20/03/2007, 10h50
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Message #1 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Brunoy Âge: 25
Messages: 997
| Décret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Voilà, tout est dit dans le texte. Je viens d'entendre ça à France Info
( http://www.radiofrance.fr/chaines/fr...vd6h94&sec=sci)
50 m de distance entre maïs OGM et non OGM. Cela ne posera pas de problèmes lorsque le non OGM sera contre le vent de l'OGM en revanche, ca risque d'être plus délicat si le non OGM est sous le vent (mais ca reste possible, à condition d'utiliser des variétés OGM fleurissant 90°jours plus tard que le non OGM- cela correspond à 3-4 j de décalage phénologique).
Pour les bios en revanche, cela risque d'être beaucoup plus délicat
Cordialement,
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21/03/2007, 10h51
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Message #2 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2006 Âge: 45
Messages: 186
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
D'autres pays ont choisi 400 m de distance.
Question : un grain de pollen de maïs est-il plus lourd qu'un grain de sable du Sahara, qui peut, lui, parcourir des milliers de km ?
La deuxième question soulevée avec ces décrets, c'est le viol démocratique (comme dit Corine Lepage). Où sont le respect des débats publics et des choix des citoyens, quand on sait avec quelle légéreté sont traités les débats-bidon sur internet à propos des essais OGM ?
(l'avis du public est obligatoire selon les textes européens, mais leur interprétatioin est laissée à l'estimation du gouvernement. ce qui veut dire que depuis trois ans, le ministère de l'agriculture s'assoit dessus.
Conclusion : "Qui a peur de la démocratie ?" : titre d'une article d'hervé Kempf dans le Monde.
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21/03/2007, 11h10
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Message #3 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Brunoy Âge: 25
Messages: 997
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation:
Envoyé par alcyon1 D'autres pays ont choisi 400 m de distance.
Question : un grain de pollen de maïs est-il plus lourd qu'un grain de sable du Sahara, qui peut, lui, parcourir des milliers de km ? | Des études ont été faites sur le maïs (par l'INRA) sur la dispersion des grains de pollen. Le grain de pollen OGM pesant le même poids que le non OGM, ils ont utilisé une variété à grains bleus (ca existe au Mexique et c'est naturel) pour regarder la dispersion des grains de pollens.
50 m est une distance correcte qui permet d'éviter la contamination pour des champs non OGM contre le vent des OGM (vent allant du non OGM vers l'OGM) et de la limiter (combinées à des stratégies de décalage phénologique) à des taux autour de 0.2% (soit en dessous du seuil d'étiquettage et laissant une marge appréciable pour les risques de contamination dans la filière) dans le cas contraire.
Il faut voir aussi que la problématique de la coexistence dépend de chaque pays, voire de chaque région (vents dominants) et qu'on ne prend en compte que la majeure partie des grains de pollen (autour de 95-99% je pense, mais il faudrait vérifier), les 1-5% restants se dispersant beaucoup plus loin (mais dans ce cas, il faudrait prendre en compte l'infime partie du pollen provenant d'Espagne, voire des USA, ce qui n'est pas réalisable). Citation:
La deuxième question soulevée avec ces décrets, c'est le viol démocratique (comme dit Corine Lepage). Où sont le respect des débats publics et des choix des citoyens, quand on sait avec quelle légéreté sont traités les débats-bidon sur internet à propos des essais OGM ?
(l'avis du public est obligatoire selon les textes européens, mais leur interprétatioin est laissée à l'estimation du gouvernement. ce qui veut dire que depuis trois ans, le ministère de l'agriculture s'assoit dessus.
Conclusion : "Qui a peur de la démocratie ?" : titre d'une article d'hervé Kempf dans le Monde.
| Moi j'en ai peur, quand les débats publics ne sont pas réalisables de manière sereine (d'autant plus quand le sujet est politique). Or sur les OGM, le débat est plombé des deux côtés par un extrémisme assez étroit d'esprit, qui a une forte influence sur le public qui ne sait pas ce qu'est un OGM (j'ai assisté à certains débats, et les énormités sorties par certains membres du public m'ont fait bondir). On m'avait appris quelque chose il y a longtemps: quand on ne connait/maitrise pas un sujet, on ecoute, on pose des questions mais on s'abstient d'avoir un avis tranché. Ce n'est hélas pas le cas en France. De plus, la France payait une amende assez importante du fait de la non transposition et un débat public aurait rallongé considérablement le délai de parution (et fait augmenter l'amende).
