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l'avant big bang



  1. #1
    Rendelf

    l'avant big bang


    ------

    SLT a tous, voila, pour mon TPE , je dois aborder (mais assez rapidement car ce n'est pas le sujet principal) a question de l'avant Big bang, et j'ai decide de parler de la theorie de l'univers miroir et de celle du Rien.
    pour illustrer celle du miroir, j'aurai besoin d'un sablier, mais je n'en trouve pas de, comment dire, de sablier convaincant, aors si kkin pouvait m'aider, ce serait gentil, j'en profite pour poster ce que j'ai ecrit

    Au commencement…
    Jusqu'à ce jour, les physiciens sont incapables d’avancer une théorie fondée sur des preuves et des observations concrètes a propos de l’avant Big-bang (avant 10^-43s plus précisément). Cet instant est d’ailleurs appelé instant de Planck ou encore mur de Planck dans le but d’imager leur blocage actuel. Mais ceci n’empêcher pas les plus imaginatifs d’entre eux a présenter a avancer des théories pour tenter de comprendre ce moment clef de notre univers.
    Ainsi, certains astrophysiciens avancent la théorie d’un univers miroir, une sorte de double opposé, a la manière d’un sablier. D’un cote, le monde serait en contraction, jusqu'à atteindre une taille minimale, avant de devenir en expansion (théorie du Big-bang). Mais il existe également des théories plus folles encore, avancées par d’autres astrophysiciens qui remettent en question la notion de temps. Ainsi comme le dit Carlo Ravelli qui aime bien raconter cette anecdote : « Galilée, jeune homme rêveur assistait a la messe dans la cathédrale de Pise, regardant se balancer un lustre sous la voûte au gré des courants d’air, il eut l’intuition que sa cadence était régulier, quelque soit l’amplitude du mouvement. Il confirma son hypothèse en utilisant son rythme cardiaque en guise de chronomètre et écrivit le premier les lois concernant l’oscillation des pendules. Or, quelques années plus tard, les médecins pouvaient contrôler la régularité du pouls de leurs patients grâce a … leur horloge a balancier La boucle était bouclée. Ce faisant, le temps, qui était pourtant au centre du propos n’est pas intervenu. » En effet, car le temps ou les durées sont toujours considérées a partir de différents mouvements. Ainsi, les cadrans solaires sont basés sur mouvement, régulier de la Terre autour du soleil, les montres a quartz sur l’oscillation régulière, encore une fois de leur cristal…Cette notion d’ « inexistence » du temps a l’infiniment petit, a été prouvée en 2002, par le suisse Antoine Suarez. Ainsi, les concepts de temps, de température et bien d’autres peuvent être remis en cause imposant une réponse simple a l’avant Big-bang : Rien.


    en attndnt vos critiques pour l'ameliorer, je compte finir le paragraphe en evoquant le satellite Planck et le resau de satzllite Lisa prevu en 2007 et 2012 respcivement




    Merci...

    -----

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  3. #2
    BioBen

    Re : l'avant big bang

    Cette notion d’ « inexistence » du temps a l’infiniment petit, a été prouvée en 2002, par le suisse Antoine Suarez.
    Toi t'es abonné à Science et Vie non ?

    Sinon le reste du texte est assez sympa...

    Carlo Ravelli
    Rovelli non ?
    Si c'est lui présente le il est plutot connu

  4. #3
    Rendelf

    Re : l'avant big bang

    Rovelli, c'est vrai, petite erreur.

    Sinon, jen e suis pas abonne a S&V mais j'ai photocopie bcp de pages et j'essaie d'en faire une synthese, ca se voit tellement?

  5. #4
    Romain-des-Bois

    Re : l'avant big bang

    disons que l'écriture de S&V est assez reconnaissable.

