Répondre à la discussion
Page 1 sur 2 1 DernièreDernière
Affichage des résultats 1 à 30 sur 33

Premier potager, semis et grosse pluie!



  1. #1
    ylofy

    Premier potager, semis et grosse pluie!

    Bonjour à tous !

    Pour la première année, nous avons commencé un potager.
    Nous avons un grand terrain qui était, il y a quelques années, un grand grand potager.
    ça fait bien 10 ans qu'il n'était plus entretenu, on l'a récupéré en friches ! Des herbes haute comme moi !

    C'est sur ce terrain qu'on a décidé de créer notre premier potager (plus petit, néanmoins !).
    Un voisin paysan m'a retourné la terre sur la surface ( je sais que ce n'est plus trop encouragé par rapport à ce que j'ai lu, mais la terre était très très tassée, j'aurais mis des semaines à l'aérer…)
    De plus, l'herbe pousse fort et très vite dans mon coin ! Nous avons décidé néanmoins de ne pas désherber…

    J'en viens donc à mes petites questions. Le week-end dernier, nous avons semer nos graines, Carottes, betteraves, oignons, salades, courgettes, radis, potiron.

    Seulement, depuis hier jusqu'a aujourd'hui, nous avons de grosse pluies !
    Pensez-vous que ce soit mauvais pour les semis ? J'ai peur que les graines pourrissent dans toute cette flotte…

    Pour la suite, avez-vous des conseils pour le désherbage ? Paillis, etc…

    Merci !

    -----


  2. Publicité
  3. #2
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    pour une premiere année vous auriez du acheter des plants en pot pour tout ce qui ne se seme pas à la volée..... ou faire des semis sous cloche à l'abri puis repiquer.

    un potager ce n'est pas évident. Et pour le désherbage des semis en ligne rien de mieux que la sarclette quand les mauvaises herbes levent à peine. le tout c'est de ne pas se faire dépasser......

    http://www.outils-wolf.com/publicmed.../fr/GY15_1.jpg

  4. #3
    ylofy

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Merci pour l'outil !

    Oui c'est vrai, mais comme on a tardé à s'y mettre, on voulait tenter de semer directement.
    Vous pensez les très fortes pluies vont les empêcher de germer ?

  5. #4
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Non, les pluies ne vont pas empêcher la germination. Ni abimer les graines. Ce ne sont pas des "bonbons" !

    Sauf si le sol est un bas-fond où l'eau stagne longtemps ?

    Heureusement que l'eau n'empêche pas la germination ! Mais il faut simplement que le sol se "ressuie" (l'excès d'eau part), de sorte à ce qu'il y ait de l'oxygène au niveau des graines.

    Certaines graines peuvent se tremper pendant 24 h pour accélérer la germination !

    Par contre, il y a des chances que les "mauvaises herbes" en place prennent le dessus, avant que les résultats du semis ne soient visibles !

    [PS : même sur défriche, je déconseille le travail du sol ; j'ai récupéré une "broussaille" en limite de mon jardin : débroussailleuse pour enlever ronces, saules, etc... Puis "rotofil" pour rabattre les herbes au ras du sol et, conformément à ma façon de faire, j'ai déroulé du foin par-dessus tout ça ; c'est aujourd'hui une partie bien fertile du jardin ; les "peuplades" primitives ont de tout temps pratiqué la culture sur défriche, qui est la partie la plus fertile...

    Pour en savoir plus : http://www.econologie.com/forums/agr...ue-t13846.html

    Chacun fait comme il veut bien !]

  6. #5
    ylofy

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Merci pour ta réponse !

    Tant mieux pour les graines, je me demandais si justement, il fallait éviter un épisode de grande pluie pour semer,
    mais selon ce que tu me dis ça devrait rouler.

    Je pense que pour les prochaines années, je ne retournerais plus la terre, je vais commencer par pailler
    dès que les plants seront sortis, je ne renouvelerai ce paillage pendant l'hiver pour empêcher la forêt vierge l'année suivante !

    Et merci pour le lien, je vais regarder ça avec attention !

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Je te conseille, tu devrais trouver le "pourquoi" dans les 135 pages, de "pailler" avec du foin et du BRF... Et pas la paille.

    Je sais, ce n'est pas "orthodoxe", ni "à la mode furieuse" de la permaculture. Mais rudement efficace...

    Je suis en train de faire des vidéos sur Youtube ("Le Potager du Paresseux"). J'ai malheureusement connu un incident technique, alors cela tarde...

  9. Publicité
  10. #7
    ylofy

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    En tout cas, j'adore la dénomination " Potager du Paresseux".
    Je m'abonne direct. ^^

    Une petite question peut-être bête… Je lis que le travail de la terre est souvent déconseillé parce qu'elle fout en l'air la vie organique, les vers, etc…
    Y'a t-il une incidence sur les légumes ? sur la récolte ?

    Ne vaut-il pas mieux faire un potager en labourant la terre, et au final cultiver des légumes chaque année ,
    plutot que de couler une dalle béton bien propre afin de se faire un parking pour garer sa laguna ?