Je suis en revanche favorable aux actions pédagogiques d'explications et de réponse aux questions. Je pense que FSG rentre tout à fait dans ce cas de figure.
Bien cordialement,
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21/03/2007, 11h51
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Message #4 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation: |
Question : un grain de pollen de maïs est-il plus lourd qu'un grain de sable du Sahara, qui peut, lui, parcourir des milliers de km ?
| non, mais quelques grains de pollen sur un champs, c'est quoi ?
Il faut encore qu'il soit viable, qu'il tombe sur un stigmate, qu'il germe, que la graine survive...et ensuite ? en admettant tout cela, ça fait quoi ? un grain croisé OGM/non OGM sur un champs ?!?
Enfin, il y avait une solution radicale qui était la stérilité mâle, mais les anti-OGM n'en ont pas voulu...
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22/03/2007, 15h35
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Message #5 de cette discussion
| Date d'inscription: novembre 2006 Âge: 45
Messages: 186
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Les anti-OGM sont d'abord les paysans (depuis 1997), ils ne faut pas l'oublier, et pas seulement en France. Ils ont bien perçu que dans le cas de la transgénèse d'un gène de stérilité, il ne pourraient plus jamais resemer leurs semences, qui ne pourraient plus germer. Personne ne peut admettre un tel risque.
Quant aux 50 m de sécurité, il faut rappeller que la Hongrie avait légiféré avec 400 m avant d'obtenir la clause de sauvegarde (art 23) pour refuser le maïs Mon 810 sur son territoire.
Un des décrets précise qu'il y aura un suivi précis des conséquences, dissémination à propos des champs de maïs commercial. Les anti-OGM disent qu'on se moque du monde, car un tel suivi nécessiterait du personnel et de nombreuses analyses, ce qui rendrait le coût de la technologie GM bien rédibitoire. Non seulement ces decrets sont, sans aucun débat parelementaire (démocratie représentaive bafouée), de véritables droits à polluer, mais encore ils n'empêcheront nullement la France d'être lourdement condamnée (article de Marie Verdier dans La Croix). Comme elle va l'être pour la pollution des eaux bretonnes également, puisque les milliard d'euros de subventionnement aux éleveurs de porc industriel n'ont pas amélioré la situation, on comprend facilement le ridicule qui nous guette.
Ce que je veux dire, c'est que l'Etat français se plie toujours face aux puissants agriculteurs, et qu'il ignore encore une fois le principe "pollueur-payeur". Sur ces derniers points, personne ne pourra dire que la situation est maitrisée et surtout qu'elle est normale.
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22/03/2007, 22h20
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Message #6 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation: |
Les anti-OGM sont d'abord les paysans (depuis 1997), ils ne faut pas l'oublier, et pas seulement en France.
| ça tombe bien, les pro-ogm aussi sont avant tout des agriculteurs ; 102 millions d'hectares maintenant, à 90% cultivés par de petits propriétaires.
Comme quoi ça ne fait pas avancer le débat... Citation: |
Ils ont bien perçu que dans le cas de la transgénèse d'un gène de stérilité, il ne pourraient plus jamais resemer leurs semences, qui ne pourraient plus germer. Personne ne peut admettre un tel risque.
| De toute façon, dans la majorité des cas, OGM ou non ils ne sont pas supposés ressemer leurs semences.
c'est pas compliqué : si on veut les ressemer, on achète pas des semences stériles, point barre.
Les agriculteurs ne sont pas cons non plus : ils ne vont pas s'amuser a acheter des semences stériles, ou dont les F1 perdent leurs performances pour les ressemer ensuite. Citation: |
Quant aux 50 m de sécurité, il faut rappeller que la Hongrie avait légiféré avec 400 m avant d'obtenir la clause de sauvegarde (art 23) pour refuser le maïs Mon 810 sur son territoire.
| oui, et ? nous on a bien pondu un moratoire dont personne n'est allé voir les résultats, chacun ses erreurs. Citation: |
Un des décrets précise qu'il y aura un suivi précis des conséquences, dissémination à propos des champs de maïs commercial. Les anti-OGM disent qu'on se moque du monde, car un tel suivi nécessiterait du personnel et de nombreuses analyses, ce qui rendrait le coût de la technologie GM bien rédibitoire.
| parcequ'ils n'ont visiblement pas compris ce passage.
