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Le suicide.



  1. #1
    Molina

    Le suicide.


    ------

    Bonjour,
    C'est un sujet qui m'touche, et malgré un cours dessus, je me pose toujours autant de question.

    En effet, en cours on a établie que ce n'était pas du tout un signe de lire arbitre, mais tout le contrairement justement. Not' prof (psychiatre) nous a parlé "d'une pensée de mort qui s'impose à l'insu du patient". Alors tout connement, j'ai pensée qu'il devait avoir un phénomène chimique associé. Premiere question donc: ya t'il une/des molécules de mort ? (un peu comme l'apoptose d'une cellule..mais en plus grand )

    Si c'est le cas beaucoup de questions se posent.... surtout en termes psychiatriques..

    D'après ses chiffres, la grande majorité de ceux qui passent à l'acte sont bipolaires, mélancholique ou dépressif. Je n'ai pas étudié ces maladies, cependant j'ai cru comprendre que tout abord elles sont héréditaires, et liées aussi à des facteurs neurochimique.

    Une question me vient à l'esprit, dans le cadre de l'évolution, les plus forts s'en sortent se reproduisent, et ont le blanc de poulet. Etant donné que la grande majorité des suicides arrivent tôt, comment se fait il que cette maladie à survécu à l'évolution ? (les animaux peuvent être dépressif n'est ce pas ? )

    Dernière question, le suicide est il l'apanage de l'homme ?

    Si d'jà on répond à ces questions ca serait pas mal

    Cordialement

    -----

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  3. #2
    KLASS

    Re : Le suicide.

    Salut
    Il existe peut être, sous la même appellation de mort volontaire, des phénomènes d'origine très différente. A mon avis le Kamikaze , le moribond qui veut échapper à la douleur et le dépressif fasciné par sa propre mort ne peuvent être mis dans le même sac.
    A propos de molécules impliquées dans le scuicide j'ai entendu parlé de la sérotonine, cette même sérotonine ou son insuffisance serait cause des "suicides" de fourmies infectées par la douve.(je n'ai pas de référence à te fournir)
    J'ai l'intuition que le mélancolique est victime d'un leurre où la mort n'est plus perçue comme une répulsion mais un objet devenu très attractif. Il ne faut surtout pas croire le discours justificatif du candidat à le mort volontaire, il s'agit à mon avis d'une construction artificielle, c'est à dire une conséquence plus qu'une cause! Comment une telle inversion des valeurs peut elle se faire?
    A bientôt

  4. #3
    Molina

    Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par KLASS Voir le message
    Salut
    Il existe peut être, sous la même appellation de mort volontaire, des phénomènes d'origine très différente. A mon avis le Kamikaze , le moribond qui veut échapper à la douleur et le dépressif fasciné par sa propre mort ne peuvent être mis dans le même sac.
    A propos de molécules impliquées dans le scuicide j'ai entendu parlé de la sérotonine, cette même sérotonine ou son insuffisance serait cause des "suicides" de fourmies infectées par la douve.(je n'ai pas de référence à te fournir)
    J'ai l'intuition que le mélancolique est victime d'un leurre où la mort n'est plus perçue comme une répulsion mais un objet devenu très attractif. Il ne faut surtout pas croire le discours justificatif du candidat à le mort volontaire, il s'agit à mon avis d'une construction artificielle, c'est à dire une conséquence plus qu'une cause! Comment une telle inversion des valeurs peut elle se faire?
    A bientôt
    C'est exact. Mais nous avons élucider cette question en cours, par des données statistiques, qui montrent que finalement, la mort volontaire en dehors de toute pathologie est relativement rare, et est soumis à une non adaptation du sujet à un nouvel obstacle. Bref à une pression du milieu extérieur qui semble pour le sujet insurmontable.

    Cependant c'est bien la question du "dépressif fasciné par sa propre mort" qui me chiffonne. Si cette pensée de mort est bien du à la sérotonine en forte dose, la question se pose: pourquoi des neurones se mettent à sécréter comme des fous la séro ?
    (d'ailleurs, bien joué, mon prof en a fait allusion à l'oral.. La mémoire, vous savez.. )

    Il doit y avoir un événement déclencheur, nan ?

    Et pis, pourquoi le passage à l'acte est il si bref ? En tout cas pourquoi l'envie de mort est si bref chez le patient ?
    D'autant plus qu'il suffit d'un événement, pour que l'acte cesse...