  11. #8
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    au moyen age ils ne cultivaient pas toute la terre de leur jardin par manque d'outils Si bien qu'ils faisaient des banquettes en pierre étroites au milieu desquelles ils amenaient de la terre.

    je l'ai fait sur une petite surface...tres facile pour désherber puisque on peut le faire assis sur les pierres avec un outil sans manche, grattoir ou autre

    les carrés de potager en planches ont un défaut majeur: elles pourrissent tres vite au contact de la terre.....

  12. #9
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par ylofy Voir le message
    En tout cas, j'adore la dénomination " Potager du Paresseux".
    Je m'abonne direct. ^^

    Une petite question peut-être bête… Je lis que le travail de la terre est souvent déconseillé parce qu'elle fout en l'air la vie organique, les vers, etc…
    Y'a t-il une incidence sur les légumes ? sur la récolte ?

    Ne vaut-il pas mieux faire un potager en labourant la terre, et au final cultiver des légumes chaque année ,
    plutot que de couler une dalle béton bien propre afin de se faire un parking pour garer sa laguna ?
    Difficile de résumer en quelques lignes une façon de faire que j'ai du mal à résumer en 50 pages (j'ai un livre en chantier, sur lequel j'avance difficilement !).

    En gros :

    a) Si on pense que c'est important, il vaut mieux cultiver son jardin pour avoir ses légumes plutôt qu'aménager des parkings ; mais pour d'autres, la voiture est plus importante : chacun choisit sa vie. Loin de moi l'idée d'imposer un modèle ou simplement de dire ceci est mieux que cela...

    b) Si on jardine, là encore, certains obtiennent de "bons" résultats avec beaucoup de travail du sol, avec des engrais, avec des pesticides. D'autres avec beaucoup de travail du sol, des engrais et des pesticides "bio" (assez chers). Je propose d'obtenir beaucoup de légumes avec peu de travail - et notamment absolument aucun travail du sol -, pas d'engrais et que des "produits" anodins...

    Rien n'est jamais "idéal" en ce bas monde, mais je considère que "travailler" la terre, c'est généralement inutile et très souvent nuisible (on détruit la vie du sol).

    Là encore, chacun choisit.

    c) Bien sûr que si tu détruis les mécanismes vivants du sol, cela sera dommageable pour tes légumes. Donc tu devras compenser par autre chose : les engrais, les pesticides.

    Je ne parle pas là de "biodiversité", de "soigner les papillons au détriment de tes cultures" ! Il ne s'agit pas de "rêver", de faire du bien à la nature. En tout cas, pas en premier. Cela se "rajoute", gratos, en somme... J'obtiens les mêmes rendements qu'un jardin classique (en réalité, mes résultats sont supérieurs, en quantité et en qualité !).

    Au lieu d'avoir un sol où les organismes vivants décomposent les matières organiques pour bien nourrir tes plantes, tu devras mettre tes légumes sous perfusion. Donc bien entendu qu'il y a un rapport entre l'activité biologique du sol et la croissance de tes légumes : les uns nourrissent les autres ; dans le sol, les racines sont souvent associées à des champignons (cela s'appelle "mycorhizes"). Les racines entretiennent aussi une zone autour d'elles où elles nourrissent les bactéries et les champignons : on appelle cela la "rhizosphère". Il y a des échanges et des mécanismes complexes qui "nourrissent et protègent" les plantes.

    Donc nuire à la vie biologique du sol, c'est "priver" les plantes d'un tas de mécanismes utiles... Indispensables même si on ne veut pas mettre sous perf !

    Mais de même qu'un homme peut rester sous perfusion dans le coma pendant longtemps, un jardin pourra fonctionner sous perfusion et "assistance médicale" - pesticides - pendant longtemps. Certains jardinent avec des engrais et pesticides depuis 50 ans !

    Là encore : ce sont des choix !

    Moi, ma façon de faire me convient parce qu'elle donne beaucoup, sans grands efforts, de qualité "plus que bio" (je n'utilise pas tous les pesticides ou engrais autorisés en "bio AB"), de "goût" là aussi souvent bien supérieur au "bio AB"... Et mon jardin est une oasis de biodiversité, en plus ! Hier, je travaillais au milieu des abeilles et autres butineurs...

    Un jardin classique, est, pour moi, un désert. Et le désert c'est la mort (ou l'inverse !).

    Mais c'est une 100 pages pour mettre en place cette réflexion. Qu'on me comprenne : je ne vais pas les reprendre ici.
    Dernière modification par Did67 ; 20/05/2016 à 10h28.

  13. #10
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    l'ennemi de toute culture c'est le labour profond ramenant de la terre "morte". C'est une hérésie. Autant faire de la culture hors sol hydroponique avec un max d'engrais. Mais à mon avis un travail léger du sol pour l'aérer est sympa en le faisant quand la terre n'est pas trop humide pour ne faire "une dalle de béton" asphyxiante pour les cultures. ici on fait "la mique". On prend une poignée de terre que l'on presse, si elle reste compacte, le moment de la travailler n'est pas venu

  14. #11
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    J'ai longtemps cru ça aussi.

