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Mangeons-nous nos ancêtres ?



  1. #1
    FibreTigre

    Mangeons-nous nos ancêtres ?


    ------

    Bonjour,

    C'est FibreTigre.

    Je précise au préalable que ce post est sérieux (j'aime bien faire des farces de bon aloi...).

    Mais comme j'ai un peu honte de cette question je la pose ici.

    J'ai vu hier un super reportage sur France 5 sur l'histoire de la Terre.

    Je me suis fait la remarque suivante : On a des organismes un peu simples comme les trilobites qui évoluent dans des organismes plus complexes.

    Je me suis dit que les pauvres trilobites, ils évoluent, et le fruit de leur évolution donne un prédateur qui va manger ces mêmes trilobites.

    Dans les mythes anciens (Chronos et Zeus) il y a cette "peur" de l'enfant qui va prendre la place de son père. (qui a acquis une dimension en psychanalyse aujourd'hui)

    J'aime mettre ces idées en parallèle même si la relation est quasi inexistante.

    Toutefois afin de creuser ma réflexion, j'aurais aimé savoir si selon vous :

    1) Dans l'histoire de l'évolution, pas de chance, quand une espèce évolue, elle donne naissance à une espèce plus performante qui va soit manger son espèce ancêtre soit empiéter mortellement sur son espace vital.

    ou

    2) Dans l'histoire de l'évolution, en général, il y a un peu de tout. Chaque espèce évolue tantôt en prédateur tantôt en proie, c'est très hasardeux tout ca.

    ou

    3) Autre chose

    Enfin, je vous soumets ces 2 réflexions.

    A) On admet généralement que l'homme descend du singe. Mais à ce que je vois, les pauvres singes sont parqués dans des zoos ou exceptionnellement laissés en liberté mais souvent en danger. Peut-on dire qu'à ce titre notre espèce plus performante a anéanti son ancêtre ?

    B) Est-il logique de penser que l'homme va évoluer vers une autre espèce qui sonnera le glas de la nôtre ?

    Mon idée un peu folle est de penser que ce thème de SF bien connu tire ses racines d'un fond psychologique qui lui même serait issu d'une mémoire profonde de cette série de meurtres entre espèces. Ca devient n'importe quoi sur le plan scientifique, certes, mais j'ai précisé plus haut que j'avais un peu honte.

    Dernier point (mes nuits sont longues, je réfléchis...).

    En fait, l'homme n'a pas anéanti les singes. Il va même jusqu'à les préserver par un phénomène "culturel" (et non pour les besoins de type manger...etc...). Est-ce unique selon vous ? La chaîne de destruction d'espèce est-elle mise à mal ?
    Cette disposition "culturelle" marque-t-elle un changement fort comme nous n'en avons pas connu durant les millions d'années de la planète ?

    Merci pour vos réponses et pour considérer mes questions avec sérieux.

    FibreTigre

    -----

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  3. #2
    DomiM

    Re : Mangeons-nous nos ancêtres ?

    Bonjour,

    J'ai aussi vue ce documentaire (car reportage en histoire faudrait remonter le temps et c'est pas )

    J'ai aussi vue des lions adopter un bébé antilope et des humains ravager l'habitat d'autres humains au point de faire disparaitre leur culture.
    Rien de nouveau sous le soleil mais quand on le quittera ça ira beaucoup mieux.

    Mais non c'est pas encore une pup pour mon obsession sinon j'aurai mis le lien


    Sinon les espèces mutantes cohabitent tant bien que mal avec leur ancêtres mais même si elles sont viables elles n'ont pas forcément envie d'une descendance.
    Mesurer la masse de la situation permettrait de connaitre sa gravité :)

  4. #3
    invite765732342432
    Invité

    Re : Mangeons-nous nos ancêtres ?

    Citation Envoyé par FibreTigre Voir le message
    Je me suis fait la remarque suivante : On a des organismes un peu simples comme les trilobites qui évoluent dans des organismes plus complexes.
    Pas vraiment non. Les concepts de "simple" et "complexe" sont à bannir quand on parle d'évolution sous peine de faire de graves contresens.

    Je me suis dit que les pauvres trilobites, ils évoluent, et le fruit de leur évolution donne un prédateur qui va manger ces mêmes trilobites.
    Ce genre d'évolution n'est possible qu'à très long terme, et essentiellement sur des espèces peu spécialisées (niveau alimentation).
    De plus, il n'y a pas une population de trilobites qui évolue et une qui n'évolue pas. Les deux évoluent (pas forcément de la même façon).
    Ainsi les futurs prédateurs et les futures proies sont deux espèces aussi évoluée l'une que l'autre.

    1) ou 2) ou 3)
    La naissance de nouvelles espèces nécessite une séparation de population. Tant que les populations sont mêlées, l'émergence d'une nouvelle espèce me semble quasi-impossible (la séparation n'est pas forcément géographique, elle peut être sexuelle, culturelle, etc...)

    Je pense que tes propositions ne prennent pas assez en compte la lenteur d'apparition des espèces.

    A) On admet généralement que l'homme descend du singe.
    Non, c'est une très mauvaise simplification qui n'a aucune réalité.
    Tout ce qu'on peut dire, c'est que le singe et l'homme ont un ancêtre commun. L'homme ne descend pas plus du singe que le singe ne descend de l'homme.