    (quand j'vous disez qu'il y avait plein de questions )

  5. #4
    Cendres
    Modérateur

    Re : Le suicide.

    Peut-être quelques éléments là-dedans: http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/con...ide/moron.html
    N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi (Cioran)

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    KLASS

    Re : Le suicide.

    A propos de la sérotonine: http://www.inrp.fr/Acces/biotic/ne [...] tonine.htm
    Il faut garder à l'esprit qu'en biologie tout est régulation, poids, température, taux de sucre et pour les hormones ce doit être pareil , il y a des patients qui ont une mauvaise régulation d'hormones impliquées dans l'humeur.
    Ciao

  8. #6
    KLASS

    Re : Le suicide.


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  10. #7
    guyfawkes

    Re : Le suicide.

    Hello !
    1ére question : Non pas de molécule de la Mort !
    Je pense quant a moi, que la chimie n'explique pas tout, le cerveau est trés trés trés complexe, il utilise a la fois la chimie et les signaux electriques, il peut se dérégler et ces maladies (maladies mentales ...ooou le vilain mot !!) peuvent causer toutes sortes de symptomes, allant des visions aux suicides.
    Pourtant toutes ces personnes ne se suicident pas !

    Enfin pour répondre a ta question sur la séléction naturelle, ici il n'y en a point, car étre dépréssif ou autres n'empéche pas de se reproduire, de plus ces maladies ne se déclarent pas toutes aux mêmes ages, donc la reproduction est possible. (désolé pour le mot reproduction ))

    Pour terminer si tu as un doute un jour sur quelqu'un de ton entourage il faut en parler a ton médecin, car parfois il y à trés peu de signe avant courreur.

  11. #8
    Molina

    Re : Le suicide.

    Merci pour toutes ces réponses.

    J'aimerais tout abord rebondir sur le lien de Cendres. Tout connement parce que le lien "défaut de communication- une réponse forte" a été abordé par mon prof.

    Sa thèse (et si je la déforme pas après des mois.. **rhalala la mémoire.. **) étant qu'au vue de la nom communication ambiante malgré la surcommunication (internet, le portable, les médias, ) si une personne ressentait un mal être, elle ne pouvait que difficilement faire passer son message et que le plus souvent il fallait un message fort (d'où le suicide), et que l'augmentation croissante dans les sociétés modernes était une illustration patente de sa thèse...

    Seul problème, c'est que c'est trop "psycho" pour que je comprenne parfaitement ...C'est pourquoi, j'aurais aimé une réponse scientifique , mais peut être que je me suis attaqué à comprendre un truc énorme (le cerveau.. )

    Question subsidiaire, si des pensées négatives (hooo l'euphémisme..) assaillent une personne, lors d'un gros concours, peut on attendre un an ?

  12. #9
    guyfawkes

    Cool Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par Molina Voir le message
    Merci pour toutes ces réponses.

    J'aimerais tout abord rebondir sur le lien de Cendres. Tout connement parce que le lien "défaut de communication- une réponse forte" a été abordé par mon prof.

    Sa thèse (et si je la déforme pas après des mois.. **rhalala la mémoire.. **) étant qu'au vue de la nom communication ambiante malgré la surcommunication (internet, le portable, les médias, ) si une personne ressentait un mal être, elle ne pouvait que difficilement faire passer son message et que le plus souvent il fallait un message fort (d'où le suicide), et que l'augmentation croissante dans les sociétés modernes était une illustration patente de sa thèse...

    Seul problème, c'est que c'est trop "psycho" pour que je comprenne parfaitement ...C'est pourquoi, j'aurais aimé une réponse scientifique , mais peut être que je me suis attaqué à comprendre un truc énorme (le cerveau.. )

    Question subsidiaire, si des pensées négatives (hooo l'euphémisme..) assaillent une personne, lors d'un gros concours, peut on attendre un an ?
    Heuu si tu parles pour toi (pour le concours) c'est pas trop dur .........il n'y a que toi qui peut voir, mais le temps perdu ne se rattrape plus (antisocial-téléphone) et peu être peux tu le passer plusieurs fois ....!
    Enfin tu demandera a ton prof pourquoi : quant il n'y avait ni téléphone, ni Internet ni Msn il y avait des suicides !!!
    a++

    PS si tu as des soucayes (soucis roooo facile) il faut en parler et pas rester avec !! sur un forum c'est bien, en life c'est mieux, avec ton généraliste c'est encore mieux (n'oublie pas qu'il y a le secret médical) et avec un spécialiste si il faut !!!))))