    Avant d'en arriver à la conclusion que :

    a) en général (là encore, il y a des situations particulières !), c'est inutile, car sous un couvert permanent de foin, le sol devient... naturellement comme du couscous (je plante, sans aucun effort, au transplantoir, dans une planche qui était encore une prairie dans laquelle tu ne rentrais pas le plantoir il y a deux ans ; sans aucun travail).

    Cela s'explique. En quelques pages...

    b) il faudrait te pencher sur une famille de vers de terre, qui creusent des galeries verticales mais qu'on ne voit pas en général (ils "sortent" la nuit seulement) ; cela s'appelle les "anéciques" ; bien nourris, ils remontent 1 cm de terre par an, et leurs turricules sont très stables en surface...

    Tout travail, même la grelinette, casse ces galeries.

    Le motoculteur massacre les vers : il les tue (- 80 % !).

    La bêche en coupe aussi, mais moins. La fourche-bêche ou la grelinette les épargne davantage, mais détruit quand même leur travail et leur lieu de vie (les galeries)...

    Mais comme je l'ai déjà écrit : chacun ses choix. Que celui qui veut travailler, travaille (pour moi, c'est pour rien, et même, c'est plus mauvais que bon - toujours en général).

    J'invite simplement les gens à essayer. Sur 2 ou 3 m². Et ils jugeront. Je sais très bien qu'on ne me croit guère. Ou que certains ne changeront jamais leurs habitudes, même mauvaises ! Les fumeurs continuent bien de fumer !

  15. #12
    f6bes

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Bjr Did,
    SVP quelle surface pour ton jardin ?
    Je suppose tout de meme que tous les TERRAINS ne se valent pas !

    Si la terre se compacte difficile d'y planter le..plantoir !!
    Pour ma part mon jardin ne connait que le fumier de cheval et la cendre de bois.
    Bonne...récolte.
    "Ce fut la goutte d'eau de trop qui mit le feu aux poudres!"

  16. Publicité
  17. #13
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    1) Je cultive entre 500 et 600 m². C'est en extension constante, à la demande de mon entourage. "Et pourquoi tu ne fais pas ci ?"... "... Et pas ça ?"... [tout en étant cardiaque sévère ; un ventricule gauche à 45 % ; pas d'effort intense possible, surtout pas dès qu'il fait plus de 28°]

    Les extensions les plus récentes sont en train de se faire comme ci :

    - je tonds ma prairie (l'extension se fait dans une prairie permanente sur laquelle un agriculteur "récoltait" le foin, sans rien faire d'autre), à ras

    - je laisse un double vitrage de récupération, pour cramer les plantes (1 jour de soleil suffit)

    - je recouvre de foin

    - je plante dedans (des plants en godets ; au transplantoir ; je te jure que c'est dur et pourtant, cela pousse très bien !!!)

    2) Essayes quand même sur 2 m², en mettant toujours toujours toujours une couche épaisse de matière organique non déjà décomposée (foin idéalement ou paille mélangée avec des tontes de gazon séchées ou feuilles mortes mélangées avec des tontes de gazon séchées).

    On en reparle dans 1 an ?

    Moi aussi je croyais que la terre se tassait. Mais pas quand elle est à l’abri des impacts de l'eau ; quand on ne marche pas dessus ; quand on ne détruit pas le travail que font les organismes vivants...

    En fait, un sol "travaillé", mais sans vie, c'est un peu comme du béton : cela reprend en masse dès la première pluie violente.

    N'ayant que ma situation en référence, je ne peux garantir que cela marche ainsi partout, sur tout type de sol. Mais des gens que j'ai convaincu mon rapporté une amélioration spectaculaire d'un sol argileux où l'eau stagnait !

    C'est pour cela, je ne dis pas : "il faut faire comme ça !" mais "je fais comme cela ; cela marche ; essayez sur 2 m² ! Quel risque ?"...

    3) Pour des raisons qui me prendraient quelques pages, cela marche mieux quand on part d'une prairie. Une prairie naturelle renferme une population de vers "anéciques" qui, si on ne les tue pas (fraise) si on ne les dérange pas (bêche, grelinette), si on les nourrit bien (apport permanent de matière organique non décomposée) vont se développer de façon explosive !

    Dans un jardin classique travaillé de façon intense, ils sont quasiment absents ou la population est très réduite. Or, ces vers là se reproduisent lentement, et s'ils font des va-et-vient incessant verticalement, ils se déplacent peu horizontalement. Donc dans un sol de jardin "désertifié", cela peu prendre plus de temps pour qu'on observe les effets positifs. Il faut parfois 5 ou 6 ans !

    4) J'utilise aussi les cendres. Mais il faut être prudent si le sol n'est pas naturellement acide... (il y a des endroits où il l'est).

