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Un repas ogm.



  1. #1
    seinplay

    Un repas ogm.

    Bonjour,

    miniature attachées.

    Je suis tombé sur une tomate pas comme j'ai l'habitude d'en voir et j'aimerais savoir si c'est un ogm car ça me semble assez grotesque.
    Alors j'ai fais l'expérience, me suis pris une salade semblerait-il ogm, de l'huile d'olive ogm aussi je crois bien, une miche de pain 100%ogm, du sel, lui il est vrai. Une délectation inimaginable!
    L'espace d'un instant, j'ai pensé à ce que je mangeais comme si cette tomate avait été le fruit de mon effort. Cette recette doit bien satisfaire au moins 4 repas.
    Et dire que l'on pourrait en cultiver dans nos jardins, sur les toits de nos immeubles, hlm ou résidences...
    Ensuite je suis passé en hyper! J'ai cherché le stand tomates, on m'a indiqué un comptoir avec des balles de ping pong de couleur rouge, je lève les yeux et lis le nom scientifique : tomate-cerise.
    Plus loin il y avait des poires-orangé, du cornichon-saladé, du maïs étrange, du soja encore pire et même des courgettes à la banane.

    Ma question est pourra t-on manger à l'avenir uniquement des ogm car j'ai bien aimé ma tomate.

    -----

    Images attachées Images attachées
    Fédérons nous :)

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  3. #2
    Aqualung

    Re : Un repas ogm.

    Je n'ai pas vu les photos pour juger mais je ne pense pas que les tomates ogm soient autorisées dans le commerce... (la tomate imputrescible a été interdite)

    Si tu ne désire manger que des OGM (euh pourquoi pas ) il faudra attendre que d'autres légumes OGM soient autorisés.

    Ca risque de prendre du temps, les OGM sont un peu, actuellement, le clou sur lequel tout le monde peut taper. C'est très médiatisé, tout le monde à son argument contre, tout le monde se félicite d'être contre...alors que peu de gens comprennent les enjeux et les intérêts.

  4. #3
    Flyingbike

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par Aqualung Voir le message
    Ca risque de prendre du temps, les OGM sont un peu, actuellement, le clou sur lequel tout le monde peut taper. C'est très médiatisé, tout le monde à son argument contre, tout le monde se félicite d'être contre...alors que peu de gens comprennent les enjeux et les intérêts.
    tu as tellement raison !

    Actuellement, on peut trouver du maïs et du soja OGM. Pas de tomates et de salades donc. Normalement l'utilisation de mais ou soja OGM ou de leurs dérivés doit être transparente pour le consommateur.
    Pour te rassurer, peut être que la tomate qui était si bonne devait sa texture et son gout a tous les pesticides et engrais

  5. #4
    Nicolas.Ca

    Re : Un repas ogm.

    Pas besoin d´ogm pour faire des fruit et légumes énormes. (ok je ne rentre pas dans le délire des radiations ^^).

    Je me souviens par exemple d´un agriculteur qui arrosait ses légumes avec des fonds de canette de bière, et ca leur réussissaient assez bien...

  6. #5
    aquilegia

    Re : Un repas ogm.

    Bonjour,
    Juste comme ça (je n'ai pas vu les photos), on ne s'en doute généralement pas, mais il existe des dizaines de variétés de tomates qui ont des aspects tellement exotiques qu'on ne dirait parfois plus des tomates.

    Des tomates noires, des tomates blanches ou jaunes, des énormes, des toutes petites... j'en passe et des meilleures.
    Les tomates cerises sont un exemple de variété très connue et commune qui n'a rien d'un ogm.

    Voir une liste avec photo ici : http://jardihaie.free.fr/potager/tomate/variete.htm

    Ces variétés inhabituelle ont souvent de très grandes qualités nutritionnelles et gustatives, mais on ne les trouve pas souvent en supermarché car beaucoup sont fragiles et produites en petite quantité.
    Donc tu as eu de la chance d'avoir un supermarché bien achalandé.

    Enfin, les organismes OGM sont souvent semblables aux non-ogm, ils n'ont pas nécessairement une forme ou une couleur particulière.

    Donc pour moi, ta tomate, c'est une tomate d'une variété ancienne ou inhabituelle et tu as de la chance qu'elle soit produite près de chez toi, profites-en.