  13. #10
    invite13787621101991
    Invité

    Re : Le suicide.

    A propos de la pulsion de mort proposée par Freud on oublie souvent de rappeler que lui-même ne voyait aucun inconvénient à un changement de terme: selon moi Culpabilité suffit largement. Nous sommes tous, constitutivement, le champ de batailles de notre Bien et de notre Mal, et dans certains cas, effectivemment ça tue, le reste du temps, ça pourrit "simplement" la vie. C'est notre Destin. Et le premier qualificatif qu'on peut lui attribuer, n'en déplaise, à moi le premier, est celui de "névrotique".

  14. #11
    mwa_jess

    Wink Re : Le suicide.

    Coucou tout le monde!

    Je fais un exposé sur le suicide! Je fais donc un petit sondage! Merci de répondre aux questiiions suivantes! (Pour plus de discrétion vous pouvez me lenvoyer par mail)

    1.Que pensez-vous des personnes qui se suicident? Avez-vous des adjectifs pour les qualifier?
    2.Avez-vous déjà pensé à mettre fin à vos jours? Vers quel âge?
    3. Pour quelles raisons?
    4. Quel est d'après vous la facon de se suicider la plus répandue?
    5.Quel pays est le plus touché à votre avis?
    6.A votre avis quelle est la tranche d'âge la plus touchée?

    Mercii d' avance à tous ceux qui répondront!

  15. #12
    invité6543212033

    Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par mwa_jess Voir le message
    1.Que pensez-vous des personnes qui se suicident? Avez-vous des adjectifs pour les qualifier?
    2.Avez-vous déjà pensé à mettre fin à vos jours? Vers quel âge?
    3. Pour quelles raisons?
    4. Quel est d'après vous la facon de se suicider la plus répandue?
    5.Quel pays est le plus touché à votre avis?
    6.A votre avis quelle est la tranche d'âge la plus touchée?
    Salut !

    àmha c'est un peu malsain comme sondage mais je vais répondre :
    1. J'hésite entre le courage et la lâcheté selon la situation ...
    2.Oui et pas qu'une fois ! la première fois que j'y ais pensé c'est vers l'âge de 4 ans puis après à chacun de mes anniversaires !
    3.Je trouvais le monde humain pourri, à 4 ans je jouais avec des escargots mais en maternelle un grand à écrasé mon escargot juste pour me faire chier ... j'oscillais alors entre la rage et le désespoir tellement je trouvais la vie magique ... c'est à cette époque que les questions sur la mort me sont venues ...
    4.Je pensais à ce jeter sur les rails, ou bien se jeter du haut d'un immeuble, mais àmha la plus répandue est le suicide par surmédicamentation !
    5.Je crois que la France est pas mal logée avec son taux de mécontents ... !
    6.Je pense à l'adolescence !

    Cordialement,

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  17. #13
    Molina

    Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par mwa_jess Voir le message
    Coucou tout le monde!

    Je fais un exposé sur le suicide! Je fais donc un petit sondage! Merci de répondre aux questiiions suivantes! (Pour plus de discrétion vous pouvez me lenvoyer par mail)

    1.Que pensez-vous des personnes qui se suicident? Avez-vous des adjectifs pour les qualifier?
    2.Avez-vous déjà pensé à mettre fin à vos jours? Vers quel âge?
    3. Pour quelles raisons?
    4. Quel est d'après vous la facon de se suicider la plus répandue?
    5.Quel pays est le plus touché à votre avis?
    6.A votre avis quelle est la tranche d'âge la plus touchée?

    Mercii d' avance à tous ceux qui répondront!
    Pourquoi sur mon topic : /

    1)Oui, de malade, de schizo, de mélancolique de
    depressif, d'alcoolique (sans connotation péjoratif)
    2) no comment
    3)idem
    4)pendaison (43 pourcent des cas, surtout en rural) arme à feu (23 pourcent des cas) et la noyade chez les femmes
    5)je ne sais.
    6)15-24 ans et plus de 60 ans.

  18. #14
    docteur vincent

    Re : Le suicide.

    1.Que pensez-vous des personnes qui se suicident? Avez-vous des adjectifs pour les qualifier? des meurtriers d'eux-même, parfois, dans d'autre cas des " au bout du rouleau"

    2.Avez-vous déjà pensé à mettre fin à vos jours? Vers quel âge?
    Oui, mais pas sérieusement

    3. Pour quelles raisons?
    l'adolescence, ne pas pouvoir être indépendant rapidement et dépendre des autres même si cela ne nous convient pas.