    5) Le fumier c'est bien. Mais :

    a) ce n'est que la part du foin que les intestins des animaux n'ont pas absorbés, mélangés à de la paille, plus pauvre ; c'est donc plus pauvre que le foin !

    b) c'est déjà plus ou moins décomposé en tas ; un fumier "fume" d'où son nom ; il chauffe : l'énergie, qui pourrait servir aux êtres vivants du sol et notamment aux vers, est bêtement partie en fumée ! Donc c'est moins efficace, question nourrir les vers... C'est un peu comme si on ne te proposait que les poubelles déjà décomposées... Pas sûr que tu bosserais des masses ?

    Mais bien sur, c'est mieux que les engrais chimiques !

  18. #14
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    pour ce qui est du tas de fumier je peux vous dire par expérience que les vers adorent. Il suffit quelques mois apres son dépot de donner un coup de beche...ça grouille......

  19. #15
    f6bes

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par Did67 Voir le message
    1) Je cultive entre 500 et 600 m². C'est en extension constante, à la demande de mon entourage. "Et pourquoi tu ne fais pas ci ?"... "... Et pas ça ?"... [tout en étant cardiaque sévère ; un ventricule gauche à 45 % ; pas d'effort intense possible, surtout pas dès qu'il fait plus de 28°]

    Les extensions les plus récentes sont en train de se faire comme ci :

    - je tonds ma prairie (l'extension se fait dans une prairie permanente sur laquelle un agriculteur "récoltait" le foin, sans rien faire d'autre), à ras

    - je laisse un double vitrage de récupération, pour cramer les plantes (1 jour de soleil suffit)

    - je recouvre de foin

    - je plante dedans (des plants en godets ; au transplantoir ; je te jure que c'est dur et pourtant, cela pousse très bien !!!)

    2) Essayes quand même sur 2 m², en mettant toujours toujours toujours une couche épaisse de matière organique non déjà décomposée (foin idéalement ou paille mélangée avec des tontes de gazon séchées ou feuilles mortes mélangées avec des tontes de gazon séchées).

    On en reparle dans 1 an ?

    Moi aussi je croyais que la terre se tassait. Mais pas quand elle est à l’abri des impacts de l'eau ; quand on ne marche pas dessus ; quand on ne détruit pas le travail que font les organismes vivants...

    En fait, un sol "travaillé", mais sans vie, c'est un peu comme du béton : cela reprend en masse dès la première pluie violente.

    N'ayant que ma situation en référence, je ne peux garantir que cela marche ainsi partout, sur tout type de sol. Mais des gens que j'ai convaincu mon rapporté une amélioration spectaculaire d'un sol argileux où l'eau stagnait !

    C'est pour cela, je ne dis pas : "il faut faire comme ça !" mais "je fais comme cela ; cela marche ; essayez sur 2 m² ! Quel risque ?"...

    3) Pour des raisons qui me prendraient quelques pages, cela marche mieux quand on part d'une prairie. Une prairie naturelle renferme une population de vers "anéciques" qui, si on ne les tue pas (fraise) si on ne les dérange pas (bêche, grelinette), si on les nourrit bien (apport permanent de matière organique non décomposée) vont se développer de façon explosive !

    Dans un jardin classique travaillé de façon intense, ils sont quasiment absents ou la population est très réduite. Or, ces vers là se reproduisent lentement, et s'ils font des va-et-vient incessant verticalement, ils se déplacent peu horizontalement. Donc dans un sol de jardin "désertifié", cela peu prendre plus de temps pour qu'on observe les effets positifs. Il faut parfois 5 ou 6 ans !

    4) J'utilise aussi les cendres. Mais il faut être prudent si le sol n'est pas naturellement acide... (il y a des endroits où il l'est).

    5) Le fumier c'est bien. Mais :

    a) ce n'est que la part du foin que les intestins des animaux n'ont pas absorbés, mélangés à de la paille, plus pauvre ; c'est donc plus pauvre que le foin !

    b) c'est déjà plus ou moins décomposé en tas ; un fumier "fume" d'où son nom ; il chauffe : l'énergie, qui pourrait servir aux êtres vivants du sol et notamment aux vers, est bêtement partie en fumée ! Donc c'est moins efficace, question nourrir les vers... C'est un peu comme si on ne te proposait que les poubelles déjà décomposées... Pas sûr que tu bosserais des masses ?

    Mais bien sur, c'est mieux que les engrais chimiques !
    Remoi, Merci pour tes infos.
    Mais ici PAS de gazon ( c'est une rente pour l'arrosage !!) Bien sur pas de prairie herbeuse non plus (la garrigue !)
    POur les feuilles...ben c'est des pins d'Alep...donc on oublie aussi.
    Je comprends bien que sur certain territoire c'est possible, mais sur d'autre...c'est moins évident.
    Je vais allé voir ton site .
    Bonne soirée
    "Ce fut la goutte d'eau de trop qui mit le feu aux poudres!"

