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Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?



  1. #1
    C_Darwin

    Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?


    ------

    La thèse centrale du livre:
    1. Le Q.I moyen d'un pays détermine très fortement son PIB par habitant (corrélation de 0,757, voyez ci-dessous le tableau)
    http://www.douance.org/qi/qicorrel.htm#lynn
    2. Les variations d'intelligence sont donc un point central de l'économie mondiale.
    3. La question centrale est donc de savoir si les différences intellectuelles entre les nations sont d’origine innée ou acquises: en d'autres termes, la richesse des nations est-elle la conséquence de la haute intelligence ou la cause ?
    Toujours suivant le livre:
    On a aujourd'hui toutes les raisons de croire que la richesse d’une nation est la conséquence de sa haute intelligence innée. Aussi fataliste que cela puisse paraitre, vous pouvez facilement :
    -Mesurer la part des différentes races dans une nation.
    -Prédire le niveau intellectuel moyen de cette nation sur base de la répartition raciale et de l’intelligence moyenne de ces différentes races (Ashkénaze 115, Est-asiatiques 105, Européens 100, Sud-est asiatiques 87, Amérindiens 87, Middle easterners 84, africains 70-80 (85 en Amérique car les afro-américains ont en moyenne 25 pourcent d’ascendance européenne), Aborigènes d’Australie 62.
    -Prédire grosso modo le PIB par habitant et l’indice de développement humain de cette région sur base du niveau intellectuel moyen.
    Voyez cette carte du Q.I moyen des différentes régions du globe (ou on voit bien que l’intelligence est fragmentée par race avec les zones européennes à 100, est-asiatique à 105, africaine à 70, arabe à 85)
    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Na...Inequality.png

    Il y a des exceptions au succès économique : les pays communistes sont évidemment plus pauvres, Corée du Nord, Chine (qui se rattrape petit à petit), Russie (qui se rattrape)
    Voilà l’idée générale que je tenais à vous expliquer. Avez-vous déja parcouru « The global bell curve » ou « Race differences in intelligence », 2008 et 2006, Richard Lynn ?

    -----

  2. #2
    GillesH38a

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    ça c'est parce que tu prends "intelligence" dans un sens élaboré par les occidentaux dans leur culture occidentale , c'est à dire la réussite à des tests intellectuels et la mesure du PIB qui est indicateur adapté à leur société. Si tu prends d'autres critères, par exemple la capacité de survie dans un milieu naturel, ton échelle sera totalement inversée (si tu n'es pas convaincu, va passer quelques jours à poil dans le désert australien ou dans la jungle amazonienne). Toutes tes corrélations que tu donnes s'expliquent parfaitement par l'imprégnation culturelle à laquelle tous les individus sont soumis dès leur petite enfance. Et tes notions "raciales" (ashkénazes, c'est une "race", maintenant, ou plutot, "à nouveau" ?), ça n'a aucune valeur.

  3. #3
    Alhec

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    En ce qui concerne le point 1, c'est aller un peu vite en besogne non? Ok c'est corrélé et après? Qu'est-ce qui permet de dire que l'un cause l'autre Par quel mécanisme?

    Ensuite j'aimerais savoir sur quel critère ont été sélectionnées les races utilisées dans l'étude (histoire de rigoler un bon coup ).

  4. #4
    Edelweiss68

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    Bonjour,

    Et puis, on a déjà vu ici (sur FS) que l'on ne peut pas dire QI = intelligence. Un bon QI révèle une bonne aptitude à passer des tests de QI, sans extrapolation.
    H u m a n i t y

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    C_Darwin

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    "En ce qui concerne le point 1, c'est aller un peu vite en besogne non? Ok c'est corrélé et après? Qu'est-ce qui permet de dire que l'un cause l'autre Par quel mécanisme?"

    D'après l'ouvrage un plus haut Q.I permettrait la mise en place d'une société plus efficace sur le plan économique. Le Q.I est par exemple un bon indicateur de l'efficacité au travail. Une haute efficience mentale permettrait aussi de développer de nouveau concepts à haute valeur ajoutée d'un point de vue technologique en inventant de nouvelles choses.

    Evidement la question centrale ce serait de savoir si l'intelligence est innée ou acquise. L'ouvrage plaide pour une cause génétique et donne toute une série d'argument montrant que l'environnement n'a que peu d'influence... je vais vous donner la liste des arguments tel quel scannés de l'ouvrage (Je vous en laisse juge !)