    EDIT : J'ai vu les photos, ta tomate ressemble à une belle rose de berne (mais peut-être pas assez rose pour en être vraiment une). En tous cas elle n'a rien d'inhabituel, tu croiseras sans problème des tomates beaucoup plus bizarres en faisant les marchés à la campagne!
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac)

  7. A voir en vidéo sur Futura
  8. #6
    noir_ecaille

    Re : Un repas ogm.

    Moi je vote OGM aussi

    Fini les tomates pourries, les fraises ou les pois aux petits vers, les salades aux pucerons, les légumes et fruits "poussés trop vite" pas mûrs, les raisins goût "eau de pluie" des culture hors sol, les pénuries alimentaires, les excédants d'insecticides dans la nature...

    "Deviens ce que tu es", Friedrich W. Nietzsche

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  10. #7
    Aqualung

    Re : Un repas ogm.

    Chui avec toi Noir_ecaille.

    Le seul argument anti-ogm pour lequel j'avoue rester un rien frileux, c'est la possibilité du transfert de gène entre espèce proches (genre du colza à l'arabette). Est-ce une possibilité?

  11. #8
    LXR

    Re : Un repas ogm.

    Il y a pas mal d'argument contre au niveau écologique comme la dissémination incontrôlée d'une espèce OGM à haut potentiel prolifératif ou au niveau médical la dangerosité pour le corps humain de substance insecticide produites par l'OGM.

    Pour le premier cas, il est difficile de le contrôler, je ne vois pas trop de solutions.

    Pour rester sur le sujet abordé, pour ce qui est de la consommation des OGM, du moment qu'ils ont été testés en laboratoire pour vérifier leur absence de toxicité, je ne vois pas où est le problème d'en consommer. On remarque d'ailleurs une certaine absurdité dans le débat anti-OGM dès que ça touche la consommation d'OGM puisque les proportions que prend le débat deviennent démesurées au regard des risques de santé relatifs (des médicaments pris sur le long terme ont sans doute des effets plus néfastes que beaucoup d'OGM).

    Un article dans Nature avait expliqué que le mouvement anti-OGM avait été initié par de grands centres commerciaux européens qui ne trouvaient pas leur compte dans la vente d'OGM. Ils ont donc contre-attaqué en lançant leur propre gamme Bio (cela se tient bien je trouve puisqu'on remarque que les débats OGM et le Bio sont arrivés à une période similaire) et ainsi promouvoir le Bio de façon exagérée.

    L'article de Nature en était resté à peu près là donc je n'irais pas plus loin car on va tomber rapidement dans le débat politico-économique qui n'est pas souhaitable.
    Dernière modification par LXR ; 02/09/2010 à 11h15.

  12. #9
    Guillaume69

    Re : Un repas ogm.

    Effectivement, il n'y a pas que les arguments de santé il y a aussi les dommages/conséquences que cela peut impliquer économiquement et socialement.
    Exemple : Monsanto en Inde (énorme crise agraire), au Méxique, ...

    Et puis ils veulent pratiquer la monoculture (meilleurs rendements à court terme), alors qu'on sait que c'est mauvais à long terme : désertion des insectes polinisateurs, impacts en terme de biodiversité, de brassages génétiques, ...

    Et puis il y a en filigrane la problématique du brevetage du vivant, que tout le monde semble avoir oublié.

    On est donc très loin du cadre purement scientifique. Il ne s'agit pas que d'organismes (génétiquement modifiés), mais de la manière dont une nouvelle forme d'agriculture doit (ou ne doit pas) se mettre en place.

    On ne peut donc pas dire "je suis pour les OGM, je vote 10/10" en ne s'intéressant qu'à une seule partie (scientifique) de la problématique, alors qu'il y a toute une dimension économique et sociale énorme à considérer ... Dimension qu'on ne considèrera vraisemblablement pas ici car le forum n'est pas fait pour ça.

  13. #10
    noir_ecaille

    Re : Un repas ogm.

    Bien sûr que le problème est complexe, mais on occulte trop souvent les réels avantages de ces avancées agronomiques, au profit d'une réelle rétrogradation.
    ("faire comme au Moyen-Age, c'était super" -- "t'étais déjà là pour en juger ? non ?")