  20. #16
    f6bes

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par ossau Voir le message
    pour ce qui est du tas de fumier je peux vous dire par expérience que les vers adorent. Il suffit quelques mois apres son dépot de donner un coup de beche...ça grouille......
    Bsr à toi, De vrais ...goinfres !!
    bonne soirée
    "Ce fut la goutte d'eau de trop qui mit le feu aux poudres!"

  21. #17
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Ce n'est pas pour avoir le dernier mot. Juste pour inviter à réfléchir.

    Mais il y différentes familles de vers.

    Ceux qu'on trouve sous le fumier ou sous les composts ou encore ceux utilisés pour le lombricompostage ne sont pas les plus utiles pour le jardinier. Ce sont des vers dits "épigés", qui vivent en surface et se caractérisent par une couleur sombre en général, une vitesse de fuite rapide et un taux de reproduction très élevé (ils subissent une prédation importante, par les oiseaux notamment, qu'ils compensent par leur prolificité).

    Ils ne creusent pas les galeries verticales, fondamentales pour le jardinier. Ils ne sont pas "constitués" pour... Bref, ce ne sont pas eux les "laboureurs" (expression malheureuse) tant loués.

    Les vers vraiment utiles pour le jardinier ne se voient guère (sauf la nuit, à la lumière de la lune). Ce sont les "anéciques". Biologiquement, ce sont ce qu'on appelle des "post-gésiers". C'est la dernière famille à être apparue, historiquement, avec un rejet du gésier dans leur "construction". Ils ont une puissance que n'ont pas les autres et de ce fait, peuvent creuser et entretenir ces galeries verticales... Ils font un "lombrimixage", un mélange des sols et des matières organiques, en lien avec des bactéries.

    Ils sont généralement plus clairs. Vivent 7 à 10 ans. Se reproduisent beaucoup moins.

    Ils viennent en surface la nuit, "agrippent" des morceaux de matières organiques fraîche qu'ils attirent dans leurs galeries. Les brins d'herbe morte ou.. le foin sont leur nourriture favorite. En se retournant, ils se "vident" en surface pour ne pas boucher les galeries : ce sont les turricules qu'on voit en surface. Leur signature en quelque sorte. Dans ces turricules, on retrouve une terre particulièrement riche et stable... Un véritable terreau naturel. Ils remontent et "mixent" 1 cm de sol par an !

    Lire Marcel B. BOuché "Des vers de terre et des hommes / Découvrir nos écosystèmes fonctionnant à l'énergie solaire" Ed Actes Sud. 300 pages passionnantes sur les vers... Un peu difficile parfois (mais on peut "sauter" certains développements très poussés).

  22. #18
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par ossau Voir le message
    pour ce qui est du tas de fumier je peux vous dire par expérience que les vers adorent. Il suffit quelques mois apres son dépot de donner un coup de beche...ça grouille......
    Oui. Cela grouille d'épigés au niveau du tas de compost. C'est donc concentré sur un "spot"...

    J'essaye d'avoir cette activité débordante, avec des anéciques, sur toute la surface de mon jardin...

  23. Publicité
  24. #19
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par f6bes Voir le message
    Remoi, Merci pour tes infos.
    Mais ici PAS de gazon ( c'est une rente pour l'arrosage !!) Bien sur pas de prairie herbeuse non plus (la garrigue !)
    POur les feuilles...ben c'est des pins d'Alep...donc on oublie aussi.
    Je comprends bien que sur certain territoire c'est possible, mais sur d'autre...c'est moins évident.
    Je vais allé voir ton site .
    Bonne soirée
    Oui, les situations sont variées. Mais vous avez des chevaux donc du foin !

    Partir d'une prairie, refuge naturel des anéciques, est le plus facile. Partir d'une garrigue non "stérilisée" devrait aller aussi. Partir d'un jardin pas trop abimé ira, mais moins vite. Et partir d'un jardin abimé (engrais chimiques et pesticides et motoculteur) mettra du temps (au moins 6 ans !).

    Mais vous avez les plus gros anéciques de France ! Ils ont été décimés dans le reste de la France lors des glaciations et ne sont pas revenus (ils se déplacenet très lentement horizontalement).

  25. #20
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Une conférence de Marcel Bouché est sur internet :

    https://www.youtube.com/watch?v=xO-Lau62zCg

    Cela reste "dense", enfin rapide surtout. J'en ai fait une exégèse pour les forumeurs, sur éconologie, à partir de la page 66 (les titres sont en gros) :

    "Ce que le jardinier paresseux peut retenir de la conférence de Marcel Bouché / part 1.0"


    http://www.econologie.com/forums/agr...13846-650.html

  26. #21
    f6bes

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par Did67 Voir le message
    Oui, les situations sont variées. Mais vous avez des chevaux donc du foin !

    .
    REmoi,
    Ben non ,j'ai pas de chevaux !
    Je vais "récupérer" dans un champ ou de temps en temps les chevaux viennent paitre.
    C'est pas vraiment du fumier....... c'est du pur...crottin!!

    Merci pour toutes ces infos.
    Bon WE
    "Ce fut la goutte d'eau de trop qui mit le feu aux poudres!"

