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La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?



  1. #1
    Fryclyde

    La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?


    ------

    Ne vous est-il jamais arrivé de rêver que vous maitrisez une langue dans vos rêves et que vous soyez bien incapable de vous en souvenir au réveil? Ou bien que tout vous apparaisse clair et limpide dans votre existence avant que le réveil ne vous leste à nouveau d'un énorme fardeau de problèmes difficiles à résoudre?
    Je suis sur que si.

    Pourquoi refusons-nous notre intelligence lorsque nous sommes éveillés?
    Ceux que nous appelons génies ne sont-ils pas ceux qui sont parvenus à trouver sans réellement chercher ?

    Y-a t-il une explication?

    -----

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  3. #2
    Mumyo

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Il m'est arrivé de rêver que je pouvais voler comme un oiseau, dans mes rêves,
    mais à mon réveil, dois-je m'étonner de ne pas savoir voler ?
    Libre l'électron, toujours là où on ne l'attend pas, du coup tout se tient...

  4. #3
    Fryclyde

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Non effectivement. Mais j'ai trouvé ta remarque excellente.
    Je dirais que ce rêve appartient à une autre catégorie, plus fantasmatique.
    Je parle de la "clairvoyance" intellectuelle pendant le sommeil.
    J'entends par clairvoyance, le fait que certaines choses (parler une langue que nous avons étudié, résoudre un problème mathématique etc...)qui nous sont complexes dans la vie éveillée apparaissent simples durant notre sommeil.
    Notre cerveau est-il "dopé" pendant le sommeil paradoxal ?
    Ou alors peinons-nous à assumer cette intelligence lorsque nous revenons à la réalité ?
    Sommes-nous plus lucides lorsque nous rêvons?

    Rêver que l'on vole est une autre sorte de rêve puisqu'il n'est pas une extrapolation concrète de nos capacités.

  5. #4
    -kyria-

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Citation Envoyé par Fryclyde Voir le message
    Non effectivement. Mais j'ai trouvé ta remarque excellente.
    Je dirais que ce rêve appartient à une autre catégorie, plus fantasmatique.
    Je parle de la "clairvoyance" intellectuelle pendant le sommeil.
    J'entends par clairvoyance, le fait que certaines choses (parler une langue que nous avons étudié, résoudre un problème mathématique etc...)qui nous sont complexes dans la vie éveillée apparaissent simples durant notre sommeil.
    Notre cerveau est-il "dopé" pendant le sommeil paradoxal ?
    Ou alors peinons-nous à assumer cette intelligence lorsque nous revenons à la réalité ?
    Sommes-nous plus lucides lorsque nous rêvons?

    Rêver que l'on vole est une autre sorte de rêve puisqu'il n'est pas une extrapolation concrète de nos capacités.

    Je pense plutôt que pendant la phase de sommeil paradoxal, le cerveau fait le tri de tous ce qu'il a appris durant le journée. Puis, l'assemble de différente façon pendant les rêves ( qui sont parfois clairvoyant ).

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Il doit y avoir un certain archétype onirique ou une symbolique inhérente dans cette manifestation des songes, visions etc… qui sont là exprès pour nous apprendre à grandir et à parer les coups dans la réalité. Il faut savoir décoder ses rêves alors. Sachant que chaque individu possède toute l'histoire depuis l'origine de l'humanité en lui-même, il devrait alors s'abandonner pour accéder au noyau de son être, le faire vibrer de certaines façons (la musique ou la danse par exemple), pourquoi pas! et ainsi se mettre au diapason avec ses semblables.

    L'homme ne vit pas que dans l'histoire, mais aussi dans le temps des rêves, le temps de l'imaginaire. Cela prend une part beaucoup plus importante que nous le pensons dans notre vie. Dans certaines sociétés, plus particulièrement en Afrique j'ai lu une fois, que si les petits enfants pleuraient la nuit en ayant fait un cauchemar, le père ou le grand père le prenait dans ses bras et lui demandait avant qu'il se rendorme qui l'avait poursuivi. Souvent on est poursuivi ou on bute contre une toile d'araignée comme une mouche piégée. Cela était très important car on aidait l'enfant à s'exercer à trouver en lui les moyens salvateurs. C'est ainsi pour moi cela la vraie tradition. Ce qui garantit la cohésion familiale, et aiguise le réflexe grégaire.

    Alors voilà d'après moi, pourquoi les bras de cet enfant plus tard en d'autres nuits se transforment en ailes, juste avant d'être happé dans ce précipice soudainement présenté à lui, et de trouver le réflexe spontané de le survoler comme un oiseau. Comme le lui avait enseignait son grand père. Et ce dernier n'a plus été réveillé par les pleurs et les cauchemars de l'enfant. Cela est de la culture! Plus tard grâce à cela il franchira l'étape initiatique du franchissement de l'adolescence à l'homme sans peur et s'affirmera.

    Quant à lire ou parler le grec, le japonais et le javanais dans ses rêves, je ne sais pas trop bien Peut-être étant complètement libérés des contraintes sociales, culturelles, rationnelles même ou autres que nous pénétrons dans des contrées.

    Ou alors ne faudrait-il pas chercher dans l'hypothalamus, ce phénomène mémoriel actuel qui est constitué de mémoires du passé, Et ces mémoires du passé vivent dans l'instantané, donc dans le présent. Et dans certaines dispositions nous pourrions donc puiser des connaissances dans l'inconscient collectif.

    Nous approchons du seuil de la métaphysique qu'il nous ait interdit de franchir.

  8. #6
    Fryclyde

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Bonjour Kyria et Andythai.

    Je cite Kyria:

    "Je pense plutôt que pendant la phase de sommeil paradoxal, le cerveau fait le tri de tous ce qu'il a appris durant le journée. Puis, l'assemble de différente façon pendant les rêves ( qui sont parfois clairvoyant )."

    Aurions-nous donc dans ce cas, une faculté plus grande à assembler des éléments de logique pendant le sommeil?

    Je cite Andythai:

    "chaque individu possède toute l'histoire depuis l'origine de l'humanité en lui-même"

    Euh...j'ai du mal à avaler ça...je ne suis pas contre cette hypothèse, mais je ne peux en tous cas pas me baser dessus sérieusement.

    "Peut-être étant complètement libérés des contraintes sociales, culturelles, rationnelles même ou autres que nous pénétrons dans des contrées."

    Alors nous serions bien dans le cas d'une inhibition.

    "Ou alors ne faudrait-il pas chercher dans l'hypothalamus, ce phénomène mémoriel actuel qui est constitué de mémoires du passé, Et ces mémoires du passé vivent dans l'instantané, donc dans le présent. Et dans certaines dispositions nous pourrions donc puiser des connaissances dans l'inconscient collectif."

    Très intéressant comme piste. Mais ça fait tout de même référence à la première citation...


    En tous cas, il paraitrait selon la psychiatrie que nous pourrions de manière héréditaire, (qui s'inscrirait donc dans les gènes) souffrir de névroses ou de psychoses qui ne nous "appartiennent" pas. Je vais me renseigner sur l'hypothalamus.