    Il y a 12 arguments majeurs qui démontrent l'existence et l'importance de facteurs génétiques innés dans les différences intellectuelles. Cette liste s'allonge chaque année.
    Prenons la comparaison entre la race noire et la race caucasienne, car c'est celle qui est le plus détaillée dans l'ouvrage de Richard Lynn, il va de soi que les arguments sont extrapolables à d'autres comparaisons.

    1. Les deux races ont évolué indépendamment l'une de l'autre et dans des milieux différents pendant une période de cent mille ans. (Stringer, 1989; Cavalli-Sforza, 2000) Quand deux populations évoluent isolément l'une de l'autre pendant une telle période il y a des différences qui apparaissent dans tous les domaines dans lesquels il y a des possibilités de variations génétiques. La position environnementaliste extrême, postulant qu'il n'y a pas de différences intellectuelles entre deux races défie le principe général de l'évolution biologique et peut être vu comme impossible.

    2. Les africains obtiennent des Q.I assez semblables dans de nombreuses localisations différentes, que ce soit en Afrique sub-saharienne, en Amérique du sud ou du nord ou en Europe cela doit être considéré comme la preuve d'un fort facteur génétique.

    3. Le haut niveau d'héritabilité trouvé chez des vrais jumeaux en Amérique, en Europe, au Japon et en Inde montre que l'intelligence est fortement déterminée par des facteurs génétiques. L’héritabilité de l’intelligence atteint 0,83 à l’âge adulte, ce qui signifie que quelque soit la race 83 pourcent de la variance intellectuelle est causée par des facteurs génétiques, l'héritabilité de l'intelligence chez les noirs est également de 0,83.

    4. Les africains ont une capacité crânienne moyenne inférieure de 90 cm cubes à celles des caucasiens. Ces différences de volume crâniens entre caucasiens et noirs démontrent l'existence de facteurs génétiques, car l'héritabilité des volumes crâniens est de 0,9 et la corrélation entre l'intelligence et les volumes crâniens est de 0,4.

    5. De nombreux égalitaristes ont proposé que le racisme des blancs pouvait diminuer le Q.I des noirs, mais il n'y a pas d'explication qui puisse expliquer comment le racisme pourrait diminuer le Q.I, et pourquoi alors le Q.I des africains d'Afrique noire serait-il de 67 ? Si le racisme diminue l'intelligence, il est curieux que les juifs d'Amérique et d'Angleterre aient un Q.I de 108, alors qu'ils ont été exposés au racisme depuis des siècles. Le haut Q.I des juifs américains est bien connu depuis 1930.

    6. Les enfants noirs adoptés par des parents blancs obtiennent les mêmes scores que la prédiction raciale. Il persiste une différence de 17 points de Q.I entre blancs et noirs élevés dans les mêmes conditions. Etre élevé par des parents adoptifs blancs n'a pas d'effet positif sur l'intelligence des noirs.

    7. Le Q.I des hybrides est intermédiaire entre celui des deux races parentales, de même que le volume crânien, qui est lui aussi intermédiaire entre celui des deux races parentales.

    8. Il a été montré une différence significatives entre les européens et les africains en terme de temps de réaction. Le temps de réaction est corrélé au Q.I, car l'un comme l'autre sont des signes d'efficience du système nerveux central. Les caucasiens réagissent en moyenne plus vite à un stimulus.
    Les temps de réaction sont mesurés comme suit: L'individu est placé devant une petite lampe qui va s'allumer. Chaque fois que c'est le cas, il appuie simplement sur le bouton placé devant lui.
    C'est un signe de l'efficience du système nerveux puisque c'est en quelque sorte un traitement basique de l'information qui doit remonter jusqu'au cerveau puis redescendre pour appuyer sur le bouton. Les temps de réaction sont mesurés en millisecondes.

    9. Plus l’ad mixture blanche est importante, plus le poids cérébral moyen d’un africain est élevé (tests génétiques indépendants de la couleur de la peau). Plus l’ad mixture blanche est importante et plus le Q.I des noirs est important.

    10. Les différences raciales de capacité crânienne sont corrélées à 76 traits musculo squelettiques identifiés dans des ouvrages standards d’anatomie évolutive comme étant systématiquement liés à une augmentation de la capacité crânienne chez les hominidés.