    Peut-on dire qu'à ce titre notre espèce plus performante a anéanti son ancêtre ?
    Nos ancêtres sont Homo habilis, erectus, Australopithèque, etc. Pas le singe.
    Les singes sont des cousins. Actuellement, oui, notre espèce semble plus performante dans la conquête de la surface terrestre.

    La performance ne se juge qu'à une situation donnée. Si le monde changeait drastiquement, le singe pourrait éventuellement "prendre notre place"

    B) Est-il logique de penser que l'homme va évoluer vers une autre espèce qui sonnera le glas de la nôtre ?
    L'apparition d'une espèce est un phénomène continue. Il n'existe pas un instant t où brutalement, une espèce en devient une autre.
    L'homme restera l'homme, mais en regardant en arrière, on s'apercevra qu'il a changé. Quelqu'un décidera peut-être de créer une nouvelle dénomination pour se flatter (comme l'histoire de l'Homo sapiens sapiens qui est redevenu Homo sapiens)

    Cette disposition "culturelle" marque-t-elle un changement fort comme nous n'en avons pas connu durant les millions d'années de la planète ?
    Une évolution culturelle datant de quelques dizaines d'années est difficilement généralisable.

  5. #4
    FibreTigre

    Re : Mangeons-nous nos ancêtres ?

    Bonjour et merci Faith pour tes réponses.

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    SunnySky

    Re : Mangeons-nous nos ancêtres ?

    Autre problème: l'évolution, du moins selon Darwin, se fait en grande partie selon le principe de la survie des plus aptes. Si une mutation confère un avantage à un individu alors il pourra se reproduire davantage et inversement.

    À son époque, bien entendu, cet avantage était perçu comme un avantage quant aux aptitudes de survie: un bec plus long qui permet d'atteindre la nourriture, une couleur qui améliore le camouflage...

    Si on veut adapter la théorie de Darwin à l'humain actuel il faut tenir compte du fait que la survie des êtres humains n'est plus vraiment en danger. Un humain gravement handicapé qui aurait été éliminé selon la théorie darwinienne "dure" peut aujourd'hui survivre et se reproduire. À un rythme probablement moins élevé que les autres, probablement, mais il pourra se reproduire ralentissant ainsi l'évolution darwinienne.

    Mais qui sont les nouveaux "plus aptes" dans le monde humain d'aujourd'hui? Désolé, ma réponse ne sera pas très politically correct...

    Qui a le plus de chances de se reproduire? Les hommes qui savent séduire les femmes et les femmes qui savent séduire les hommes. C'est ce qui me fait croire que l'évolution humaine se fera sur le plan de la séduction pour les prochaines décennies. D'ailleurs... ne serait-ce pas déjà commencé? Des mots comme hypersexualisation, métrosexuel... sont-ils simplement l'expression d'une mode passagère ou sont-ils symptomatiques d'une tendance à plus long terme? Et la chirurgie esthétique?

    Bref, je ne crois pas que nos descendants vont nous manger ou envahir notre espace vital. Mais ils seront plus séduisants que nous.
    Le monde se divise en 10 : ceux qui connaissent le code binaire et ceux qui ne le connaissent pas.

  8. #6
    Amanuensis

    Re : Mangeons-nous nos ancêtres ?

    Citation Envoyé par SunnySky Voir le message
    Autre problème: l'évolution, du moins selon Darwin, se fait en grande partie selon le principe de la survie des plus aptes. Si une mutation confère un avantage à un individu alors il pourra se reproduire davantage et inversement.
    L'exprimer comme cela est tautologique. On ne peut pas comprendre la notion de sélection naturelle sur cette base.

    Si on veut adapter la théorie de Darwin à l'humain actuel il faut tenir compte du fait que la survie des êtres humains n'est plus vraiment en danger. Un humain gravement handicapé qui aurait été éliminé selon la théorie darwinienne "dure" peut aujourd'hui survivre et se reproduire. À un rythme probablement moins élevé que les autres, probablement, mais il pourra se reproduire ralentissant ainsi l'évolution darwinienne.
    Dans ce paragraphe, l'accent est mis sur la reproduction, ce qui est bien mieux que la tautologie initiale. Mais parler de "ralentissement de l'évolution darwinienne" est impropre ; tout ce qu'on peut dire, c'est qu'une pression de sélection particulière opère moins, c'est tout.

    Qui a le plus de chances de se reproduire? Les hommes qui savent séduire les femmes et les femmes qui savent séduire les hommes. C'est ce qui me fait croire que l'évolution humaine se fera sur le plan de la séduction pour les prochaines décennies. D'ailleurs... ne serait-ce pas déjà commencé?
    Cela a toujours existé, cela s'appelle la sélection sexuelle et c'est un aspect de la sélection naturelle.

    Quand aux modalités actuelles, je doute que ce soit simple de les établir. Ce qui compte, c'est le nombre d'enfants moyen. Dans les sociétés industrialisées, avec une planification familiale efficace, est-ce que séduire implique avoir plus d'enfants ? Et dans les sociétés non industrialisées, est-ce que les modalités sont différentes de ce qu'elles ont été disons depuis des millénaires ?

    Sinon, statistiquement, pour trouver un indicateur qui marche quand à "la chance de se reproduire", le pays d'appartenance marche très bien : suffit de regarder les différences de taux de natalité...

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