    A suivre.

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  10. #7
    amourabi

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Citation Envoyé par Fryclyde Voir le message
    Ne vous est-il jamais arrivé de rêver que vous maitrisez une langue dans vos rêves et que vous soyez bien incapable de vous en souvenir au réveil? Ou bien que tout vous apparaisse clair et limpide dans votre existence avant que le réveil ne vous leste à nouveau d'un énorme fardeau de problèmes difficiles à résoudre?
    Je suis sur que si.

    Pourquoi refusons-nous notre intelligence lorsque nous sommes éveillés?
    Ceux que nous appelons génies ne sont-ils pas ceux qui sont parvenus à trouver sans réellement chercher ?

    Y-a t-il une explication?
    L'intelligence est une faculté adaptative qui se développe uniquement si on en a besoin. Dans un monde parfait nous n'en aurions pas besoin et elle resterait à l'état de potentialité. L'esprit n'a pas besoin d'intelligence, il se contente d'être et celà lui suffit.

  11. #8
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Pourquoi j'ai dit cela?


    S'il est vrai que nous souffrons de troubles psychologiques ou neurologiques qui ne nous appartiennent pas, que penser alors de l'atavisme. je n'ai extrait que cette définition de Wikipedia pour qu'il n'y ait pas de confusion:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Atavus

    "Un atavus (ou atavisme) est en génétique un caractère primitif qui réapparaît après une ou plusieurs générations."

    Donc certaines structures vestigales peuvent être confondues par des atavismes. Et qu'à partir de ces structures justement il peut révéler quelques fois l'organe qui lui était propre à cet endroit. Pourquoi donc pas avec nos glandes ou d'autres parties de notre corps qui sont des réservoirs mémoriels en puissance. La peau qui est l'organe le plus large de notre organisme peut justement être le plus grand récepteur mémoriel puisqu'il était comme en symbiose avec l'environnement de nos ancêtres. Et par l'entremise de celui-ci conséquemment cela favorisera la stimulation du système endocrinien.


    D'autre part
    C'est qu'il n'y a pas que l'hypothalamus qui soit mis en jeu. Il y a la glande pinéale surtout. Celle-ci justement est le prétexte pour tout ce que j'énonce plus bas. Car paraîtrait-il qu'elle doit être sollicitée ou stimulée. Qu'elle ne l'est que plus ou moins mais jamais intégralement dépendant des personnes. Car ce serait la raison, le rationnel, paradoxalement qui l'étoufferait, et la rabougrirait comme un poids vert sec. Que n'ayant jamais été sollicitée par certains exercices connus depuis des temps immémoriaux, et qu'aux temps modernes; l'esprit de compétitivité, surtout un certain excès de matérialisme, cette glande précieuse qui est le siège des hallucinations, des rêves fantastiques, se ratatine à la longue pour devenir presque inopérante en vieillissant.

    Mais que dans un certain abandon momentané de nos activités et responsabilités accaparantes et activités fébriles en prenant une retraite loin de la ville, ou spirituelle pour d'autres on peut raviver certaines glandes. Pour cela le ressourcement s'avère indispensable.

    Ainsi quelqu'un qui médite ou la stimule régulièrement la gardera longtemps active. Nous manquons d'espace vital, de milieu ambiant favorable. Travailler plus de trois heures est de l'esclavage, alors nous négligeons nos glandes cervicales qui ne sont plus stimulées par le truchement des intempéries, du grand air pur, des surfaces des lacs et de la mer réfléchissant le soleil, favorisant les phosphènes. Des longues marches comme une promenade hygiénique accélérée quotidienne, car les meilleures pensées viennent en marchant.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Glande_pinéale

    Aussi: la bêta-endorphine est puissante. J'ai lu que le cerveau de nos ancêtres en sécrétait davantage en raison des dangers qu'ils couraient constamment . Surtout par exemple, lorsqu'ils étaient aux prises avec des animaux féroces. Qu'ils pouvaient être soulagés presque instantanément après une grosse morsure ou des coups de griffes assez profonds dans les chairs.

    Le système endocrinien devrait être en permanence relié avec le système sensoriel, car le corps en entier est en symbiose avec son environnement, tels le nocicepteur (douleur) photorécepeur, bref tous les neurones récepteurs. Il s'avérerait qu'à l'époque moderne ces sens là ont perdu de leur sensibilité. Ainsi il y a comme des court-circuit dans le réseau neurologique si je puis dire.

    Extrait pris au hasard sur Internet:
    La concentration en bêta-endorphine du liquide céphalo-rachidien a été comparée chez des sujets sans douleur (N=21) vis-à-vis de patients douloureux chroniques (N=37). L'analyse statistique des résultats n'a pas révélé de différence significative entre les 2 groupes. Cette absence de corrélation entre la concentration de bêta-endorphine du liquide céphalo-rachidien et la présence de douleurs chroniques souligne les difficultés et les limites et l'étude du rôle fonctionnel des systèmes opioïdes endogènes par une telle méthodologie.

  12. #9
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Pour ma part cette intelligence serait pour moi un palliatif pour les facultés adaptatives et évolutives que nous avions avant de devenir l'homme que nous sommes alors que probablement nous étions issus par le croisement d'un singe australopithèque d'Afrique et un autre d'Asie, peut-être même par un forçage. Le bassin méditerranéen est d'ailleurs le berceau des cultures. Car je ne crois pas que nous soyons des anges envoyés sur la Terre.

    Plutôt je dirais que nous aurions du en être les jardiniers et le rester. Car nous nous distinguons maintenant des autres créatures animales. L'intelligence se serait donc substituée à l'instinct. Cet instinct qui fait que l'animal n'a pas peur de vivre, pas peur d'aimer et ni peur de mourir. Notre intelligence veut tout comprendre, s'accaparer de tout avec un hégémonisme outrageant parfois, au risque qu'en cherchant trop vers le haut elle ignore que l'essentiel est sous ses pieds. Il dissèque tout ce qui lui tombe sous la main. Et on ne dissèque que des corps morts.

    Bref, nous serions assis sur une branche que nous sommes en train de scier.

  13. #10
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Alors pourquoi allons-nous voir s'il y a de l'eau sur Mars alors que nous asséchons nos lacs, polluons notre planète, agrandissons nos déserts chaque année par l'équivalent d'un pays comme la Belgique peut-être.

    Cela est le côté matérialiste à (capitalisme hégémonique à outrance) dans lequel nous vivons.

    Par contre et c'est là où je veux en venir

    Sachant que la Nature protège l'espèce mais ignore l'individu un peu comme dans l'étude des oies de Konrad Lorenz où l'on constate qu'un couple d'oies est fait pour rester lié a vie ou du moins jusqu'à ce que l'un d'eux meure, car le survivant restera seul ignoré du groupe tel une caricature pathologique. L'homme serait-il ainsi dans la Nature et l'Univers qui nous délaisseront? Peut-être sommes-nous tombés déjà dans l'illusion du temps.