    Je cautionne les avancées scientifiques, pas l'ultra-libéralisme. Là encore tout n'est pas 100% à jeter, il faut mettre des barrières dans les deux sens -- parce qu'il y en a raz-le-bol des "super" produits "bio" qu'on paye deux fois plus cher pour deux fois moins de qualité, quoi qu'en racontent certains Qu'on nous laisse le choix, quel qu'il soit.

    J'ajoute que je ne suis pas non plus débile et que j'ai conscience des dérives de tous les bords -- notamment le problème du brevet sur le vivant, mais en Europe nous avons déverrouillé les possibilités de rémunérer la recherche (et les possibilités de recherche tout court) sur le vivant en n'admettant que les brevets sur "invention" = pas de brevet sur un gène ou une technique, uniquement sur le produit fini (OGM).

    De tout cela, reste à trouver un consensus réel. Et donc ouvrir un vrai dialogue -- pas seulement écouter la Confédération Paysanne versus Monsanto mais aussi TOUS les consommateurs et autres acteurs.


    A vous les studios !
    "Deviens ce que tu es", Friedrich W. Nietzsche

  14. #11
    Zdravo

    Post Re : Un repas ogm.

    Attention aux désinformations de masse sur ce sujet.
    Comme tout sujet "brûlant", il convient de prendre des pincettes et de vérifier, 3 fois plutôt qu'une, ses sources (et leur pertinence/qualité).

    A titre d'exemple, les fruits et légumes "bio" ou "d'autan" : Certaines personnes les idéalisent en argumentant que la bouffe s'était mieux "avant" (avant quand ? 19ième siècle, début 20ième ? Sur quoi se basent-ils pour dire cela ?). Or avec la création de l'INRA (juste après la 2nd guerre mondiale), la France s'est doté d'un organisme de pointe en matière de Recherche agronomique/végétale, ce qui s'est traduit par la Révolution Verte. Au final quasiment l'intégralité de notre alimentation actuelle est issus des progrès scientifiques... et de la sélection variétale "moderne" : vive la mutagénèse dirigée !

    Ce n'est pas un débat scientifique mais bel et bien politique, idéologique et économique. D'autant plus que les règlementations sont beaucoup (beaucoup) plus strict sur les OGM alimentaires que sur les autres produits issus de l'agriculture conventionnelle/"biologique" ou même sur les médoc'... Et que jusqu'à présent, il n'y a pas de dossier "à charge" contrairement aux autres produits (sur le plan sanitaire).

  15. #12
    kamor

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par Guillaume69 Voir le message
    Et puis ils veulent pratiquer la monoculture (meilleurs rendements à court terme), alors qu'on sait que c'est mauvais à long terme : désertion des insectes polinisateurs, impacts en terme de biodiversité, de brassages génétiques, ...
    Euh, l'agriculture depuis son départ A un impact sur la biodiversité... A moins que les cochons piétrain et large white ait dès le départ connu une présence à travers le monde, comme la vache normande qu'on retrouve maintenant jusqu'à Tahiti...
    C'est un peu le but, contrôler la nature pour produire ce qu'on a envie.

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  17. #13
    camaron

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par kamor Voir le message
    Euh, l'agriculture depuis son départ A un impact sur la biodiversité... A moins que les cochons piétrain et large white ait dès le départ connu une présence à travers le monde, comme la vache normande qu'on retrouve maintenant jusqu'à Tahiti...
    C'est un peu le but, contrôler la nature pour produire ce qu'on a envie.
    Et même quand les hommes du néolithique ont ressemé des graines de graminées pour obtenir plus céréales. Ils ont surement éliminé les adventices. Et qu'ont ils fait pour que la plante d'origine devienne tétraploïde puis hexaploïde.
    Les manipulations génétiques d'il y a 10 000 ans ont été sans doute beaucoup plus radicales que celles d'aujourd'hui.

    Mais qui cela inquiète que les blés Bio (éventuellement importés d'Ukraine) n'ont rien d'un végétal naturel ?