Le suivi ne sera pas fait au champs, mais sur les récoltes, comme c'est déjà le cas actuellement. Citation: |
Non seulement ces decrets sont, sans aucun débat parelementaire (démocratie représentaive bafouée), de véritables droits à polluer
| pour qu'il y ait pollution, il faut qu'il y ait nocivité démontré.
Ce n'est pas le cas. Citation: |
mais encore ils n'empêcheront nullement la France d'être lourdement condamnée (article de Marie Verdier dans La Croix).
| Et bien oui, mais cela l'empêchera de continuer à l'être l'avenir ; la facture est déjà suffisamment lourde pour ne pas qu'on la renouvelle. Citation: |
Ce que je veux dire, c'est que l'Etat français se plie toujours face aux puissants agriculteurs, et qu'il ignore encore une fois le principe "pollueur-payeur". Sur ces derniers points, personne ne pourra dire que la situation est maitrisée et surtout qu'elle est normale.
| C'est marrant, depuis le temps qu'on te répètes que rien ne te permet de parler de pollution, tu ne prends même pas la peine de l'argumenter.
pollution = dispersion d'un produit nuisible à la santé ou à l'environnement.
En l'occurence, aucune nuisibilité démontrée, ni à l'un, ni à l'autre, tu peux donc remballer tes affirmations gratuites ; on est sur un forum scientifique, pas à un colloque de Mr Vélot.
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23/03/2007, 14h41
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Message #7 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2007 Âge: 42
Messages: 55
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Bonjour
J'avoue que j'ai pas réussi a trouver l'information quant aux distances a respecter entre parcelle OGM et non OGM dans le decret sus cité.
J'aurais une question : la distance a respecter est elle pour tous les OGM ou par espece d'OGM ?
Bonne journée
Marc
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23/03/2007, 17h09
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Message #8 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Brunoy Âge: 25
Messages: 997
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Je n'ai pas lu le décret encore, j'ai juste retransmis l'info de la dépêche AFP. Pour les distances, je crois que c'est tous OGM confondus.
Les problèmes qui peuvent se poser sont également pour le colza et pour la betterave (surtout pour cette dernière, taux de fertilité des croisements Betterave cultivée, betterave sauvage et maritime = 100%, c'est la même espèce)
Pour le soja pas de risque, l'espèce est autogame
Cordialement,
Dernière modification par Yoghourt ; 18/04/2007 à 11h00.
Motif: Supression de la citation intégrale du msg précédent
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24/03/2007, 23h08
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Message #9 de cette discussion
| Date d'inscription: juin 2003 Localisation: Île-de-France
Messages: 161
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation:
Envoyé par marc_berger la distance a respecter est elle pour tous les OGM ou par espece d'OGM ? | Citation:
Envoyé par chrisgir Je n'ai pas lu le décret encore, j'ai juste retransmis l'info de la dépêche AFP. Pour les distances, je crois que c'est tous OGM confondus.
Les problèmes qui peuvent se poser sont également pour le colza et pour la betterave (surtout pour cette dernière, taux de fertilité des croisements Betterave cultivée, betterave sauvage et maritime = 100%, c'est la même espèce)
Pour le soja pas de risque, l'espèce est autogame
Cordialement, | Bonjour,
Apparemment, la distance de 50m mentionnée dans le décret ne concerne que le maïs. Va-t-on avoir un décret pour chaque variété de PGM ? Je suis d'accord avec la nécessité d'étudier chaque OGM au cas par cas pour les autorisations, mais dans le cas de textes réglementaires, est-ce pertinent ?
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25/03/2007, 03h15
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Message #10 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
en tout rigueur, on ne peut pas définir une distance règlementaire pour toutes les espèces ; sur ce point ça peut se comprendre.