    Et il ne faut pas oublier que nous faisons partie du règne animal. Donc nous sommes exceptionnels mais qu'il ne faudrait pas trop s'en réjouir, (en regard du fait que l'individualisme est strictement relié au collectivisme ) alors qu'en chacun de nous mêmes il s'est installé un principe hégémonique et une certaine volonté de dominer en remmenant tout vers nous-mêmes au détriment du groupe ou de nos semblables contrairement à la volonté de la Nature pour sauvegarder et protéger globalement toutes les espèces interdépendantes entre elles.

    Car il faut le dire nous avons renversés ses principes en nous appropriant le rôle fondamental de la Volonté de la Nature. Ainsi on concevrait conséquemment que la volonté du minéral serait de devenir végétal et au végétal de devenir animal.

    l’accélération culturelle est due à l’introduction progressive du langage. Cette progression est difficile à comprendre, puisque, le langage étant artificiel, symbolique, il est acquis et cela ne peut se faire que très lentement. Aussi l'inconscient collectif est artificiel. Cela peut être un immense grenier de Pandore dans lequel tous les égrégores depuis l'origine de l'homme y sont entreposés. Nous pourrions aduler inconsciemment donc, certaines des manifestions nous subjuguant. Il peut donc y avoir de terribles confusions.

    Dans nos balbutiements intellectuels comment avec humilité ne devrions nous pas admettre que nos rêves nous réfléchissent souvent une vision déformée, fantasmagorique par le prisme faussé, illusoire de l'intellect, du mental. Car l'inconscient cherche à décoder du mieux nos pensées et croyances. Aussi, subjugués par ces visons oniriques nous sommes exaltés. Et comme cet albatros de Baudelaire, géant des mers et des cieux, si agile et élégant dans l'azur, se retrouvera ridicule et lourd sur le pont d'un navire, tels que nous pourrions l'être sur le plancher des vaches.

    Nous pouvons donc toujours chercher à nous évader dans les rêves en dormant, mais cela peut être cauchemardesque une fois éveillé à la réalité

  14. #11
    bardamu

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Citation Envoyé par Andythaï Voir le message
    (...)
    Par contre et c'est là où je veux en venir
    Message de modération
    Bonjour,
    ne nous éloignons pas trop du sujet, svp.
    Merci.
    Ethica, IV, 43 : Titillatio excessum habere potest et mala esse.
    Spinoza

  15. #12
    gheribi

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    [QUOTE=Fryclyde;1875324]Ne vous est-il jamais arrivé de rêver que vous maitrisez une langue dans vos rêves et que vous soyez bien incapable de vous en souvenir au réveil?

    soyez bienvenu parmi nous
    Dans un sens proche à ce que tu dis
    Y a-t-il des vivants dans cette terre qui dorment avec un œil ouvert et un œil fermé et pourquoi justement

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  17. #13
    Fryclyde

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Hello everyone! (ça change un peu)

    Citation Envoyé par amourabi Voir le message
    L'intelligence est une faculté adaptative qui se développe uniquement si on en a besoin. Dans un monde parfait nous n'en aurions pas besoin et elle resterait à l'état de potentialité. L'esprit n'a pas besoin d'intelligence, il se contente d'être et celà lui suffit.
    Dans un monde parfait, nous serions donc de simples bêtes sauvages sans langage articulé, sans la moindre capacité de faire évoluer une technique de chasse ou d'inventer la roue?
    Rendre notre monde parfait nous rendrait-il bête? L'Homme s'acharnant sans cesse contre toute imperfection irait-il vers la quête d'un ennui accablant ? Ainsi, la courbe évolutive de l'intelligence humaine sera t-elle donc une parabole? La perfection, fille de l'intelligence ultime ou fruit du hasard, anéantirait-elle l'outil qui peut lui donner l'existence ? Est-ce une tare que de vouloir être trop intelligent? Sommes-nous condamnés, (ironie du sort), à l'abrutissement dans ce monde qui aura trop voulu s'éveiller?
    Je pense que nos rêves sont des soubresauts de vie dans une léthargie maquillée. Que la science n'a pour but que le but. Qu'elle procure à l'Homme une ivresse synthétique dans la découverte de tout sauf du Moi profond individuel. Nous ne prenons probablement plus assez le temps de savourer chaque découverte; l'étonnement même est pris à défaut par l'orgueil et la vanité.
    Enfin, à mon sens, il est fort probable que l'Homme se trompe de conquête. Qu'il n'écoute que trop ce qu'il voit, et ne voit pas très bien ce qu'il entend.

    Citation Envoyé par gheribi Voir le message
    soyez bienvenu parmi nous
    Dans un sens proche à ce que tu dis
    Y a-t-il des vivants dans cette terre qui dorment avec un œil ouvert et un œil fermé et pourquoi justement
    Merci de me souhaiter la bienvenue. Suis-je donc une personne particulière ou viens-je de pénétrer dans un questionnement de privilégiés? Qui est "nous"?
    Sur cette Terre, je pense que la plupart des gens dorment les yeux fermés. Après, il y a ceux qui ont hâte de se réveiller, et ceux qui ont la chance de s'endormir.
    Pouvez-vous précisez la question Gheribi?


    Si je devais donner à chaque réflexion une conclusion, je dirais aujourd'hui qu'il faut aller au bout de ses rêves, que la science en est un moyen. Que notre intelligence peut sournoisement les corrompre. Qu'il serait juste et appréciable de trouver un équilibre.

  18. #14
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    D'abord le dictionnaire nous apprend:

    La conscience est une connaissance intuitive ou réflexive immédiate que chacun a dans son existence et au monde extérieur.

    Que l'intelligence est une aptitude à s'adapter à une situation à choisir des moyens d'action en fonction des circonstances.
    --------------------------------------

    Que j'ai exclus alors l'aspect cognitif. Que c'est très complexe d'envisager disserter sur la conscience via les fonctions mentales, la connaissance conceptuelle et rationnelle de l'intelligence.

    Alors j'ai pris plus de temps en prenant beaucoup de raccourcis, quand j'ai voulu expliquer comment j'interprétais l'intelligence, comment je concevais sa naissance de pair avec l'homme. Et relativement à la définition de la conscience, on en arriverait à ce que l'intelligence est alors cette aptitude à riposter spontanément, à suppléer adéquatement ou à compenser dans le cas de nos ancêtres certaines aptitudes ou facultés perdues ou soit naissantes à peine, ayant besoin de s'exercer afin d'aiguiser nos sens.

    Déjà, on peut penser que l'intelligence était l'élément-ingénieur créé par la conscience, conséquemment, suite aux divers stimuli d'agents provocateurs, en raison de pouvoir pallier à ces difficultés-là. Peut-être à cause du système sensoriel n'interagissant pas convenablement avec le système endocrinien, ou étant dépassé par certains grands événements ou catastrophes. Ou alors l'intelligence est extrêmement rare, et qu'il a fallu des millions d'années pour qu'un ancêtre puisse tailler un silex, ou un autre d'apprivoiser le feu. Alors que la capacité volumique du crâne des ancêtres les plus proches datant de centaines de milliers d'années était semblable à la notre. Tout se tramerait donc dans le système neurologique.

