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L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?



  1. #1
    powel

    L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?


    ------

    Question bâteau me direz-vous, mais j'aimerai connaître les avis dans un contexte historique ; pourquoi l'automobile a remplacé les cheveaux ?

    Ce qui m'intéresse surtout, sont les gens qui connaissent bien les cheveaux et peut être même qui auraient vécu la transition cheval-voiture pour dire si le dressage d'un cheval, son entretien, son apprentissage et son utilisation étaient tellement contraignant que la venue de l'automobile a été une bénédiction. Ou bien c'était juste perçu comme une machine à sensation allant plus vite (enfin pas au début), pour le plaisir de maîtriser une machine ; un caprice, comme un enfant qui a un nouveau jouet quoi

    On est en droit de se poser la question, étant donné que l'automobile au départ était un objet de luxe et que finalement, parce que FORD a senti un potentiel financier, l'automobile est devenu le moyen de transport par défaut détrônant le cheval.

    Est-ce que l'automobile a apporté un plus au niveau sécurité ? (d'accord une voiture va vite et tue mais une chute de cheval à 40 km/h cela peut être bien pire qu'un crash de voiture à la même vitesse) on parle de pollution, mais peut être que les déjections de cheveaux dans les rues à fort traffic étaient insupportables et que seuls ceux qui ont connu cela peuvent dire que c'était vraiment insupportable ...

    Voilà, j'attends vos réponses et éventuellement des réponses d'anciens ...

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  3. #2
    Pierre de Québec

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Citation Envoyé par powel Voir le message
    Question bâteau me direz-vous, mais j'aimerai connaître les avis dans un contexte historique ; pourquoi l'automobile a remplacé les cheveaux ?
    À l'époque, la vie économique gravitait autour du cheval et du maréchal-ferrant. Le cheval est une bête avec ses caprices. J'imagine qu'un embouteillage avec des chevaux doit pas être une expérience facile à vivre; qu'un long parcours devait être fort onéreux en temps et en argent compte tenu de sa faible vitesse et de l'obligation de laisser reposer la bête; que le coût d'un cheval devait être prohibitif compte tenu des installations requises pour l'héberger et l'entretenir.

    On est en droit de se poser la question, étant donné que l'automobile au départ était un objet de luxe et que finalement, parce que FORD a senti un potentiel financier, l'automobile est devenu le moyen de transport par défaut détrônant le cheval.
    L'automobile a démontré qu'elle pouvait supplanter le cheval en vitesse, en force et en autonomie. Sur le plan économique (au sens des affaires), posséder une automobile était sûrement un gros avantage. Très vite, il est devenu évident qu'un choix s'imposait entre le cheval et la voiture.


    Est-ce que l'automobile a apporté un plus au niveau sécurité ? (d'accord une voiture va vite et tue mais une chute de cheval à 40 km/h cela peut être bien pire qu'un crash de voiture à la même vitesse) on parle de pollution, mais peut être que les déjections de cheveaux dans les rues à fort traffic étaient insupportables et que seuls ceux qui ont connu cela peuvent dire que c'était vraiment insupportable ...
    Bon disons deux vérités à propos du cheval (il y en a d'autres...).

    1. À l'époque du cheval, la conduite en état d'ébriété n'a jamais tué un homme ni empêcher les soulons de revenir à la maison d'un seul morceaux; la bête comprenant d'instinct que plus vite elle revenait au bercail, plus vite elle ce débarrasserait de son encombrant passager.
    2. Un cheval, ça pue, ça ch... et ça piss... partout. À tout les jours, je déambule sur la rue St-Louis (dans le "Vieux" Québec) et l'été il n'est pas rare que l'espèce de couche que le caléchier mais au cheval se renverse dans la rue. À +30 oC, c'est tout simplement infecte comme odeur. J'imagine le Vieux Québec au début du 20e siècle avec ses trottoir en bois, ses rues boueuses et les calèches avec des chevaux sans couches.... beurk.
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  4. #3
    trebor