    Si tu es en Terminale, lis La Recherche, je ne me suis mis que récemment parce que je pensais que c'était trop compliqué mais en fait c'est lisible, et bien plus convaincant que S&V (plus ... scientifique aussi )

  6. A voir en vidéo sur Futura
  7. #5
    erik

    Re : l'avant big bang

    Si tu es en Terminale, lis La Recherche
    ou bien lis Pour la Science,

  8. #6
    BioBen

    Re : l'avant big bang

    Structure un peu mieux ton paragraphe, et supprime la citation que je t'ai montré dans mon premier message car personne n'a prouvé "l'inexistence du temps".

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  10. #7
    domlefebvre

    Re : l'avant big bang

    Citation Envoyé par Rendelf

    Au commencement…
    Jusqu'à ce jour, les physiciens sont incapables d’avancer une théorie fondée sur des preuves et des observations concrètes a propos de l’avant Big-bang (avant 10^-43s plus précisément).
    Bonjour,
    Juste une remarque : 10^-43 secondes APRES le BB (c'est ce que tu nommes l'instant de Planck) ce n'est pas 10^-43 secondes AVANT le BB ! Et la différence est colossale !! On sera peut être remonter à l'instant 0, où à priori, nos lois de la physique devraient s'appliquer. Mais avant l'instant 0, c'est douteux. Rien ne prouve que nos lois présentes ou futures soient applicables. C'est et ce sera l'inconnu, définitivement je le crainds.

  11. #8
    Rendelf

    Re : l'avant big bang

    merci,
    et quand je parle d'inexistence du temps, c'est au niveau quantique, ils ont trouve que 2 particules reagissaient de la meme maniere sans avoir le temps de communiquer ??

  12. #9
    domlefebvre

    Re : l'avant big bang

    Citation Envoyé par Rendelf
    merci,
    et quand je parle d'inexistence du temps, c'est au niveau quantique, ils ont trouve que 2 particules reagissaient de la meme maniere sans avoir le temps de communiquer ??
    ça ne prouve pas l'inexistence du temps! Tu fais allusion au phénomène d'intrication, qui a peu de rapport avec la nature du temps!
    Ceci dit, la nature du temps est toujours sujette à discussion. Si le sujet t'intéresse, plonge toi dans les bouquins de Klein (ou d'un autre, mais ce sont les plus abordables, en français et pour ton niveau) plutôt que dans les articles trop simplificateurs des revues grand public.

  13. #10
    BioBen

    Re : l'avant big bang

    et quand je parle d'inexistence du temps, c'est au niveau quantique, ils ont trouve que 2 particules reagissaient de la meme maniere sans avoir le temps de communiquer ??
    Si c'est bien lié à l'intrication quantique comme le dit domlefebvre, alors on a plus à faire au caractère non-local de la MQ qu'à l'inexistence du temps.
    Les deux sont-ils liés.... c'est un grand pas à faire que je ne risquerai pas à ta place puisque je ne crois pas que beaucoup de scientifiques l'aient franchi (S&V le fait pour vendre des magazines, toi essaie d'etre plus scientifique )

    Mais bon comme je l'ai dit restructure un peu : fais des paragraphes plus courts et qui abrodent chacun une idée claire, là c'est un peu trop le bordel