  27. #22
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Le "vous", c'était pour les habitants de votre région. Donc il y a des marchands de foin...

    Le pur crottin, c'est encore plus les "épigés". C'est une famille bien particulière, qu'on trouve aussi sous les bouses de vache. Ils ne foutent rien d'utile au jardin !

    NB : il reste que ces apports de fumier, de crottin, sont des transferts de fertilité ; je ne veux pas du tout dissuader de l'utiliser. C'est très bien. Mais c'est de la fertilité en éléments nutritifs, apportée de l'extérieur. Et ce n'est que ça : c'est un peu comme un "engrais organique complet à décomposition lente".

    Simplement, rien à voir avec de la nourriture pour vers anéciques, ceux qui travaillent pour le jardinier et à sa place. Et qu'il faut donc héberger, nourrir, choyer... C'est ceux là qu'il faut stimuler et qui "améliorent" le sol sans aucun travail.

    La difficulté, dans un jardin, c'est qu'il y a tout ; les mécanismes sont multiples et complexes. Les gens ne veulent voir qu'une chose (l'obsession de la nutrition des plantes !). Du coup, des tas d' "incompréhension" qui sont possibles...

  28. #23
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    PS : Je serais très très intéressé par une petite expérience dans un milieu très différent du mien. Si jamais tu tentes une petite expé, juste deux ou trois m² couvert avec une botte de foin achetée, je te serais très reconnaissant de me faire une remontée sur éconologie dans 1 an !

    Mon grand désespoir, c'est de ne pas pouvoir avoir les principaux types de climats français et de sol dans mon jardin. Ce serait un rêve d'agronome que de pouvoir expérimenter derrière chez moi. A défaut, je compte sur quelques personnes intéressés par cette façon de faire et sur l'espoir de constituer un "réseau"...

  29. #24
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    pas de probleme: j'ai du foin en grande quantité..:S et de la place: je veux bien essayer, cela ne mange pas de pain. Je pense que le faire maintenant c'est un peu tard car en pleine poussée de "mauvaise herbe"..à moins de temps en temps de passer le rotofil pour la mater?

  30. Publicité
  31. #25
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Ah merci ! Grand merci !

    Ce n'est pas la période "idéale", mais il n'y jamais de règle absolue. L'idéal c'est de travailler "avec" la nature, pas "contre, donc de faire ça en automne... Mais quand on travaille le sol, on travaille aussi "contre" la nature ! Et clea marche quand même. La nature est tellement "résiliente" (résistante aux chocs qu'on lui fait subir !).

    Je viens encore d'étendre un peu ma surface cultivée, hier et aujourd'hui, comme suit :

    a) je tonds ma prairie le plus ras possible, à la tondeuse...

    b) je profite du beau temps aujourd'hui pour y poser les vitrages de mes châssis (dont je n'ai plus besoin), à plat sur le sol : cela va "griller" l'herbe en un ou deux jours (j'appelle ça un peu pompeusement "défanage thermique solaire")... (j'ai aussi une "récup" de double-vitrage)

    La photo est sur éconologie depuis tout à l'heure...

    c) une fois l'herbe "grillée", je mettrai dessus une épaisse couche de foin ; par épaisse couche, j'entends du foin "déroulé" de mes balles rondes, sans trop "l'aérer" (il faut que cela reste un peu comme un géotextile : compact et opaque)...

    Si c'est des balles rectangulaires, on peut "aplanir" et compacter en mettant une planche par dessus le foin éparpillé, et en marchant dessus...

    Sur une épaisseur d'une main (une vingtaine de cm)... Cela parait beaucoup, mais : 1) cela va se tasser sous les pluies ; 2) dès qu'il fera bon, dès que le sol sera chaud, les êtres vivants vont se nourrir et "grignoter" par le bas... En faisant cela, ils seront en pleine forme, travailleront, mais ils libéreront aussi les éléments nutritifs contenus dans le foin pour nourrir les légumes...

    d) je plante mes cucurbitacées (courges, courgettes, melons) directement là-dedans, même si c'est un peu dur (il me faut parfois me mettre debout sur la bêche !)... Contrairement à ce que presque tout le monde pense, cela ne nuit en rien aux plantes, qui savent "infiltrer" un tel sol. La preuve : tout ce qui pousse dans une prairie ! Suivez une racine de trèfle ou de luzerne sur plus de 2 m parfois !

    e) l'amélioration se fera en un ou deux ans ; cet automne, après la récolte, je remets du foin ; l'année prochaine, ce sera déjà plus meuble ; je pourrais semer là-dedans (voir sur Youtube : "Le Potager du Paresseux La Sillon'net") ; dans deux ans, avec un apport de BRF à l'automne en plus, ce sera déjà du beurre...

    Cela parait incroyable. C'est pourtant ce que j'observe...

    On peut visiter chez moi (et l'Alsace par la même occasion) !