    Tout ceci envisagé à partir de la seule définition de la conscience. Car nous évoluons encore et nous sommes les derniers arrivés au monde.

    Il se pourrait bien aussi, qu'inversement et proportionnellement à moins d'être un phénomène que le rationnel, le conceptuel e développent au dépend de la conscience, dont cette dernière ne voyant pas la nécessité d'intervenir en raison de notre sentiment de sécurité dans un univers artificiel, ouaté se tient à l'écart. Mais que probablement lorsqu'elle s'éveillera, il lui semblera avoir perdu le contrôle d'une situation pour laquelle elle avait été investie. Cela m'étonnerait donc qu'il puisse y avoir un commun accord en toutes choses entre l'intelligence et la conscience. Que l'intelligence à des intérêts et des exigences qu'une conscience est loin de soutenir et qu'elle ignore donc.

    Si la conscience nous indique un danger immédiat, alors la réponse devrait être spontanée aussi. Ce qui nous ramène au réflexe spontané. Et parfois l'intelligence à son tour peut inhiber la conscience à cause de toutes les représentions morales, religieuses et culturelles qu'il y a entre nous-mêmes et les manifestations extérieures.

    OUI, la conscience inhibe l'intelligence. Je voulais dire cela depuis le début, mais je n'étais pas assez intelligent ou conventionnel pour y répondre directement. Je me suis laissé aller donc avec une certaine émotion en laissant déballer mes impressions et idées en vrac comme des chevaux fous sans aucune méthode ou ordre. Car j'ai des préjugés sur une certaine intelligence. Non de celle pure, qui serait proche d'un mélange d'instinct et d'intuition, en se manifestant par nos réflexes spontanés devant toute forme d'intervention extérieure. Donc obligatoirement pour moi, l'intelligence doit pouvoir s'interpréter dans notre vécu quotidien.

    En fait conscience, raison, réflexion et intelligence ne devrait former qu'une seule entité ou tout au moins qu'ils soient synchrones comme avec des instruments dans un orchestre vibrant au même diapason. L'un ne peut se soustraire aux trois autres. Quoique en arrière fond ils certains sont en veilleuse, mais prêts à intervenir. Aussi nous sommes affectés par le fait que l'un soit tellement sollicité et parfois trompé, qu'il ne peut prévenir les trois autres. Ainsi on peut croire avoir raison dans de fausses convictions ou illusions.

    Un optimiste est intelligent, un pessimiste est aussi intelligent, mais quel sera celui qui sera l'intelligent le plus sagace, le plus sage. L'un est exalté, ambitieux et peut, très bien, être dans l'erreur dans des projets d'envergure. L'autre grâce à son bon discernement pourra prévenir d'éventuels dangers pour ces mêmes projets.

    Je dis que oui, notre conscience, inhibe autant qu'elle le peut l'intelligence qui s'égare, convaincue dans ses fausses illusions et ses convictions. Je veux dire que la raison ou la conscience devenant un objecteur retient, modère, élimine certaines formes de pensées et de concepts. Maintenant il faudrait s'entendre sur quoi s'objecte la conscience fondamentalement. Est-elle infaillible? ne change-t-elle pas? Doit-elle être ainsi depuis le début des temps jusqu'à la fin. Aime-t-elle les jeux virtuels, ceux de l'esprit, les chiffres et se désintéresserait-elle, platoniquement des applications concrètes dont l'intelligence a la liberté et le pouvoir qu'elle s'est appropriés.?

    On peut être foncièrement paresseux intellectuellement. Et la conscience peut-elle devenir paresseuse à l'inverse? ou plus logiquement est-elle blasée?

    Alors, qu'appelons-nous l'intelligence?. D'où nous vient l'intelligence qui évolue encore. Devrions-nous nécessairement être plus intelligents. Certains disent que nous n'exploitons que 15% de nos facultés cérébrales. Ces 15% seulement ne sont-ils pas suffisants à résoudre les problèmes fondamentaux, personnels, celui du monde par conséquent? Alors ce pourcentage de pure intelligence (selon la valeur intrinsèque que nous sommes censés lui attribuer) seulement en serait-il capable?. Quand atteindrons-nous notre totale capacité cérébrale? pour créer un espace édénique (car n'est-ce pas cela que nous recherchons ) Aussi est-ce que nous utilisons à bon escient ces 15%? Sommes nous assez intelligents pour concevoir et appréhender dans sa globalité les problèmes inhérents au présent et par conséquent au futur? Sur quelle échelle de valeur pouvons-nous soupeser, évaluer l'intelligence.

  19. #15
    Fryclyde

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Citation Envoyé par Andythaï Voir le message
    D'abord le dictionnaire nous apprend:

    La conscience est une connaissance intuitive ou réflexive immédiate que chacun a dans son existence et au monde extérieur.

    Que l'intelligence est une aptitude à s'adapter à une situation à choisir des moyens d'action en fonction des circonstances.
    Ce qui peut expliquer que nous ayons parfois une sensation de dégoût au réveil. Si j'ai la connaissance intuitive que je suis un être vivant qui va mourir, l'intelligence devient une aptitude vaine face à la finalité des informations de ma conscience. Elle inhiberait donc systématiquement l'inespérable (pouvoir voler sans artifices, être immortel à souhait, se promener dans des paysages inexistants, passer d'un endroit à un autre sans se mouvoir physiquement) ? Elle "dirait" à l'intelligence: "cesse de croire que tu peux, préserve ta volonté de vivre le présent et ce qui s'offre matériellement à toi" ?
    Pas facile à avaler avant de partir bosser.

    Citation Envoyé par Andythaï Voir le message
    Il se pourrait bien aussi, qu'inversement et proportionnellement à moins d'être un phénomène que le rationnel, le conceptuel e développent au dépend de la conscience, dont cette dernière ne voyant pas la nécessité d'intervenir en raison de notre sentiment de sécurité dans un univers artificiel, ouaté se tient à l'écart.
    Entièrement d'accord avec cette possibilité. Cela rejoint d'ailleurs mes propos du post précédent.
    Rêver pour vivre et vivre pour rêver. Une évolution environnementale issue de ce mélange bien dosé devrait maintenir l'équilibre des rapports "conscience-intelligence".

    Citation Envoyé par Andythaï Voir le message
    Que l'intelligence à des intérêts et des exigences qu'une conscience est loin de soutenir et qu'elle ignore donc.
    Je ne comprends pas très bien. Quels genres d'exigences pouvons-nous avoir que notre connaissance ignore? Alors que nous la soupçonnons d'inhiber cette même intelligence?


    En tous les cas, je suis pratiquement convaincu également que pour maintenir l'envie, le goût à l'existence, notre conscience n'a d'autres choix que de modérer (sauf pendant notre sommeil dirons-nous) les fantasmes. Ceci afin de préserver également une cohérence entre l'idée et la fabrication.

    Serions-nous donc vieux dès lors que la réalité prend le pas sur nos rêves?

