Bonjour,
Quelle est la différence/le lien entre "la maladie psychique" et "la maladie mentale"?
Pourriez-vous me citer quelques livres qui s'intéressent à ce sujet (différence - liste des maladies mentales et psychiatriques…) ?
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Bonjour,
Quelle est la différence/le lien entre "la maladie psychique" et "la maladie mentale"?
Pourriez-vous me citer quelques livres qui s'intéressent à ce sujet (différence - liste des maladies mentales et psychiatriques…) ?
au risque de dire une bétise, mais il me semble que se sont deux faon de parler de la même chose... une maladie, étant une maladie
delà que, plutôt... en faisant bon ordre... une maladie mentale, touche le psychisme, et relève de la psychiatrie, vu comme secteur médicale particulier d'un centre hospitalier, le tout relevant de la psychologie générale mâtiné de neurobiologie, et d'autres discipline scientifique
mais... vous me faites douter.![]()
Oui, ces deux termes désignent la même réalité.
Pour la liste des pathologies, il existes deux classifications internationales : le DSM5 et la CIM11
Vous trouverez les différents troubles et leurs symptômes ici : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-mentaux
La vraie raison actuelle de décréter des pathologies mentales est pragmatique, à savoir faire passer l'aide en "médical".Quelle est la différence/le lien entre "la maladie psychique" et "la maladie mentale"?
Un accusé peut éviter une peine de culpabilité lourde s'il se décrète atteint de pathologie mentale.
Historiquement, décréter les pathologies mentales permettait d'enfermer les "asociaux" (au Danemark, exemple cité pendant le Tour de France de l'île de Sprogo, utilisée par la justice populaire jusqu'en 1961 !)
On voit donc que la "pathologie mentale" est un concept qui sert souvent à arranger des choses.
La théorie de la "pathologie mentale" est liée à une incapacité de survie dans un cadre (d'après ce que j'ai compris)
Il suffit donc de créer un cadre pénible pour faire craquer des gens et les faire passer en "pathologie mentale".
Voilà voilà...
Dernière modification par OnlineMeteo ; 19/07/2022 à 02h32.
Bonjour
[HUMOUR : Par des autistes asperger]
Malheureusement, la neurotypie n'apparaît toujours pas dans le DSM5
Voir : Institute for the Study of the Neurologically Typical
[/HUMOUR (quoi que…)]
Dernière modification par micapivi ; 19/07/2022 à 09h38.
Une pathologie est avant et surtout une question de degré de souffrance et d'envahissement de la vie personnelle de la personne par ses troubles.
En effet, la définition de la pathologie dépend aussi de la norme à laquelle elle se réfère et on diagnostique un trouble lorsqu'on s'éloigne trop de cette norme. Mais il ne s'agit pas que de cela, les questions de la souffrance personnelle, de la capacité à subvenir à ses besoins,de l'envahissement par lesdits troubles restent centraux dans le diagnostic d'une pathologie mentale.
Au moins vous êtes d'accord sur le fait de parler de "pathologie" au lieu de "maladie". Le mot "maladie" dérive toujours en "malade" et il est hors de question d'accuser des gens d'être "malade mental".
Pour le reste, j'y vois un cours appris à l'école, je vois absolument pas en conditions réelles comment on peut accuser une souffrance personnelle d'être pathologique. Mais on vous laissera le bénéfice du doute (et on rediscutera dans 50 ans quand les cours d'école auront changé).
je ne fais pas de différence entre les termes de "pathologie " ou "maladie", qu'elle soit mentale ou non.
C'est vous qui la faites.
Et oui, une personne dépressive, dissociée ou délirante peut énormément en souffrir.
C'est même le cas chez la majeure partie des personnes qui ont ces symptômes:ils en souffrent beaucoup. C'est le contraire qui est l'exception.
Je croyais que vous faisiez la distinction, on se comprend mal alors.
C'est moins trivial de combattre une pathologie qu'une maladie. Voilà la distinction.
Le mot "maladie" est un repoussoir, pas le mot "pathologie".
Techniquement, il n'y en a pas, "pathologique" = "maladif"
Mais dans le langage courant, il y en a une.
Je vous laisse qualifier quelqu'un de "malade mental" juste pour voir...
Ce courant de la psychiatrie qui identifie des "maladies" vous semble le bon, mais on en rediscute dans 50 ans...
Je réagis un peu violemment car je tombe des nues en voyant que certains psychiatres en sont encore à ce stade d'identifier des "maladies".
Eh ben voilà. Le reste étant sociétal, est hors sujet sur ce forum. .
C'est-à-dire? un exemple concret?
Dernière modification par mh34 ; 22/07/2022 à 17h20.