    Parmi ces différences, on retrouve :
    -Le diamètre transversal du pelvis : L’augmentation de la capacité crânienne et de l’intelligence a été de paire avec une augmentation du diamètre transversal du pelvis, pour permettre le passage du crâne à la naissance. Les africains ont un diamètre pelvien significativement plus petit que celui des européens. (27,4 cm contre seulement 24,6 pour les africains)
    -En conséquence d’un pelvis plus large, le fémur, (l’os de la cuisse) qui s’insère au niveau du bassin, s’est incurvé puisqu’en dépit d’un bassin qui grandissait, espaçant les insérions fémorales et provoquant un angle plus large pour la sortie des deux fémurs, il fallait impérativement que le genou fasse une jonction correcte avec le péroné, provoquant une incurvation du fémur. Les européens une incurvation fémorale significativement plus importante que celle des africains.
    -Tandis que l’intelligence et la capacité crânienne ont augmenté, les crânes sont devenus plus sphériques et profonds. Les européens ont des cerveaux significativement plus sphériques, plus profonds et plus gros.
    -L’augmentation de la sphéricité a donc réduit les protubérances, notamment le processus mastoïde. Les blancs ont un processus mastoïde significativement plus petit que les noirs.
    -L’augmentation de la capacité crânienne s’est produite vers l’avant du crâne, il en a résulté une diminution du prognathisme et une augmentation de l’orthognathisme (face plus plate). Les européens ont une face significativement moins prognathe et plus orthognathes que les africains.

    11. Si l'intelligence est génétique, c'est donc qu'elle est dictée par certains gènes qui doivent avoir une plus grande fréquence chez les européens que chez les africains.
    Certains gènes ont déjà été liés à un gain intellectuel et ils montrent de fait une fréquence supérieure chez les européens.
    -Le gène de la myopie congénitale (myopie de naissance), trait qui se transmet de façon homozygote récessive, montre une fréquence supérieure chez les européens et moindre chez les africains. Les myopes de naissance montrent un gain de 7 points de Q.I sur la moyenne nationale.

    "j'aimerais savoir sur quel critère ont été sélectionnées les races utilisées dans l'étude "

    En fait d'après l'ouvrage il y a 9 grandes races humaines génétiquement parlant (Africains, Européens, Est-asiatiques, Nord africains et sud asiatiques, Amérindiens, Aborigènes d'Australie, Esquimaux).

    Il donne même un tableau (dont je vous laisse juge aussi !)

    Race-----------------IQ------Brain Size (cc)

    East Asians-----------106----1416
    Europeans------------100----1369
    Southeast Asians-----90----1332
    Pacific Islanders------85----1317
    South Asians----------84----1293
    Africans--------------67----1282
    Australian Aborigenes--62-----1225
    Dernière modification par C_Darwin ; 28/11/2010 à 10h44. Motif: Fautes d'orthographe

  7. #6
    Cendres
    Modérateur

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    Les vues racialistes de Lynn corrélées à son obsession pour le QI sont assez bien connues dans la communauté scientifique. Ses ouvrages IQ and the Wealth of Nations et The Global Bell Curve ont été fortement critiqués pour des erreurs de méthode, des biais d'études de données et des préjugés culturels.
    N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi (Cioran)

  8. #7
    Tropique

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    Citation Envoyé par C_Darwin Voir le message
    (Ashkénaze 115, Est-asiatiques 105, Européens 100, Sud-est asiatiques 87, Amérindiens 87, Middle easterners 84, africains 70-80 (85 en Amérique car les afro-américains ont en moyenne 25 pourcent d’ascendance européenne), Aborigènes d’Australie 62.
    Se pourrait-il que tu appartiennes au groupe Ashkénaze?
    Pas de complexes: je suis comme toi. Juste mieux.

  9. #8
    Cendres
    Modérateur

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    Citation Envoyé par Tropique Voir le message
    Se pourrait-il que tu appartiennes au groupe Ashkénaze?
    Surtout que parler de "race" pour les Ashkénazes...
    N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi (Cioran)

  10. #9
    Alhec

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    D'où ma question, comment a-t-il défini les "races" qu'il utilise? Parce que là ça ressemble vraiment à la vision: "d'un côté les blancs, de l'autre les bronzés".

    EDIT: quand je dis "il", je parle de Lynn, pas de toi C_Darwin

  11. #10
    JPL
    Responsable des forums

    Re : Que penser de l'ouvrage "The global bell curve", 2008, Richard Lynn ?

    Discussion fermée.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac

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