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25/03/2007, 11h38
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Message #11 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2007 Âge: 68
Messages: 18
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation:
Envoyé par marc_berger J'avoue que j'ai pas réussi a trouver l'information quant aux distances a respecter entre parcelle OGM et non OGM dans le decret sus cité.
J'aurais une question : la distance a respecter est elle pour tous les OGM ou par espece d'OGM ? | Bonjour marc,
Le ministère de l'Agriculture ( bon prince a doublé la d'istance entre ogm et non ogm c a d de 25 mètres est passé a 50 mètres) Poses, simplement la question au S O C (Sevice officiel du ministère de l'Agriculture) Ce service est chargé de controler les distances qui séparent la production d'hybrides commerciaux ( = mais semence)( des multinationales) par rapport aux productions de mais industriel (= le pollueur) ( = mais consommation) les distances normales sont de 200 mètres minimum voir 300 mètres dans certaines situations.Que ce passe t-il quand ces distances ne sont pas respectées ( = refus du mais semence par les controleurs agréés) Puis le semencier peut se retourner contre le pollueur en justice ( car il y a des arrêtés ministériels et préfectoraux) de plus toutes les parcelles de mais industriel situées en zone protégée doivent être déclarées en Mairie avant le mois de janvier de l'année de production . En ce qui concerne les OGM allez savoir ou est le pollueur (ogm) vis a vis du bio ( ( c'est le secret il y a aucune déclaration en Mairie a ma connaissance )
Question toute simple pourquoi le ministère fait appliquer 200 mètres pour protéger le producteur de semence et 50 mètres pour protéger le bio ( le bio est destiné a être consommé et la semence a être resemée ! ! !)
bon courage
cassy63
Dernière modification par Yoghourt ; 18/04/2007 à 11h01.
Motif: allègement de la citation d'un précédent msg
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25/03/2007, 13h14
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Message #12 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation: |
les distances qui séparent la production d'hybrides commerciaux ( = mais semence)( des multinationales) par rapport aux productions de mais industriel (= le pollueur) ( = mais consommation) les distances normales sont de 200 mètres minimum voir 300 mètres dans certaines situations.
| c'est tout a fait normal, et ça n'a absolument rien à voir avec des histoires de pollution.
D'abord, ce n'est absolument pas comparable ; le produit des agriculteurs bio est destiné à être consommé, et celui des semenciers, à être semé.
Les semenciers veulent des semences pures parcequ'elles sont toutes destinées à être semées.
Un très faible pourcentage d'hybrides dans un lot dont au plus 15% sont destinés à être ressemés, c'est sans conséquence, mais s'il est à 100% destiné à être ressemé, ça peut devenir problématique à long terme.
Ceci dit, si tu es un partisant du bio, je te déconseille d'évoquer ce système, car je te ferais remarquer que le respect de ces 200m ( 300m pour les normes francaises pour le maïs ) est entièrement à la charge de cepui qui veut des semences pures.
Donc si le même système venait à être appliqué au bio, ça serait aux agriculteurs bio de se débrouiller pour ne pas cultiver de maïs bio à moins de 300 m de cultures de maïs OGM.
Je doute fort que cela soit ce que tu souhaites proposer.
Pourtant, ça parait logique : si je ne peux pas supporter mon voisin, je l'évite, je ne réclame pas au maire qu'il le vire du village.
Et si les agriculteurs qui cultivent en conventionnel demandaient aux agriculteurs bio de ne pas cultiver la même plante qu'eux à moins de 200m parceque leurs champs mal traités sont des foyers potentiels de ravageurs et de maladies ? tu en dirais quoi ?
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25/03/2007, 15h16
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Message #13 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2007 Âge: 68
Messages: 18
| Citation: |
Ceci dit, si tu es un partisant du bio, je te déconseille d'évoquer ce système, car je te ferais remarquer que le respect de ces 200m ( 300m pour les normes francaises pour le maïs ) est entièrement à la charge de cepui qui veut des semences pures.
| Tu as vu cela ou ! Renseignes toi auprès du légilateur.
et aussi auprès des DDAF des zone de productions protégées.
ce n'est pas a la charge de celui qui produit la semence mais a celui qui produit le mais indutriel ( il doit se retirer a distance du mais semence. Sinon tribunal !!) on voit bien que tu ne connais pas les lois !