  18. #14
    Médiat

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par Zdravo Voir le message
    A titre d'exemple, les fruits et légumes "bio" ou "d'autan" : Certaines personnes les idéalisent en argumentant que la bouffe s'était mieux "avant" (avant quand ? 19ième siècle, début 20ième ? Sur quoi se basent-ils pour dire cela ?).
    Note liminaire : je ne me prononce en aucun cas sur le bien fondé ou non des OGM ou de l'agriculture intensive, je n'ai pas les compétences nécessaires pour cela, je veux juste apporter un témoignage :

    Ayant passé pas mal de temps en Afrique (surtout, mais pas uniquement, à Abidjan), j'ai, pendant plusieurs années, mangé des produits issus de micro-exploitations locales sans utilisation de produits chimiques divers (trop chers), et je peux témoigner que ces légumes sont bien meilleurs (gustativement), avec un gout plus prononcé (c'est moins subjectif), que les mêmes que l'on trouve en France, ou même en Afrique dans les super-marchés.
    Par honnêteté, je dois ajouter une exception : la carotte, que j'ai dû abandonnée, sans que j'ai la moindre explication (plusieurs sources testées, toujours le même constat : pas bonnes), peut-être une question de variété ?
    Je suis Charlie.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse

  19. #15
    invite765732342432
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    Médiat, un autre témoignage: Ayant passé pas mal d'année chez mon père jardinier, j'ai, pendant plusieurs années, mangé des produits issus de son jardin personnel, avec utilisation de nombreux produits chimiques divers, et je peux témoigner que ces légumes sont bien meilleurs (gustativement), avec un gout plus prononcé (c'est moins subjectif), que les mêmes que l'on trouve en France dans les super-marchés.

    Si nos deux témoignages sont représentatifs (et je crois qu'ils le sont), je pense qu'on peut en déduire que ce n'est pas tant les produits qu'on utilise pour faire pousser des plantes qui en modifient la qualité et le gout, mais le mode de culture.
    Ex: une culture où on fait les récoltes en plusieurs temps, et où, à chaque fois, on ne récolte que les légumes murs donnera évidemment un bien meilleur gout moyen. Pour les tomates, on récolte environ 3 fois chaque pied, pour les haricots verts 2 fois, pour les petits poids, 2 ou 3, etc...
    Le problème, c'est que ce mode de culture est peu productif (à l'hectare et au temps passé)

  20. #16
    Médiat

    Re : Un repas ogm.

    Bonjour,
    Citation Envoyé par Faith Voir le message
    [...]
    Comme je l'ai indiqué dans mon post, il n'avait aucune intention de démonstration sur un type d'agriculture ou un autre (mon incompétence), simplement je voulais informer Zdravo que l'on peut trouver des légumes cultivés à la mode "d'antan".
    Je suis Charlie.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse

  21. #17
    kamor

    Re : Un repas ogm.

    La grosse différence aussi avec les variétés d'avant, c'est qu'elles sont moins résistantes, elles sont disponibles pour les clients moins longtemps au cours de l'année. Hors, nous consommateurs refusent cela.
    Un autre exemple pourtant tout bête, le camembert. Ce fromage nécessite normalement que les vaches aient passé leur temps dans les alpages, qu'on ait trait leurs laits puis fait les fromages. Donc normalement, à partir de février jusqu'à... disons octobre, votre camembert, c'est un bouillon de culture avec quelques vers pour apporter des protéines supplémentaires ou un fromage pas fait.
    Expliquez au Français moyen que le rayon extrêmement présent du camembert dans nos supermarchés sera vide 6 mois sur 12 car il n'est pas bon ? Tollé, émeutes et grèves seront à prévoir.

    Nous exigeons d'avoir tout à disposition tout le temps. Dans ce cas il y aura forcément une baisse de la qualité à fabriquer hors période. Et il est beaucoup plus facile (c'est presque la seule solution d'ailleurs) de baisser la qualité pour produire toute l'année que d'arriver à produire aussi bien hors période qu'en période "normale" de productivité.
    Et dans le cas plus particulier des fromages, la stérilité exigée par les mesures d'hygiène a aussi fortement diminué le gout des fromages fermiers. J'ai vécu dans le centre de la France en 1988-89, puis j'y suis retourné 10 ans après, les pyramides et autres fromages de chèvre avaient fortement perdu en gout, à cause de l'obligation de travailler en salle blanche ou presque.