  20. #16
    gheribi

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Merci de me souhaiter la bienvenue. Suis-je donc une personne particulière ou viens-je de pénétrer dans un questionnement de privilégiés? Qui est "nous"?
    Sur cette Terre, je pense que la plupart des gens dorment les yeux fermés. Après, il y a ceux qui ont hâte de se réveiller, et ceux qui ont la chance de s'endormir.
    Pouvez-vous précisez la question Gheribi?

    j'essaye de vous dire moi :je n'ai pas parlé de nos gens ; j'ai parlé s'il y a un vivant qui dort avec un oeil ouvert et un oeil fermé ou non en sens de comprendre cette conscience
    Dernière modification par gheribi ; 17/09/2008 à 18h55.

  21. #17
    Fryclyde

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Je viens de comprendre Gheribi.
    Il n'est pas nécessaire d'être à la fois endormi et éveillé pour percevoir le contraste. La mémoire des rêves peut se travailler en s'efforçant dès le réveil à s'en souvenir. Cela peut prendre beaucoup de temps et c'est un exercice fastidieux, néanmoins, celui ou celle qui veut vraiment parvenir à analyser ses rêves pour les confronter à sa conscience n'entame pas un défi insurmontable.

    Pour ce qui est du sujet de ce topique, j'ai maintenant un avis relativement ferme. Je pense aussi que le génie est celui qui par hasard, par chance ou par capacité parvient à traverser ou inverser ce fonctionnement.

  22. #18
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c'est en réalité tout un; l'inquiétude d'une volonté toujours exigeante sous quelque forme qu'elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience, or sans repos le véritable bonheur est impossible.

    Le génie consiste dans l'aptitude de s'affranchir du principe de la raison, à faire abstraction des choses particulières, lesquelles n'existent quand vertu des rapports à reconnaître des Idées et enfin soi-même à se poser en face d'elles comme corrélatif, non plus à titre d'individu mais à titre de pur sujet connaissant; cependant cette aptitude peut exister aussi, quoique à un degré moindre et différent chez tous les hommes.

    Il connaît parfaitement les Idées, non les individus, aussi par exemple un poète peut-il connaître à fond l'homme et connaître fort mal les hommes. Il est facile à circonvenir et il devient un jouet entre les mains des gens malicieux.
    Le génie a seulement l'avantage de posséder des facultés à un degré plus élevé et d'en jouir d'une manière plus continue. Posséder une vision particulière, dégager l'essence des choses qui existe hors de toutes relations : voilà le don inné propre au génie.
    ----------------------------
    Les génies éminents en art n'ont eu aucune aptitude pour les mathématiques; jamais un homme ne s'est brillamment signalé dans le deux branches à la fois.

    Les ineptes adversaires de la théorie des couleurs ont reproché à Goethe, jusqu'à satiété son ignorance des mathématiques. Pourtant il ne s'agissait pas ici d'un calcul ni d'une mesure d'après une hypothèse donnée; il était directement arrivé à une connaissance intuitive de la cause et de l'effet.

    Puisque c'est une intelligence pénétrante des rapports suivant la loi de la causalité et de motivation qui rend à proprement parler prudent ; puisque d'autre part la connaissance propre au génie ne se porte point sur les rapports, il s'ensuit qu'un homme prudent, dans la mesure et aussi longtemps qu'il est prudent, manque de génie, dans la mesure et aussi longtemps qu'il est homme de génie, manque de prudence.

    En définitive, la connaissance intuitive, à laquelle ressortit exclusivement l'idée, se trouve en somme diamétralement opposée à la connaissance discursive ou abstraite, guidée par le principe de raison. Aussi est-il notoire que l'on trouve rarement à un grand génie uni à une éminente faculté discursive; disons plus un homme de génie est souvent en proie à de violentes affections et à des passions insensées. La cause de ce fait n'est cependant point la faiblesse de la raison; c'est en partie, l'énergie extraordinaire du phénomène de volonté qui constitue l'homme de génie et qui se traduit par la véhémence de ses actes volontaires; en partie, la prépondérance de la connaissance intuitive des sens et de l'entendement sur la connaissance abstraite; de là en effet une tendance déclarée vers la contemplation.

    ----------------------

    L'aliéné a une connaissance exacte du présent isolé et aussi de plusieurs faits du passé, mais il méconnaît la liaison des rapports des faits.

    Car l'homme de génie aussi néglige la connaissance des relations qui repose sur le principe de raison, Il ne voit et ne cherche dans les choses que leurs Idées, il saisit leur essence propre, cette essence qui se manifeste au contemplatif.

    Un génie empiète souvent sur le territoire de la folie

    Le délire fausse la perception, la folie fausse la pensée.

    Le génie confine à la folie ; ils ne sont séparés que par un mince cloison.

    Les fous ne se trompent pas dans la connaissance de ce qui est immédiatement présent.

  23. Publicité
  24. #19
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Bonsoir ou Bonjour,

    Voici quelques pensées sur la conscience.
    pigées dans mes lectures eccléctiques.
    Cela pour y voir plus clair. Et l'inconscience alors est-elle le contraire de la conscience?

    ============================== =======
    Fonction de la conscience
    La conscience est au service de la vie.
    Elle remplit une fonction adaptative. Cf. Nietzsche
    ============================== =======
    La Conscience. - La conscience est la dernière phase de l'évolution du système organique, par conséquent aussi ce qu'il y a de moins achevé et de moins fort dans ce système... On tient (cependant) le conscient pour une constante! On nie sa croissance, ses intermittences! On le considère comme « l'unité de l'organisme »! On le surestime, on le méconnaît ridiculement, ce qui a eu cette conséquence éminemment utile d'empêcher l'homme d'en pousser le développement trop hâtivement. Croyant posséder la conscience, les hommes se sont donné peu de mal pour l'acquérir; et aujourd'hui ils en sont toujours là! C'est encore une tâche éminemment actuelle, que l'œil humain commence même à peine à entrevoir, que celle de s'incorporer le savoir, de le rendre instinctif chez l'homme; une tâche qu'aperçoivent seuls ceux qui ont compris que jusqu'ici l'homme n'a incorporé que l'erreur, que toute notre conscience se rapporte à elle.

    Car une certaine volonté extérieure s'objectivant, ou plus précisément ce qui semble céder à des impulsions venues du dehors, comme volonté aveugle dans toutes les fonctions de notre corps, dans la coquille d'un escargot… ce qui est une expression phénoménale de la volonté, objectivée devenue concrète et qui n'est plus guidée par la conscience ; elle n'est plus réglée par des motifs, elle agit aveuglément et d'après des cause qu'on appelle excitations.
    ----------------------

    Le privilège accordé à la conscience (dans la connaissance de soi) est démesuré et injustifié:« pour bien comprendre la vie psychique, il est indispensable de cesser de surestimer la conscience. » (Freud)

    Formes de la conscience
    Distinguer deux intentionnalités fondamentales de la conscience.
    Cf. Rabelais : "science sans conscience n'est que ruine de l'âme"
    Cf. Canguilhem "il n'y a rien dans la science qui n'ait d'abord apparu dans la conscience".

