muscles du tronc et des membres.
• Plus en dehors ce sera la pièce intermédiaire qui se segmente elle aussi mais de manière imparfaite. Cette pièce intermédiaire est à l’origine du système urogénital qui va se développer en trois temps selon une séquence antéro-postérieure. Tout d’abord se sera le pronéphros, organe non fonctionnel qui régressera rapidement pour laisser la place au mésonephros qui se développera considérablement. Il sera à l’origine de l’ensemble du tractus génital à l’exception de la lignée germinale (allantoide)
• La lame latérale qui se creuse d’une cavité, le coelome intra-embryonnaire. La limite externe du coelome formera la somatopleure importante dans la formation des membres. La limite interne double l’endoderme et participe à la formation des parois du tube digestif et des organes qui y sont associés A l’age adulte les reliquats du coelome embryonnaire forment la plèvre, le péricarde et le péritoine, cavité virtuelle offrant un espaces de glissement pour les organes qui en sont enveloppés (poumons, cœur et tube digestif).
Dernière modification par piwi ; 28/03/2008 à 13h10.
Je sers la science et c'est ma joie.... Il parait.