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Citation Envoyé par powel Voir le message
    on parle de pollution, mais peut être que les déjections de cheveaux dans les rues à fort traffic étaient insupportables et que seuls ceux qui ont connu cela peuvent dire que c'était vraiment insupportable ...
    Bonjour,
    Je me souviens de la fin de l'utilisation des chevaux pour tirer une charrette qui livrait le pain (le bon grain, en Belgique pour ceux qui se souviennent), il y avait à l'arrière des chevaux une toile afin de récupérer les crottins, donc rien ne tombait sur le chemin.
    Si il y avait des crottins, ils étaient ramassés car c'est un bon engrais pour le jardin, et à l'époque (début des année 1960), presque tous faisaient un jardin.
    Pour avoir un cheval, il faut du terrain (pâturage), ce qui n'est pas possible dans les villes, à la campagne oui, mais le cheval demande des soins après son utilisation, alors que le voiture, une fois arrêtée (garée), on peut l'oublier.
    Le cheval est trop lent pour une utilisation dans notre mode de vie actuelle (siècle de la vitesse),toujours plus vite et moins cher, car la rapidité du transport réduit les couts, car pour livrer tous les clients, il fallait plusieurs attelages, alors que actuellement une seule camionnette et un seul homme suffit pour faire la tournée des livraisons.
    Dans les fermes, le tracteur à la place des chevaux, rendement fortement augmenté et cout de production fortement réduit, de plus il faut un minimum de personnel.
    Un fermier ne pourrait plus se passer d'un tracteur.
    A+
    Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

  5. #4
    Pierre de Québec

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Citation Envoyé par trebor Voir le message
    Si il y avait des crottins, ils étaient ramassés car c'est un bon engrais pour le jardin, et à l'époque (début des année 1960), presque tous faisaient un jardin.
    Mais aujourd'hui, les gens préfères s'acheter un sac d'engrais non odorant. IL y a encore, quoique très rarement, un fermier ici dans le coin qui fait des balades avec son cheval. Perso, j'ai pas vue personne ce précipiter dans la rue avec une pelle pour ramasser le crotin

    PdQ
    Aux limites du monde des faits, le philosophe a trouvé celui des idées. (Karl Jasper)

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    SK69202

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Bonjour,

    Plus récent: voir avec quelle célérité les chinois troquent leurs bicyclettes pour une automobile.

    À l'époque du cheval, la conduite en état d'ébriété n'a jamais tué un homme
    Au cours de tous ces siècles d'utilisation, il y en a quelques uns quand même, qui n'ont sans doute pas vue la branche....



    @+
    Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César

  8. #6
    powel

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Merci pour vos intéressantes réponses

    Donc si l'homme a opté pour le côté pratique de l'automobile, peut-on conclure que son envie de progresser est plus forte que toute empathie pour un animal ? Car celui qui s'occupe d'un cheval, même si ce n'est pas immédiat, fini par avoir des liens affectifs avec son animal. Ces mêmes hommes ont donc approuvé le remplacement du cheval par l'automobile ?

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  10. #7
    f6bes

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Citation Envoyé par powel Voir le message
    Merci pour vos intéressantes réponses

    Car celui qui s'occupe d'un cheval, même si ce n'est pas immédiat, fini par avoir des liens affectifs avec son animal.
    Bjr POwel..
    Probablement , comme envers tout autre animal !
    Mais essaye donc de t'octroyer qq semaines de repos, la bébéte ne sera pas d'accord.
    Demande donc à tous les éleveurs et paysans qui sont OBLIGES de s'OCCUPER du bétail (pas de nécessité d'attachement !!) 365/365 jours.
    Une voiture meme si tu la laisses au garage pendant 1 mois, elle ralera pas !!
    Bonne journée

  11. #8
    jamajeff

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Donc si l'homme a opté pour le côté pratique de l'automobile, peut-on conclure que son envie de progresser est plus forte que toute empathie pour un animal ? Car celui qui s'occupe d'un cheval, même si ce n'est pas immédiat, fini par avoir des liens affectifs avec son animal. Ces mêmes hommes ont donc approuvé le remplacement du cheval par l'automobile ?
    J'assiste toutes les semaines aux démonstrations affectives de mon voisin envers sa voirure... Je remarque aussi que le lien affectif qui unit l'Homme au cheval peut être la cause du fait qu'il délaisse le cheval dans la vie quotidienne pour en maintenir un usage récréatif. En effet, la voiture ne se fatigue pas mais s'use. Les chevaux n'ont jamais été aussi bien traités que depuis qu'ils sont devenus un hobby.

