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postes de chercheurs



  1. #1
    Cécile

    Lu dans Le Monde :

    550 postes permanents supprimés dans la recherche

    Le budget 2004 de la recherche prévoit le maintien de l'emploi scientifique, mais un départ sur trois sera remplacé par un contrat à durée déterminée. Les moyens des organismes seront stabilisés et l'Etat participera au financement de fondations.
    L'affichage de la recherche, ces dernières semaines, comme une "priorité" gouvernementale, avait fait naître, dans une communauté scientifique malmenée en 2003, l'espoir d'une franche amélioration. Le budget 2004 présenté par la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies en a fixé les limites.

    Claudie Haigneré était très attendue sur le chapitre de l'emploi scientifique.

    Un sujet extrêmement sensible, au moment où la recherche doit faire face à des flux croissants de départs à la retraite, mais aussi à un inquiétant mouvement de désaffection des jeunes.

    Dans les établissements publics à caractère scientifique et technique (EPST), comme le CNRS, l'Inserm ou l'INRA, tous les départs prévus en 2004, soit environ 1 600, seront compensés par des recrutements. Toutefois, pour 550 d'entre eux, c'est-à-dire environ un sur trois, il s'agira de contrats à durée déterminée de 3 à 5 ans. Ce sont donc autant de postes permanents qui vont être supprimés dans ces organismes.

    Selon nos informations, il s'agira, pour 200 d'entre eux, de postes de chercheurs, et pour les 350 autres de postes d'ingénieurs ou de techniciens. Le CNRS, qui a déjà perdu cette année 137 postes de chercheurs statutaires, en cédera encore 119, et 227 autres d'ingénieurs ou de techniciens. L'Inserm et l'INRA perdront respectivement 27 et 25 postes permanents de chercheurs. Pour les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), tels que le CEA ou le CNES, le ministère indique que "les effectifs seront globalement reconduits", sans préciser sous quelle forme.

    Pour Mme Haigneré, le développement des emplois contractuels donne aux organismes, dans la gestion de leurs ressources humaines, "la souplesse nécessaire pour accroître la réactivité des équipes", la procédure de recrutement sur concours étant plus longue et plus lourde. Plusieurs mesures budgétaires doivent en outre rendre la recherche "plus attractive" pour les jeunes : 200 nouveaux contrats de post-doctorant s'ajouteront aux 400 proposés cette année, l'allocation de recherche versée aux doctorants sera revalorisée de 4 % (soit une augmentation de 15 % en trois ans) et 300 conventions Cifre (jeunes chercheurs en entreprise) supplémentaires mises en place.

    PRÉCARISATION DES STATUTS

    Mais cette précarisation des statuts risque d'être très mal accueillie par les milieux scientifiques. "Ce n'est pas en remplaçant des chercheurs permanents par des précaires ou des intermittents que la France rattrapera son retard, écrit la Conférence des présidents du Comité national de la recherche scientifique, chargé du recrutement et de l'évaluation des chercheurs. C'est seulement dans la mise en œuvre d'une politique de l'emploi permanent, offensive tant dans le domaine public que privé, que peut se concevoir l'emploi temporaire des jeunes docteurs."

    Le volet financier du budget, quant à lui, fait apparaître une augmentation de 3,9 % des moyens consacrés par l'Etat à la recherche. Cette hausse prend en compte la création d'un "Fonds des priorités de recherche", doté de 150 millions d'euros prélevés sur les recettes des privatisations (Le Monde du 23 septembre). Le ministère indique que cette enveloppe, gérée par ses soins, "servira, chaque fois que possible, à financer des projets de fondations de recherche", selon des modalités qui ne sont pas précisées. L'Etat "participera à la constitution du capital"de ces nouvelles structures, avec comme objectif de "donner une impulsion forte à certains projets scientifiques majeurs(...), autour desquels peuvent être fortement mobilisés des acteurs publics ou privés (...), répondant aux attentes de nos concitoyens".

    Le budget civil de recherche et développement (BCRD) en tant que tel, qui s'élèvera en 2004 à 8,93 milliards d'euros, ne progresse donc, à périmètre constant, que de 2,2 %. Un peu plus que l'inflation, dont le gouvernement prévoit qu'elle atteindra 1,5 %.

    Les moyens disponibles pour les organismes et les laboratoires resteront donc comptés et ne compenseront pas les restrictions sévères subies en 2003. D'autant que le ministère a choisi de renforcer les fonds incitatifs (nouveau Fonds de priorités, Fonds national de la science, Fonds de la recherche technologique) dont il assure lui-même le pilotage : leur dotation totale progresse de 83 %.

    MARGE DE MANŒUVRE RÉDUITE

    Les EPST verront leurs dotations strictement reconduites, en crédits de paiement (fonctionnement) comme en autorisations de programmes (nouveaux projets). Ce qui, compte tenu de l'inflation, leur laissera une marge de manœuvre réduite. Les moyens des EPIC seront, eux aussi, globalement stabilisés, mais le ministère n'a pas précisé la répartition des crédits. Toutefois, le CNES sait déjà qu'il recevra une dotation supplémentaire de 45 millions d'euros, conformément à l'engagement pris par la France d'accroître sa contribution à l'Agence spatiale européenne, afin de financer le plan de retour en vol de la nouvelle Ariane-5, la "10 tonnes". L'Institut Paul-Emile-Victor bénéficiera d'un coup de pouce pour préparer l'affrètement du navire Marion-Dufresne 2. La subvention du CEA est en revanche amputée de 15 millions d'euros.

    Pour le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), ce budget crée "une situation de l'emploi explosive et dangereuse" et ne permet pas de compenser "le budget 2003 catastrophique". En deux ans, calcule le syndicat, le CNRS aura perdu près de 400 millions d'euros, soit une année de crédits de fonctionnement.

    Pierre Le Hir


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    Des thématiques prioritaires


    Claudie Haigneré a indiqué que "quatre grandes thématiques seront prioritaires en 2004 dans le cadre du budget". Il s'agit de la recherche médicale (lutte contre le cancer et les nouvelles épidémies, recherches sur le vieillissement) et des biotechnologies ; du développement durable et de la lutte contre l'effet de serre (véhicule propre, énergies nouvelles, réacteur de fusion thermonucléaire Iter que la France souhaite accueillir à Cadarache) ; de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources en eau ; enfin, de la diffusion du savoir avec le développement des musées de culture scientifique. A ces quatre domaines pourraient être dédiées des fondations de recherche dont le ministère veut encourager la création. Une fondation pourrait également être consacrée aux micro et nanotechnologies.

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  2. #2
    Steph

    Pour info, le budget alloué à la recherche pour 2004 a aussi été diminué en Autriche. Les temps sont durs, les mecs!
    Après ca, je ne comprends pas pourquoi on s'alarme de la baisse des inscriptions pour les études scientifiques à l'univ. C'est pas plus mal, ca fera d'autant moins de futurs chomeurs.

    Stéphane, qui perd son emploi en juin 2003 faute de crédits

  3. #3
    Eilura'
    Invité
    Pour la baisse des inscriptions, quelques chiffres locaux : a promo de 1ère année de DEUG SV de ma fac était de 245 èlèves l'an dernier, elle est de 180 cette année...
    Je pensais que c'était dû aux variations de la classe d'age (moins d'enfants nés en 85 qu'en 84).

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