  14. #11
    Rendelf

    Re : l'avant big bang

    Au commencement…
    Jusqu'à ce jour, les physiciens sont incapables d’avancer une théorie fondée sur des preuves et des observations concrètes a propos de l’avant Big-bang (après 10^-43s plus précisément). Cet instant est d’ailleurs appelé instant de Planck ou encore mur de Planck dans le but d’imager leur blocage actuel. Mais ceci n’empêcher pas les plus imaginatifs d’entre eux à présenter à avancer des théories pour tenter de comprendre ce moment clef de notre univers.
    Ainsi, certains astrophysiciens avancent la théorie d’un univers miroir, une sorte de double opposé, à la manière d’un sablier. D’un cote, le monde serait en contraction, jusqu'à atteindre une taille minimale, avant de devenir en expansion (théorie du Big-bang). => image d’un sablier
    Mais il existe également des théories plus folles encore, avancées par d’autres astrophysiciens qui remettent en question la notion de temps. Ainsi comme le dit Carlo Rovelli, professeur à l'université de la Méditerranée à Marseille, et membre de l'Institut universitaire de France qui aime bien raconter cette anecdote : « Galilée, jeune homme rêveur assistait a la messe dans la cathédrale de Pise, regardant se balancer un lustre sous la voûte au gré des courants d’air, il eut l’intuition que sa cadence était régulier, quelque soit l’amplitude du mouvement. Il confirma son hypothèse en utilisant son rythme cardiaque en guise de chronomètre et écrivit le premier les lois concernant l’oscillation des pendules. Or, quelques années plus tard, les médecins pouvaient contrôler la régularité du pouls de leurs patients grâce a … leur horloge a balancier La boucle était bouclée. Ce faisant, le temps, qui était pourtant au centre du propos n’est pas intervenu. »
    En effet, car le temps ou les durées sont toujours considérées a partir de différents mouvements. Ainsi, les cadrans solaires sont basés sur mouvement, régulier de la Terre autour du soleil, les montres a quartz sur l’oscillation régulière, encore une fois, de leur cristal. Ainsi, les concepts de temps, de température et bien d’autres peuvent être remis en cause imposant une réponse simple a l’avant Big-bang : Rien.
    Il existe également de nombreuses théories, telle que celle des branes, des trous noirs et bien d’autres encore, mais il n’existe aucune preuve les étayant. Elles restent donc entièrement spéculatives : Ces astrophysiciens attendent donc tous avec impatience, le lancement du satellite Planck en 2007 qui pourrait capter un rayonnement fossile, et l’installation du réseau de satellite Lisa prévu en 2012 qui serait assez sensible pour détecter les ondes gravitationnelles et ainsi peut être valider un scenarii pré big-bang.

    voila le nouveau texye, j'ai mis des paragraphes et ajoutees quelques phrases.
    Au fait, mon TPE consiste a comparer les mythes chretiens et egyptiens sur la genese avec la theorie de la genese scientifique cmmunement admise: le BB

  15. #12
    BioBen

    Re : l'avant big bang

    D’un cote, le monde serait en contraction, jusqu'à atteindre une taille minimale, avant de devenir en expansion (théorie du Big-bang). => image d’un sablier
    Et de l'autre coté ? Manque un bout

    Il y a quelques fautes de formulation/francais.

    un scenarii
    un scenraii ?

    Laisse une ligne entre chaque paragraphe (ne le reposte pas en entier ici ca sert à rien les changements sont mineurs)

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  17. #13
    Rendelf

    Re : l'avant big bang

    j'aimerais aussi savoir en quels termes je dois aborder le BB a propement parler? l'instant 0?
    mon plan pour le BB (par necessité) est celui ci:
    avant le BB, element "perturbateur" dit BB, et enfin finir sur l'expansion...

  18. #14
    Rob69

    Re : l'avant big bang

    Salut,

    Un avis possible tiré des idées de Sakharov et des Bogdanoff:

    Avec l'avènement de la cosmologie moderne l'homme est contraint à regarder vers ses plus lointaines origines. A un certain moment il ne peut plus que spéculer. Quand l'univers avait 100.000 ans, matière et lumière étaient étroitement couplées. Ca ne vous étonne pas de voir le télescope spatial nous fournir des images distantes de dix milliards d'années lumière, émises par des objets il y a dix milliards d'années ? Comment ces photons ont-il fait pour traverser sans encombre ces immensités ? Parce que l'univers est extraordinairement raréfié et transparent. Mais cela a ses limites. Vous ne verrez pas, dans une revue, des images reçues par des télescopes, émanant d'objets qui les auraient émises quand l'univers était âgé de moins de cent mille ans. Parce qu'à cette époque celui-ci était translucide, pas transparent. Une plaque de verre est transparente. Un verre dépoli est translucide. La lumière passe mais les images deviennent floues. Quand l'univers a moins de cent mille année, la température ambiante est supérieure à 3000°. Alors les atomes d'hydrogène sont tous ionisés. L'espace est plein d'électrons libres, qui sont des obstacles énormes, comparativement, pour les photons, qui interagissent beaucoup plus avec ceux-ci qu'avec les électrons orbitant autour des atomes. La route devient encombrée, les photons interagissent avec ces électrons, sont absorbés, ré émis. Finie l'optique. Il n'y a plus que des images amorphes, ou presque