Si vous lisez wikipédia, qui a le mérite de considérer plein de subtilités, il y a 10 000 remarques sur la variabilité du discours en fonction des écoles.
Sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Classi...oubles_mentaux on parle de "troubles" pas de "maladies", c'est çà la modernité.
Euh...je demandais juste un exemple concret de ça :Quelles sont ces maladies que ces "certains" psychiatres sont encore en train d'identifier?certains psychiatres en sont encore à ce stade d'identifier des "maladies".
Bonjour,
je pense qu'OnlineMeteo parle de poser des diagnostics et de l'usage du mot maladie par les médecins attendu que le mot maladie garde dans le langage courant une connotation péjorative dès lors qu'il s'agit de psychiatrie.
@ Onlimemeteo, la logique aidant, tu te dis peut-être qu'un médecin ne peut pas ignorer ce sens péjoratif et qu'il ne peut donc pas ignorer que s'agissant d'un sens courant, il ne devrait pas l'employer avec ses patients ? Ce contexte sémantique n'est pas celui qui défini la maladie au sens médical du terme et son usage par un médecin est donc approprié car sa qualification lui permet de n'user de ce terme que strictement dans un sens médical.
Sans questions il n'y a que des problèmes sans réponses.
Je tombe des nues à l'idée que certains psychiatres parlent encore de "maladie" quand ils identifient quelque chose. C'est çà que je voulais dire.
Parce que les médecins ont une autre définition de la maladie que le public ?Ce contexte sémantique n'est pas celui qui défini la maladie au sens médical du terme
La réalité est qu'il y a eu des courants psychiatriques extrêmistes qui ont introduit un vocabulaire malheureux, tout comme ils ont introduit des méthodes malheureuses.
A moins d'être adorateur de ces courants, le bon sens est de pas perpétuer leur vocabulaire. Mais la façon dont vous êtes insensibles à çà montre un... trouble.
Tu veux dire que tu places ta confiance dans l'action de soins d'un médecin en fonction de son vocabulaire?Parce que les médecins ont une autre définition de la maladie que le public ?
La réalité est qu'il y a eu des courants psychiatriques extrêmistes qui ont introduit un vocabulaire malheureux, tout comme ils ont introduit des méthodes malheureuses.
A moins d'être adorateur de ces courants, le bon sens est de pas perpétuer leur vocabulaire. Mais la façon dont vous êtes insensibles à çà montre un... trouble.
Sans questions il n'y a que des problèmes sans réponses.
Je ne vais pas voir un psychiatre pour être soigné.
Ecoutez, l'étudiant étant destiné à rentrer dans une école, qu'il apprenne le discours de l'école et sa liste des "maladies psychiques" et son désir de "soigner les malades".
On en rediscute dans 50 ans quand des tas d'écoles auront compris leur erreur.
Bonjour,
À propos d'une différence entre "mental" et "psychique", l'OMS fait une distinction lorsque ces qualificatifs concernent un handicap :
https://www.ccah.fr/CCAH/Articles/Les-differents-types-de-handicap
Le handicap mental (ou déficience intellectuelle) désigne un arrêt de développement, alors que le handicap psychique est secondaire à une pathologie psychique.
Dernière modification par Alsete ; 28/07/2022 à 17h52.
"Selon la nouvelle définition donnée par la loi française du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées constitue « un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. "Bonjour,
À propos d'une différence entre "mental" et "psychique", l'OMS fait une distinction lorsque ces qualificatifs concernent un handicap :
https://www.ccah.fr/CCAH/Articles/Les-differents-types-de-handicap
Le handicap mental (ou déficience intellectuelle) désigne un arrêt de développement, alors que le handicap psychique est secondaire à une pathologie psychique.
La substantialité étant liée à des critères imparfaitement corrélés à l'optimum de santé. Le handicap ressemble plus à une inadaptation au modèle sociétale: c'est une loi qui permet de corriger l'effet d'inégalité lié au modèle dominant et c'est très bien. Dans un modèle de société, une maladie peut-être handicapante ou non.
Sans questions il n'y a que des problèmes sans réponses.
Je me permets de réagir car on quitte un peu le sujet original.
En lisant ces définitions du "handicap", j'ai l'impression de me croire au 19e siècle.
Faire passer un handicapé pour quelqu'un qui a moins de choses que d'autres, ze brillante idée des élites de la médecine !
Un handicapé congénital n'a pas, de base, de qualités au même endroit que les autres. Il est handicapé par çà, mais il n'a pas moins que les autres.
Un handicapé accidentel aura au départ une chute soudaine des qualités mais progressivement en développera là où les autres n'en ont pas, comme un congénital.
Si manquer d'intégration dans la société est "un manque", alors c'est que la médecine n'a toujours pas étudié l'humanisme. Le but d'un humain n'est pas d'intégrer la société. L'humanisme se bat contre çà.
