Bonjour à tous,
J'aimerais vous partager mes réflexions concernant l'apprentissage des ainés. Et je pars de quelques discussions initiées par deux d'entre vous ces dernières semaines.
Les ainés, en plus s'ils sont présents sur ce forum, ont derrière eux un passé professionnel pas trop éloigné de la physique. Dans leurs secteurs respectifs, que ce soit les mathématiques, l'électronique ou d'autres secteurs connexes, ce sont des senior. Ils sont à la fois reconnus et se savent compétents.
Le premier souci, c'est qu'ils ont oublié que dans leurs premières années, la loi des maille pour les uns, les contraposées pour les autres, leur ont donné du fil à retordre. Et ils commettent l'erreur de beaucoup à commencer par un paquet de prix Nobel. Je rappelle les incursions de Prigogine dans la sociologie ... C'est d'oublier qu'ils ne maitrisent pas les bases dans les autres savoirs.
Sans acquérier les bases, on ne bati pas une pyramide de connaissances, on monte une tour en légo.
Et je reconnais que c'est tentant de se penser compétent, mais cela donne ces situations ubuesque : discuter des ampli-op et ensuite demander ce qu'est un court-circuit, ou encore discuter des intégrales de chemin sans connaitre l'oscillateur harmonique quantique.
Je prends mon cas, je ne parviens pas à comprendre la seconde quantification. Au fond c'est beaucoup de temps perdu pour arriver à un résultat médiocre. Alors quand on est dans la vie professionnelle, qu'on élève ses enfants, le temps est compté mais plus tard pourquoi ne pas se donner les moyens ?
J'ai joint les actes aux paroles. Cette année, je me suis inscrit en première année de physique. J'ai eu la dispense en chimie, mais je me tape 340h de math soit le double de ce que j'ai eu comme chimiste et encore car les études sont passées de 4 à 5 ans donc proportionnellement c'est pratiquement 2,5x ce que j'ai eu.
Je ne pense pas réussir, mais au moins, j'aurai essayé. Et tout ce qui sera pris, le sera mais sur des fondations saines.
Sethy
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