    Alors, avant, l'univers serait-il irrémédiablement inconnaissable ? Serait-il totalement vain d'essayer de savoir ce qui s'est passé antérieurement à ce temps du découplage, à ces 100.000 ans fatidiques ? Pas tout à fait. Si on ne peut pas voir les phénomènes en direct, on peut en déceler la trace. En paléontologie on n'a jamais que des fossiles de dinosaures, pas les bestioles intactes. Ca n'a pas empêché des gens de les reconstituer, parfois à partir de peu de fragments. Quand l'univers était âgé d'un centième de seconde, sa température est descendue en dessous de cent milliards de degrés. Les "photons primordiaux" ont perdu cette faculté d'être capables de produire des paires matière-antimatière. Alors ces deux soeurs ennemies se sont auto détruites massivement. Le mot annihilation est impropre, car nihil en latin, signifie rien. Ces particules de matière et d'antimatière, protons et antiprotons, électrons et anti-électrons se sont mués en lumière et ont donné ce qu'on appelle le rayonnement primordial. C'est celui-là que Penzias et Wilson ont mesuré, fortuitement, en 1964, dans le New Jersey, avec une antenne en forme de cornet pour sourd au départ construite pour recevoir les signaux su satellite "Echo". C'est alors "une lumière qui a perdu de sa force".

    Les photons sont comme des "atomes d'espace", des ondulations sur un drap. Un univers totalement plat, ça n'existe pas. Le vide le plus poussé est peuplé de ces photons-là. L'expansion détend le drap, l'espace s'étire et les ondulations suivent le mouvement. Ces photons sont comme des vagues qui parcoureraient un océan recouvrant totalement une planète qui se dilaterait. Ne souriez pas. Cette image didactique est totalement fidèle: la longueur d'onde croît avec le rayon, le facteur d'échelle R de l'univers.

    Cette découverte de 1964 a cautionné ce qui n'avait été jusque là que "pures spéculations". Un type a dit à Penzias et Wilson "vous venez de trouver les cendres du Big Bang". Et comme ils avaient été gentils de faire cela on leur a donné le prix Nobel.

    Jusqu'à ce premier centième de seconde, ça marche, à peu près. C'est à partir de ce temps-là qu'est parti le prix Nobel Steven Weinberg quand il a écrit son merveilleux livre "Les trois premières minutes de l'univers".

    Avant, ça se complique. Nous observons les reliquats, les restes, les fossiles, la cendre. La présence d'hélium cosmologique, par exemple,vient de l'époque où l'univers fonctionnait comme une bombe H. Cela conforte de nouvelles idées. Mais tout cela est postérieur. La nucléosynthèse se situe entre 3 minutes et 35 minutes. Weinberg s'était refusé à s'aventurer avant cette barrière du premier centième de seconde. Avant, disiat-il, ça n'est que de la spéculation.

    Il y a le spéculativement correct. Vive les quarks, vive les supercordes, vive l'inflation, vive la brisure de symétrie,vive les trous noirs, vive nous, à bas les autres. Ecole contre école, ça n'est rien d'autre. Ceux qui tombent à bras raccourcis sur les Bogdanoff n'ont rien à leur envier en matière de spéculations (quand ils en ont à défendre. Nombre de "porte-parole" n'ont jamais rien produit). Mais c'est "mes spéculations, sachez-le, sont meilleurs que les vôtres :"

    Ben voyons..