  22. #18
    camaron

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par kamor Voir le message
    Un autre exemple pourtant tout bête, le camembert. Ce fromage nécessite normalement que les vaches aient passé leur temps dans les alpages, qu'on ait trait leurs laits puis fait les fromages.
    Les alpages normands sont necessaires a la bonne realisation d'un camembert

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  24. #19
    Zdravo

    Re : Un repas ogm.

    je ne dis pas le contraire.
    Bien entendu, il existe des variétés plus gustatives que d'autres (même si le goût c'est quand même vachement relatif, et unique à chaque individu). Et même en Afrique (je pense), ce sont des variétés qui ont été sélectionné au dépend d'autres (plus fragile, moins facile à cultiver, etc... mais peut-être avec un meilleur "goût" ?). Je ne trouve pas cela anormal, il faut bien nourrir sa famille/sa ville/sa région/son pays.

    Je précisais seulement que le "bio" que l'on vante tant en France, n'est peut-être pas aussi "naturel" que les services marketing ne le disent. Comme l'a précisé Faith, le mode de culture entre dans les paramètres. Et ne pas oublier l'effet "placebo" (si c'est une tomate du jardin, c'est forcément un bon produit/qui a du goût, etc...)


  25. #20
    invite986312212
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par LXR Voir le message
    Pour rester sur le sujet abordé, pour ce qui est de la consommation des OGM, du moment qu'ils ont été testés en laboratoire pour vérifier leur absence de toxicité, je ne vois pas où est le problème d'en consommer.
    sauf qu'on ne sait pas réellement tester l'absence de toxicité de quelque-chose.

    On remarque d'ailleurs une certaine absurdité dans le débat anti-OGM dès que ça touche la consommation d'OGM puisque les proportions que prend le débat deviennent démesurées au regard des risques de santé relatifs (des médicaments pris sur le long terme ont sans doute des effets plus néfastes que beaucoup d'OGM).
    sauf qu'un médicament, même toxique, c'est censé traiter une maladie. Si tu es hypertendu, tu vas prendre toute ta vie des antihypertenseurs, ce qui n'est sans-doute pas très bon, mais l'hypertension ça n'est pas bon du tout. Dans le cas d'une tomate OGM, je ne vois pas où est le rapport risque/bénéfice.

    Un article dans Nature avait expliqué que le mouvement anti-OGM avait été initié par de grands centres commerciaux européens qui ne trouvaient pas leur compte dans la vente d'OGM. Ils ont donc contre-attaqué en lançant leur propre gamme Bio (cela se tient bien je trouve puisqu'on remarque que les débats OGM et le Bio sont arrivés à une période similaire) et ainsi promouvoir le Bio de façon exagérée.
    théorie du complot, bof.

  26. #21
    kamor

    Re : Un repas ogm.

    Ca fait des siècles qu'on mange des plantes, personne n'a encore des feuilles qui lui sont poussées sur la tête car de l'ADN s'est implanté dans le sien. Donc niveau humain... Et oui certaines devaient avoir des transposons ou autres structures de ce type à l'intérieur, sans conséquence pour nous
    Le problème pour moi se porte plus sur les conséquences de l'environnement

  27. #22
    invite765732342432
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par ambrosio Voir le message
    sauf qu'on ne sait pas réellement tester l'absence de toxicité de quelque-chose.
    En effet.

    Dans le cas d'une tomate OGM, je ne vois pas où est le rapport risque/bénéfice.
    Par contre, on peut tester la toxicité d'une tomate "standard" contre une tomate "OGM". Ce n'est qu'en faisant cette étude qu'on peut voir le rapport bénéfice/risque.

    Ajoutons que pour une majorité de gens, la santé n'est pas un facteur primordial dans leur choix de vie: le plaisir gustatif lui est souvent bien supérieur, les émotions fortes également, la libération de l'ivresse, mais aussi le simple prix...