    4. Quel est d'après vous la facon de se suicider la plus répandue?
    Pendaison
    5.Quel pays est le plus touché à votre avis?
    Japon
    6.A votre avis quelle est la tranche d'âge la plus touchée?
    quinze vingtcinq ans
    maman et médecin, concilier le tout

  19. #15
    creon31

    Re : Le suicide.

    Oui, le suicide est un acte de l'homme, à cause du langage.

    Pour prolonger ce fil, quelques mots pour résumer le point de vue de Lacan.
    Lacan parle de la première mort (la mort physique) et de la seconde mort (la perte du lien avec le signifiant).
    La seconde mort peut précéder la première (plus d'espoir), soit du fait social, soit de la part du sujet lui-même (mélancolie, dévalorisation de soi-même).
    Dans ce cas, le suicide est une éventualité possible...mais pas toujours: tous ceux qui n'existent plus socialement ne passent pas à l'acte.

    Voir par exemple p303 du modèle lacanien (c'est un blog)
    http://psyuml.wordpress.com

    Antigone se suicide, Oedipe non.

  20. #16
    creon31

    Re : Le suicide.

    Dans tous les cas, le suicide survient quand le sujet cesse d'ex-sister.
    C'est-à-dire quand il a perdu, ou pense avoir perdu, -- soit à cause du social, (toutes les formes de rejet) soit par dévalorisation de soi-même (psychose mélancolique) -- le contrôle sur le signifiant.

    A valider par les cliniciens.

  21. #17
    emilie09

    Re : Le suicide.

    Le processus suicidaire est la période qui sépare le moment où la crise survient et le passage à l’acte. À l’adolescence, cet intervalle peut être très court.
    La recherche de solution est une étape normale dans un processus de crise. Pour résoudre le problème, la personne fait un inventaire des solutions possibles. Chacune des solutions fait l’objet d’une évaluation pour juger de sa possibilité à apporter un changement et de son efficacité pour réduire la douleur. Certaines personnes possèdent un vaste éventail de solutions et peuvent identifier des stratégies pour résoudre rapidement la crise. Pour d’autres, l’éventail des solutions est restreint ou diminue parce que les solutions ne répondent pas aux besoins présents. À ce stade, l’idée du suicide n’a pas encore été envisagée ou très peu.
    L’idéation suicidaire dans la recherche de solution, une image soudaine, brève et passagère de la mort peut apparaître parmi les solutions possibles. Les solutions qui sont inefficaces à réduire l’intensité de la crise sont rejetées. L’idée du suicide apparaît plus fréquemment et est considérée de plus en plus sérieusement, la personne s’y attarde plus longuement, élabore davantage les scénarios possibles.

    La rumination, L’inconfort devient de plus en plus difficile à supporter et le désir d’y échapper s’intensifie. L’incapacité à résoudre la crise et le sentiment d’avoir épuisé les possibilités de solutions provoquent une grande angoisse. L’idée suicidaire revient constamment et régulièrement, elle engendre tourment et angoisse attisant la souffrance et la douleur.

    La cristallisation se produit lorsque la personne est submergée par le désespoir. Le suicide est considéré comme étant la solution à ses souffrances. Parvenu à ce stade il y a généralement élaboration d’un plan précis, soit la date, l’heure, le moyen, le lieu. On peut parfois observer une rémission spontanée de la crise suicidaire, soudainement il ne semble plus y avoir de problème. L’adolescent peut se sentir soulagé et donner des signes de mieux-être quand le suicide représente la solution définitive, car il possède maintenant un moyen accessible de mettre fin à ses souffrances. Parvenu à cette étape du processus suicidaire, une coupure émotive des autres et un sentiment d’isolement sont souvent présents. Le suicide représente l’ultime tentative de reprendre le contrôle. Un événement précipitant survient, un problème s’ajoute et peut amener le passage à l’acte.

    L’élément déclencheur, parvenu à l’étape de la cristallisation le passage à l’acte devient imminent. Un événement précipitant est souvent relié à l’acte suicidaire. Un problème s’ajoute, dernier d’une série de pertes significatives.

    Il est important de savoir qu’il n’est jamais trop tard pour intervenir. L’ambivalence et la peur de passer à l’acte suicidaire sont présentes jusqu’aux derniers moments et le processus peut être interrompu en tout temps.