Mais encore une fois, si c'est ce qu'on apprend aux étudiants, et bien laissons les étudiants apprendre les définitions du 19e siècle des élites de la médecine.
doublonnnnn
Dernière modification par OnlineMeteo ; 28/07/2022 à 21h53.
Tu n'as rien compris aux politiques sur le handicap. S'il y a des lois pour pondérer l'inadaptation au modèle sociétal c'est justement pour dire haut et fort la préservation de l'égalité de tout à chacun. L'idée est de dire que pour préserver l'égalité c'est le modèle sociétal qui a le devoir de s'adapter.Je me permets de réagir car on quitte un peu le sujet original.
En lisant ces définitions du "handicap", j'ai l'impression de me croire au 19e siècle.
Faire passer un handicapé pour quelqu'un qui a moins de choses que d'autres, ze brillante idée des élites de la médecine !
Un handicapé congénital n'a pas, de base, de qualités au même endroit que les autres. Il est handicapé par çà, mais il n'a pas moins que les autres.
Un handicapé accidentel aura au départ une chute soudaine des qualités mais progressivement en développera là où les autres n'en ont pas, comme un congénital.
Si manquer d'intégration dans la société est "un manque", alors c'est que la médecine n'a toujours pas étudié l'humanisme. Le but d'un humain n'est pas d'intégrer la société. L'humanisme se bat contre çà.
Mais encore une fois, si c'est ce qu'on apprend aux étudiants, et bien laissons les étudiants apprendre les définitions du 19e siècle des élites de la médecine.
Tout cela est ensuite pondéré par la liberté qui ne doît pas être contrainte et l'équilibrage se situe ensuite dans les prestations sociales (compensatrices).. on est effectivement loin de permettre un équilibre parfait mais on est aussi loin de vivre dans un monde parfaitement démocratique à l'échelle planétaire d'où la nécessité d'une exigence de performances dans un cadre de concurrence déloyale (loi de la jungle).
Si tu as des solutions intégrant toutes les variables citées ci-dessus, c'est le moment de te lancer en politique et d'être acteur du changement mais oui nous vivons encore au moyen-âge et non, nous ne sommes pas dans une époque où les choses s'arrangent.
Sans questions il n'y a que des problèmes sans réponses.
Je parlais des définitions de l'OMS et son concept d' "intégrité diminuée".
Je suis d'accord avec votre message précédent en fait, même si je l'ai maladroitement exprimé.
Ma contribution ne visait pas à alimenter une digression portant sur le handicap en général, mais de relater une distinction sémantique officielle entre "mentale" et "psychique", en réponse à l'interrogation qui a été posée à propos de "pathologie mentale" vs "pathologie psychique". Est-ce que dans les faits ou dans l'usage cette distinction sémantique utilisée pour le handicap est transposable au domaine de la pathologie mentale/psychique, c'était ça mon idée de départ.
En d'autres termes, est-ce que l'on fait une distinction entre "pathologie mentale" et "pathologie psychique" ? Et si oui, en s'appuyant sur les mêmes critères que pour le handicap ?
Dernière modification par Alsete ; 28/07/2022 à 23h30.
Etre déficient mental (leur notion de handicap mental) je comprends pas. Si le cerveau compense, toute déficience à un endroit sera compensée par une suractivation à un autre endroit. La résultante peut être un handicap, certes, mais ça ne fait pas un individu déficient mentalement. Sauf à renier le principe de compensation !
Etre handicapé psychique sans même regarder l'état neuronal (puisqu'on décrète des maladies mentales sans regarder l'état neuronal !), je comprends pas non plus. Si les neurones sont morts, oui forcément.
Du coup, il faudrait que les spécialistes de l'OMS nous expliquent.
Dernière modification par OnlineMeteo ; 29/07/2022 à 01h37.
Je dois dire au passage que plus je me renseigne sur la psychiatrie clinique, que j'ignorais, plus j'ai l'impression de voir un monde extra-terrestre.
On nous sert une éducation humaniste d'un côté, qui pousse des gens à se surpasser pour l'humanisme et de l'autre la psychiatrie clinique qui dit que "se surpasser" est un déséquilibre psychique donc peut vous amener au statut de "malade" voire pire de "handicapé". Mais bien sûr, ce ne sont "que des mots et des définitions formelles", ce n'est pas une accusation morale. Pas une accusation morale, non mais comme dit notre intervenant ce sont les mots et définitions officielles, donc que l'administration et vos proches vont employer !
On devine que l'arnaque est grandiose. https://www.contrepoints.org/2014/08...e-thomas-szasz
Allez, je vous laisse.
Bonne chance aux étudiants téméraires qui se lanceraient là-dedans, bonne chance vraiment !