    Outre les vers ("anéciques" donc), ce traitement (foin ET BRF) stimule plein d'autres organismes, qui grattouillent, gesticulent : collemboles, millepattes, cloportes, etc... Et les bactéries et les champignons, producteurs de glues (se renseigner sur les "glomalines", par exemple, qu'ignorent les jardiniers chimistes...). La présence de ces "colles", l'activité des racines, l'activité des vers, la synthèse d'humus stable, tout cela fait que le sol se "structure" tout seul... D'autant plus qu'il est protégé de l'action dégradatrice de la météo (pluies, soleil...)... On met en place un processus d' "aggradation" (le contraire de "dégradation").

    C'est simple. Mais peu de gens y croient ! C'est dommage (surtout pour eux !).

  32. #26
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Citation Envoyé par ossau Voir le message
    en pleine poussée de "mauvaise herbe"..à moins de temps en temps de passer le rotofil pour la mater?
    Tu l'auras compris : la mater avant ; et puis maintenir le couvercle naturel dessus... Rajouter du foin, si cela ne suffit pas !

    Il risque de passer, j'ai oublié de le dire, quelques vivaces (chez nous, ce sont les orties, des bulbeuses - comme une espèce de renoncules -, le liseron, le rumex). Ceux-là, tu sacrifies 5 mn de temps en temps pour les arracher. Ils passent aaussi là où le sol est travaillé !

    Dans un ou deux ans, la terre sera tellement meuble qu'à l'exception du liseron, les organes de "réserve" viennent avec et cela les éradique !

    C'est sur que s'il y a de la canne de provence, ce n'est pas le foin qui le freinera. Ou du bambou !

  33. #27
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    ici en béarn et pays basque c'est comme en normandie, ça pousse! ça pousse... je vais le faire quand la croissance de l'herbe va ralentir cet été. Ou alors il y a la solution moins écolo, épandre du foin largement et recouvrir par une bache d'ensilage noire... oui je sais c'est immonde ... mais là plus de pousse d'herbe exponentielle , quitte à remplir le ratelier à foin pour les vers en cours de route
    mes voisins agri comme moi vont me prendre pour un dinguo.....encore qu'ils ont l'habitude

    je peux déjà mettre sur le "bon coin" une annonce : " à vendre rotavator, 1.30 large, bon état " ?
    Dernière modification par ossau ; 22/05/2016 à 08h58.

  34. #28
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Je me réjouis de ce "rechercher ensemble".

    1) Ce que je suggère s'applique au jardin. Pas aux "grandes cultures".

    2) Le "système" repose sur une clef très simple : si on les nourrit (donc apporter de la nourriture ; pas de la pourriture), les organismes du sol font plein de choses : ils démantibulent la matière organique, ils synthétisent des milliers de molécules organiques dont certaines sont utiles aux plantes comme précurseurs - arômes, défenses naturelles, résistance au gel, etc - , ils libèrent des éléments minéraux, ils entretiennent des organismes compagnons amis, ils fabriquent des glues, ils remuent la terre... En gros et en très résumé.

    3) D'où la clef : apporter de la matière organique non décomposée sur toute la surface - et non pas seulement de la matière organique déjà décomposée (donc dont l'énergie est partie en fumée !) en tas (donc les effets positifs sont localisés là où on ne cultive pas !).

    4) Parmi ces matières organiques, certaines sont très fermentescibles (elles sont décomposées brutalement par des bactéries - ça chauffe) car riches en azote (dites "matières vertes") et d'autres sont très pauvres en azote (cellulose et surtout lignine).

    Les premières sont trop rapides, favorisent trop les bactéries, au détriment des vers, des collemboles, des champignons... C'est pas équilibré.

    Les dernières sont trop pauvres en azote, et l' "empruntent" au sol et se situent donc en concurrence avec les plantes ; c'est le fameux "effet dépressif" des matières ayant un rapport C/N trop élevé. Cela favorise trop les champignons. Ce n'est pas équilibré non plus.

    Toutes ces réflexions m'ont amené à considérer que le "bon milieu", c'est le foin : assez riche pour nourrir des vaches, il doit pouvoir nourrir des vers sans qu'ils empruntent au sol (les vers sont parmi les animaux les plus riches en protéines !). Il faut imaginer le travail physique qu'ils réalisent, à leur échelle, en creusant des galeries. Alors que la paille permet à peine aux vaches de survivre ! Et le bois, je n'en parle pas ! Il nourrit aussi bien bactéries que champignons que vers. Il apporte de l'azote en quantité importante. Et il dure assez pour qu'une couche suffisante protège le sol jusqu'à la récolte en été. Car dès que le sol se retrouve à nu, les adventices profitent elles aussi de cette fertilité naturelle ! Donc, il ne faut pas que cela se produise.

    Voilà résumé le "système".