Je ne suis pas spécialement bio. Le pollen qu'il soit d'ogm ou de mais industriel se déplace sensiblement pareil ; je suis simplement pramatique
cordialement Citation:
Envoyé par Ryuujin en tout rigueur, on ne peut pas définir une distance règlementaire pour toutes les espèces ; sur ce point ça peut se comprendre. | Bonjour a toi
La encore regarde les textes sur les distances entre production d'hybride commercial et de production des des mêmes espèce en production de consommation ( les pollueurs) Demande au S O C (service officiel de controle du ministère de l'agri) cela peut aller jusqu'a 2000 mètres selon les espèces ( tu as bien vu 2 kilomètres) Cela est le résultat d'étude scientifique adopté par les politiques
a bientot POur quelqu'un qui debarque sur le forum je te trouve bien agresif et peremptoire! Pour le bon deroulement de la discussion je te recommande d'adopter un ton beaucoup plus calme et d'eviter les attaques personnelles. Ceci faisant reference a ton message que j'ai effacé. Yoyo
Dernière modification par Yoghourt ; 18/04/2007 à 11h06.
Motif: Fusion de 2 msgs d'affilée du même auteur
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25/03/2007, 16h42
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Message #14 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2007
Messages: 192
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Je suis surprise par l’utilisation du mot « Contamination » associé aux OGM. « Contamination » signifie « Souillure résultant d’un contact impur » ou « Envahissement d’un milieu ou d’un organisme vivant par des micro-organismes pathogènes ou par des polluants ». Je ne suis pas actionnaire de Monsanto, mais j’ai de nombreux amis en Amérique du Nord qui mangent depuis 10 ou 15 ans des aliments génétiquement modifiés et qui non seulement ne sont pas morts mais sont en excellente santé. Ne devrait-on pas utiliser le mot « Dissémination », plutôt ?
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25/03/2007, 17h36
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Message #15 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 13168
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Bonjour
tu as tout a fait raison, cela fait parti d'une manipulation incidieuse de l'opinion publique on parle de contamination au lieu de dissémination, on parle de polueur (on se demande bien pourquoi) etc...
A force les personnes prennent cela au pied de la lettre et ne se posent meme plus la question
Yoyo
Dernière modification par Yoghourt ; 18/04/2007 à 11h06.
Motif: Suppression de la citation intégrale du msg précédent
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25/03/2007, 23h08
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Message #16 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié Citation:
Envoyé par cassy63 Citation: |
Envoyé par Ryujin Ceci dit, si tu es un partisant du bio, je te déconseille d'évoquer ce système, car je te ferais remarquer que le respect de ces 200m ( 300m pour les normes francaises pour le maïs ) est entièrement à la charge de cepui qui veut des semences pures. | Tu as vu cela ou ! Renseignes toi auprès du légilateur.
et aussi auprès des DDAF des zone de productions protégées. | la grande majorité des champs sur lesquels sont produits les semences n'appartiennent pas aux multiplicateurs, mais à des agriculteurs sous contrat avec un multiplicateur.
C'est l'agriculteur sous contrat qui est controlé, et qui doit respecter les normes francaises sur la production des semences ( http://www.gnis.fr/files/directive_66402cee.pdf tu y trouveras même les modalités de contrôle ).
S'il ne les respecte pas, et bien c'est pour sa pomme, le lot de semence est refusé.
Il ne peut en aucun cas contraindre ses voisins à ne pas semer telle ou telle culture.
Et encore une fois : il ne sert à rien de comparer ce qui n'est pas comparable ; si les semences multipliées ou destinées à l'être font l'objet de plus de précautions, c'est justement parcequ'elles seront toutes semées.
Un phénomène rare peut ainsi être amplifié.
Alors que la production de l'agriculteur lambda est destinée à être consommée, et les évènements rares resteront rares.