    Dans un cas, conscience axiologique, qui porte des jugements de valeur, évaluative.
    N.B. Sur la conscience morale proprement dite, voir texte de Kant

    Dans l'autre cas, conscience psychologique, qui porte des jugements de réalité, constatative.

    Point de vue de Spinoza
    Loin d'être une sorte d'oracle intérieur, la conscience engendre quantité d'illusions, qui procèdent de ce qu'elle est partielle...

    Exemples

    - Illusion d'être libre, faute de savoir ce qui nous pousse à agir.

    - Illusion d'être au centre de l'univers, voyant tout à partir de soi.

    - Illusion que tout dans la nature a été conçu en vue d'une fin, à l'image de notre activité consciente.

    Si nous tenons tout ce que nous savons de la conscience, reste que celle-ci, en son état brut, non travaillé, et pour cela critiqué, est lacunaire et précaire.

    Aussi est-il contestable de vouloir tout faire reposer sur son seul témoignage (comme le fait Sartre après Alain, pour des raisons morales...).

    Il semble nécessaire d'explorer les zones d'ombres sur lesquelles la conscience se détache.

    Pour désigner les zones d'ombre évoquées, on ne parle plus guère aujourd'hui que d'inconscient, sous l'effet du succès de la psychanalyse. Mais si l'on demande à quelqu'un de dire spontanément quel est pour lui le contraire de conscience, il parlera d'inconscience et non d'inconscient. Or chacun de ces termes recouvre une forme de non-conscience propre. Aucun des deux ne saurait se substituer à l'autre.

    L'inconscience
    est l'ignorance des situations et de leur sens. Elle porte sur notre relation au monde extérieur : elle est "situationnelle".

    Corriger l'inconscience, travail des sages tels que Confucius, Héraclite, Socrate, Pascal, La Bruyère, Chamfort, Proudhon, Tolstoï, Sartre.

    L'inconscient
    est ignorance des motivations profondes qui nous font agir. L'inconscient est aveuglement de l'homme sur son propre coeur.

    Explorer l'inconscient, c'est explorer les viscères psychologiques !

    Les moralistes qui se sont donnés pour tâche de combattre cet aveuglement étaient des gens tels que Bouddha ( du Bouddhisme primitif), Saint Augustin, La Rochefoucauld, Rousseau, Nietzsche, Dostoïevski.

    Freud s'est illustré par l'effort déployé pour atteindre scientifiquement le même résultat...

  25. #20
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Réponse à AMOURABI


    Non, dans un monde parfait nous ne serions pas des bêtes sauvages. Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est un sauvage. Il y a encore sur notre planète des tribus qui ne veulent rien savoir du progrès. Mais ils finiront par disparaître. Ils ne s'intéressent qu'à ce qui est essentiel, dans leur environnement immédiat en puisant juste le nécessaire dans la nature. Eux justement ont plus de temps pour rêver, et en connaissent davantage que nous sur la conscience, les rapports entre les hommes et la famille, aussi ils sont malgré eux-mêmes contemplatifs. Ils ont je crois ce qu'il nous manque. Qui sait s'ils n'éprouvent pas plus de joie et plus heureux que nous les avancés fulgurants de la technologie. (cette fébrilité industrielle est comme quelqu'un qui boit sans soif, mange sans la faim etc...)

    Si au moins à l'instar d'eux avec notre technologie nous avions su prendre ce qui nous était le plus indispensable, l'essentiel et pallier seulement là où les intempéries ne le permettaient pas de vivre confortablement et en toute quiétude en palliant tous les inconvénients avec notre technologie. Cette dernière telle qu'actuellement est suffisante pour des milliers d'années


    Car ne possédant pas leurs visions intérieures, leurs rêves, leurs envols intérieurs toujours inspirés par leur environnement immédiat, nous sommes des myopes recherchant nos lunettes alors que nous les avons sur le nez. Tout est relatif alors, à chacun ses visions! d'accord! mais dans notre cas justement nous compensons ce que nous perdons de ces visions, de ce que l'intelligence que l'on nous force à avoir ( nous sommes condamnés à être intelligents mais au service de qui) en raison des intérêts de certains de nos semblables ( car nous ne sommes ni plus ni moins que les esclaves des temps modernes)

    Je concevrais que tous les hommes seraient heureux si avec la science et nos techniques nous leur apprenions à bâtir leur propre maison, avec un jardin pouvant leur procurer leur nourriture, une piscine pourquoi pas. Car nous avons trop de béton qui coule pour démultiplier, des chalets, des véhicules et des maisons pour certaines familles, des grandes surfaces de magasins, cabarets etc… alors que nous tombons à pieds joints dans la société des loisirs et donc du spectacle.

    La surpopulation serait plutôt d'ordre géographique que démographique alors. Et il y aurait de la place pour tout le monde si nous modérions les espaces verts ou en rajoutions. Sans que nous nous en rendons compte il se crée un système de castes dans nos pays industrialisés. Il y a un grand égoïsme.

    Un abondance de biens industrialisés, manufacturés est notre récompense, notre carotte, et prétexte pour continuer toujours à produire pour produire, et même sans que tout le monde puisse en profiter (peut-être fort heureusement pour la planète Terre), mais cela fait beaucoup de personnes frustrées à qui leur vient l'envie par imitation ou influence de posséder. Ce n'est pas la progression de l'humanité cela. Nous ne nous rendons pas compte que c'est nous-mêmes qui permettons de se constituer à de plus nombreux des fiefs et des tours d'ivoire.

    La science au service de l'humanité et non pour les intérêts de quelques privilégiés qui convoitent et s'approprient comme si cela était leurs prérogatives les biens précieux des hommes (les biens indispensables à l'humanité, et non seulement les trésors dan les musées et merveilles de l'humanité mais tout ce qu'il y a autour aussi).


    Une volonté extérieure s'objectivant, semblant céder à des impulsions venues du dehors, expression phénoménale, objectivée devenue concrète (notre Terre) et n'étant pas guidée par la conscience (donc indépendamment de nous-mêmes); elle n'est plus réglée par des motifs, elle agit aveuglément et d'après des causes qu'on appelle excitations. Il n'y a aucune allusion au panthéisme, ça peut coïncidé avec Gaïa, mais bon! c'est mieux de croire cela, si ça permet le respect que l'on lui doit. Car qui nous prouve que notre intelligence est proportionnelle à nos découvertes, et plutôt que nous brûlerions au feu de notre avidité technologique qui engage des moyens très énergivores dans tous les domaines et recoins de notre planète. Cette intelligence es une arme à double tranchant.

    Que l'on ne vienne pas me dire que je suis contre les sciences ou l'intelligence. J'aimerais avoir une piscine avec un super filtre, un grand jardin ou je cultiverais des légumes et un verger autour d'une maison à deux étages seulement, sans voir à une centaine de kilomètres à la ronde des buildings, des restaurants, des cabarets, des aéroports des voitures polluantes, mais plutôt à la place des voiturettes genre de celles du golf ou mieux un poulain avec une calèche. Vivre en autarcie quoi, de quoi rêve le peuple alors!