    On pourrait dire qu'on "exploite" non pas le sol, mais les êtres vivants du sol. Qui sont vus comme les organismes qui font tout le boulot (et pas seulement apporter des éléments fertilisants - c'est l'obsession de la majorité, mais c'est idiot !). Ils travaillent, remuent, collent, chamboulent, creusent et, parmi 36 choses, libèrent les éléments minéraux au bout du bout (une fois que l'énergie aura été extraite entièrement). En nourissant bien les êtres du sol, par ricochet, on nourrit les plantes qu'on cultive. C'est une conséquence naturelle inévitable.

    Donc rien de mystérieux. Pas de secte. Pas de "mouvement". Juste de la science pure et dure. Mais expurgée des idioties, des croyances et d'une myopie hallucinante ! Et aussi du "on a toujours fait comme ça"... "il est évident que..."

    5) En grande culture, le système est un peu plus compliqué : il s'agit de cultiver la "couverture nutritive" sur place. Puis de la comprimer pour la dominer (rouleau faca). Puis avec des appareils très sophistiqués (et très cher) semer directement dans ce couvert (Ecodyn, "strip tilling")... Il faut alors très bien connaître la "phytosociologie" - c'est-à-dire comment les plantes se comportent les unes avec les autres. Donc il faut "inventer" pour chaque culture, la "couverture" qui convient...

    Tout ça sans jamais travailler la terre (ou que de façon minime sur les bandes cultivées et pas en profondeur). Pas simple.

    Mais spectaculaire quand cela marche !

    Le jardinage avec le foin est une simplification de cela, dans le sens où c'est une "externalisation" de la production du couvert. Du coup, c'est très facile à maîtriser. Sinon, je n'en ferais pas la promotion sous le nom "Potager du Paresseux".

    6) Oui. dans cette façon de voir les choses, le rotavator est un des instruments les plus catastrophique. Les populations de vers "anéciques" sont décimés à 80 % ! Tout ça pour produire un mélange instable de terre fine - le temps d'un instant- , mélange qui reprend en masse dès les premières pluies. Quand la terre fine ne se retrouve pas en bas de pente, à crouter dès le dessèchement comme je l'observe sur des terrains en pente assez faible. Ce sont des sols "morts", non "glués". Sans galeries verticales car pauvreté en vers "anéciques". Logique : la terre est à nu la plupart du temps. Un désert !

    Sur mes pentes assez importantes, je n'ai JAMAIS observé le moindre écoulement d'eau, même suite aux orages les plus violents.

    Voir l'explication scientifique page 68 de mon fil sur éconologie :

    Ce que le jardinier paresseux peut retenir de la conférence de Marcel Bouché / part 4.0

    http://www.econologie.com/forums/agr...13846-670.html

    7) Je ne mettrai pas la bâche à cette saison : freine les échanges gazeux (tous les "phénomènes utiles" du sol sont aérobies) ; le foin doit être bien mouillé... Tond à ras et met une couche bien compacte de foin... Si cela perce, tu rajoutes du foin. Si c'est des adventices (je ne connais pas les vôtres), les arracher au ras du sol (plongé la main dans le foin et tirer ; au début, cela casse, le sol est trop compact ; très vite, quand le sol se structure et s'ameublit - tout seul donc ! -, les racines/bulbes/rhizomes viennent avec).

    Mais je ne suis pas choqué : j'ai commencé il y a 5 ans avec des bâches ! J'avais exactement la même idée. Avant de les abandonner.
    Dernière modification par Did67 ; 22/05/2016 à 11h52.

  35. #29
    ossau

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Je suis absent pour une semaine. A mon retour je m'en occupe. j'étendrais le foin de nuit pour ne pas me faire remarquer Le rota avait un gros défaut aussi
    c'est qu'en terre argileuse il lissait le sous sol en faisant une véritable dalle de béton

  36. #30
    Did67

    Re : Premier potager, semis et grosse pluie!

    Pour info, au JT de 20 heures hier soir (23 mai 2015 ; en replay pendant 7 jours), une séquence sur le "massacre des sols" par le labour et les recherches sur les vers de terre.

    Forcément caricatural en quelques minutes, à une heure de grande écoute, mais intéressant ... Il ne manquait pas grand chose pour aboutir à un "Potager du Paresseux".

    [Mais les indispensables Bourguignon sont plus connus que moi !]

Sur le même thème :

Page 1 sur 2 1 DernièreDernière

Discussions similaires

  1. [Potager] Semis de groseillers/cassissiers ?
    Par Toto666 dans le forum Jardinage
    Réponses: 14
    Dernier message: 04/08/2017, 15h42
  2. [Potager] semis de fevès
    Par lesapotres dans le forum Jardinage
    Réponses: 9
    Dernier message: 30/12/2015, 08h25
  3. Définition - Faux semis
    Par RSSBot dans le forum Commentez les actus, dossiers et définitions
    Réponses: 0
    Dernier message: 22/01/2013, 23h00
  4. Eclaircir les semis.
    Par morrow dans le forum Jardinage
    Réponses: 6
    Dernier message: 04/10/2010, 18h32
  5. Identification semis
    Par alexbird dans le forum Identification des espèces animales ou végétales
    Réponses: 1
    Dernier message: 25/01/2009, 20h44