    En relativité (Restreinte et Générale) on a utilisé à fond la géométrie. La Relativité générale, c'est de la géométrie quadridimensionnelle,comme tout le monde le sait. Les outils sont d'un maniement difficiles. On les nomme tenseurs, groupes. Mais qu'est-ce que ça veut dire, tout cela ? Qu'on assimile alors l'univers, l'espace temps à une hypersurface à quatre dimensions où les trajectoires des particules, photons y compris, sont des géodésiques.

    Une surface c'est une surface. Une sphère c'est une sphère. Mais pour la "lire" il faut des coordonnées, un quadrillage. La Terre est "maillée" avec des méridiens et des parallèles. On se repère avec une latitude et une longitude. On a collé à cette sphère terrestre un pôle nord et un pôle sud. Certes, mais supposons que nous habitions sur une sphère qui ne tourne pas, n'ait pas de champ magnétique et se trouve perdue dans une immensité exempte de tout point de repère. Où mettre ces pôles ? Leur localisation serait arbitraire. En cosmologie c'est un peu du même tonneau, si nous habitons dans un espace-temps qui est une hypersurface à quatre dimensions, ses géodésiques sont intrinsèques, ne dépendent pas du système de coordonnées choisi. On y présente des surfaces, sphère et tore, que l'on dote de systèmes de coordonnées différents. On s'aperçoit au passage que les pôles sont des "singularités" vis à vis des coordonnées. Quand vous êtes assis au pôle nord vous êtes à la latitude 90°, mais votre longitude n'est plus déterminée. Pourtant ce pôle nord semble être un endroit tout à fait ordinaire, sans rien de particulier. Cette singularité a été induite par les coordonnées. Elle n'est pas intrinsèque.

    En cosmologie, qu'est-ce qu'un choix des coordonnées ? C'est simplement la façon de concevoir, de conceptualiser arbitrairement, subjectivement et arbitrairement, espace et temps (qui vous dit que mon temps ne va pas à l'inverse du vôtre et qu'en connaissant mon avenir je vis en découvrant mon passé ?).. Nos conceptions de l'espace et du temps dérivent de notre perception sensorielle et consciente du monde. Nous mesurons le monde à notre échelle. La première chose que font les bébés pour apprécier la taille d'un objet est de le comparer à la taile de leurs mains ou à de leurs bouches. C'est pour cela qu'il y mettent n'importe quoi : ils effectuent des mesures, pardi ! Seule notre conscience nous donne une intuition du temps qui passe. Sans cet instrument de mesure, le temps n'existe plus. Il devient sans objet. Il perd sa raison d'être.

    En cheminant à rebrousse-temps nous chevauchons de tas d'hypothèses :

    - L'univers a quatre dimensions
    - Il forme un continuum
    - Il est "régulier", "lisse, sans accidents notables.
    - Il est connexe", dénué de chausse-trappes, de terriers de lapins. Ca n'est pas une garenne
    - Il obéit aux équations d'Einstein qui produisent un certain jeu d'hypersurfaces possibles (les trois modèles de Friedman).
    - Tout chemine selon des géodésiques (la matière comme les photons).

    Pourtant les ennuis subsistent. La mécanique Quantique est aussi fondée sur cette hypothèse du continuum. Pourtant elle secrète du discontinu à tout va. Emergent de cette matrice deux grandeurs : la longueur de Planck, 10-33 cm et le temps de Planck, 10-43 seconde. On sait bien que si on cherche à regarder vers le passé antérieurement à ces 10-43 seconde ça va devenir problématique. De toute façon, définir le temps devient glissant. Il vaut mieux parler de chronologie, de succession d'évènements. Essayez simplement de concevoir une horloge dans un univers porté à mille milliards de degrés, où tout se balade à une vitesse proche de la vitesse de la lumière, et où "le temps gèle dans les chronomètres à cause des effets relativistes", vous m'en direz des nouvelles.