  28. #23
    Médiat

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par Zdravo Voir le message
    Et même en Afrique (je pense), ce sont des variétés qui ont été sélectionné au dépend d'autres (plus fragile, moins facile à cultiver, etc... mais peut-être avec un meilleur "goût" ?).
    Le point de mon intervention n'est pas là, il m'était déjà venu à l'esprit qu'il existe plusieurs variétés de chaque légume, mais je voulais dire qu'il existe des régions qui ignorent les additifs dans les cultures, "comme jadis", et que statistiquement il serait étonnant que j'ai noté une différence de qualité gustative (ce qui est très subbjectif), au goût plus prononcé (ce qui est moins subjectif) sur quasiment tous les légumes si cette différence était dûe au hasard des variétés utilisées.

    Citation Envoyé par Zdravo Voir le message
    Et ne pas oublier l'effet "placebo" (si c'est une tomate du jardin, c'est forcément un bon produit/qui a du goût, etc...)
    Ben, en Afrique, pour les européens, l'effet placebo est plutôt dans l'autre sens, et ils trouvent, en général, les légumes importées bien meilleurs que ceux du marché (je passais pour un fou, prenant des risques inconsidérés pour sa santé). De plus, comme je l'ai signalé, et sans que je me l'explique (peut-être une question de variété, cette fois) ma désaffection pour la carotte d'Abidjan élimine un effet placebo (trop appuyé) sur ma perception.
    Je suis Charlie.
    J'affirme péremptoirement que toute affirmation péremptoire est fausse

  29. #24
    LXR

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par ambrosio Voir le message
    sauf qu'on ne sait pas réellement tester l'absence de toxicité de quelque-chose.
    Ah bon? Je travaille avec des pharmacologues en permanence et voilà que j'apprends sur ce forum qu'on ne sait pas tester la toxicité de quelque chose...

    En pré-clinique sur la souris, si on augmente la dose d'un produit et que la mortalité n'est pas significativement différente du contrôle (placebo) à la dose maximale de traitement, le produit peut être considéré comme n'étant pas toxique.

    Evidemment, même du sucre peut être toxique en faisant des excès énormes. Il s'agit toujours de s'exprimer dans les limites de consommation humaines. Donc en se plaçant dans ses limites qui peuvent être définies statistiquement au préalable, on peut raisonnablement définir une toxicité ou une absence de toxicité pour un produit, et donc pour une tomate.

    Je suis vraiment surpris que deux personnes me contredisent sur ce point là en sachant qu'elles ne sont pas forcément spécialistes en toxicologie (il s'agit donc de contredire sans savoir et sans utiliser le conditionnel).

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  31. #25
    invite765732342432
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par LXR Voir le message
    Donc en se plaçant dans ses limites qui peuvent être définies statistiquement au préalable, on peut raisonnablement définir une toxicité ou une absence de toxicité pour un produit, et donc pour une tomate.
    Tu as pris ici certaines précautions. A cela il faut en ajouter (à ma connaissance) d'autres: sur une période de temps raisonnable, sans prendre en compte n'importe quelle association, sans prendre en compte n'importe quel organisme (allergies, par ex)...

    Bref, toutes ces précautions font qu'il n'est pas possible de prouver l'absence de toxicité, mais il est bien entendu faisable de prouver une absence de toxicité sous conditions.
    Est-on d'accord sur ce point ?

  32. #26
    LXR

    Re : Un repas ogm.

    La fait est qu'en biologie on ne parle presque jamais de manière absolue. C'est toujours relatif et les mots employés pèsent dans ce sens là. J'ai eu l'impression que dans la remarque qui m'a été faite par Ambrosio, on ne pouvait pas prouver de manière absolue la toxicité et que de là c'était rédhibitoire. Bien sûr que ce n'est pas absolu, dans ce cas là en quoi cette remarque est constructive? Si un produit ne montre aucune toxicité dans les limites définies de son utilisation, même dans un contexte scientifique sérieux (congrès ou publication) on pourra parler d'absence de toxicité en toute rigueur.

  33. #27
    invite986312212
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    salut,

    tu en connais certainement bien plus que moi en toxicologie, mais le fait qu'on ne puisse pas prouver (j'aurais dû employer ce verbe, au lieu de "tester") la non toxicité de quelque-chose découle du fait plus général qu'on ne peut pas prouver la non-existence de quelque-chose (en sciences de la nature, pas en maths bien entendu).

    mais même sans en appeler à des raisons générales, en pratique on ne peut pas tester la non-toxicité de quelque-chose: on connaît des facteurs de risque de types rares de cancer qui doivent agir sur des décennies. On ne peut déceler l'effet d'un tel facteur de risque que si une population nombreuse est exposée pendant longtemps.