    Sans parler du fait qu'il n'y a pas nécessairement de lien affectif (voir ci dessus) avec le cheval. On employait le cheval, le boeuf, parce qu'il était "utile" et on le choyait parce qu'il avait aussi une valeur marchande et qu'il fallait rentabiliser l'investissement dans la durée, comme nous le faisons avec nos voitures.

    Dans l'adoption de la voiture il y a nécessairement un ensemble facteurs qui sont entré en jeux :
    - Le prestigé lié aux nouvelles technologies (comme c'est le cas pour les GSM, ordinateurs)
    - La vitesse de déplacement et donc le gain de temps
    - Le pratique (nombre de passagers, bagages)
    - Le confort
    - La constructions des routes, la découverte du macadam
    - La voiture ne se fatigue pas et ne souffre pas...
    - etc.

    En outre, on observe que la technique n'est pas adoptée par choix mais semble plutôt s'imposer à nous comme de façon naturelle. On comprend alors que Heidegger voyait dans celle-ci la manifestation de l'Être. En effet, une fois que l'offre est présente, on ne peut pas faire qu'elle ne soit pas. Ce qu'il appelait une "pro-vocation", c'est à dire dont l'existence est nécessairement vouée à conséquences...
    Dernière modification par jamajeff ; 13/10/2007 à 17h26.

  12. #9
    djsss

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    juste pour montrer une evolution.

    avant que les colons arrivent aux ameriques il n'y avait de chevaux, ils utilisaient les chiens. quand les chevaux sont arrives avec les colons le cheval a suplente le chien et les jambes comme moyen de locomotion. quand la voiture est arive elle a suplente le cheval.
    rapport: capacite de transport et celerite acrue.

    juste une hypothese tu crois que nus aurions besion de voiture si nous avions les capacite des insectes? je parle au niveau force et celerite. moi je crois pas car porter l'equivalent de 10 fois son poid en reduisant de 1/4 sa vitesse c'est tres pratique d'autant plus que sans charge un humain avec ces capacites ferai facilement du 140 km/h.

  13. #10
    powel

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    J'assiste toutes les semaines aux démonstrations affectives de mon voisin envers sa voirure...
    Je le comprends je pense être comme ton voisin ...

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    Les chevaux n'ont jamais été aussi bien traités que depuis qu'ils sont devenus un hobby.
    J'aime bien ta réponse, cela montre qu'en enlevant le côté "utile" du cheval, on peut établir un rapport plus honnêtre avec lui.

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    Sans parler du fait qu'il n'y a pas nécessairement de lien affectif (voir ci dessus) avec le cheval. On employait le cheval, le boeuf, parce qu'il était "utile" et on le choyait parce qu'il avait aussi une valeur marchande et qu'il fallait rentabiliser l'investissement dans la durée, comme nous le faisons avec nos voitures.
    Ok pour le côté affectif, vous m'avez tous convaincu je crois. Mais même sans ce côté et même sans avoir l'impression de ressentir quelquechose pour le cheval pendant son entretien. Je me demande est-ce que ce rapport avec la nature, les bêtes mais si c'est pour de l'entretien n'est-il pas bénéfique pour notre esprit. Le fait de s'occuper d'autres être vivants constemment ne nous rappelle pas inconsciemment que finalement nous venons de la nature, nous vivons dans la nature même si on étouffe les racines d'arbres avec du béton et que nous devons rester à son écoute. Ok l'homme gagne du temps, parce qu'une voiture demande moins d'entretien, mais ce temps est-il utilisé pour quelquechose de plus utile et de plus essentiel que de garder le contact avec la nature. Pour illustrer je cite Jung :
    « A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s'est déshumanisé. L'homme se sent isolé dans le cosmos, car il n'est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques. Le tonnerre n'est plus la voix irritée d'un dieu, ni l'éclair de son projectile vengeur. La rivière n'abrite plus d'esprits, l'arbre n'est plus le principe de vie d'un homme, et les cavernes ne sont pas habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l'homme et l'homme ne s'adresse plus à eux en croyant qu'ils peuvent l'entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l'énergie affective profonde qu'engendraient ses relations symboliques. »