    A ce stade on peut tout envisager. Que ce "moment" constitue "le bord du temps", par exemple. Que le temps "commence là". Ou, comme l'avait envisagé Andréi Sakharov en 1967 "qu'au-delà il s'écoule à l'envers".
    Etre scientifique c'est aussi envisager l'impossible...

  19. #15
    Rob69

    Re : l'avant big bang

    (suite)

    Il y a aussi le problème des outils. Ceux des Bogdnaoff sont particuliers : les "groupes quantiques". C'est pas simple, simple. Armés de cet attirail, les Bogdanoff ont essayé de jeter un oeil "derrière ce mur de Planck", de risquer un oeil de l'autre côté, "avant". Et là, surprise. Grichka commence par pondre un théorème. Cette démarche rend la géométrie soudain "incertaine". Dans le livre vous verrez employé à longueur de page le mot "métrique" et le mot "signature".on voit que quand on cartographie une surface, qu'on la maille" avec différents systèmes de coordonnées, quelque chose reste invariant. Là, c'est du 2d et vous verrez que la signature:

    ( + + )

    Se conserve

    Si l'univers est une hypersurface 4d alors sa signature devrait être un invariant absolu. Celle de notre univers est ( + + + - ). C'est une "hypersurface Riemanienne à signature hyperbolique". Et voilà que ce théorème de Grichka suggère une transition vers un état géométrique à signature ( + + + + ). Impensable en géométrie classique. Mais n'importe quel géomètre que vous croiserez dans la rue vous dira que la géométrie et les groupes c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Quel groupe va avec cette signature ( + + + - ) ? C'est le groupe de Lorentz. Selon ce diable de Grickha (et qu'est-ce qu'il a bossé, le pauvre, pour faire émerger cela, j'en suis témoin oculaire) les deux métriques peuvent être jointes par une situation de transition avec une signature ( + + + ± ). Hurlements de géométres, cris d'orfaies !

    Qu'est-ce que c'est que cette métrique avec une signature hésitante, semble soudain frappée d'une sorte de principe d'incertitude géométrique ? Comme

    groupes = géométrie

    ceci signifie que la géométrie associée aux groupes quantique n'est pas la géométrie classique. Mais le vocabulaire manque, les choses demandent à être précisées. Comment envisager un objet géométrique où la signature puisse changer ?

    Revenons en arrière. La signature est une propriété d'un tenseur appelé tenseur métrique. Celui-ci est "intrinsèque" et peut être exprimé dans une infinité de systèmes ce coordonnées. Sa donnée détermine l'ensemble des géodésiques, donc les phénomènes physiques, intrinsèques, que nous lirons avec le système de coordonnées que nous dictera notre conscience.

    La métrique s'applique sur une variété différentiable, sur un ensemble de points. Mais en Relativité Générale cet espace est réel. C'est une géométrie hyperbolique, déconcertante pour le profane (ce caractère étant issu de la relativité restreinte. C'est parce que la géométrie est hyperbolique qu'on ne peut pas dépasser la vitesse de la lumière).

    La géométrie qui va avec les groupes quantiques est une géométrie complexe, impliquant le recours à des variétés complexes

    Un scientifique "géométriquement correct" dirait "mais, avec une variété complexe, le concept de signature n'est plus opératoire !". Si on veut. Ainsi l'écriture

    ( + + + ± )

    les froisse un peu. Il faudrait "réécrire" tout cela. Le monde de variétés complexe n'est pas simple.

