Oui Myoper c'est à peu près cela.
Si on observe un bénéfice d'un traitement (par exemple) sur un petit échantillon tiré au hasard sur une population nombreuse, il y a deux explications possibles:
Soit le bénéfice est fréquent
Soit il y a des facteurs de confusion non identifiés qui expliquent qu'on observe le bénéfice sur ce petit échantillon mais pas dans la population générale.
Pour conclure on ne peut se dispenser de refaire l'étude sur un échantillon plus large réprésentatif de la population générale.
Une autre configuration est de commencer par l'étude large et là encore deux cas de figure:
On observe le bénéfice, donc sa fréquence est avérée.
On ne l'observe pas. Dans ce cas il peut parfois être intéressant de rééchantilloner plus petit afin d'identifier d'éventuels facteurs de confusion. S'il n'y a aucun facteur de confusion, c'est que le traitement ne présente aucun bénéfice notable dans aucun cas.
S'il y a des facteurs de confusion, c'est qu'on peut identifier des situations dans lesquelles le traitement présente un intérêt: pour les personnes jeunes, pour les femmes, pour les malades chroniques ... (ce sont des exemple).
Personnellement, je ne fais jamais confiance à des études réalisées à moitié. Le professeur Raoult a manqué à mon avis de discernement en affirmant des choses dont il ne pouvait être sûr. Personnellement je trouve le personnage trop sûr de lui mais j'en vois des semblables de tous bords si je puis dire. Donc je ne vois pas l'intérêt d'en faire une tête de turc.
Je ne serai aucunement surprise que l'HCQ présente parfois des bénéfices pour le traitement de la COVID "dans certaines situations". En fait cela n'a aucun intérêt parce que personne n'est disposé, je pense, à investir dans des études pour identifer précisémment les facteurs de confusion. Parce que ce n'est pas ce que les gens cherchent: les gens cherchent un traitement qui fonctionne tout le temps.
FabiFlam