  34. #28
    LXR

    Re : Un repas ogm.

    J'avais bien compris le caractère absolu de ta remarque mais il ne s'agit pas de philosopher.

    Dans le cas des OGM, le test de toxicité serait facilité par le fait qu'on sache ce qu'on a modifié : si le produit OGM sécrète un pesticide naturel, on peut tester la toxicité de ce pesticide à des concentrations bien plus élevées qu'il n'est dans le produit OGM. Il est en général bien accepté, malgré que ce ne soit pas une fin en soit, que l'augmentation de la concentration d'un produit diminue la durée d'apparition des effets. A des concentration excessives, on peut considérer que les effets observés pourront être ceux apparaissant à long terme avec de plus faibles doses. Ainsi on peut appréhender les effets à long terme d'un produit.

    Toutefois, une toxicité est toujours relativisée à des produits de comparaison proche. La tomate par exemple étant une crudité, sa forte consommation pourra entrainer des désordres gastro-intestinaux (comme des irritations gastriques ou des diverticules). Bien que ces symptômes puissent être représentatifs d'une toxicité, si la tomate OGM ne provoque pas plus d'effets indésirables que sa consoeur naturelle, a priori elle sera considérée comme propre à la consommation (donc ne présentant pas de toxicité relativement à ce qu'on peut attendre d'une tomate).

  35. #29
    invite986312212
    Invité

    Re : Un repas ogm.

    salut,

    moi je suis assez convaincu par cet argument, mais il ne convaincra pas les anti-ogm primaires (j'en connais). Ils vont te dire qu'on ne connaît pas bien les interactions entre gènes et que l'introduction d'un nouveau gène peut déclencher une cascade d'événements, conduisant à la synthèse de composés toxiques, éventuellement cancérigènes, etc.

    note que ça n'est pas entièrement débile. Tu parlais de plante qui synthétise un insecticide. Or les insecticides ne sont pas des protéines, donc entre le gène et l'insecticide il doit bien y avoir des composés intermédiaires, à commencer par la protéine codée dans ce gène.

  36. #30
    Zdravo

    Re : Un repas ogm.

    Citation Envoyé par LXR Voir le message
    (il s'agit donc de contredire sans savoir et sans utiliser le conditionnel).
    je me permet un petit aparte, c'est l'un des fléaux des débats "polémiques" (ici les PGM) et amplifié sur internet. Le manque de distances et de nuances dans les propos de personnes n'étant pas du domaine. Déjà que parmi les spécialistes c'est souvent le bordel Et c'est d'ailleurs l'une des critiques de M. Lambda envers les biologistes : le doute. Il n'y a pas de certitudes ni de vérité.

    Néanmoins plus les connaissances progressent, plus on devient drastique sur les contrôles. Certains produits mis sur le marché il y a quelques dizaines d'années n'auraient probablement jamais vu le jour aujourd'hui (l'aspirine, le paracétamol, etc...). Là où je veux en venir c'est que l'on fait tout un pataquès pour les PGM (sur le plan sanitaire) alors qu'ils sont bien plus règlementés et surveillés que d'autres aliments (ou même médoc').

    ****************************** *******

    @ambrosio : C'est typiquement un exemple des lacunes de ces personnes. Ce n'est pas péjoratif mais on ne devient pas spécialiste d'un domaine juste en consultant Wikipedia, Greenpeace (internet en général). On peut certes avoir les bases, et cerner un problème mais cela ne remplacera pas la formation universitaire et la pratique qui te forment au doute et à la critique scientifique.

    Le terme "insecticide" est un terme générique dans le sens où on l'emploie comme produit. On peut l'employer (par abus de langage) pour désigner l'activité d'une protéine (les plus médiatiques et connues du grand public, les protéines "Bt").

    Ces mêmes personnes présentent les molécularistes comme des apprentis-sorciers. A partir de là, le dialogue est déjà rompu et on passe dans le domaine politique, voir de la foi. Sauf qu'on ne débat toujours pas sur le plan scientifique (enfin si, dans les colloques/en réponse d'articles/par mails).

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