  22. #18
    creon31

    Re : Le suicide.

    Il me semble que la question du suicide peut s'illustrer simplement en référence à Antigone.
    Antigone, enfermée dans un tombeau, a perdu la possibilité de toute intersignifance, elle est morte de la seconde mort, celle du sujet. Alors,elle se donne la première mort, celle du corps.
    Une question: a-t-on des exemples de cas de suicide chez les animaux?

  23. Publicité
  24. #19
    invité6543212033

    Re : Le suicide.

    Chez les animaux, ils peuvent se laisser déprimer jusqu'à ne plus manger et meurs de faim ...

    Cordialement,

    Octani le fou !!!

  25. #20
    myoper
    Modérateur

    Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par G.Bouchard Voir le message
    Le processus suicidaire est la période qui sépare le moment où la crise survient et le passage à l’acte. À l’adolescence, cet intervalle peut être très court.
    La recherche de solution est une étape normale dans un processus de crise. Pour résoudre le problème, la personne fait un inventaire des solutions possibles. Chacune des solutions fait l’objet d’une évaluation pour juger de sa possibilité à apporter un changement et de son efficacité pour réduire la douleur. Certaines personnes possèdent un vaste éventail de solutions et peuvent identifier des stratégies pour résoudre rapidement la crise. Pour d’autres, l’éventail des solutions est restreint ou diminue parce que les solutions ne répondent pas aux besoins présents. À ce stade, l’idée du suicide n’a pas encore été envisagée ou très peu.
    L’idéation suicidaire dans la recherche de solution, une image soudaine, brève et passagère de la mort peut apparaître parmi les solutions possibles. Les solutions qui sont inefficaces à réduire l’intensité de la crise sont rejetées. L’idée du suicide apparaît plus fréquemment et est considérée de plus en plus sérieusement, la personne s’y attarde plus longuement, élabore davantage les scénarios possibles.

    La rumination, L’inconfort devient de plus en plus difficile à supporter et le désir d’y échapper s’intensifie. L’incapacité à résoudre la crise et le sentiment d’avoir épuisé les possibilités de solutions provoquent une grande angoisse. L’idée suicidaire revient constamment et régulièrement, elle engendre tourment et angoisse attisant la souffrance et la douleur.

    La cristallisation se produit lorsque la personne est submergée par le désespoir. Le suicide est considéré comme étant la solution à ses souffrances. Parvenu à ce stade il y a généralement élaboration d’un plan précis, soit la date, l’heure, le moyen, le lieu. On peut parfois observer une rémission spontanée de la crise suicidaire, soudainement il ne semble plus y avoir de problème. L’adolescent peut se sentir soulagé et donner des signes de mieux-être quand le suicide représente la solution définitive, car il possède maintenant un moyen accessible de mettre fin à ses souffrances. Parvenu à cette étape du processus suicidaire, une coupure émotive des autres et un sentiment d’isolement sont souvent présents. Le suicide représente l’ultime tentative de reprendre le contrôle. Un événement précipitant survient, un problème s’ajoute et peut amener le passage à l’acte.

    L’élément déclencheur, parvenu à l’étape de la cristallisation le passage à l’acte devient imminent. Un événement précipitant est souvent relié à l’acte suicidaire. Un problème s’ajoute, dernier d’une série de pertes significatives.

    Il est important de savoir qu’il n’est jamais trop tard pour intervenir. L’ambivalence et la peur de passer à l’acte suicidaire sont présentes jusqu’aux derniers moments et le processus peut être interrompu en tout temps.
    Ca serait bien de citer les sources : http://www.psychomedia.qc.ca/dart7.htm ; http://www.sos-suicide-phenix.org/iso_album/gb_sa.pdf
    Surtout pour un copier-coller.

  26. #21
    creon31

    Re : Le suicide.

    Citation Envoyé par octanitrocubane Voir le message
    Chez les animaux, ils peuvent se laisser déprimer jusqu'à ne plus manger et meurs de faim ...
    Justement, cela est-il comparable avec le suicide des humains, ou bien n'est-ce pas une réaction de l'instinct (donc reproductible) face à l'adversité éprouvée?

  27. #22
    mh34
    Responsable des forums

    Re : Le suicide.

    Je n'ai pas la notion qu'un instinct quelconque puisse pousser au suicide...ce serait plutôt le contraire, non?

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