    Les Bogdanoff, avec cette écriture, subissent aussi l'effet NIH :

    Non Invented Here

    Intuitivement j'aurais tendance à dire que cette géométrie qui irait avec ces groupes complexes aurant quelque chose de "composite", du moins pour cette affaire-là. Elle permettrait une transition entre cet état géométrique

    ( + + + - )

    et l'état :

    ( + + + + )

    Mais, appliquons une seconde fois le théorème de Grichka en nous contentant de l'admettre. A partir de cette situation géométrique "limite" on peut passer à une second espace-temps ayant la signature :

    ( + + + - )

    C'est le même ? Non, le temps peut y être inversé. Alors on retombe sur l'idée de Sakharov de 1967, mais cette fois avec un commencement de formalisation. Ce second univers qui n'est pas "avant" le Big Bang, mais "au-delà", c'est son jumeau. Je suis étonné qu'Igor et Grichka, pourtant jumeaux, n'aient pas franchi ce pas. Donc dans un premier temps cette méthode Bogdanoff aurait permis de donner un début de description du "pont géométrique" qui relierait les deux univers jumeaux, imaginés par Sakharov. Ainsi,ces deux là on apporté une étrange clé de voûte, qui manquait à l'édifice.Le théorème de Souriau, 1964, sert de fil conducteur. On trouvera ce théorème dans Structure des Systèmes Dynamiques (Dunod, épuisé) pages 197-198 au chapitre :

    "Inversions d'espace et de temps"

    Souriau part de la décomposition du groupe de Poincaré en 4 composantes connexes.

    Les composantes du moment sont ( E , p , l , g ). E est l'énergie, p l'impulsion, l le "tournoiement" et g le "passage". Dans la première ligne on voit que des éléments du groupe orthochrone mais inversant l'espace ( éléments de Is ) n'inversent pas l'énergie. Par contre des éléments de It, antichrones, inverse l'énergie E. Donc remplacement d'un mouvement "orthochrone" par un mouvement "antichrone" (à "rebrousse-temps") entraîne l'inversion de l'énergie (donc de la masse).

    Je crois que la première fois où ce concept, issu de la théorie des groupes, a commencé à être compris se situe en février 2004.L'idée commençait à "passer". Une particule "rétrochrone" est simplement une particule qui possède une énergie négative. Au lieu de dire "au delà du Big Bang le temps s'inverse" il serait plus digeste de dire qu'au delà se situe un monde d'énergies négatives, qui interfère précisément avec le nôtre en donne cet "effet de matière sombre" et cette réaccélération du cosmos qui concentre toute l'attention des astrophysiciens

    Et "l'énergie noire" ? Elle est "de l'autre côté du Big Bang"

    On comprend le thème. L'univers est le revêtement à deux feuillets d'une hypersurface non-orientable, équivalent 4d d'un ruban de Möbius. Quand on peint un ruban de Möbius (2d) la peinture forme une surface connexe, bilatère et orientable. C'est le décollement de cette peinture de cette "âme" qu'est le ruban de Möbius qui "crée le vecteur normal" (les flèches). De même le cosmos gémellaire est organisé autour de son "âme" qui est dotée d'une géométrie différente, avec une métrique ( + + + + ). Lorsque les deux univers jumeaux sont créés "simultanément" leurs flèches du temps et leurs orientations droite-gauche apparaissent et sont inversées. Ils sont énantiomorphes. Ce qu'apportent Igor et Grichka de franchement nouveau et qui à mon avis fera date ce sont des précisions sur "l'âme" de cette structure géométrique gémellaire. Selon le modèle de Skharov, lorsqu'on "franchit" le Big Bang la flèche du temps s'inverse. Selon Igor et Grichka elle ... tourne. En "situation médiane", dans ce nouvel état de l'univers la flèche du temps est orthogonale à la nôtre, c'est à dire que le temps, par rapport à notre temps réel devient imaginaire pur.

    Là, les deux jumeaux n'ont pas exploité le filon. En fait cette métrique ( + + + + ) autorise deux flèches du temps + i t et - it . La gémellité existe aussi dans cette "structure-âme", véritable "méta-monde".

    Qu'est-ce qui "vit" dans cette nouvelle paire d'univers à flèchesdu temps antiparallèles et imaginaires pures ? Ceci, comme dirait Kipling, est une autre histoire ....
    Etre scientifique c'est aussi envisager l'impossible...

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