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    - La vitesse de déplacement et donc le gain de temps
    - Le pratique (nombre de passagers, bagages)
    - Le confort
    Donc tout ça permet une optimisation du temps, on est OK, mais voir ci-dessus optimiser du temps pour faire quoi à la place ?...
    Quand au confort, les diligences avec leurs ressort à lames à grand débattements et les canapés qui servaient de sièges devaient être bien confortables quand même.

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    - La constructions des routes, la découverte du macadam
    Là je comprends pas trop l'intérêt une route c'est assez triste et moche par rapport à un chemin de terre je trouve (attention je ne nie pas que c'est plus pratique !), "ça puirr" comme dirait l'autre

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    - La voiture ne se fatigue pas et ne souffre pas...
    Bon argument si l'on pense que le cheval est trop sollicité et qu'il souffre. Mais comment peut-on savoir si le cheval ne prend pas goût à tirer des diligences et transporter des hommes en compagnie d'autres cheveaux, plutôt que de rien foutre dans un pré à bouffer de l'herbe toute la journée.
    Le contact avec l'humain ne lui est-il pas aussi bénéfique finalement ?

    Citation Envoyé par jamajeff Voir le message
    En outre, on observe que la technique n'est pas adoptée par choix mais semble plutôt s'imposer à nous comme de façon naturelle. On comprend alors que Heidegger voyait dans celle-ci la manifestation de l'Être. En effet, une fois que l'offre est présente, on ne peut pas faire qu'elle ne soit pas. Ce qu'il appelait une "pro-vocation", c'est à dire dont l'existence est nécessairement vouée à conséquences...
    Yes ! effectivement on subit cette "pro-vocation" tous les jours sans jamais s'en rendre compte. Cela dit il m'arrive souvent de refuser le progrès matériel puisque en y réfléchissant la seule chose qu'il va m'apporter c'est du gain de temps et d'argent. Ca parait positif au premier abbord, mais si on pense que ce gain minimum de temps et d'argent de toutes façons ne nous changera pas la vie ... pour illustrer rapidement : un peu comme on s'attache à une vieille voiture qui finalement consomme un petit plus, qui a un petit moins de place et qui va un peu moins vite qu'une voiture moderne. Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves me direz-vous ... autant tout de suite se mettre en quête d'un grand fleuve si on veut un réel changement. Enfin là c'est encore un notre débat.

    Mais ignorer l'attachement à un objet ou un animal face à un gain de temps me laisse toujours perplexe.

    Citation Envoyé par djsss Voir le message
    juste une hypothese tu crois que nus aurions besion de voiture si nous avions les capacite des insectes? je parle au niveau force et celerite. moi je crois pas car porter l'equivalent de 10 fois son poid en reduisant de 1/4 sa vitesse c'est tres pratique d'autant plus que sans charge un humain avec ces capacites ferai facilement du 140 km/h.
    On est d'accord mais voir ci-dessus sur le réel apport de l'optimisation du temps. Cela dit ton message me fait penser que la nature fait peut être en sorte de nous intéresser à la technologie, et nous en a donné les moyens.
    Le paradoxe est que beaucoup de trouvailles technologiques semblent nous faire oublier les bienfaits de la nature, comme si la nature avait programmé son propre anéantissement ?

    (Oulah si j'ai pas une remarque du modo c'est qu'il est vraiment sympa )
    Dernière modification par powel ; 26/10/2007 à 00h00.

  14. #11
    Yoyo
    coresponsable des forums

    Re : L'Automobile : caprice de l'homme ou réel apport à la qualité de vie ?

    Bonsoir

    Bien qu'interessante cette discussion n'a rien de scientifique! ni meme de rapport avec la science... en conséquence je ferme.
    Si l'aspect scientifique de cette discussion m'a echappé n'hesitez pas a me contacter par MP.

    YOyo

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