On peut cultiver plusieurs variétés d'une même plante dans le même paysage sans voir les champs se panacher, justement parceque le fait de ne ressemer qu'un faible pourcentage de la récolte élimine les évènements rares de pollinisation croisée, hybridation et cie. Citation: |
La encore regarde les textes sur les distances entre production d'hybride commercial et de production des des mêmes espèce en production de consommation ( les pollueurs) Demande au S O C (service officiel de controle du ministère de l'agri) cela peut aller jusqu'a 2000 mètres selon les espèces ( tu as bien vu 2 kilomètres) Cela est le résultat d'étude scientifique adopté par les politiques
| oui, et si toi aussi tu as lu ces textes de référence, tu auras bien vu que les distances :
- varient d'une espèce à l'autre ( normal : entre un riz autogame, et du colza entomophile et anémophile, ça n'a rien à voir ).
- dépendent du paysage ; la distance limite de 200m par exemple pour le maïs peut ne pas être respectée s'il y a des éléments du paysages qui permettent de limiter les flux de gènes.
Dernière modification par Yoghourt ; 18/04/2007 à 11h07.
Motif: balises quote manquantes
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26/03/2007, 00h10
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Message #17 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2007 Âge: 68
Messages: 18
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
Ryuujin bonsoir,
je suis d'accord avec toi sur la majorité des points et entre autres sur la dissemination du pollen de mais et des distance d'isolement (hitoire sous le vent et sur le vent n'est pas dans la législation , mais cela a de l'influence quand même ''le vent tourne ! ! ! '' ( sourires!!). Par contre ou je ne suis pas d'accord avec toi ; Dans la zone mais semence ''dite protégée'' la production de mais industriel doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie avant le 15 janvier de l'année de production du mais industiel. Si la parcelle de mais industriel est a distance règlementaire par rapport au mais semence, le Prefet sous la signature du DDAF donnera un avis favorable au producteur par l'intermédiaire du Maire de la Commune. Si non, un avis défavorable interdisant la production du mais industriel est signifié au producteur de mais industriel Le producteur de mais hybride n'a pas d'autre intervention que de déclarer ses parcelles emblavées en mais semence ( il est prioritaire dans la zone par arrêté préfectoral)
Pourquoi cette l'gislation acepté par tous sur la dessimation du pollen ne serait pas appliquer pour les productions de mais bio
bien cordialemen a toi
cassy
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26/03/2007, 13h34
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Message #18 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2005 Localisation: Grignon
Messages: 3342
| Re : Decret sur la coexistence cultures OGM/non OGM publié
J'aimerais lire les textes instaurant ces règles ; je n'y ai pour l'instant trouvé aucune allusion. Les seules zones protégées dont j'ai trouvé la trace font références à des données phytopatho plutôt que portant sur la pollinisation, mais bon, c'est un énorme foutoir ces textes de loi, il faut des heures pour s'y retrouver. Citation: |
Si non, un avis défavorable interdisant la production du mais industriel est signifié au producteur de mais industriel Le producteur de mais hybride n'a pas d'autre intervention que de déclarer ses parcelles emblavées en mais semence ( il est prioritaire dans la zone par arrêté préfectoral)
| combien y a t'il de zones de ce genre ? quelle surface ?
Ne s'agit-il pas d'exceptions locales ?
Cela m'étonne, parceque je le répète : le respect des 300 mètres en production de semences pour les multiplicateurs est ENTIEREMENT à la charge du producteur de semence, et absolument pas de ses voisins.
Celui qui veut des semences pures se débrouille lui même, ce n'est pas à ses voisins de se plier à ses exigences. Citation: |
Pourquoi cette l'gislation acepté par tous sur la dessimation du pollen ne serait pas appliquer pour les productions de mais bio
| je disais à ce propos : Citation:
encore une fois : il ne sert à rien de comparer ce qui n'est pas comparable ; si les semences multipliées ou destinées à l'être font l'objet de plus de précautions, c'est justement parcequ'elles seront toutes semées.
Un phénomène rare peut ainsi être amplifié.
Alors que la production de l'agriculteur lambda est destinée à être consommée, et les évènements rares resteront rares.
On peut cultiver plusieurs variétés d'une même plante dans le même paysage sans voir les champs se panacher, justement parceque le fait de ne ressemer qu'un faible pourcentage de la récolte élimine les évènements rares de pollinisation croisée, hybridation et cie.
| cette histoire de pureté des récoltes en bio n'a aucune utilité concrète, donc si les agriculteurs bio veulent se payer ce luxe, il serait logique que ça soit à leurs frais.
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