    Au lieu de fabriquer un char d'assaut, faisons cent charrues à la place.

    Si on substitue tous les espaces verts aux grandes surfaces de béton et d'asphalte redondants, cela pourrait permettre à un plus grand nombre d'humains de créer eux-mêmes leur propre environnement, leur maison

    Cela peut sembler une douce dictature. Mais actuellement je ne crois pas que les meilleures idées proviennent du peuple. Et vice versa que la meilleure idée vienne de nos gouvernements.

    Sans arrêter nos recherches, gardons en potentiel seulement les résultats, afin de les utiliser au même rythme à l'instar de notre inconscient quand il advient nécessaire de passer à l'acte compensateur, salvateur, modérateur. Cela afin en tant qu'êtres intelligents et conscients à la fois et non concevoir ces facultés comme des compartiments étanches selon notre convenance ou intérêts immédiats en fonçant dans le brouillard avec l'une laissant l'autre au placard de notre indifférence.


    Notre planète n'est qu'un archétype concrétisé dans notre univers ( inconscient ou onirique ) plus important que tous les ensembles d'univers, où seule la vie existe, semblable à une perle de valeur inestimable dans un écrin. Je dirais de milliards d'écrins, car il y a des milliards d'étoiles dans une galaxie, des milliards de galaxies dans un univers et des milliards d'univers dans… ainsi de suite. Evidemment cela est tentant d'aller y faire un tour, et d'arracher toute une énergie colossale à la Terre pour la dilapider dans l'espace. Sachant que personne encore ne peut prouver qu'il y a une autre planète qui peut entretenir la vie, je trouve alors que nous allons trop vite en besogne. Nous nous comportons comme si nous étions les seuls véritables propriétaires de la planète Terre. Elle appartient aussi aux animaux et à certaines tribus aussi.
    Nous devrions vivre nous aussi en symbiose et nous imaginer qui nous serions dans des milliers d'années si nous avions su évoluer le plus naturellement. Cela aussi est une expérience à tenter. Nous n'avons qu'une planète. Alors il faut faire un choix. Et je ne crois pas en une planète jumelle.

    En fait, en supposant que nous découvrirons une planète viable à des milliards de milliards de kilomètres. Comment allons nous faire pour nous y rendre. Et dans quel état sera notre planète. Nous y aurons dilapidés toutes les ressources. Dans quelles conditions serons les humains et les animaux? La tâche est colossale déjà et presque impossible de réparer les dégâts et saccages qui ont été perpétrés. Aussi cela est le beau prétexte pour certains scientifiques trop rêveurs afin de nous faire croire que l'espace est notre nouveau domaine, que de toutes façons la planète Terre aura disparue dans des milliards d'années. Les marchands de canons et de fusées vont prospérer.

    Il faut faire comme les amérindiens avant qu'ils furent colonisés. Lorsqu'ils coupaient un arbre ils en replaçaient un autre à la même place. Mais malheureusement la déforestation se pratique à outrance ailleurs. Inutile de lister toutes les autres pratiques spéculatives, abusives.

    Qui dit que moi aussi je ne rêve pas d'un monde idéal, où je n'aurais plus peur de vivre, d'aimer et de mourir. Qu'importe la brièveté de la vie (il en est ainsi) c'est l'intensité qui compte

    Mais aujourd'hui dans nos temps modernes la devise est : Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse!

  26. #21
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Bonjour Fryclyde,


    D'abord pour essayer d'y voir plus clair ou de comprendre la chose, ne faudrait-il pas juxtaposer un modèle mathématique sur ce complexe Conscience-Intelligence. Est-ce que la Méréologie serait convenable puisqu'elle s'occupe des "touts" et des "parties" Et que l'on n'a pas une vue d'ensemble, globale, car certaines parties seulement nous sont accessibles alors que l'on en appréhende d'autres. Et que parfois l'une est contenue dans l'autre ou est bipolaire, donc insoupçonnée.

    Non je ne crois pas que la plupart des gens normaux se réveillent avec dégoût. Si la veille leurs actions en bourse ont chutées, ou que l'avant de leur voiture a été embouti, oui je le crois!

    Nous ne sommes pas censés savoir que nous allons mourir. Nous n'en aurons même pas le pressentiment. Car c'est le rôle de la conscience (la partie qui est en constante liaison avec notre raison) d'être la veilleuse de tout ce qui est vital en nous et autour de nous immédiatement, en nous rassurant en prenant soin de ne point nous faire part de ce qu'elle organise, trie, dans l'armoire qu'il ne nous appartient pas d'ouvrir rationnellement. C'est-à-dire la partie obscure de la même conscience. Que l'on nomme à tort inconscience.

    Et d'ailleurs cela est une astuce de la conscience d'avoir simulé des centaines ou des milliers de morts durant notre existence dans notre sommeil. Inconsciemment nous les avons véritablement éprouvées. La raison est que le jour de notre mort physique automatiquement la conscience partie vitale n'ayant plus aucun lien avec le système endocrinien par le truchement du système sensoriel, se reconstitue en une seule sphère en dissipant la paroi sélective telle une osmose inversée entre ses deux moitiés.

    Ainsi prévenus depuis notre naissance déjà d'une imminente mort (à notre insu une fois éveillés et conscients), la partie en retrait ou obscure de la conscience se charge de faire s'exercer périodiquement ou continuellement une certaine quiétude. La conscience réflexive se rassure elle-même qu'en même temps notre raison. Ainsi le jour de la véritable mort nous franchirons comme dans un rêve le même seuil que nous avons franchi à notre naissance.

    Cette conscience totale alors devient un tout, il n'y a plus de limites, de contraintes, de craintes, de pensées de raisonnement. Tout est consommé, mais nous ressentons comme un autre sens englobant, fusionnant tous ceux physiques durant notre vie. Les deux moitiés de la conscience, une fois estompée la paroi sélective, instantanément et comme lors de la réduction d'un composé métallique (puisqu'il faut bien chercher un modèle ou une figure de style ) lors d'une grande incandescence révélera l'essence même qu'avaient potentiellement, en latence les deux polarité dans chacune de ses deux sphères. L'effet catalyseur est donc le bris du lien physique avec celui psychique, créant un flash électrique issu des cellules nerveuses propageant quelque chose de plus grand encore. Cela nous semblera comme un soleil tel que certains ont expérimenté. Une certaine alchimie s'est opérée.

    Il a semblé à certains, vivre par intérims. Souvent consciemment nous avons vécus aussi par procuration, un peu à cause pour masquer cette appréhension de disparaître nous-mêmes, ( en voyant vivre ou mourir les autres comme au cinéma cela ne nous concerne pas alors. Il y aurait ainsi beaucoup de comédiens et très peu d'acteurs.

    En raison justement de cette sensation d'étrangeté comme du déjà vu ou déjà ressenti au réveil ou même dans la journée. Mais cela n'arrive que rarement. Quoique cela se dissipe très vite comme on chasse un moustique de sa main que l'on voit sur soi.

    Ce qui fait que la conscience comme par principe de l'osmose inversée ou un interface passe tous les messages à la partie qui nous est cachée ou inconsciente à nous mêmes en état de veille.

    Je n'ai pas la prétention de faire passer ces écrits comme des assertions. Ce n'est ni plus ni moins qu'un essai.

  27. #22
    Andythaï

    Re : La conscience inhibe t-elle notre réelle intelligence?

    Boujour Fryclyde,

    Je vais essayer de montrer pourquoi la conscience inhibe ou ralentit l'intelligence. Pourquoi lors de l'éveil on croit perdre cette faculté qu'est l'intelligence. Ça va être hardu même si j'y mets de la bonne volonté. J'espère que ça pourra partiellement au moisn répondre à ta question.

    1- Car cette conscience selon l'hypothèse que j'ai pigée dans un de mes anciens bouquins montre que cette conscience a pas mal de travail à faire, plus particulièrement en ce qui concerne l'évolution des espèces. Son travail principal donc sera incessamment de faire rencontrer les partenaires pour la sauvegarde de l'espèce. On pourrait dire qu'elle y consacrerait près de 80 à 90% selon moi. Alors l'orientation nous vient de l'inconscient collectif en ce qui concerne nos passions nos goûts, nos dégoûts aussi d'où découlent en particulier nos choix sexuels.

    2- L'homme de science ne peut que poser ces questions. Et c'est aussi l'homme de sciences, et lui seul (ou personne) qui les résoudra. De patience, d'imagination et de méthode fut acquis chaque progrès de la science des rêves. Quelqu'un de non scientifique ne se persuadera jamais assez que le savant occupé à chercher comment il va pouvoir obtenir la deuxième décimale d'une mesure, d'une simple et modeste mesure, remue en sa tête plus d'hypothèses, toujours plus ingénieuses, examine à la loupe plus d'idées et fait infiniment plus travailler son cerveau que le rêveur irresponsable, toujours prêt à expliquer toutes choses pourvu qu'on l'oblige pas à essoir (poser) sur une expérience précise les merveilleuses spéculations du haut desquelles il croit écraser l'homme de laboratoire.

    3- À mon avis alors il s'agirait plutôt d'une paresse intellectuelle qui ralentirait tout travail exigeant certaines aptitudes rigoureuses et spécialisées dans la plupart des domaines. Pour ma part n'importe qui de normal mais n'ayant pas la même rapidité d'exécution en faisant travailler ses neurones qu'un doué ou un génie arrivera en se creusant le cerveau à obtenir le même résultat même si cela lui prendra dix ou cinquante fois plus d temps. Mais il comprendra toute sa vie certains calculs complexes. Que même le génie ou le doué ne s'en rappellera plus. Donc de la concentration, toujours e la concentration.

    Pour ceux qui se sentent handicapés par une lenteur d'exécution pour certains problèmes complexes, ne devrions nous pas ligaturer ou bâillonner la conscience ou l'endroit où elle loge momentanément. Peut-on s'exercer à faire cette opération avec la pensée. La conscience peut-elle être mise au rencard prolongé sans conséquence? Des médicaments y parviendraient-ils et n'y aurait-il pas de la tricherie comme aux jeux olympiques avec les athlètes? Pour ma part je me demande si on le permet en neurologie pour perforer, pourquoi l'interdirions-nous aux athlètes. N'est-ce pas biochimiques dans les deux cas? Un autre cas de conscience!

    Aussi lisons ce qui suit:

    Tout le contenu conscient de notre pensée vigile est fait d'images macroscopiques ou d'abstractions, mais nous ne savons pas à quel niveau se situe la source du phénomène appelé conscience, ni même si elle se situe à un niveau quelconque

    D'où l'hypothèse suivante:

    Le rêve est une activité de la pensée consciente affranchie des servitudes macroscopiques et à qui par conséquent, il peut arriver, soit par hasard, soit sous l'action de circonstances inconnues de se développer dans le cadre de l'espace hypperelativiste sans passé ni futur.

    Une première idée consiste à supposer qu'un inconscient collectif commun à tous les être vivants est le guide de l'évolution biologique. Aucune théorie n'a trouvé de satisfaction satisfaisante, à la patiente montée de la pensée, à travers les espèces, ni à son accélération constante tout au long des ères géologiques.

    Si l'évolution est guidée par un inconscient collectif où toutes les espèces vivantes baignent pendant leur sommeil, il est évident que toute impulsion initiale au mouvement d'évolution se traduira par une accélération, puisqu'à chaque plongée nouvelle dans la nuit du sommeil chaque être vivant déposera dans l'inconscient collectif le surcroît d'information acquis au cours de la journée. Comment cet inconscient guiderait-il l'évolution ? Par la seule méthode dont les hommes aient jusqu'ici expérimenté l'efficacité : la sélection. Un moteur inconscient pousse l'un vers l'autre les êtres de la même espèce. (par exemple) d'indice céphalique supérieur, on observera une sélection des indices céphaliques croissants, et une montée accélérée de l'indice.

    Qui ou quoi oriente l'inconscient collectif, dans son action directrice de l'évolution biologique?

    Le mot "orienter" pris dans son sens temporel de développer une action en fonction d'un but futur, n'a plus de signification quand le futur est aussi présent que peut nous paraître le présent. L'action de cet inconscient collectif qui nous semble tendre vers un but infiniment mystérieux et lointain, n'est que la perspective sous laquelle nous apparaît à nous, êtres conscients qui passons, le fait de l'organisation de l'espace-temps, de son ordre, dans toutes les dimensions de son infinité.

    L'inquiétude est la première qualité de l'Intelligence et que tous les grands efforts de l'humanité sont nés d'un rêve éveillé. Seulement nous sommes avertis : il n'est pas interdit et il est même recommandé de rêver à condition de savoir qu'on rêve. Les Américains et les Russes ne seraient sans doute pas partis à la conquête des planètes s'il n'y avait pas eu Jules Verne et sa lyrique descendance de la science fiction moderne. La science même ne les aurait pas poussés de si tôt ; on sait que e nombreux hommes de science et en particulier la presque unanimité des prix Nobel américains, ( le livre date de 1976) jugeaient folle et insensée et sans intérêts cette formidable aventure. Mais si tous les rêves de tous les Jules Verne ont inspiré cette conquête de planètes, seules les techniques les plus rigoureuses et les plus éloignées du rêve l'ont permise.

    Le fou est un rêveur éveillé et le rêveur un fou endormi. Qu'une vie mentale normale ou peut-être la vie d'un mammifère, soit dépendante de cette folie périodique au cours du sommeil, voilà le fait qui donne toute sa richesse à l'état de sommeil paradoxal"

    L'activité onirique constitue un fait biologique autonome, distinct de l'activité hypnoîque. Quel prodigieux mécanisme, au cours de l'évolution , a transformé un phénomène périodique déclenché par la partie caudale du tronc cérébral en support d'une des formes les plus riches et les plus signifiantes de notre santé mentale ?

    Salut

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